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14-03-18/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI (CongoForum)

Plusieurs QG politiques sont en préparation pour les prochaines élections. Et les journaux parus à Kinshasa en ce mercredi 14 mars 2018 reviennent largement sur cette fièvre électorale qui gagne aussi bien le camp présidentiel que l’opposition politique. L’annonce de la date du congrès de l’UDPS figure parmi les sujets commentés par les journaux parus mercredi 14 mars à Kinshasa.


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UDPS

Le Phare titre  «30 - 31 mars 2018 : Congrès extraordinaire de l’UDPS».  
« Initialement annoncé pour les 26 et 27 février 2018 mais décalé à cause de la marche pacifique des laïcs catholiques fixée au dimanche 25 février, le Congrès Extraordinaire de l’UDPS va finalement se tenir du 30 au 31 mars. La confirmation est venue du Secrétaire général Jean-Marc Kabund en personne, à l’occasion du point de presse qu’il a animé hier mardi 13 mars au siège du parti, dans la commune de Limete, en présence de plusieurs cadres et militants.  
Ce forum, a-t-il rappelé dans la décision portant sur sa convocation, aura un seul point à son ordre du jour : l’élection du successeur d’Etienne Tshisekedi à la présidence du parti. C’est le lieu de signaler que les frais d’organisation ont été réunis grâce aux contributions des cadres et combattants tant de l’intérieur que de l’extérieur. 
S’agissant de la course à la présidence, les critères d’éligibilité se présentent comme suit: Être de nationalité congolaise ; détenir une carte de membre ; être membre effectif de l’UDPS depuis au moins 20 ans ; être détenteur d’un titre académique équivalent au moins au graduat ou justifier d’une expérience avérée au sein des organes du parti ; être en règle de cotisation depuis 2011 ; être de bonne moralité ; faire preuve de constance politique au sein du parti ; n’avoir jamais été sanctionné par les instances du parti pour vagabondage politique ; avoir un domicile connu en RDC ; etc. 
On signale qu’un candidat s’est déjà déclaré officiellement : il s’agit de Félix Tshisekedi, Secrétaire général Adjoint chargé des Relations extérieures. Démocrate, il a fait savoir qu’il était prêt à se soumettre à un débat contradictoire contre d’autres prétendants au poste. L’enjeu de ce Congrès est de mettre fin à la polémique qui commençait à prendre corps au sujet de la direction du parti et aussi à la confusion entretenue autour des ailes dissidentes qui rêvaient de déstabiliser la « maison-mère ».

DECISION N° 01/UDPS/PP/2018 DU 13 MARS 2018 PORTANT CONVOCATION DU CONGRES EXTRAORDINAIRE DE L’UNION POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES SOCIAL/TSHISEKEDI

Le Secrétaire Général faisant intérim du Président du Parti,  
Vu les statuts du Parti tels que modifiés et corrigés en date du 25 janvier 2013, spécialement en leur article 26 ; 
Vu la décision n° 003/UDPS/PP/16 du 8 Août 2016 portant nomination du Secrétaire Général du Parti ;  
Vu la décision n°01/UDPS/PP/17 du 15 novembre 2017 portant création de la Commission Technique Préparatoire du Congrès Extraordinaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social ; 
Vu la décision n° 02/UDPS/PP/17 du 17 novembre 2017 portant désignation des membres de la Commission Technique Préparatoire du Congrès Extraordinaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social ;  
Vu le rapport final de la Commission Technique Préparatoire du Congrès Extraordinaire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social ;  
Considérant qu’il y a lieu de convoquer le Congrès Extraordinaire en vue de l’élection du nouveau Président du Parti pour combler le vide laissé par feu Président Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA ;  
Vu l’urgence et la nécessité ;  
Décide :  
Article 1. Il est convoqué à Kinshasa, du 30 au 31 mars 2018, le Congrès Extraordinaire électif du Président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS/TSHISEKEDI Article 2. La Commission Préparatoire du Congrès Extraordinaire du Parti est chargé de l’exécution de la présente décision. 
Article 3. La présente décision entre en vigueur à la date de sa signature.  
Ainsi fait à Kinshasa, le 13 mars 2018 
(s) Jean Marc KABUND -A- KABUND, Secrétaire Général faisant intérim du Président du Parti »

Le coût de ces assises est évalué à environ 160 000 USD, précise pour sa part Le Potentiel, avant de faire savoir que plus de six cents délégués venus des différentes fédérations de l’UDPS à travers le pays et de la diaspora ainsi qu’une centaine d’invités prendront part à ce forum. Et la personne qui devra succéder au « Sphinx de Limete » devra avoir la nationalité congolaise, être actif dans le parti, détenir au moins un diplôme de graduat et avoir évolué pendant 20 ans révolus au sein du parti, détaille le tabloïd.

