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15/05/18/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MARDI (CongoForum)

Les journaux parus à Kinshasa en ce mardi 15 mai 2018 annoncent quelques nominations et font état de la répression des manifs d’étudiants de l’Ista. Ils abordent surtout abondamment le débat suscité par la publication des listes des partis et regroupements politiques ainsi que la recrudescence des enlèvements d’individus dans certains coins du pays, notamment à Kinshasa et les mesures prises par le ministère de l’Intérieur pour mettre fin à ce fléau. Mais la presse fait état d’une 15/05/2018/ nouvelle bien plus apocalyptique : Kinshasa pourrait être menacée par le virus Ebola


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Ebola, »un mal qui répand la terreur

La Tempête des Tropiques s’écrie « Ebola: la ville de Kinshasa sous menace ! » 
« La nouvelle épidémie s’étant déclarée non loin de Mbandaka, dans l’ex-Equateur, le danger pourrait venir des ports de la capitale qui accueillent plusieurs embarcations en provenance de cette région du pays.  
L’épidémie d’Ebola sévit à nouveau en République Démocratique du Congo, précisément à Bikoro dans la province de l’Equateur à 125 Km de la ville de Mbandaka, où cette grave maladie a déjà fait 17 morts sur environ 25 cas recensés dans cette région du pays.
La résurgence de l’épidémie à l’Equateur suscite des inquiétudes à Kinshasa, la capitale, quand on sait que plusieurs embarcations exploitent le bief navigable du fleuve Congo pour le transport des personnes et des marchandises.  
Une activité très lucrative, si l’on en juge par le nombre de ports fonctionnant le long du fleuve et la masse de personnes habitant Kinshasa et qui se rendent chaque jour dans ces différents ports pour y exercer leurs commerces ou acheter des produits agricoles et de pêche en provenance de la province démembrée de l’ex-Equateur ou de l’ancienne province Orientale.  
Il suffit de faire un tour dans les nombreux ports privés qui longent l’avenue Poids Lourd, à Kingabwa, pour se rendre compte de la densité du trafic commercial qui s’y exerce et de l’afflux des personnes qui s’y rendent presque chaque jour. En effet, plusieurs baleinières en provenance de Mbandaka, de l’ex-Bandundu, et des bateaux venant de l’ex-Province Orientale acheminent à Kinshasa non seulement diverses marchandises, mais aussi de nombreux passagers.  
D’où la nécessité de renforcer les contrôles sanitaires dans ces ports à partir de Maluku jusqu’au chantier naval de Ndolo, afin d’éviter une éventuelle expansion de l’épidémie jusqu’à Kinshasa. Seul le renforcement de la surveillance dans ces ports permettra d’éviter la propagation de l’épidémie dans la capitale où les conséquences seraient dramatiques en cas de contamination. C’est dans ce cadre que des éléments de la Croix-Rouge, avec des moyens de bord, seraient déjà à pied d’œuvre dans les communes urbano-rurales de Maluku et de la N’sele, porte d’entrée à Kinshasa.  
Ce travail de longue haleine devrait être soutenu par les autorités de la capitale, notamment le ministère de la Santé et le Gouverneur de la ville province de Kinshasa, lorsqu’on sait que plusieurs embarcations viennent chaque semaine de l’Equateur, des affluents du fleuve Congo pour approvisionner la capitale en produits agricoles et de pêche. Avec une mobilité très limitée, le travail des éléments de la Croix Rouge s’annonce très difficile et risque de ne pas être efficace. D’où l’urgence et la nécessité de l’implication des autorités compétentes dans cette mission. Car, dit-on, mieux vaut prévenir que guérir.

S/T OMS vient en appui  
L’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement dans le pays, ne laisse pas indifférente l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Son Directeur général, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, séjourne depuis samedi dernier à Kinshasa avec une forte délégation à sa suite.  
Son déplacement consiste certainement à palper du doigt l’ampleur de cette nouvelle épidémie de fièvre hémorragie Ebola qui s’est déclarée à Bikoro, considéré comme l’épicentre. L’OMS aurait promis de débloquer un million de dollars américains pour stopper la propagation du virus, alors que le gouvernement congolais et ses partenaires travailleraient afin d’apporter une réponse face à cette épidémie.  
Notons que la fièvre hémorragique Ebola est apparue pour la première fois dans l’ex-Zaïre (actuelle RDC) en 1976. La maladie vient d’un virus qui se transmet par contact physique avec des liquides corporels infectés. Le gibier de brousse est considéré comme un vecteur potentiel. Il s’agit de la neuvième épidémie d’Ebola sur le territoire du pays.  
La dernière épidémie en RDC remonte en 2017 toujours dans la province de l’Equateur. Elle avait fait officiellement quatre morts puisqu’elle avait été vite circonscrite. Mais cette fois-ci le nombre de personnes décédées est élevé alors que le pays a déjà une expérience dans la gestion de l’épidémie 
».

