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13-02-18/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MARDI (CongoForum)


Document:
Organisée lundi au Conseil de sécurité des Nations Unies, la réunion sur le processus électoral en RDC, occupe une place de choix dans les journaux parus à Kinshsa en ce mardi 13 février 2018, notamment du fait de la polémique sur la machine à voter. L’opposition des Etats-Unis au recours à un système électronique de vote pour la triple élection prévue le 23 décembre en République démocratique du Congo : présidentielle, législatives et provinciales, est largement commentée par la presse. Les journaux abordent aussi la question des assises du congrès de l’Udps, reporté à une date ultérieure.




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Organisée lundi au
Conseil de sécurité des Nations Unies, la réunion sur le processus électoral en
RDC, occupe une place de choix dans les journaux parus à Kinshsa en ce mardi 13
février 2018, notamment  du fait de la
polémique sur la machine à voter. L’opposition des Etats-Unis au recours à un
système électronique de vote pour la triple élection prévue le 23 décembre en
République démocratique du Congo : présidentielle, législatives et
provinciales, est largement commentée par la presse. Les journaux abordent
aussi la question des assises du congrès de l’Udps, reporté à une date
ultérieure.



Que s'est il passé hier au Conseil de Sécurité de  l'ONU?



Nikky HALEY a demandé à tous les partenaires du Congo de
réfléchir « à ce qu'ils pouvaient faire
de plus pour s'assurer que toutes les parties respectent leurs engagements

».

Si Washington a en ligne de mire le gouvernement congolais, d'autres Etats
comme la Guinée équatoriale, co-organisatrice de la réunion, ont au contraire
souligné l'engagement de la RDC à organiser ce scrutin. Le représentant de
l'Ethiopie est même allé jusqu'à mettre en garde contre « toute diabolisation ». 

Mais au-delà de ces divergences d'approche, le but recherché par les
organisateurs de cette rencontre était de prouver, à six semaines du
renouvellement du mandat de la mission de l'ONU au Congo, qu'un consensus
international pouvait se dégager autour de deux axes : le respect du calendrier
électoral et de la date des élections, mais aussi de l'accord politique de la
Saint-Sylvestre et de la mise en œuvre des mesures de décrispation. Objectifs
remplis : même des pays réputés hostiles à toute ingérence, comme la Chine ou
le Kazakhstan et comme d'ailleurs tous les pays voisins de la RDC ont rappelé
le caractère crucial de cette transition pacifique cette année pour l'avenir du
pays, comme pour la paix dans la région, mais également l'importance du soutien
apporté par la Monusco, tant décriée ces dernières semaines par les autorités
de la RDC.  

Seule la Russie s'est quelque peu démarquée en insistant surtout sur le respect
de la souveraineté de la RDC. A l'instar des autorités congolaises, Moscou a
appelé la Monusco à éviter toute ingérence mais a toutefois appelé Kinshasa à enquêter sur les usages abusifs de la
force pour restaurer la confiance. (Autrement dit: la confiance n'existe plus)  

Nikki Haley a envoyé §  SHE OKITUNDU quelques
vérité dures à entendre « Vous avez une
communauté internationale qui veut vous aider, qui vient de passer des heures à
parler de la manière dont on pourrait aller de l'avant, qui tient à des
élections libres et justes. Ce qu'on apprécierait, ce serait des actions
positives de la RDC, pas que vous hurliez sur les évêques ou blâmiez tous les
autres, mais que vous compreniez que votre administration est aujourd'hui
responsable de la souffrance de votre peuple.
»  

L'accrochage a été particulièrement
sévère en ce qui concerne l’assassinat des enquêteurs de l'ONU au Kasaï.  