« Congrès confirmé du 30 au 31 mars 2018. Udps: vers l’intronisation de Félix Tshisekedi ! » », s’exclame La Prospérité, qui assure que le congrès va, cette fois-ci, se concrétiser. «Du 30 au 31 mars 2018, deux jours durant, les cadres et combattants de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social vont réfléchir sur l’après-Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé le 1er février 2017, à la Clinique Sainte Elisabeth de Bruxelles », précise ce journal. L’agenda de ces assises, poursuit-il, s’articulera essentiellement sur deux points, à savoir : comment aborder les échéances électorales, telles fixées au 23 décembre 2018 et avec quels candidats ? Puis, il sera également question de pourvoir à la succession d’Etienne Tshisekedi pour la suite de la lutte jusqu’à la conquête du pouvoir d’Etat à l’aune des prochaines élections. 
De l’avis de La Prospérité cependant, ce congrès ne vise qu’à introniser Felix Tshisekedi à la tête de ce parti, lui qui s’est autoproclamé candidat. Le quotidien appelle le futur leader de l’UDPS à entrer en contact avec d’autres candidats de l’opposition pour designer par consensus un candidat commun qui affrontera le dauphin que désignera, certainement, Joseph Kabila.  

Un appel qui semble déjà trouver un écho dans les oreilles du concerné. A en croire Cas-info.ca, le président de l’UNC Vital Kamerhe a reçu dans la soirée du mardi 13 mars le président du Rassemblement/Limete Félix Tshisekedi pour parler des enjeux électoraux et de l’alignement des objectifs communs. Au terme de cette rencontre, M. Kamerhe a salué «le pragmatisme et l’humilité du Président Félix A. Tshisekedi», rapporte le media en ligne.

Autres sujets électoraux

« Allons-nous alors assister à une alliance PALU-MLC-UNC et UDPS ? », s’interroge pour sa part L’Avenir qui renseigne que bien avant cette rencontre, le président de l’UNC avait échangé avec une délégation du PALU et du MLC dans la matinée.  
Ces échanges visaient en effet à voir la possibilité de former une plateforme électorale commune qui doit gagner aux prochains scrutins, avaient expliqué à la presse les autorités du PALU, écrit ce quotidien. 

AfricaNews, pour sa part, reparle du nouveau front au sein de certains partis d’opposition et en fait son grand titre : « Nouvelles du front PALU-MLC-UNC : Les raisons d’une alliance ».  
Ce trihebdomadaire rapproche deux interviews croisées de Vital Kamerhe et Adolphe Muzito qui s’expriment sur la possibilité de faire bloc avec le parti de Jean-Pierre Bemba et gagner ensemble les élections du 23 décembre.

Et pendant ce temps, le Premier ministre Bruno Tshibala, désavoué par des partis membres du Rassemblement/Kasa-Vubu pour «comportement indigne à la Primature», annonce sa propre plateforme politique, en dehors du Rassemblement/KasaVubu, lit-on dans les colonnes du journal Le Soft International.  
Dénommée Alliance pour le Congo, cette plateforme combattra sur le terrain pour remporter les prochaines élections, a indiqué Me Tshibangu Kalala, son ministre délégué, rapporte Le Soft International.

Du côté du parti au pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary, récemment désigné Secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a désormais six adjoints, renseigne de son coté Forum des As.  
Il s’agit de Fernand Kambere, Lucain Kasongo, Willy Bakonga, Willy Ngopos, Mme Jacky Penge et Béatrice Lomea, précise le quotidien, expliquant qu’à travers cette nouvelle mise en place, le PPRD se prépare à l’ultime combat pour la conservation démocratique du pouvoir.

