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16/05/18/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI (CongoForum)

En ce mercredi 16 mai 2018, le principal sujet évoqué dans la presse parue à Kinshasa est un rapport de PJC (version congolaise de « Justice et Paix) sur les violences commises par les forces congolaises de l’ordre, dans le cadre de la répression des manifestations publiques Les journaux abordent aussi des sujets tels que l’entretien accordé par le Président de la République au Président du Comité international de la Croix rouge, la nomination de cadres à l’UDPS, les pannes de la machine à voter, ainsi que des mesures de la police contre l’insécurité dans la capitale. Enfin, on voit paraître les premiers articles de circonstance à propos de la journée de demain, 17 mai, anniversaire de la Libération de Kinshasa par l’AFDL.

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Rapport de la CENCO

Kinshasatimes.cd titre « Manifestations publiques. Un rapport de la CENCO charge la police et l’armée congolaises » 
La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a présenté, mardi 15 mai, son rapport sur le monitoring des « manifestations et réunions publiques » organisées en RDC entre décembre 2017 et mars 2018. Dans ce document, la structure Paix et Justice Congo (PJC) de la CENCO fait état de 15 manifestants tués par les forces de l’ordre dont 14 par balles et 1 par gaz lacrymogènes, renseigne Kinshasatimes.cd.  
« Au moins 226 cas de blessés dont au moins 50 cas par balles, parmi lesquels une femme éventrée et une autre a été atteint au niveau des seins. Au moins 2 cas par arme blanche, 40 cas par les éclats des grenades à gaz lacrymogènes et 134 autres cas de blessés pendant la dispersion », écrivent les prêtres catholiques dans ce rapport scruté par Kinshasatimes.cd  
A ces cas de tueries et de blessés, la PJC ajoute ceux de 396 interpellations des manifestants et des organisateurs par la police, les FARDC et autres service spécialisés sans compter « les extorsions des biens et d’argent par la PNC ; les actes de vandalisme caractérisés par la destruction des biens liturgiques et violations des lieux de culte. »

Le Phare, qui a lu le même rapport de la CENCO, s’étale sur les pistes de solutions préconisées afin d’avoir des élections apaisées.  
A la Commission électorale nationale indépendante (CENI), la CENCO suggère notamment « de publier ses mesures d’application de la Loi électorale afin que l’on en fasse large diffusion auprès des électeurs, et de redynamiser le cadre de concertation avec les partis politiques et les autres parties prenantes pour plus de transparence dans l’organisation des élections. » 
Au gouvernement de la RDC, elle propose entre autres de « remplir correctement leur rôle régalien en sécurisant les parties du pays aujourd’hui touchées par l’insécurité afin d’éviter un nouveau report des élections attendues le 23 décembre 2018, et de s’en tenir au respect de la liberté des Manifestations Publiques consacrée par la Constitution de la RD Congo, de prendre les mesures d’encadrement chaque fois qu’une manifestation est programmée et de se réserver d’entreprendre tout acte contraire. »

En dehors du rapport de la CENCO, Le Potentiel analyse pour sa part la situation globale de la RDC : tueries en série en Ituri, massacres des civils à Beni-Butembo, enlèvements à Kinshasa, braquage à Lubumbashi, incursion des braconniers dans le parc national de Virunga, la liste n’est pas exhaustive.  
Pour ce quotidien, tous ces événements entretiennent une crise de confiance entre le pouvoir et la population. Il interpelle la majorité au pouvoir à « travailler dans l’urgence, en posant des actes qui rassurent. »