Selon un porte-parole de la représentation américaine à l'ONU, il s'agit d'une
liste « vérifiée » d'individus impliqués dans le meurtre de l'Américain Michael
Sharp et de la Suédoise Zaida Catalan. Nikki Haley l'aurait remise en main
propre et à sa demande au président Kabila lors de sa visite d'octobre dernier.
« Mais à ce jour, aucune action sérieuse
n'a été prise ni par le président Kabila, ni par le gouvernement de la RDC pour
enquêter et arrêter les personnes impliquées
»  

Autrement dit: vous protégez des criminels. Qui se ressemble, s'assemble. Un
protecteur des criminels; est un criminel. L'accusation ne peut être plus
claire.



(Née Nimrata Nikki
Randhawa, Nikki Haley est la fille de parents indiens venus s'installer en
Caroline du Nord dans les années 1960. Elevée dans la religion Sikh, elle s'est
par la suite convertie au méthodisme (une branche du protestantisme), pratiquée
par son mari. Au fur et à mesure de son ascension politique, à l'instar d'autres
figures républicaines issues des minorités (Bobby Jindal, Marco Rubio, Ted
Cruz…), Niki Haley a été mise sur le devant de la scène par son parti, trop
souvent identifié comme « le parti de l'homme blanc » (U n fait un peu paradoxal si l’on tient
compte de ce que la grande figure fondatrice du Parti Républicain est Abraham
Lincoln, le « libérateur des esclaves noirs » !!!). 

Contrairement à Donald Trump, qui est un « outsider » ayant réussi à
s’imposer comme candidat républicain à la présidentielle grâce à de puissants
moyens financiers et médiatiques, Nikki Haley a un passé et un parcours très classique dans les instances de son
parti. Elle a été l’une des opposantes les plus résolues à la candidature de
Trump et il n’est pas certain qu’elle et son « patron » soient
toujours sr la même longueur d’onde. On remarquera par exemple son soutien à la
Monusco alors que Trump est plutôt partisan de sa réduction. NdlR)



Conseil de Sécurité de  l'ONU /
Les commentaires de la Presse



Forum des As titre «Nikki
Haley s’oppose au vote électronique en RDC
».  

Il rapporte que les Etats-Unis, à travers Nikki Haley, ambassadrice de ce pays
à l’ONU, sont très préoccupés de voir l’insistance des Congolais à vouloir
utiliser un système électronique de vote.  

Au cours d’une réunion informelle à l’ONU sur le processus électoral en RDC,
Nikki Haley estime qu’un tel recours représente un « risque colossal ». Ainsi,
au nom de son pays, elle a formulé le vœu de voir les Congolais recourir plutôt
à des bulletins papiers, pour qu’il n’y ait pas de doutes sur le résultat.  

Vu les avantages qu’offre la machine à voter en termes de gain de temps et
d’économie d’argent, la position de Washington est loin de faire l’unanimité,
affirme FdA.



Cette déclaration
des Etats-Unis qui est sans doute une bonne douche froide infligée au président
de la CENI, Corneille Nangaa qui s’enlisait beaucoup dans l’entêtement avec sa
machine à voter, apporte de l’eau au moulin de l’opposition et de la société
civile congolaises qui continuent à s’opposer contre l’introduction de cette
machine à voter dans le processus électoral, commente Scooprdc.net.



Le Potentiel renchérit « Prédisant une forte probabilité de fraude-Machine à voter : rejet de
Washington »
 

« Contre la volonté de la Céni
d’imposer par tous les moyens la machine à voter lors des scrutins de décembre
2018, les Etats-Unis viennent de marquer leur ferme opposition. Selon Mme Nikki
Haley, ambassadrice des USA à l’Onu, Washington craint que la machine à voter
ne favorise une fraude à grande échelle, Aussi invite-t-il la Céni à
privilégier le vote par papier. Dans la foulée, les Pays-Bas, forts de leur
mauvaise expérience de ce gadget électronique, déconseillent à la Céni d’emprunter la même voie.
Corneille Nangaa détient-il une patate chaude entre ses mains ? La polémique
est relancée de plus belle.  