Forum des as reste également dans ces préparatifs du scrutin de décembre et titre à sa Une : « Après l’étude d’opinions du GEC, voici le sondage de Les Points : Muzito s’interpose entre Fatshi et Katumbi ». A en juger par l’amorce de grandes manœuvres politiques, le pays s’engage résolument dans la dernière ligne droite qui mène vers les élections, fait remarquer ce quotidien. Tout en rappelant la place qu’occupe actuellement l’autre présidentiable, Adolphe Muzito, dans le récent sondage.  
« En janvier dernier, note FdA, un sondage signé Groupe d’études sur le Congo (GEC) donnait en termes d’intentions de vote dans l’ordre Katumbi, Tshisekedi et Muzito. Une étude d’opinion qui a fait grand bruit. Voilà qu’un autre sondage, réalisé deux mois après, par la maison Les Points remet sur le tapis le même trio, mais dans un ordre différent. Selon cette étude d’opinion, Félix-Antoine Tshisekedi arriverait en tête avec 16, 3%, suivi d’Adolphe Muzito qui serait crédité de 10,4% et Moïse Katumbi talonnerait le haut cadre du Palu avec 9,7%. »  
Et FdA pense que l’un des enseignements de ce sondage, ce que par rapport à la photographie de l’instant prise en janvier par GEC, les trois premiers demeurent les mêmes. Ce qui, de l’avis de certains spécialistes des études d’opinion, accréditerait la thèse d’une dynamique électorale.

Un sondage qui pousse le trihebdomadaire Congo Nouveau à titrer : « Intention de vote à la présidentielle 2018 : Adolphe Muzito peut surprendre ! ». Le journal constate la domination de la question politique dans ce premier trimestre de l’année et souligne la montée de l’ancien Premier ministre dans les sondages, notamment dans le sondage Les Points.

Restant dans la fièvre électorale, Le Potentiel titre en manchette : « Les 4 piliers du projet de société de Moïse Katumbi ».  
Ce journal résume le programme politique de Moïse Katumbi en épinglant quatre piliers majeurs, à savoir la consolidation de l’Etat, de la démocratie et la paix dans notre pays ; la relance de la croissance, la diversification de l’économie et la création d’emplois ; la valorisation du capital humain et la promotion d’une politique de prospérité partagée ; l’environnement, le développement durable et la question de la gestion du changement climatique.

Au-delà des alliances qui se font et se défont au sein de l’opposition, L’Avenir pointe sur le parti présidentiel et titre: « Secrétariat permanent du PPRD : Ramazani Shadary s’entoure d’une équipe de choc ».  
Nommé secrétaire permanent du PPRD, Emmanuel Ramazani Shadary a reçu de l’initiateur du parti la mission de gagner les élections à tous les niveaux, rapporte L’Avenir. Dans le cadre de la restructuration du parti, écrit ce journal, élan imprimé par son initiateur, le président Joseph Kabila Kabange, le secrétaire permanent du parti a annoncé officiellement le mardi 13 mars 2018 les noms de ses 6 adjoints désignés par l’initiateur du parti. Il s’agit de Willy Bakonga, Béatrice Lomea, Lucain Kasongo, Willy Ngopos, Ferdinand Kambere et Jacky Penge.

Ce même sujet est évoqué par La Tempête des Tropiques sous le titre « Pour faire face aux enjeux politiques de l’heure, PPRD: l’équipe Shadary affiche complet » 
« Six secrétaires permanents adjoints parmi lesquels deux femmes ont été désignés hier mardi  
Les différents états-majors politiques du pays sont déjà en ébullition à l’approche des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales que la République Démocratique du Congo doit organiser le 23 décembre de l’année en cours. 
Pour preuve, outre les alliances auxquelles on assiste çà et là, le secrétariat permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), principal parti de la Majorité présidentielle, affiche complet depuis hier mardi, avec la désignation des secrétaires permanents adjoints qui devront travailler aux côtés du secrétaire permanent Emmanuel Ramazani Shadary dont le dynamisme n’est plus à démontrer.  
Cette équipe que l’on présente sur l’avenue Pumbu à Kinshasa-Gombe comme un gouvernement de combat avec lequel le Vice-premier ministre honoraire Ramazani Shadary aura à travailler en vue de gagner les élections à tous les niveaux (sic) comprend six personnes dont deux femmes. Les six secrétaires permanents adjoints désignés sont notamment Willy Bakonga, Béatrice Lomeya, Lucain Kasongo, Willy Ngopos, Ferdinand Kambere et Jacqueline Penge.  
Comme l’avait promis le secrétaire permanent Shadary après sa désignation par le Chef de l’Etat Joseph Kabila, initiateur et autorité morale du PPRD, les six secrétaires permanents adjoints représentent toutes les tendances géopolitiques du pays concernant le parti présidentiel.  
On apprend aussi que la direction de la ligue des femmes du parti pourrait être confiée à Mme Jeannine Mabunda, actuelle Conseillère du Chef de l’Etat en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d’enfants
 ».