(Les beaux résultats obtenus en RDC lors des précédentes épidémies sont indéniablement dus à la compétence des médecins et du personnel soignant congolais. Mais ils sont dus aussi à un coup de chance : l’Ebola n’a éclaté que dans de petites localités très isolées, pour ne pas dire totalement enclavées, ce qui limitait beaucoup les possibilités de contagion et facilitait grandement l’isolement des malades. Dans une très grande ville, les conditions seraient beaucoup plus favorables au fléau et ce serait une hécatombe ! NdlR)

Adiac-Congo titre « Lutte contre Ebola : des laboratoires mobiles installés à Bikoro ».
« La riposte s’organise dans la zone de santé de la localité, dans la province de l'Equateur, l’épicentre de la neuvième épidémie qui a été déclarée depuis le 8 mai par le ministre de la Santé publique, le Dr Oly Ilunga. 
Des stratégies de coordination des interventions sont mises en place par le gouvernement, à travers le ministère de la Santé publique avec l’appui des partenaires dont l’Unicef et l’OMS, afin d'arrêter la propagation de l'épidémie d'Ebola à travers la province de l'Equateur. Des équipements et autres matériels ont été expédiés sur place à Bikoro. Depuis le 12 mai, des laboratoires mobiles ont été installés. Ce qui offre la possibilité de faire sur place des analyses sur des cas suspects. Des sources proches du ministère de la Santé publique indiquent que grâce à ces laboratoires mobiles, douze premiers échantillons sont en train d’être analysés et les résultats seront rendus publics d'ici peu.

Le ministre de la santé et une forte délégation de l’OMS sur terrain 
Le même jour, le ministre Oly Ilunga, accompagné d’une forte délégation de l’OMS et d’autres experts, s’est rendu à Bikoro pour un double objectif : évaluer la menace actuelle de l'épidémie et renforcer en matériels de travail et autres équipements les équipes sur le terrain.  
Au cours de ses différentes rencontres avec des acteurs impliqués dans la lutte contre cette épidémie à Bikoro et Iboko, le ministre de la Santé a exhorté les équipes sur le terrain à doubler d'efforts dans la prévention et aux autorités locales, il leur a demandé de "s'approprier toutes les mesures d'hygiène afin de limiter la propagation de la maladie".
Le 13 mai, le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom, la directrice régionale de l’OMS Afrique, le Dr Matshidiso Moeti, et le directeur des programmes d’Urgences de l’OMS, le Dr Peter Salama, ont foulé pour la première fois le sol de Bikoro en vue de se rendre compte de l’organisation de la riposte contre cette grave maladie. La résurgence de cette épidémie préoccupe au plus haut point le gouvernement congolais et l’OMS. « Nous sommes très préoccupés et nous nous préparons à tous les scénarios, y compris au pire des scénarios », avait déclaré Peter Salama, lors d’un point de presse tenu dernièrement à Genève. 
Dans le but d’enrayer la propagation du virus Ébola dans les provinces et pays voisins de la RDC, l’OMS va débloquer un million de dollars américains de son Fonds de contingence pour les situations d’urgence afin de soutenir les activités d’intervention au cours des trois prochains mois. Le directeur général de cette institution a été reçu, en effet, par le chef de l’État avec qui ils ont parlé de la situation de cette épidémie et de l’appui de l’OMS .
Pour sa part, le Dr Matshidiso Moeti a annoncé que quatre mille doses de vaccin pour lutter contre l’épidémie d’Ébola sont déjà disponibles. « Nous sommes actuellement en train de travailler là-dessus. quatre mille doses ont été obtenues. Nous travaillons sur le déploiement des matériels, notamment la chaîne de froid qui pourra être déployée d’ici à demain. Le début de la vaccination dépendra du déploiement des matériels, nous y travaillons. C’est dans nos priorités », a-t-elle déclaré
 ».

