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07-12-17/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI (CongoForum)

La Loi électorale, adoptée, lundi 4 décembre, lors de sa première lecture à l’Assemblée Nationale, a bousculé tous les calculs dans le microcosme politique congolais. Toute l’artillerie lourde s’est orientée vers le Sénat. En ce jeudi 7 décembre 2017, la rencontre intervenue hier entre les députés de l’opposition et le président du Sénat Léon Kengo wa Dondo, en rapport avec la loi électorale transmise à la chambre haute du Parlement pour examen figure parmi les sujets qui suscitent les commentaires des journaux parus à Kinshasa. La presse évoque aussi les rapports entre Kinshasa et Brazzaville. Pour la deuxième fois, en moins de deux mois, Joseph Kabila a reçu un message de fraternité de son homologue Denis Sassous Nguesso.

La loi électorale et le Sénat

Pour Le Phare : «Loi électorale : l’opposition met Kengo devant ses responsabilités». « Après avoir subi le passage en force de la Majorité dans le processus d’adoption du projet de la loi électorale au niveau de l’Assemblée nationale, l’opposition parlementaire ne s’avoue pas vaincue.  
Une délégation composée des présidents des groupes parlementaires de l’opposition a saisi hier mercredi 6 décembre le président du Senat, Léon Kengo wa Dondo, au sujet de la loi électorale qui divise la classe politique, toutes tendances confondues. 
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un lobbying destinés à résoudre la nouvelle crise née au lendemain de l’adoption du projet du gouvernement. 
A l’issue de cet entretien, Christophe Lutundula a rappelé qu’en janvier 2015, le Sénat avait sauvé les meubles et ramené la paix dans le pays après des manifestations de rues contre la première tentative de la Majorité pour réviser la loi électorale. 
Il a dit compter sur la sagesse du président du Sénat pour aider la classe politique à trouver un consensus autour de la loi électorale afin de baliser le chemin des élections apaisées et sans exclusion.  
Pour l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale, certaines dispositions de la loi électorale, notamment le seuil de représentativité, énervent la Constitution.  
Christophe Lutundula n’a pas exclu la possibilité d’une rencontre entre le Président de la République et les groupes parlementaires pour résoudre cette nouvelle crise qui menace la concorde nationale et la paix sociale.  
Le président du Sénat a promis de répondre aux députés de l’Opposition dans les 48 heures, le temps pour lui de s’imprégner des contours de ce projet de loi électorale adopté à l’Assemblée nationale.  
Pour sa part, le député Alonga a fait savoir que les groupes parlementaires de l’Opposition sont réconfortés par les révélations de certains membres du gouvernement selon lesquelles, le texte du projet de loi électorale défendu par le vice-Premier ministre de l’Intérieur et adopté à l’Assemblée nationale serait différent de celui débattu et validé en Conseil des ministres
 »

Et Le Phare pose carrément la question « Loi Electorale : fraude d’Etat ? »  
« Banale rumeur au départ, l’affaire de la substitution du projet de loi électorale discuté en Conseil des ministres par un autre, inconnu de la plupart des membres de l’exécutif national, au moment de son dépôt par le Premier ministre à l’Assemblée Nationale, commence à faire grand bruit. Les ministres issus de l’Opposition ainsi qu’un certain nombre de députés nationaux de la même famille politique ne se privent plus d’en parler publiquement. On soutient que c’était même l’objet principal d’une réunion houleuse tenue le mardi 05 décembre 2017 à l’office de Joseph Olenghankoy, président du Conseil National de Suivi de l’Accord du 31 décembre. Les ministres « opposants », indique-t-on, ont chargé le précité de prendre langue avec ses collègues animateurs des institutions de la République en vue du retrait du « faux » adopté à l’Assemblée Nationale et transmis au Sénat pour une seconde lecture.  
Pas plus tard qu’hier mercredi 06 décembre 2017, une délégation des parlementaires de l’Opposition, conduite par Christophe Lutundula, a porté l’affaire à la connaissance du président de la chambre haute du Parlement, Léon Kengo wa Dondo. A ce dernier, il a également été demandé de peser de tout son poids dans le dossier afin de bloquer le « faux » en circulation et de revenir à la case départ, avec le texte original effectivement toiletté en Conseil des ministres. Aux dires de certains ministres de Tshibala, c’est la proposition de loi électorale du député national Muhindo Nzangi qui aurait été examinée, amendée et adoptée en Conseil des ministres et non le projet de loi électorale attribué abusivement au gouvernement.  
Selon toute vraisemblance, on se trouverait en face d’une fraude d’Etat. Mais qui aurait orchestré la substitution ? Le Premier ministre Tshibala serait-il au courant du changement de texte de loi électorale ? Le ministre de l’Intérieur, Ramazani Shadari, aurait-il effectivement défendu, au niveau de l’Assemblée Nationale, une version inconnue de certains de ses collègues membres du gouvernement ? Voilà des questions qui restent sans réponses.

