Lambert Mende, Ministre de la presse et communication. Sa sakombisation inquiète et fait sourire la diaspora congolaise à Paris.
Dans son rapport de 45 feuillets, rédigé par les perdiemistes, il fait l' apologie des crimes contre l'humanité commis en République Démocratique du Congo en dégraissant le Mammouth, Lambert Mende avance le 5.400.000 congolais morts entre 1998 et 2008. Alors que la Croix rouge internationale parle de 100.000 Congolais tués tous les trois suite à des violences. Le chiffre exact avoinerait les 10.000.000 des morts. La guerre au Congo est oubliée, Mende voudrait aussi oublier les victimes sans aucune explication aux familles. Car mort non naturelle est une mort de trop.
Membre du mouvement rebelle pro-rwandais le RCD-Goma, Lambert Mende voudrait s'auto dédouaner des tueries qu'ils ont commis à Makobola, Kasika, Mwenga, Butembo, Kanyabayonga, Bunia, Kisangani,...
Le titre de l'ouvrage parait ambigu: "Congo terre fertile". Le Congo par sa position géographique situé au coeur de l'Afrique est un pays tropical et non sahélien. Le Congo n'est pas un désert.
Le Congo n'a pas à devenir une terre fertile par le sang des innocents, les tueries, les crimes, les cris et larmes femmes violées, les femmes éventrées, les pleurs des enfants abandonnés...
Les apparatchik joséphistes et kabilâtres ont un problème avec la justice juste, la démocratie et la vraie paix ! Ils refusent de dire la vérité au peuple congolais, ils ferment sciemment les yeux pour ne pas voir la réalité en face et ils bâillonnent, musellent tous ceux qui ne sont pas dans leur schéma de pensée unique et inique.
"Tuer plus pour gagner plus"
Ce maxime est la pédagogie de l'injustice du régime joséphiste. Laurent Nkudabatwaré après avoir semé la mort et la désolation au sein de la population de l'Est de la RDC, Nkunda est en villégiature à Giseny au Rwanda, ayant brandit sa nationalité rwandaise. Les Joséphistes qui réclament son extradition au Congo pour ses crimes contre l'humanité au lieu de le trainer à la Cour pénale Internationale (CPI) ont reçu un niet de Paul Kagamé qui a déclaré que la RDC pratique la peine de mort. Comme si les morts congolais ne valent en rien la personne du criminel Nkundabatwaré.
Lorsque répète comme un perroquet que la paix en RDC prime sur l'extradition de Bosco Ntangana mesure-t-il la portée de ses dires pour les familles éprouvées ?
Avec Lambert Mende, on est sûr d'une chose:aucun territoire congolais, aucun univers univers congolais, aucune expérience congolaise n'échappe à ce sentiment d'un pays en quête d'un idéal perdu: la justice juste. Le gouvernement congolais protège les Seigneurs de la guerre, qui écument les postes gouvernementaux, au détriment des paisibles citoyens sans défense.
Poser la question de l'injustice, la dénoncer ou la combattre, c'est forcément poser celle de l'égalité. S'il y a injustice, conscience et souci de l'injustice, c'est parce qu'il y a manquement à ce droit naturel: l'égalité des êtres humains par delà leur diversité. Et que le respect de ce droit devrait être au fondement d'une société démocratique construite sur l'absence des privilèges.
Lambert Mende devra savoir que depuis que les idéaux du droit naturel ont ébranlé les ordres anciens, c'est ce que toutes les politiques d'émancipation sous divers avatars, n'ont cessé de rechercher à la manière de Sisyphe, régulièrement écrasées ou assommées par la résurgence des nouvelles aristocraties, oligarchies et nomenklaturas, lesquelles prétendent toujours savoir ce qui est bon pour le peuple à sa place.
Lorsque Joseph kabila décide tout seul sans informer les députés et sénateurs godillots de faire entre les troupes rwandaises pour venir semer la mort au Congo à la recherche des hutus.
Où est la protection des étrangers sur notre sol ? Où a-t-on vu à travers le monde que les militaires invités entrent dans un pays avec armes, munitions, femmes et enfants, vaches, casseroles comme avec les soldats rwandais avec les opérations Kimia I et Kimia II ?
Dans ces opérations, il n'y a jamais de prisonniers hutus.
Faire croire à tout le monde que les statistiques des Ong internationales et congolaises sur le Congo sont fausses comme l'a fait Lambert Mende sans qu'aucun confrère ne l'interpelle est dangereux.
Certes, les politiques de l'Alliance de la maffia pour la prédation (Amp) aspirent à un monde des médias moutons ou sans médias, comme la grippe rêve de supprimer les thermomètres. Pour les prédateurs au pouvoir et au pays de Lumumba, la modernité a ajouté, au pal du suffrage universel le supplice de la roue médiatique.
Etre un média partisan, thuriféraire en République Démocratique du Congo est tout à fait honorable, si cela est assumé, si le fard d'une objectivité feinte ne fausse pas la teinte du titre d'un journal écrit ou parlé.
Pour Ceux comme Réveil-FM ont choisi l'indépendance, l'alternative et la citoyenneté une seule attitude: entrer en opposition, ce qui ne veut pas dire dans l'opposition.
S'opposer, c'est toujours offrir aux énoncés du pouvoir cette résistance du doute et de la critique, qui ne gêne que les faux libérateurs, faux réformateurs et les opportunistes.
S'opposer en tant que média, c'est rendre service à la sincérité du politique; c'est aussi faire aux compliments les honneurs de la rareté, et aux reproches la grâce de la visibilité.
Le brûlot de 45 feuillets de Lambert Mende ne convainc personne. Les potentialités du Congo doivent bénéficier à tous les Congolais.
Les victimes de Bundu dia kongo n'ont jamais existé, tout est faux, les Ong ont gonflé le chiffre.
Il faut être drôlement fainéant pour pondre un rapport de 45 feuillets pour une période de 1998 à 2008.
Seule la justice élève une nation. Il ne suffit de s'appeler démocratique pour être un pays démocratique. Ayant pris l'habitude de tourner sa veste pour se retrouver à la mangeoire, voilà Lambert Mende devenu un révisionniste-falsificateur de l'histoire des crimes contre l'humanité commis au Congo.