Nominations

« Le président de la République, Joseph Kabila Kabange, a signé lundi 14 mai à Kinshasa, une série d’ordonnances portant nomination des ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de la RDC dans certains pays amis de la RDC », annonce le Bulletin de l’ACP  
Aux termes de ces ordonnances, poursuit ce média officiel, MM Didier Kazadi Nyembwe et Fidèle Kakase Sambasi sont respectivement nommés ambassadeurs de la RDC en Angola et en Italie.

Le président Joseph Kabila a signé deux autres ordonnances le même jour, portant nomination des membres de la Cour constitutionnelle, du gouverneur et du vice-gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), ajoute Forum des As.  
Pour ce quotidien, Norbert Nkulu Kilombo, Jean Ubulu Pungu et François Bokona Wipa ont été nommés membres de la Cour constitutionnelle. Les trois nouveaux juges viennent ainsi combler les sièges à pourvoir au sein de la Haute Cour, après le décès dimanche 8 avril dernier de Kalonda Kele Oma Yvon, et la démission de Jean-Louis Esambo et Banyaku Luape, un jour après la mort de leur collègue.

Capsud.net pense à ce sujet que la constitution de la République a été violée. Dans son analyse, ce média se remémore du décès d’un membre de la Haute Cour, il y a un peu plus d’un mois et de deux autres qui ont démissionné par la suite. Depuis lors, une controverse s’était ensuite installée pour le remplacement de ces trois membres comme le prévoit la constitution. Car, la cour constituée il y a trois ans devrait connaitre son premier renouvellement. Et ce, après un tirage au sort devant désigner les juges à retirer.  
Annoncé pour le lundi 9 avril 2018, ce tirage au sort n’a jamais eu lieu. En lieu et place de cette procédure constitutionnelle, on assiste à la nomination des trois autres membres, se désole Capsud.net.

Concernant la Banque centrale du Congo (BCC), Zoom-eco.net indique que le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange a reconduit le gouverneur de la BCC, Deogracias Mutombo pour un nouveau mandat de cinq ans. Il sera secondé de Jules Bondombe Asango, nommé vice-gouverneur.  
Le dimanche 13 mai, ce média en ligne annonçait, que l’actuel gouverneur était en ordre utile pour être reconduit à son poste pour un mandat de cinq ans.

Des manifestations à l’ISTA

Des étudiants de l’Institut supérieur des techniques appliquées(ISTA/Ndolo) ont encore manifesté le lundi 14 mai 2018 aux abords de leur site universitaire, fait observer Times.cd. Ces étudiants ont incendié des pneus sur la chaussée. Ils ont aussi barricadé des routes.  
La principale revendication des « Mushetumen » [appellation des étudiants de cet établissement universitaire], demeure la révision à la baisse des prix du transport public. Les étudiants ont catégoriquement rejeté la double proposition du gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta et celle du ministre de l’ESU, Steve Mbikayi, de produire des cartes d’étudiant spécialement pour eux, afin que leur soit appliqué l’ancien tarif de 500 francs congolais, explique le média, qui dit avoir récolté quelques témoignages sur le campus.

Actualité.cd, pour sa part, donne le bilan de ces manifestations : 14 jeunes interpellés et 7 machettes saisies, selon la police.  
« Ils passeront la nuit au commissariat. Ils doivent prouver qu’ils sont étudiants parce que nous avons saisi sept machettes pendant l’interpellation », a dit le général Sylvano Kasongo, chef de la police à Kinshasa.

Controverse sur la liste de partis politiques

« 599 partis et 77 regroupements politiques sont autorisés à fonctionner en République démocratique du Congo. Comme on s’y attendait, la Majorité Présidentielle, famille politique de ce membre du gouvernement, a sanctionné l’Opposition radicale », commente Le Phare.  
Pour ce média, l’opposition radicale représentée par Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi, Pierre Lumbi, Gabriel Kyungu, Gilbert Kiakwama, Martin Fayulu, Delly Sesanga, Olivier Kamitatu, José Endundo, Christophe Lutundula, Franck Diongo, Jean Claude Muyambo, Eugène Diomi, Yezu Kitenge et autres Mwenze Kongolo… est particulièrement diabolisée pour avoir refusé d’adhérer au schéma de la violation de l’Accord du 31 décembre 2016.