La Céni n’est pas au bout de ses peines. Si à l’intérieur, la centrale
électorale a du mal à convaincre par rapport à l’option de faire recours à la
machine à voter lors de prochaines élections de décembre 2018, elle commence à
rencontrer également une farouche opposition de partenaires extérieurs de la
RDC, principalement les Etats-Unis d’Amérique. A la base, il y a encore et
toujours la machine à voter que le président de la Céni, Corneille Nangaa,
présente comme la piste idéale pour d’un côté, minimiser le coût du budget
électoral, et de l’autre, respecter les échéances fixées dans le calendrier électoral
du 5 novembre 2018.



Le pavé de Nikki Haley 

Depuis New
York, où s’est déroulée, hier lundi, une rencontre informelle sur la RDC,
l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, Mme Nikki Haley, a indiqué que
son pays trouvait moins crédible le vote électronique par la machine à voter,
comme le préconise la Céni.  

« Nous sommes très préoccupés de voir l'insistance (de la Céni) à vouloir
utiliser un système électronique de vote », a affirmé la diplomate au cours de
cette réunion. Un tel recours représente "un risque colossal" et les
Etats-Unis souhaitent le recours à « des bulletins papier pour qu'il n'y ait
pas de doutes sur le résultat ». "Les Etats-Unis ne soutiennent pas"
ce recours à un système électronique, a insisté Nikki Haley.  

Lors de cette réunion, Corneille Nangaa, qui a fait également le déplacement de
New York, a rappelé que plus de 46 millions d'électeurs ont été recensés pour
les scrutins couplés du 23 décembre 2018.  

Les Pays-Bas, qui ont un mauvais souvenir de la machine à voter pour l’avoir
expérimenté une fois dans leur histoire électorale, ont invité la Céni à la
prudence, l’appelant à tester “rigoureusement” l’efficacité des machines à
voter avant les élections de décembre 2018. Cité par le site d’informations en
ligne, actualite.cd, Grégoire Van Haaren, représentante des Pays-Bas à l’ONU, a
fait part aux membres du Conseil de sécurité de la “crainte” de son pays quant
à l’introduction de la machine à voter dans le système électoral en RDC. «
L’introduction des machines à voter a suscité de nombreux soucis. Il s’agit
pourtant d’une décision de la CENI que nous respectons. Cependant, le Royaume
des Pays-Bas recommandent urgemment de tester rigoureusement ces machines à un
stade précoce afin de voir si elles pourront résister aux conditions
climatiques et fonctionner dans un contexte local où des milliers d’électeurs
voteront pour divers scrutins », a déclaré la diplomate hollandaise.  

Intervenant dans le débat, l'organisation de défense des droits de l'Homme
Human Rights Watch a évoqué "la crainte de fraudes lors des
élections", en réclamant de la "transparence". Elle a rappelé
que le président Joseph Kabila n'avait toujours pas clarifié sa position sur
une éventuelle candidature.



Washington tient Kabila à l’œil  

Apparemment,
Washington n’est pas prêt à lâcher Kinshasa. De la capitale fédérale, les faits
et gestes de tous les acteurs impliqués dans le processus électoral sont
scrutés à la loupe. Ce n’est pas pour rien que le président américain Donald
Trump a délégué dernièrement à Kinshasa Me Nikki Haley pour, sans doute,
s’enquérir de la volonté des autorités congolaises de s’engager véritablement
dans le processus électoral. Les Etats-Unis qui tiennent à cœur la réussite de
ce processus pour une alternance démocratique n’hésitent donc pas à dénoncer le
moindre dérapage. C’est tout le sens des déclarations faites lundi par Nikki
Haley qui redoute de la fiabilité de la machine à voter.  

Quoiqu’il en soit, les Etats-Unis s’en tiennent au calendrier électoral publié
en novembre 2017 par la Céni. « On ne peut pas permettre un nouveau report des
élections » et « le président Kabila ne peut pas briguer un nouveau mandat,
(car) la Constitution ne le permet pas », a souligné Nikki Haley.  