Pourquoi une dénonciation tardive ?  
Vrai ou faux, l’Assemblée Nationale a-t-elle adopté un projet de loi électorale non-conforme à l’original ? En attendant que les choses puissent se clarifier à ce sujet, il y a lieu de s’interroger sur le silence coupable observé par les ministres et députés de l’Opposition depuis le dépôt du présumé « faux », son examen au sein de la commission PAJ et son adoption en plénière. Pourquoi ont-ils attendu le transfert du texte incriminé au Sénat pour réagir ? Que cache leur politique de motus et bouche cousus face à ce qui s’apparente à un délit d’initiés ?  
Dans l’hypothèse où il y aurait effectivement eu fraude d’Etat, ces vrais-faux dénonciateurs devraient être assimilés aux « comploteurs », sans plus. Il est anormal qu’ils se mettent à clamer partout qu’il y a eu tricherie alors que s’ils avaient réagi en amont, ce texte de loi si controversé aurait pu être purement et simplement bloqué en amont. On est tenté de croire qu’ils n’avaient pas suffisamment mesuré les dégâts de la notion du « seuil de représentativité » sur leur avenir politique. Conscients sans doute de leur disqualification certaine lors des prochaines législatives, ils voudraient donner à l’opinion l’image des gardiens du temple alors que leur « trahison » est consommée.  
La grande interrogation du moment, c’est de savoir quel sort réserver aux votes des députés de la Majorité Présidentielle, s’il est définitivement établi que l’Assemblée Nationale avait travaillé sur un « faux ». Cette institution d’appui à la démocratie va-t-elle faire marche arrière et reprendre le travail à zéro avec la version Muhindo ?
 »

« La Loi électorale de curetage en curetage ! » s’exclame en manchette La Référence+ et le sous-titre précise: « comme en 2015, la dernière carte chez Kengo ».  
Pour ce journal, comme il fallait s’y attendre, les députés de l’opposition ont encore quitté la salle de plénière hier après-midi, exigeant la suppression pure et simple du seuil électoral, de la machine à voter et la réduction de la caution de dépôt de candidature.

La Prospérité voit déjà un « Sénat sous forte pression ».  
Ce quotidien rapporte en effet qu’outre la démarche des députés de l’opposition auprès de Kengo pour attaquer la loi électorale, les ministres du gouvernement Tshibala issus de l’opposition ont de leur côté brandi la menace de quitter la barque si jamais cette loi, telle qu’elle est venue de la chambre basse du Parlement, passait en l’état au Sénat.  
Il ressort de ce  quotidien que parallèlement, les Députés de l’Opposition, ceux-là qui avaient vidé la salle, le jour de l’adoption, article par article, de cette loi électorale, sont, eux aussi, venus rencontrer le Président du Sénat pour lui présenter ce qu’ils considèrent comme étant des lacunes contenues dans cette loi, aux effets néfastes pour la paix et la démocratie en RD. Congo. 
Et de se demander ce que fera Kengo qui, faut-il le rappeler, n’a plus que quelques jours d’ici le 15 décembre 2017, pour clôturer la session, régler le problème du Budget 2018 et celui de la loi électorale, sans assumer la responsabilité du nouveau retard dans l’application du calendrier publié, le 5 novembre 2017, par la CENI ? Toute la question est là.