La Tempête des Tropiques titre « Pour éviter un nouveau report des élections : La CENCO demande au Gouvernement de sécuriser le pays »  
« Cette structure de l’Eglise catholique a également recommandé à l’Exécutif national de respecter la liberté des manifestations publiques, d’instruire la Police Nationale Congolaise de respecter les droits de l’homme, d’installer les cours et tribunaux dans les nouvelles provinces… 
La Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a recommandé au Gouvernement de la République et aux autres autorités publiques compétentes de remplir correctement leur rôle régalien en sécurisant les parties du territoire national touchées aujourd’hui par l’insécurité afin d’éviter un nouveau report des élections attendues le 23 décembre 2018. La CENCO a formulé cette recommandation lors de la cérémonie de publication des Rapports sur l’Observation Electorale et de Monitoring des Manifestations et Réunions Publiques en Républiques Démocratique du Congo, de décembre 2017 à mars 2018. Ces Rapports ont été établis par la Commission Episcopale Justice et Paix (CEJP) de la CENCO. Elle a également recommandé au Gouvernement ce qui suit : s’abstenir de prendre des mesures restreignant la liberté des manifestations et des réunions publiques pacifiques sur toute l’étendue du territoire national ; instruire la Police Nationale Congolaise (PNC) de veiller au respect des droits de l’homme avant, pendant et après ces manifestations, en évitant l’usage disproportionné de la force ; 
Créer et installer les cours et tribunaux administratifs, les cours d’appel, les tribunaux de grande instance dans les villes et territoires, spécialement dans les nouvelles provinces, et renforcer les capacités du personnel judiciaire en matière de contentieux électoraux ; encourager l’information et la sensibilisation des citoyens aux modalités du recours en justice, particulièrement dans le domaine d’élections et raviver la confiance de la population en la justice congolaise, en évitant toute manipulation politicienne, d’où qu’elle vienne ; veiller à la parité homme-femme dans la magistrature ainsi que dans les institutions de l’Etat, électives et non électives ; veiller aux bonnes conditions de travail des magistrats, notamment en réhabilitant les infrastructures judiciaires.

Publication des mesures d’application de la Loi électorale 
La CENCO recommande à la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante( ce qui suit : publier ses mesures d’application de la Loi électorale, afin d’en faire large diffusion auprès des électeurs ; redynamiser le cadre de concertation avec les partis politiques et autres parties prenantes pour plus de transparence dans l’organisation des élections ; rassurer et apaiser le peuple congolais, quant à l’introduction de la machine à voter, en faisant certifier celle-ci auprès des experts nationaux et internationaux ; poursuivre l’élan actuel dans la mise en œuvre du calendrier électoral caractérisé par le respect des dates et leurs échéances respectives.  
Au Conseil Supérieur de la Magistrature, la CENCO a recommandé d’assurer le suivi de l’affectation des magistrats dans les cours et tribunaux et de programmer les activités de renforcement des capacités du personnel judiciaire en matière des contentieux électoraux. En outre, elle a invité les Cours et tribunaux à se saisir de tous les dérapages et d’ouvrir des enquêtes en cas de violations des droits humains lors des manifestations ou réunions publiques pacifiques afin d’en poursuivre les auteurs.

Préparation au dépôt des candidatures 
Elle a aussi invité les partis politiques à intensifier les activités d’éducation civique et d’information de leurs membres sur les enjeux électoraux en cours et à se conformer aux exigences de la loi, quant à leur enregistrement au ministère de l’Intérieur et à éviter toute tentative d’usurpation du logo et de la dénomination des partis tiers, à dessein de dédoublement.  
La CENCO appelle également les partis politiques à s’approprier le calendrier électoral en se préparant à temps à l’opération de réception et de traitement des candidatures qui débute le 24 juin 2018 et à veiller au respect de la procédure administrative et du caractère pacifique du déroulement des manifestations publiques pacifiques. 
A la même occasion, la CENCO a convié les organisations de la société civile à poursuivre et à intensifier les activités d’éducation civique et d’information des électeurs dans toutes les villes et territoires de la RD Congo, comme prévu sur le calendrier électoral ; à contribuer à l’information et à la sensibilisation des citoyens aux procédures judiciaires, particulièrement dans le domaine des élections ; à veiller au respect de la procédure administrative et du caractère pacifique du déroulement des manifestations publiques.