Pour les Etats-Unis, revenir au vote par le bulletin papier est le seul moyen
de garantir la crédibilité des élections prévues en décembre 2018. Est-ce que
la Céni va céder ou s’entêter sur sa ferme volonté d’imposer la machine à voter
? Non seulement ce serait trop risqué de s’opposer au plus grand nombre de
Congolais mais Corneille Nangaa ferait mieux de revoir ses calculs. Sa machine
à voter est loin de faire l’unanimité.  

Que les Etats-Unis haussent le ton, il y a bel et bien anguille sous roche.
C’est la preuve que la Céni est sur une mauvaise pente. La machine à voter
porte déjà les germes d’une contestation. Pour des scrutins sûrs et apaisés, la
Céni a tout intérêt à reconsidérer son option de la machine à voter. Elle
ferait mieux de recadrer son tir en se débarrassant de l’emprise qui pèse sur
lui ».



Dans la foulée,
poursuit Le Potentiel, les Pays-Bas,
forts de leur mauvaise expérience de ce gadget électronique, déconseillent à la
CENI d’emprunter la même voie. Et de s’interroger : Corneille Nangaa détient-t-il une patate chaude entre ses mains ? »,
avant d’estimer : « La polémique est relancée de plus belle
». Pour ce
journal, que les Etats-Unis haussent le ton, il y a bel et bien anguille sous
roche. C’est la preuve que la CENI est sur une mauvaise pente. Pour des
scrutins sûrs et apaisées, la CENI a tout intérêt à reconsidérer son option de
la machine à voter.



« Les Pays-Bas appellent la CENI à tester
“rigoureusement” l’efficacité des machines à voter avant les élections
»,
titre pour sa part Actualite.cd. Le
test de ces machines à un stade précoce permettrait de voir si elles pourront
résister aux conditions climatiques et fonctionner dans un contexte local où
des milliers d’électeurs voteront pour divers scrutins, fait remarquer le site
web.



Au cours de la
même réunion au Conseil de sécurité de l’ONU, le président de la CENI a
présenté les progrès et les défis de la tenue des élections en RDC, note Cas-info.ca. «Nous pouvons être sûrs
d’organiser des élections comme prévu avant le 23 décembre 2018», a tout de
même promis Corneille Nangaa.



(La mise en garde
néerlandaise est intéressante en ceci qu’en parlant de la sorte, les Hollandais
vont d’une certaine façon contre leurs propres intérêts, parce qu’ils sont d’importants
producteurs et exportateurs de matériel
électronique pour élections. NdlR-



L’Avenir titre :« Organisation
des élections le 23 décembre 2018: La Chine et la Russie derrière la Rdc ». 

Ce journal annonce : « Une réunion
spéciale s’est tenue hier lundi au Conseil de sécurité des Nations Unies sur le
processus électoral en République démocratique du Congo, à l’initiative des
Etats-Unis d’Amérique et présidée par le Royaume-Unis. Nikki Halley, la représentante
des Etats-Unis d’Amérique au Conseil de sécurité a, d’entrée de jeu, fixé le
cadre qui consistait à appeler les différentes délégations à réfléchir sur
comment s’assurer que l’alternance démocratique aura bel et bien lieu en Rdc
d’ici la fin de l’année
».

Au parfum de l’actualité politique en République démocratique du Congo,
l’ambassadeur de la Fédération de Russie, Alexey Sentebov, seulement trois mois
à Kinshasa, a expliqué aux journalistes que son pays ne cherche pas à imposer
un quelconque choix aux Congolais, rapporte L’Avenir qui note par ailleurs : « Une différente nette par rapport à d’autres pays qui pensent qu’ils
peuvent s’immiscer facilement dans les affaires internes de la Rdc. De son
côté, la Chine estime que la RDC fait face à de multiples défis, et la
communauté internationale doit plutôt l’aider
».  

La Chine, poursuit-il, revient sur la nécessité pour la Monusco de respecter la
souveraineté du gouvernement, premier responsable de la sécurité du pays. Pour
Pékin, il faut respecter l’Accord de la Saint-Sylvestre. La délégation chinoise
estime que les acteurs de la sous-région et de la région doivent jouer un rôle
important dans l’accompagnement de la Rdc pour lui permettre de réussir les
élections à venir. Enfin, la Chine s’est dite prête à aider financièrement la
Rdc à tenir ses élections.