Monusco

(Selon toute apparence, le pouvoir est en train de réussir une fois de plus à précipiter le pays vers des élections nulles, après lesquelles il proclamera le maintien au pouvoir « démocratique » de la même équipe, avec peut-être quelques permutations de rôles. Le risque de voir le pays se précipiter vers le chaos sanglant d’une guerre civile s’accroît donc gravement. E qui rend cruciale la présence de lla Monusco. NdlR)

 Dans ce contexte, La Tempête des Tropiques titre «  Alors que les populations du Congo profond souhaitent le renouvellement du mandat de la MONUSCO : Kinshasa rame à contre-courant ! »   
« Le peuple congolais dans sa majorité, en désaccord avec les gouvernants à ce sujet, exige la prolongation et la consolidation de la mission onusienne.  
Très émus chaque fois que les médias rapportent les atrocités et autres calamités naturelles qui affectent au quotidien les populations de la République démocratique du Congo, les Etats du monde libre à travers leurs délégations mènent de laborieuses consultations au siège des Nations Unies, à New York, autour de la problématique du renouvellement du mandat actuel de la MONUSCO qui arrivera à son terme le 31 mars 2018.  
Il y a lieu de rappeler ici que la MONUSCO avait vu le jour à l’heureuse initiative du Conseil de Sécurité des Nations Unies suite à l’aggravation de la situation politique et sociale de la République démocratique du Congo caractérisée notamment par des conflits armés récurrents et des déplacements importantes des populations dont les poids en termes de besoins est nettement au-dessus des moyens dont dispose le gouvernement du pays ! D’après des témoignages recueillis auprès de plusieurs femmes du Congo profond venues à Kinshasa à l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, la MONUSCO en tant que structure de stabilisation a réussi à recréer petit à petit l’élément « CONFIANCE » qui manquait cruellement aux populations locales pour demeurer dans leur milieu habituel de vie en attendant le rétablissement de la paix qui tarde encore à revenir. Mieux vaut « un peu » que « rien du tout », concluent les femmes rencontrées.

Une nécessité vitale !  
Pendant que les consultations se poursuivent à New-York dans le cadre du renouvellement du mandat actuel de la MONUSCO, le gouvernement de Kinshasa quant à lui rame à contre-courant en plaidant pour le retrait pur et simple des troupes de la MONUSCO qu’il considère à tort comme une puissance d’occupation en violation flagrante de l’indépendance et de la souveraineté du pays !  
Le peuple congolais dans sa majorité, manifestement en désaccord avec une telle démarche, exige, quant à lui, la prolongation et la consolidation du mandat de la MONUSCO qui sera amenée à veiller sur le déroulement sans failles des élections, la mise en place des institutions issues de ces élections et sur le décollage effectif d’un gouvernement pleinement responsable et au-dessus de tout soupçon !  
Pour les Congolais, particulièrement ceux du Congo profond, la MONUSCO est devenue une nécessité vitale pour les populations des zones à libérer des groupes armés, des mines anti-personnel, des organisations criminelles incontrôlées qui écument les régimes rurales qui font vivre les villes des produits de leurs durs labeurs, etc. Les forces agissantes de la communauté internationale intéressées à la noble cause du peuple congolais sont donc averties et doivent s’impliquer pour le renouvellement et le renforcement du mandat de la MONUSCO ».

 

Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une élection sera NULLE.

 

L’élection est un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable.

Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:

 

1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections .

2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.

3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.

4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.

5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).

6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin de parcours.

7 – Là où, comme en RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.

 

Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.

L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes.

© CongoForum, le mercredi 14 mars 2018

 


 

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