Le Potentiel titre en manchette « Loi électorale révisée : Sénat, le dernier rempart ».
Ce quotidien note qu’adoptée dans des conditions particulières, en l’absence des députés de l’Opposition, la Loi électorale révisée est depuis mardi sur la table du Sénat qui doit en débattre en seconde lecture. Hier mercredi, écrit-il, l’Opposition parlementaire est allée à l’écoute de Kengo pour solliciter son arbitrage. Le Sénat est vu comme un dernier rempart dans cette bataille.  
Le Potentiel tente de répondre à la question soulevée par la Prospérité en soutenant que le Sénat ne va pas emprunter aveuglement la voie tracée par l’Assemblée nationale. Bien au contraire, la Chambre haute du Parlement va plutôt se ressaisir par un sursaut patriotique en élaguant de la loi électorale révisée les options qui heurtent les principes fondamentaux consacrés dans la Constitution, croit savoir le quotidien.  

Et parmi ces principes fondamentaux, révèle Cas-info.ca, figure celui qui concerne l’existence des indépendants consacré dans l’article 101 de la Constitution. A en croire le député de l’opposition Toussaint Alonga, la nouvelle loi électorale n’accorde pas le pouvoir aux indépendants de répondre aux dispositions de loi électorale à cause de son article 118 qui instaure le « seuil de représentativité ».

La Tempête des Tropiques se joint à ce chorus et titre « Après le forcing à l’Assemblée nationale : Léon Kengo wa Dondo devant de grandes responsabilités ».  
« Il a été sensibilisé hier sur le danger qui guette le pays à la suite de l’adoption de manière cavalière du projet de révision de la loi électorale.  
En sa qualité de Président du Sénat doublé de doyen en âge et d’expérience politique de tous les animateurs des institutions politiques, Léon Kongo wa Dondo a été approché hier mercredi 6 décembre par les membres de l’opposition.  
Composée des présidents des groupes parlementaires et des acteurs de la famille politique autre que celle de la Majorité présidentielle, la délégation a rencontré le N°1 de la Chambre haute du Parlement dans le but de le sensibiliser sur le danger qui guette la RDC à la suite de l’adoption sans consensus du projet de révision de la loi électorale. Le recours à cet homme se justifie dans le fait qu’il avait ramené la paix et la sérénité en 2015 après une autre tentative de la part du pouvoir en place de revoir la loi électorale. 
Léon Kengo qui a seulement écouté les arguments avancés par ses interlocuteurs contre la nouvelle impasse engendrée la nuit du lundi 4 décembre au Palais du peuple a promis de répondre à la requête lui présentée. Le Président du Sénat s’est donné 48heures de réflexion avant de se prononcer sur l’épineuse question qui risque de contrarier davantage l’avenir politique du pays déjà assombri.  
Le Député national, Christophe Lutundula qui a fait partie de la délégation a tenu à préciser, au sortir de l’audience d’hier qu’« aucune réforme de la loi ne peut énerver la lettre et l’esprit de la Loi et la question du seuil de représentativité touche à la Constitution ».
Face à ces observations pertinentes, Léon Kengo wa Dondo s’est donné le temps de bien réfléchir sur les questions soulevées avant de « dire comment il perçoit la chose et comment sortir tête haute »,à en croire toujours le député du Groupe des 7 partis politiques (G7) se confiant à la presse après l’entretien .  
Après Léon Kengo et ces acteurs politiques de l’opposition comptent aller à la rencontre du Président de la République qu’ils souhaitent voir user de son rôle constitutionnel par rapport à la dangereuse et nouvelle crise politique
 ».

