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05/06/08 RDC : débat sur les agro-carburants face au spectre de la crise alimentaire (Pot )

« Production des agro carburants en RDC : quels avantages et quels risques pour l’agriculture et le paysan congolais dans le contexte d’insécurité alimentaire ». Tel a été le thème retenu par le réseau de promotion de la démocratie et des droits économiques et sociaux (PRODDES), qui a organisé le mardi 3 juin dernier en partenariat avec l’organisation néerlandaise de développement. Appuyée par l’Ong Solidarité socialiste, la journée a connu la présence de plusieurs experts de la WWF, de l’université de Kinshasa, du ministère de l’agriculture, des Ong de la société civile, etc.
En effet, la RDC regorge des usines qui fabriquent des boissons et d’autres biens qui dégagent des huiles usées. Ces huiles polluent l’eau et surchargent les stations d’épuration. A travers les agro-carburants, l’effort consiste à collecter ces huiles usées pour les convertir en diesel.

Ce qui constitue un moyen excellent pour supprimer la pollution. « Nous avons lancé une analyse sur ce que peut représenter la production des agro carburants en RDC, c’est-à-dire, ses avantages et ses risques vis-à-vis de l’agriculture et du paysan congolais », a indiqué M. Danny Singoma, secrétaire permanent du PRODDES, avant d’ajouter que l’essentiel est de voir ce que cela peut apporter au pays et quels sont les risques.

Il faut dire que cet exercice poussera les membres de ce réseau à descendre sur terrain, c’est-à-dire, visiter les villes de Mbandaka, Bandundu, afin d’analyser les avantages et inconvénients de la production des agro-carburants. C’est par après que le réseau aura les éléments de plaidoyer afin d’améliorer si possible la politique en matière d’agro-carburants en partenariat avec les pouvoirs publics.

Déjà, les dirigeants du monde réunis à Rome envisagent d’analyser en profondeur l’impact des biocarburants sur la crise alimentaire Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a estimé mercredi qu’il fallait plus de «recherche et d’analyse» sur les biocarburants afin de «déterminer leur impact exact sur les prix». «Il faut de façon urgente un consensus international sur les biocarburants, avec des lignes de conduite, des mesures commerciales, et plus de recherche», a-t-il souligné.

Les agro-carburants est donc une évidence pour le moment dans le monde entier, une opportunité économique et une nécessité face au coût élevé de carburant. La RDC ne peut pas dire qu’elle déconsidère les agro-carburants, sans pour autant analyser les risques et les opportunités qu’ils présentent. « Le Congo a de grands potentiels pour la production des agro-carburants, mais il faut toutefois distinguer le contact.

Il faut veiller à ce que le paysan congolais bénéficie des agro-carburants pour limiter sa propre facture énergétique. Limitons cette facture et les coûts de production seront très bas, donc il y aura la possibilité de vendre moins cher ce que l’on produit déjà. Aussi, il y aura la possibilité de transporter les produits vivriers à un prix moins élevé que d’ordinaire », a souligné, pour sa part, M. Alain Rousseaux, coordonnateur de l’organisation néerlandaise de développement.


Par Godefroid ngamisata

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