Veiller à la convocation de l’électorat  
La CENCO a, par ailleurs, appelé les partenaires techniques et financiers à apporter leur appui logistique, technique et financier à la CENI ainsi qu’aux organisations congolaises qui mettent en œuvre les activités d’observation et de sensibilisation électorale ; à poursuivre et à intensifier, à travers la MONUSCO, leur appui dans la sécurisation des zones de la RD Congo touchées par l’insécurité.  
Enfin, la CENCO a recommandé au peuple congolais de veiller attentivement à la réalisation des étapes importantes du calendrier électoral, notamment la convocation, le 23 juin 2018, de l’électorat et le début de la réception et du traitement des candidatures le 24 juin 2018 ; de veiller au respect du caractère pacifique du déroulement des manifestations publiques auxquelles ce peuple participe.  
Ces recommandations sont contenues dans la synthèse des Rapports lue par le premier secrétaire général adjoint de la CENCO, André Masinganda, après trois exposés, dont le premier a porté sur l’évaluation de l’environnement préélectoral, le deuxième sur le monitoring des manifestations publiques pacifiques et le troisième sur la cartographie des juridictions devant connaître les contentieux électoraux
 ».

UDPS

Actualité.cd s’intéresse aux questions politiques et renseigne que l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a publié les noms des membres de son directoire. Le nouveau bureau de l’UDPS compte 7 secrétaires généraux adjoints, 22 secrétaires nationaux ainsi que 63 secrétaires généraux adjoints aux côtés de Jean Marc Kabund reconduit au secrétariat général.  
Parmi les secrétaires généraux adjoints, Augustin Kabuya est chargé de la communication, mobilisation et implantation, Rubens Mikindo de l’administration et stratégie, Marie Tumba Nzeza à la diplomatie, Eteni Longondo à l’économie et finances. Paul Tshilumbu Kantola a été nommé secrétaire national, chef de département élections, suivi du processus électoral et porte-parole du parti, poursuit le média en ligne.

La Prospérité « Elections 2018, UDPS : Félix Tshisekedi restructure et nomme les secrétaires généraux adjoints et les secrétaires nationaux ! »  
Ce journal qui reconnait que les enjeux de l’heure sont de taille pense que Félix Tshisekedi en est conscient. « Voilà pourquoi, il met en place des équipes qui s’imposent pour y faire face. » Le journal égraine dans ses colonnes les dernières nominations intervenues au niveau des secrétaires généraux adjoints, des secrétaires nationaux ainsi qu’à la Commission Egalité Homme-Femme.

Les machines à voter tombent en panne

Alors que la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) congolaise vient de commencer à faire des démonstrations de fonctionnement de la machine à voter Miru System qu’elle veut imposer pour les élections de décembre prochain, la première utilisation de ces machines en conditions réelles a eu lieu la semaine dernière en Irak. Et des centaines de personnes n’ont pu voter en raison de pannes.  
C’est ce que rapportent la presse de Bagdad et l’agence de presse turque Anadolu: des centaines de membres des forces de sécurité, qui votaient avant les autres citoyens, n’ont pu voter jeudi dernier, notamment dans la province Saladin (450 électeurs empêchés de voter) et dans la ville de Samarra (une centaine d’électeurs empêchés de voter), selon un lieutenant de police cité par Anadolu. Ce dernier a attribué le problème au mauvais fonctionnement de machines à voter, ainsi qu’à des problèmes de noms d’électeurs manquant sur les listes. 
Un capitaine de police de la province de Ninive a indiqué qu’un certain nombre de machines à voter étaient tombées en panne en raison d’une alimentation intermittente en courant électrique.  
Selon Didier Nkingu, juriste belge spécialiste des élections congolaises, les machines à voter utilisées en Irak sont celles du fabricant sud-coréen Miru System, que la Ceni congolaise veut imposer pour les élections du 23 décembre prochain, malgré une avalanche d’avis contraires.  
Selon M. Nkingu, le contrat signé par Miru System avec l’Irak prévoyait pourtant la fourniture de 40 experts pour intervenir en cas de problème – ce qui n’est pas prévu dans le contrat entre Miru et la Ceni congolaise. Or le Congo est, comme l’Irak – voire plus encore – tributaire de fournitures de courant électrique déficientes.

17 mai, articles de circonstance

La Prospérité se demande, 21 ans après la « libération » du Congo si « le Congo-Kinshasa d’aujourd’hui est mieux que le Zaïre d’hier. » 
En effet, loin de la petite boutade, il sied de souligner que le bilan qui s’effectue de ces 21 années après Mobutu est très teinté de « c’est selon, car, manifestement, résultant non forcément de la raison ou la logique mais, plutôt, des couleurs politiques et de la proximité ou non de la mangeoire. Soit ! ».