(Admettons que le Sénat se montre plus critique que la Cahmbre et rejette le texte litigieux. Que se passerait-il ? Rien, sinon une tentative de conciliation entre les Chambres. Puis, si elle échoue, le point de vue de la Chambre l’emportera automatiquement. Certes, il y aura eu un « baroud d’honneur », mais le texte voté le 4 décembre passera malgré tout. Certes, ces travaux ou bien seront interrompus par les vacances parlementaires, ou bien justifieront une session parlementaire extraordinaire. Dans l’un et l’autre cas, cela justifiera encore quelques mois supplémentaires de « glissement ». Nagaa pourra toujours dire que « c’est la faute des Chambres »…. NdlR)

Tshibala à la manœuvre

L’Avenir ajoute en grosse manchette que l’Opposition parlementaire et le Rassemblement se réfèrent à Kabila. Le quotidien de l’avenue Bas-Congo indique que votée le 4 décembre dernier à l’Assemblée nationale et transmise au sénat pour une seconde lecture, le projet de loi modifiant et complétant la Loi n° 06/006 du 09 mars 2006 portant organisation des élections présidentielle, législatives, provinciales, urbaines, municipales et locales est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique.  
Dans ce contexte, ajoute L’Avenir, l’Opposition parlementaire qui a échangé hier avec le président du Sénat où devra être examiné cette loi, compte quand même s’en référer au Président de la République.  
L’Avenir nous informe de ce que le Premier ministre Bruno Tshibala a présidé mercredi la 4ème réunion extraordinaire du conseil des ministres. Au menu de ce conseil, précise le confrère, l’examen et l’adoption d’un projet de loi portant habilitation du gouvernement afin qu’il prenne des mesures légales jugées particulièrement urgentes par ordonnances-loi parce que les députés et sénateurs, compétents en la matière, seront en vacances parlementaires du 15 décembre 2017 au 15 mars 2018. 
Une loi d'habilitation permet au Parlement d’autoriser le gouvernement à prendre par ordonnance des mesures qui relèvent du domaine législatif.

Mais le rôle de Tshibala ne s’arrête pas là, remarque L’info en ligne des Congolais de Belgique qui titre «  Imposture : Pseudo-congrès de l'UDPS piloté par Bruno Tshibala »
« Il est annoncé à Kinshasa pour le jeudi 7 décembre 2017 l'ouverture d'un pseudo-congrès de l'UDPS par des transfuges de ce parti avec en tête, monsieur Bruno Tshibala, Premier Ministre par la volonté de monsieur Joseph Kabila.  
Quelle mouche a donc piqué tous ces messieurs jadis opposants au régime de Kabila ? Jusqu'à preuve du contraire, le mot opposition, n'a pas changé de signification. Bruno Tshibala et consorts sont depuis des mois étiquetés kabilistes. 
À qui Bruno Tshibala et ses partisans veulent-ils mentir ?  
- À Joseph Kabila ?  
- Aux médias internationaux ?  
- Au peuple congolais ?  
Joseph Kabila sait très bien que Bruno Tshibala et ses adeptes ne pèsent pas politiquement. Il veut juste utiliser ce cirque appelé congrès de l'UDPS comme béquille pour son maintien au pouvoir.  
Les médias internationaux ne sont pas dupes. Ils diffusent certes une information, mais le moment venu, ils en évalueront l'impact en toute objectivité et en tireront les conséquences.  
Le peuple congolais n'est pas du tout dupe. Il sait que ce cirque est une imposture et qu'il n'est motivé que par l'appât du gain.  
Il est triste que Bruno Tshibala et ses partisans n'aient pas pu tirer les leçons de la mort politique de tous ceux qui déviaient de la ligne de l'UDPS et allaient célébrer des noces avec la dictature.  
Mieux que quiconque, pour avoir milité à l'UDPS, ils savent que la base de ce parti ne les reconnaîtra jamais.  
Oui, le régime actuel congolais est une dictature qui ne doit sa présence au pouvoir que grâce aux armes. Tshibala et compagnie ne peuvent pas affirmer le contraire. S'acoquiner avec ce régime, en devenir valets, est une hérésie, est dégoûtant et nauséabond.  
Alors que le bateau kabiliste va vers son naufrage, il est pénible de constater que ceux qui y entrent en dernière minute, sont ceux-là même qui lui avaient tiré dessus durant longtemps et quelque part aussi, artisans de ce naufrage irréversible. 
Quel paradoxe, à moins d'un mois de la fin de petite transition issue de l'Accord de la Saint-Sylvestre… servir ainsi de serviette jetable à un régime corrompu qui a violé, pillé, tué et bientôt accusé de plusieurs crimes contre l'humanité. 
Triste fin. »