(Ayant constaté
que la presse ne cite le Ministre congolais des Affaires étrangères que pour
dire qu’il s’est fait apostropher, il nous semble conforme à notre devoir d’objectivité
de vous donner connaissance de son discours. Vous trouverez donc en annexe un
document émanant de She Okitundu. Nous tenons à rassurer les parents de jeunes
enfants : ce document ne comporte pas de photos… NdlR)



Report du congrès extraordinaire de l’UDPS



Pour Le Phare. « A cause de la marche du 25 février : Congrès Extraordinaire de l’UDPS en
mars 2018( 

« Annoncé finalement pour les 26 et 27 février 2018, après plus d’un mois
de travaux préparatoires, le Congrès Extraordinaire de l’UDPS  

n’aura plus lieu aux dates précitées. En raison de la marche des Laïcs catholiques
programmée pour le dimanche 25 février, la haute hiérarchie de ce parti a
décidé de décaler ce forum de quelques jours, en le renvoyant au mois de mars.
Le nouveau chronogramme, a-t-on appris, sera communiqué incessamment aux
participants.  

Selon Augustin Kabuya, porte-parole de l’UDPS, joint hier au téléphone par Le
Phare, il a fait savoir que son parti ne voudrait pas placer ses cadres et
combattants, parmi lesquels se recrutent des chrétiens catholiques, dans
l’embarras. Car il leur serait difficile de se  mobiliser à la fois pour la marche du dimanche
25 février, avec le stress que cela comporte au regard des dérapages
qu’entraîne la répression sanglante des manifestations pacifiques  par les forces de l’ordre, et le Congrès du
Parti, qui va leur exiger un maximum de concentration. Il a toutefois invité les
membres de l’UDPS ainsi que ceux d’autres partis politiques affiliés au
Rassemblement, de répondre massivement à l’appel du Comité Laïc de
Coordination.  

La haute direction de l’UDPS voudrait également éviter que le pouvoir en place,
présentement en guerre ouverte contre l’Eglise Catholique, qu’il assimile à une
appendice du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au
Changement, ne fasse l’amalgame entre la marche des Laïcs catholiques et le
Congrès Extraordinaire de l’UDPS, qui
est vu d’un très mauvais œil pour tous ceux qui travaillent pour son implosion.
 

On rappelle que le thème de ces assises reste inchangé, à savoir « Un nouveau
président de l’UDPS pour la continuité du combat du Dr Etienne Tshisekedi et la
conquête du pouvoir en RDC ». L’unique point inscrit à l’ordre du jour concerne
la désignation, par la voie des urnes, du successeur du défunt président du
parti, rappelé auprès du Créateur en date du 1er février 2017. 

Les conditions d’éligibilité à la présidence du parti sont les suivantes : être
de nationalité congolaise ; détenir une carte de membre ; être membre de l’UDPS
depuis au moins 20 ans ; être d’un niveau d’études équivalent au moins au graduat
ou justifier d’une expérience avérée au sein des organes du parti ; être en
règle de cotisation depuis 2011 ; être de bonne moralité ; faire preuve de  constance politique au sein du parti ; n’avoir jamais été sanctionné par les
instances du parti pour vagabondage politique ; avoir un domicile connu en RDC
; etc.  

Sur la liste des présidentiables est abondamment cité Félix Tshisekedi,
actuellement Secrétaire général adjoint chargé des relations extérieures et
président du Rassemblement. Quant au Secrétaire général Jean-Marc Kabund, qui
assume également l’intérim de feu le président du parti, il a d’ores et déjà fait savoir qu’il n’est pas
candidat à la succession d’ Etienne Tshisekedi. »



Pour Depeche.cd, l’UDPS a pris cette
décision pour mieux s’engager dans cette manifestation pacifique du CLC. C’est
pourquoi le parti de l’opposition, invite tous ses membres à soutenir, sans condition, cette marche.