«Liste des partis et regroupements politiques : le règne de l’arbitraire », signale pour sa part Le Potentiel. Ce dernier rapporte d’abord : « 599 partis et 77 regroupements politiques. C’est la liste que le journal officiel a daigné rendre publique le 30 avril 2018 », après considère-t-il, « un suspens inutile ».  
Car, explique ensuite Le Potentiel, la liste publiée, au lieu de s’inscrire dans la voie de la décrispation politique, a pour but de jeter de l’huile au feu en formalisant le dédoublement des partis politiques tout en excluant du jeu électoral les formations qui ne sont pas du goût de la MP.  
C'est le règne de l’arbitraire, renchérit Le Potentiel, qui pense que c’est une liste qui traduit sur toute la ligne les visées politiques de la MP soucieuse de semer la zizanie au sein de la classe politique pour atteindre ses objectifs. Le souhait de la décrispation par la fin du dédoublement des partis politiques, tel que repris dans l’Accord du 31 décembre 2016 a été superbement ignoré.  
En réalité, Bruno Tshibala, le Premier ministre, et la majorité au pouvoir, ont réussi à prendre le CNSA et son président à contrepied, commente le tabloïd, qui ajoute que Tshibala et la MP ont assené un coup à Olenghankoy, qui ne manquera pas d’influer négativement sur sa stature de président du CNSA. La liste du 30 avril 2018 est la preuve que, dans les rangs du pouvoir, le CNSA n’est qu’une coquille vide, sans poids évident sur l’échiquier politique national.  
« Avec cette liste, c’est la MP qui est parvenue à dicter sa loi. Qu’importe ! C’est elle le pouvoir, c’est elle la justice, c’est elle le dernier recours, c’est elle qui reflète la volonté de Dieu le Père. La MP n’a cure des recommandations du CNSA et de la justice, lesquels sont obligés de faire profil bas. La loi du plus fort, incarnée par la MP, a triomphé, consacrant sans contestée règne de l’arbitraire », conclut Le Potentiel.

La Tempête des Tropiques titre « Reconnaissant des incohérences et contradictions, Liste des partis publiée par Mova : Olenghankoy appelle au calme »  
« Deux jours après la publication au Journal Officiel de la liste de regroupements et partis politiques par le Vice –premier et ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Mova Sakanyi, le Conseil National de Suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 et du Processus électoral(CNSA) s’est réuni hier lundi 14 Mai 2018 dans une séance extraordinaire autour de son président, Joseph Olenghankoy, pour prendre connaissance de ladite liste. A l’issue de cette réunion, le CNSA a promis de s’impliquer en vue de rechercher les corrections nécessaires.
Dans un communiqué signé Valentin Vangu, Rapporteur de cette institution de contrôle et de suivi de recommandations du Compromis politique du centre interdiocésain, le CNSA dit constater aussi des incohérences et contradictions dans la liste de regroupements et partis politiques publiée par Mova au Journal Officiel.  
Le Conseil National de Suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 et du Processus électoral regrette que la liste de Mova soit contraire aux recommandations formulées par lui il y a deux mois et à l’esprit de l’Accord du 31 décembre 2016. L’institution exhorte les partis et regroupements politiques concernés ainsi que la population congolaise au calme. 
Les parties prenantes aux pourparlers du centre interdiocésain s’étaient convenues à mettre sur pied le Cnsa en vue d’assurer le suivi du chronogramme de la mise en œuvre de l’Accord et du processus électoral, assurer le règlement d’éventuelles divergences nées de l’interprétations de l’Accord entre les parties prenantes et concilier leurs points de vue.
Les partis et regroupements lésés attendent désormais du CNSA son implication pour corriger les erreurs constatées, en vue des élections apaisées. Et pour cela, les promesses devront être suivies d’actes concrets
 ».

« Polémique sur la liste de partis et Regroupements Politiques. RDC : le CNSA appelle au calme et promet des corrections ! », s’exclame La Prospérité.  
Dans un Communiqué, le CNSA, sous la bannière de Joseph Olenghankoy se dit conscient de ses responsabilités. Il s’engage à rechercher des voies et moyens pour y apporter toutes les corrections nécessaires, écrit notre confrère.  
Même si, ajoute La Prospérité, dans le cas d’espèce, il n’indique pas en combien de temps, ces corrections-là seront introduites, il n’en demeure pas moins utile de rappeler qu’à quelques jours de l’appel à candidatures, tout retard compromettrait les chances de réussite, pour les partis et regroupements politiques qui en auront eu, par le fait même, subi un préjudice.