(Un régime instauré et maintenu par la force ne se renverse que par la force. Avant de pouvoir tenir des élections qui aient la moindre chance de respecter la volonté des électeurs il faut : recenser la population, jeter Kabila aux crocodiles, recenser VRAIMENT les électeurs, mettre en place une CENI et une Justice auxquelles on puisse se fier… Cela ne se fera pas sans casse, mais c’est cela qui compte, et non la date des élections ! Il est essentiel de garder en mémoire que la RDC vit toujours sous un régime illégitime, depuis les élections de 2011. Il faut rappeler que les élections de novembre-décembre 2011[1] ont donné des résultats qu'une personne avisée, réfléchie, d’esprit libre et critique devrait considérer comme nuls, donc sans gagnant. La suite aurait dû être l'annulation pure et simple, des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge. Au lieu de quoi on n’a assisté qu’à des élucubrations pour défendre la victoire « officielle » de JKK, et à d’autres élucubrations pour défendre celle, tout aussi hypothétique, de Tshisekedi.
Les élections de 2011 avaient été organisées, tout comme celles de 2006, en faisant voter un « corps électoral inconnu », faute de recensement préalable de la population. Ce fait à lui seul suffirait à en « plomber » gravement la crédibilité. Elles ont, par-dessus le marché, été entachées de fraudes et de manipulations à un point tel qu’elles ont donné des résultats qui, en réalité, sont encore inconnus. Toute autorité prétendue ne relève plus que de la force, de l’intimidation, d’un coup d’état de fait. Le principal ressort de ce coup d’état consiste à progresser, comme si de rien n’était, dans les tâches qui suivent normalement une élection et à mettre le pays et le monde devant le fait accompli. En d’autres termes, il y a en RDC un Président, des ministres, des autorités DE FAIT. Il n’y en a plus aucune qui puisse légitimement se dire « autorité de droit ».  
Pourquoi se soucie-t-on tant de savoir si la fin du « mandat » du « Président » Kabila serait conforme à la Constitution, alors que la Constitution a été non pas violée, mais chiffonnée, jetée à terre et foulée aux pieds pour le maintenir au pouvoir en 2011 après des élections NULLES .. La réalité, c’est que l’usurpateur doit s’en aller. Si l’on a l’occasion de le faire partir « en douceur » en lui accordant un délai jusqu’en décembre pour faire ses malles, tant mieux. Sinon, qu’il subisse la violence qu’il a déjà infligée à tant d’autres ! NdlR)

Kin/ Brazza

Le Bulletin de l’ACP rapporte en couverture qu’un message du Président Denis Sassou Nguesso a été remis au Président Joseph Kabila.  
Ce bulletin précise que le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger du Congo Brazzaville, Jean-Claude Ngakosso, est arrivé à Kinshasa mercredi, porteur d’un message du Président Dénis Sassou Nguesso à son homologue Joseph Kabila Kabange.  
A en croire l’ACP, il a fait valoir que la proximité, la fraternité et les rapports au niveau des familles impliquent des échanges constants pour maintenir la bonne température. Partant de l’état de lieux de la coopération entre les deux pays, le ministre Jean-Claude Ngakosso a indiqué que la RDC et le Congo Brazzaville constituent un même pays. Et de conclure, la coopération entre Brazzaville et Kinshasa se porte très bien au niveau des officiels, de la population, sur le plan économique et social, renchérit l’agence officielle.