 « Congrès
reporté !
», s’exclame La Prospérité.qui
écrit : « Le rendez-vous était attendu.
C’était, à tout dire, l’un des grands événements scrutés à l’horizon dans
l’opinion et inscrits, par ailleurs, dans les agendas pour fin février. Hélas !
L’opinion devra prendre son mal en patience avant de voir le couronnement d’un
successeur au lider maximo à l’Udps, l’aile dite dure menée par les Kabund,
Félix Tshisekedi et autres caciques se voulant héritiers patentés d’Etienne
Tshisekedi wa Mulumba dont la dépouille mortelle, une année après, séjourne au
Royaume de Belgique ».  

La Prospérité  rappelle : «Initialement prévu du 26 au 27 février, le congrès de cette Udps, dite
authentique, a été décalé », citant Augustin Kabuya, voix autorisée de
l’Udps/Limete, qui, dit-il, a annoncé les couleurs à la presse, livrant, de ce
fait, la raison de cet ajournement. Laquelle ? La réponse tient en quelques mots : la marche programmée par
le CLC.



(La raison mise en
avant est certes valable. Mais on ne peut que constater par  ailleurs que
ce délai pourrait être bienvenu pour absorber le choc des « révélations de
JM Kabund » à propos de ce qu’ETwM pensait de son filsen tant que candidat
à la Primature… Affaire à suivre…NdlR-



CLC



La Tempête des Tropiques titre «  Dans une missive à Joseph Kabila : Non au
harcèlement judiciaire contre les membres du CLC
 »  

« FIDH et OMCT appellent le chef de l’Etat à mettre un terme à toute forme
d’attaque dont sont victimes les professeurs Thierry Nlandu, Isidore Ndawel,
Justin Okana, Gerturde Ekombe, Mme Leonnie Kandolo…



Dans une lettre du
8 février 2018 à Joseph Kabila avec ampliation aux officiels congolais dont les
ministres de la Justice et Droits Humains, l’Observatoire pour la protection
des défenseurs des droits de l’Homme, un programme conjoint de la Fédération
Internationale des Ligues des Droits de l’homme FIDH et de l’Organisation
mondiale contre la torture (OMCT), fustige le harcèlement judiciaire contre les
membres du Comité Laïc de Coordination (CLC), initiateur des marches pacifiques
anti Kabila des 31 décembre 2017 et 21 janvier courant. 

Dans cette lettre dont la rédaction de La Tempête des Tropiques s’est procurée
une copie, l’Observatoire appelle Joseph Kabila à mettre un terme à toute forme
de harcèlement, y compris au niveau judiciaire, à l’encontre des Professeurs
Thierry Nlandu, Isidore Ndawel, Justin Okana, Gerturde Ekombe, Mme Leonnie
Kandolo, Jonas Tshiombela, Franklin Mbokolo et frère Julien Lukengu, des
membres de mouvements citoyens ainsi que de l’ensemble des défenseurs des
droits humains en RDC. 

Le chef de l’Etat congolais est prié de garantir en toutes circonstances l’intégrité physique et
psychologique aux activistes du CLC et de l’ensemble des défenseurs des droits
humains en RDC. Ce programme conjoint de la FIDH et l’OMCT invite les autorités
congolaises à garantir le respect de la liberté de manifestation pacifique
telle que prévue par la Constitution congolaise et les traités internationaux
auxquels la RDC est partie prenante. Kinshasa doit se conformer aux
dispositions de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’Homme,
adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998, et plus
particulièrement ses articles 1, 6(c) et 12.2. Mais également se conformer aux
dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et instruments
régionaux et internationaux relatifs aux droits humains ratifiés par la RDC.