Forum des As qui, lui aussi, commémore déjà la journée du 17 mai, publie une interview de Célestin Tunda Ya Kasende et titre: « Nous devons accompagner Joseph Kabila, comme nous l’avons fait avec Mzee Kabila », dit Me Tunda.  
Témoin de l’histoire, Me Célestin Tunda ya Kasende éclaire l’opinion sur le combat mené par « le Soldat du peuple » et son continuateur Joseph Kabila. Proche de Kabila père et de Kabila fils, il est d’avis que la célébration de cet évènement vaut son pesant d’or, d’autant qu’il cristallise la libération des Congolais de l’emprise des forces impérialistes et du régime néocolonial de Mobutu, résume FdA.
 

Divers

Le Bulletin de l’ACP publie : « Le chef de l’Etat reçoit le président du CICR ».  
L’agence rapporte que l’avenir de l’action humanitaire en RDC a été au centre de l’audience que le chef de l’Etat a accordée, mardi à Kingakati, au Président du Comité international de la Croix-Rouge, Peter Maurer.

L’Avenir qui se penche sur l’insécurité à Kinshasa, titre à la Une: « Contrôle des véhicules ketch, des sans plaques et autres : La PNC contre la criminalité ».  
Ce journal rapporte que le Commissaire général de la Police Nationale Congolaise, Dieudonné Amuli Bahigwa a, dans un communiqué rendu public, hier mardi, par le porte-parole Pierrot Mwanamputu, a annoncé d’autres mesures prises en vue de mettre fin à la recrudescence de la criminalité dans les grandes villes, particulièrement à Kinshasa, notamment le phénomène lié au rapt ou enlèvement des citoyens au moyen des véhicules communément appelés « ketch », ainsi que tout autre véhicule.  
L’Avenir rappelle que ces mesures ont été prises lundi 14 mai à l’issue de la réunion extraordinaire de sécurité qui a eu lieu dans l’enceinte du commissariat général de la police.

Le Potentiel constate aussi une « insécurité généralisée en RDC » et titre en manchette: « Crise de confiance entre le pouvoir et la population ».  
« Tueries en série en Ituri, massacres des civils à Beni-Butembo, enlèvement à Kinshasa, braquage à Lubumbashi, incursion des braconniers dans le parc national de Virunga, la liste n’est pas exhaustive. », tente de résumer le journal en rappelant que hier, mardi, les affrontements ont opposé à Lubumbashi la population aux forces de l’ordre soupçonnées d’entretenir l’insécurité dans la ville cuprifère. Ce qui crée, selon ce quotidien, la crise de confiance entre le pouvoir et la population.

Le Phare réfléchit sur l’ambiance qui pourrait régner lors de la campagne électorale et titre: « Tous les signaux le prédisent déjà : C’est sûr…la campagne électorale sera affreuse !».  
Ce journal note que le 23 décembre 2018, quelle que soit l’issue des manœuvres en cours, les Congolais vont se rendre massivement aux urnes pour choisir, en toute souveraineté, les hommes qui auront la charge de conduire leur destin au cours des cinq prochaines années. Mais ce quotidien craint « un discours extrêmement offensif, voire guerrier » de la part de certains partis politiques, notamment le PPRD.

De son côté, Congo Nouveau perçoit une distraction au sein des grands leaders d’opposition et titre en manchette : « A sept mois des élections : Comment Kabila distrait Fatshi, Kamerhe, Bazaïba… ».  
Ce trihebdomadaire pense qu’à presque 7 mois de la tenue des élections, la majorité présidentielle semble s’y préparer sérieusement. Sur le terrain, souligne le confrère, Joseph Kabila, l’autorité morale de la MP, dirige personnellement les opérations au niveau de sa famille politique. « Dans l’autre camp, on semble dormir », écrit ce journal en faisant allusion aux partis de l’opposition l’UDPS, l’UNC et le MLC dirigés par les trois noms cités à la Une.

Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une élection sera NULLE.

 

L’élection est un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable.

Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:

 

1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections .

2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.

3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.

4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.

5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).

6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin de parcours.

7 – Là où, comme en RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.

 

Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.

L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes.

© CongoForum, le mercredi 16 mai 2018

 


 

 

 

 

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