Médiacongo annonce « Un ministre de Sassou porteur d'un message destiné à Kabila » « Denis Sassou Nguesso, président du Congo-Brazza, a dépêché, ce mercredi 6 décembre 2017, à Kinshasa, son envoyé spécial, porteur d'un message à son homologue Joseph Kabila.  
Il s'agit de son ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l’étranger, Jean- Claude Ngakosso, accueilli à son arrivée au beach Ngobila par le vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères et intégration régionale de la RDC, Léonard She Okitundu.  
Comme tout diplomate, l'hôte de Joseph Kabila déclare que "la proximité, la fraternité et la famille indiquent qu’il faut des échanges constants pour maintenir la bonne température. La RDC et le Congo Brazzaville constituent un même pays. Nous cultivons ensemble, nous vivons ensemble. Quand il pleut ici à Kinshasa, il pleut aussi à Brazzaville. Quand le soleil se lève ici à Kinshasa, il se lève aussi à Brazzaville. Nous devons tout faire pour maintenir cette flamme que nous ont léguée nos ancêtres », explique-t-il, avant d'ajouter que "la coopération entre les deux pays se porte très bien au niveau des officiels, au niveau de la population, sur le plan sentimental, économique et commercial".  
Il faut cependant noter que c'est pour la deuxième fois, en moins de deux mois, que Brazza envoie un émissaire à Kinshasa pour apporter un message de " fraternité " à Joseph Kabila. Y-a-t-il un autre message qui se cache derrière celui d'"amitié " ? Une question à laquelle il est difficile de répondre pour l'instant
 ».

Budget

Le Bulletin de l’ACP annonce par ailleurs le vote à l’Assemblée nationale du projet de loi des finances de l’exercice 2018. Dans sa dépêche, ACP écrit que les députés nationaux ont voté, en séance subséquente, le projet de loi des finances de l’exercice 2018, au cours d’une plénière, mercredi au Palais du peuple.  

L’Avenir titre « Le budget 2918 adopté à l’Assemblée nationale ».  
Selon lui, au cours de sa séance plénière de ce mercredi 06 décembre 2017, l’Assemblée nationale a poursuivi ses travaux relatifs à l’examen et adoption du projet de loi de finances de l’exercice 2018, évalué à l’équivalence de plus de 5 milliards de dollars américains. Lequel projet de loi, présenté et défendu par le Premier ministre Bruno Tshibala le vendredi 24 novembre dernier, après débat général, a été déclaré recevable par l’assemblée plénière, le lundi 27 novembre 2017.

Forum des As qui entrevoit des retombées de l’adoption du projet du budget 2018 par les députés, titre que le Gouvernement est appelé à décaisser les fonds à temps. Après l’Assemblée nationale, il revient maintenant au Sénat d’examiner ledit projet de loi des finances en vue de permettre à l’Exécutif d’évacuer les contraintes financières, rapporte FdA. Ce quotidien indique qu’en marge de ce vote, le Gouvernement a été appelé à faire diligence pour décaisser, à temps, les fonds alloués à l’organisation des élections pour permettre à la Centrale électorale de respecter son chronogramme publié le 5 novembre dernier, et écarter ainsi les contraintes financières.

 

 

© CongoForum, le jeudi 7 décembre 2017

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[1] Les fraudes les plus importantes ayant eu lieu au niveau des centres de compilation, on ne pourrait se rapprocher de la « vérité des urnes » qu’en se référant aux PV des bureaux de vote, dernière opération publique et vérifiée par des témoins. Les chiffres de la CENI ne s’accompagnaient pas de ces PV, les chiffres publiés par l’UDPS, non plus. L’Eglise n’a jamais publié les résultats partiels constatés par ses observateurs malgré cette déclaration du Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa : « Les résultats publiés ne sont conformes ni à la justice ni à la vérité “. On n’a donc que des résultats dont la crédibilité est nulle. Les législatives ont été dignes de la présidentielle, sinon pires. Mais la CSJ a entériné les résultats de la présidentielle et des législatives. Le temps s’est écoulé, les résultats des élections demeureront à jamais inconnus. C’est d’autant plus certain que la CENI a fait incinérer tous les documents relatifs aux élections de 2006 et 2011 en octobre 2014, soit, en ce qui concerne les plus récents, après un délai de trois ans seulement, anormalement court pour ce genre d’affaires

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