Description de la
situation  

En effet, l’Observatoire a été informé du
harcèlement et de la campagne de diffamation à l’encontre de huit membres du
Comité Laïc de Coordination (CLC). Selon les informations reçues, les huit
membres du CLC ont appris de source judiciaire fiable qu’en janvier 2018, le
substitut du procureur Général de la Gombe aurait émis un mandat d’amener à
l’encontre de Prof. Thierry Nlandu, Prof. Isidore Ndawel, Prof. Justin Okana,
Prof. Gerturde Ekombe, Mme Leonnie Kandolo, MM. Jonas Tshiombela, Franklin Mbokolo
et frère Julien Lukengu. Ces activistes sont reprochés de l’organisation des
marches pacifiques du 31 décembre 2017 et 21 janvier 2018 protestant contre
l’échec de la mise en œuvre de l’Accord politique du 31 décembre 2016, dit de
la Saint Sylvestre, qui était censé conduire le pays vers des élections
présidentielles, législatives et provinciales avant fin 2017.  

Ces marches étaient considérées comme interdites par les autorités. Suite à
l’émission du mandat d’amener, les huit membres du CLC sont entrés en
clandestinité par peur d’être arrêtés. Aucun n’a encore été notifié
formellement du mandat. 

Dans une conférence de presse donnée le 26 janvier 2018, le président Joseph
Kabila a tenu pour responsable les membres du CLC de la violence avec laquelle
les forces de l’ordre ont réprimé les manifestations.  

Certains médias pro-Kabila accusent les membres du CLC d’un « stratagème
criminel […] auquel ils exposent délibérément les manifestants ». 

Selon l’observatoire, plusieurs proches des huit membres du CLC ont perdu leur
emploi, depuis le début de la campagne de diffamation menée à l’encontre de
ceux-ci. De plus, les huit membres du CLC rapportent avoir fait l’objet d’actes
de surveillance par des personnes se déplaçant dans des véhicules sans plaques
minéralogiques. En outre, le CLC a dénoncé à plusieurs reprises les violations
des droits humains et libertés fondamentales en RDC, découlant en partie du
non-respect de l’Accord de la Saint Sylvestre.



Une tendance
quasi-systématique d’arrestation  

 L’Observatoire a documenté depuis 2017 une
tendance quasi-systématique d’arrestation, de criminalisation et de harcèlement
de la part des autorités congolaises envers les défenseurs des droits humains
participant aux manifestations demandant la mise en œuvre de l’Accord de la
Saint Sylvestre et/ou des membres de mouvements citoyens.  

Beaucoup ont été détenus pendant des semaines ou des mois dans des lieux tenus
secrets, sans que des chefs d’accusation n’aient été formulés à leur encontre
et sans accès à leurs familles ou à des avocats, regrette –t-il. Certaines
victimes ont affirmé à ce programme
conjoint de la FIDH et l’OMCT d avoir été maltraités ou torturés.  

Beaucoup ont été poursuivis en justice sur la base de chefs d’accusation
fabriqués de toutes pièces ».





Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une
élection sera NULLE.



 



L’élection est un processus complexe, une machine
aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne
impeccablement pour que l’élection puisse être valable.



Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé,
cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles.
Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:



 



1 – Le corps électoral doit être correctement connu
et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce
recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections
.



2 – L’organisation pratique et matérielle des
élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est
actuellement un point d’achoppement en RDC.



3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais
élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition
indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle
et qui s’engage à ne pas être candidate.



4 – La certification des résultats doit être
confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.



5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de
vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes,
soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des
observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations
électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance
particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission
des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de «
gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).



6 – Les élections doivent être organisées par ordre
d’importance croissante : régionales et
locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en
fin de parcours.



7 – Là où, comme en RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il
ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour
déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les
responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité
électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il
aurait dû y avoir une protestation
générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait
accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.



 



Il est indispensable que TOUTES ces conditions
soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures
telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à
l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a
jusqu’ici été respectée.



L’on pourrait ajouter une huitième condition aux
sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté
internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des
pays africains eux-mêmes.





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CongoForum, le mardi 13 février 2018



 







 





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