Forum des As, toujours à ce sujet, titre « Liste des partis politiques : le CNSA fustige les incohérences et contradictions ».  
Il note clairement que « La publication de la liste des partis et regroupements politiques en vue des élections du 23 décembre 2018 ne trouve pas un écho favorable au Conseil national de suivi de l’Accord (CNSA) ». 
Au cours d’une séance plénière extraordinaire, Joseph Olenghankoy, président de cette institution, et ses pairs considèrent tout simplement que la liste déposée par le ministère de l’Intérieur et publiée dans le Journal officiel, contient plusieurs incohérences et contradictions, écrit FdA. 
Ce journal, dans un autre article intitulé : « Le nombre astronomique de formations politiques valide le seuil de représentativité », soutient  que, au demeurant, le seuil de représentativité offre également un mérite, non des moindres, celui d’assainir le paysage politique. Car, seuls les grands partis politiques survivront aux élections du 23 décembre prochain. Ce qui, in fine, pourrait permettre à l’Etat, de financer les partis politiques, tel que le prévoit la constitution du 18 février 2006. Sinon, dans le contexte actuel, on se demande où l’Etat congolais trouverait-il des moyens nécessaires pour financer 599 partis et 77 regroupements politiques.

Et enfin, il faut citer cet article de L’Avenir intitulé : « Incohérences et contradictions contenues dans la liste des partis et regroupements politiques: Le CNSA appelle au calme ». 
Il s’interroge : « Maintenant que le CNSA appelle au calme, sera-t-il écouté, au moment où il est constaté une certaine surchauffe au niveau des plates-formes défavorisées ? Quelle assurance, le CNSA lui-même écouté, au moment où le travail fait avec l’implication d’experts du ministère de l’Intérieur et Sécurité n’a pas été pris en compte ? ».

Insécurité

Au sujet de la série d’actes d’enlèvements à travers le pays, L’Avenir titre« Kidnapping à Kinshasa: la police lance une opération pour dissuader les criminels ».  
Citant Actualite.cd, il rapporte : « La Police Nationale Congolaise (PNC) a annoncé ce lundi 14 mai le début d’une "vaste opération" de fouilles et contrôle des véhicules communément appelés « Ketch » entre 16 et 21 heures à Kinshasa ».

Forum des As, certainement pour avoir failli en être victime, aligne au total trois articles sur ce thème.

Le premier est intitulé : « Kidnaping à Kinshasa : Henri Mova instaure bientôt le contrôle des voitures "ketch" ».  
Il indique la mise sur pied d’un chronogramme d’actions concrètes, avant de poursuivre que « Cette mesure, qui intervient au lendemain de la réunion stratégique qu’ont tenue les chefs des services de sécurité de Kinshasa, à l’initiative du Vice-Premier ministre Henri Mova, a permis aux participants d’analyser les modes opératoires de ces brigands armés qui terrorisent la population. C’est au cours de cette rencontre qu’a été levée l’option de lancer, dès ce lundi, le contrôle des véhicules "ketch" qui assurent le transport en commun à Kinshasa ».

Dans le deuxième article qui porte le titre : « Qui a enlevé et libéré les deux touristes britanniques ans le Parc des Virunga ? », FdA rappelle que « Deux touristes britanniques et un Congolais qui faisait office d’accompagnateur au Parc des Virunga ont recouvré leur liberté depuis le week-end. Après un enlèvement dont ils ont été victimes de la part des assaillants non encore identifiés ». 
Pour FdA, citant des sources onusiennes, « Ce sont les FDLR, les rebelles-Hutu rwandais qui s’illustraient par ces kidnappings dans le Parc des Virunga où ils exerçaient le commerce illégal du bois de chauffe, braise ou makala qui leur rapporte un revenu substantiel de 30 millions USD par an » 
Notre confrère accuse en outre : « Les Hutu congolais des "NYATURA" sont en train de pérenniser cette technique d’enlèvements prisés par les FDLR, là où les autres groupes armés locaux ne touchent jamais aux touristes étrangers ni aux hommes de Dieu ».

Et enfin, le 3ème article paraît sous le titre : « Deux journalistes de "Forum des As" échappent à une tentative d’enlèvement ».  
Stagiaires, ils ont échappé à une tentative d’enlèvement à Limete, dans la nuit du mercredi 9 mai dernier. La scène s’est déroulée précisément à la 12ème rue, au niveau du Quartier résidentiel.

 

 

Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une élection sera NULLE.

 

L’élection est un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable.

Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:

 

1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections .

2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.

3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.

4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.

5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).

6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin de parcours.

7 – Là où, comme en RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.

 

Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.

L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes.

© CongoForum, le mardi 15 mai 2018

 


 

 

 

 

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