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11 06 18/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI (CongoForum)

En ce lundi 11 juin 2018, ça se bouscule un peu au portillon. En effet, la fin de la semaine passée et le week-end ont été marqués par une série de nouvelles que la presse paraissant à Kinshasa n’a pas encore eu le loisir de commenter : acquittement de Bemba, création du FCC, refus définitif du droit de vote aux Congolais de l’étranger, meeting de « Ensemble »à Ste Thérèse… Il y a donc surabondance de matières à commenter.


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Sacré mois de Juin

 

Forum des As  titre « Le mois de juin annonciateur d’un grand tournant »

Les lignes de la politique congolaise semblent terriblement secouées par le cours des événements. Après l’acquittement de Jean-Pierre Bemba, l’annonce de la mise en place d’une méga-coalition électorale dénommée Front Commun pour le Congo (FCC) et la sortie de la plateforme politique « Ensemble pour le changement » de Moïse Katumbi, le mois de juin se veut annonciateur d’un grand tournant, estime FdA.

A six mois des élections en République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba fait bouger les lignes. Dans quel sens, là est tout le problème. Dans l’Opposition où le débat était focalisé sur son unicité autour de Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi ainsi que de Kamerhe qui n’avait pas encore dit son dernier mot, il faut désormais faire avec un autre poids lourd non de moindre, Jean-Pierre Bemba, qui n’était, alors, présenté sur aucun chemin, fait savoir ce quotidien.

Mais en réalité, tout va se jouer sur le véritable rôle du leader du Mouvement de Libération du Congo. Va-t-il, comme le prétendent certains observateurs, surfer sur la sympathie post-libération pour jouer sa propre carte ou entrer dans la logique de la candidature unique de l’opposition ? D’où l’inquiétude du journal. Quoi qu’il soit il y aura un avant et un après libération de Bemba, analyse FdA.

 

JP. Bemba

 

Actualité.cd titre « Acquittement de J.P. Bemba par la CPI : Une «insulte» aux milliers de victimes de sa milice en Centrafrique, selon la FIDH »

« L'avion qui avait causé une véritable catastrophe au marché Type-Ka de la commune de Kinshasa était affrété par Bemba. Jusqu'à ce jour, il n'a jamais voulu dédommager les victimes, malgré toutes les démarches entreprises. Aussi, le vice-Président Zahidi Ngoma signe le barème de Mbudi. Mais c'est le vice-Président en charge des Finances qui y oppose un refus catégorique. Comment un tel homme peut-il apporter le bonheur aux Congolais?

La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) a qualifié « d’insultes » l’acquittement de l’ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, par la Cour pénale internationale (CPI) qui l’avait déjà condamné à 18 ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

“Ce verdict qui repose principalement sur le fait que Bemba n’était pas présent à Bangui au moment des exactions est une insulte aux milliers de victimes de l’armée qu’il a équipée, dirigée et envoyée semer la désolation en Centrafrique”, a déclaré dans un communiqué parvenu le samedi 9 juin à Actualité.cd , Karine Bonneau, cheffe du Bureau Justice internationale de la FIDH.

La chambre d’appel a acquitté Bemba (58 ans), considérant “de sérieuses erreurs commises par la chambre de première instance qui font entièrement disparaître sa responsabilité pénale”, selon la juge Christine van den Wyngaert.

Bien qu’acquitté, le leader du Mouvement de libération du Congo (MLC), ancienne milice devenue parti politique en avril 2003, est resté en détention à la Cour.

Il sera jugé mardi 12 juin dans une autre affaire dans laquelle il a été déclaré coupable d’atteintes à l’administration de la justice. En première instance, il avait été condamné à 12 mois de prison.

“Il y a quelques mois, nous sortions un rapport sur les rescapés des troupes de Bemba, estimées à plus de 5000 victimes. Les rescapés rencontrés attendaient anxieusement les réparations pour les horreurs subies. Aujourd’hui, les juges viennent de leur voler leurs derniers espoirs d’indemnisation et les renvoient à leur solitude et précarité”, a ajouté Bonneau.

La Cour s’est apaisée sur le fait que Bemba, chef du MLC (milice à l’époque), n’avait pas le contrôle de ses troupes déployées en Centrafrique pour soutenir le président Ange-Félix Patassé face à une tentative de coup d’Etat menée par le général François Bozizé.

Les crimes du MLC contre la population civile centrafricaine «furent massifs et systématiques. Les violences sexuelles et particulièrement le viol ont été utilisés comme une arme de guerre, dans le but d’humilier, terrifier et punir la population civile centrafricaine, accusée de complicité avec la rébellion», affirme la Fédération.

En mars 2016 lorsqu’elle condamnait Bemba à 18 ans de prison, la chambre de première instance de la CPI avait qualifié ces crimes de «cruauté particulière».

Dans son communiqué, la FIDH étaye le mode de commission de ces crimes : « entrée brutale dans l’habitation, racket d’argent, terreur infligée par des tirs sporadiques ou mises en joue, viols collectifs ».

Au terme de l’audience vendredi, le procureur de la CPI, Fatou Bensouda, a déploré « un écart important et inexplicable de la jurisprudence de la Cour ».

La magistrate gambienne de 58 ans a cependant dit « respecter la décision de l’acquittement de Bemba mais l’a qualifié de « regrettable » et de « problématique.»

Cessons de rêver ! »

 

La Prospérité titre : « Le geôlier sera déchargé. Bemba vers la liberté totale ! ».  
Ce journal écrit : « 10 ans, c’est déjà un temps record dans une prison, fut-elle de la CPI. Les incriminations initiales ont été démontées une à une par la Chambre d’Appel, depuis ce vendredi 8 juin 2018. Bientôt, Jean-Pierre Bemba Gombo sera totalement libre ».

Pour ce journal, « Entre sacrifice et espoir, le leader du Mlc aura conjugué les deux pour tenir le coup. Tel, un sphinx, Bemba renaît de ses cendres. D’aucuns le voient déjà dans la prochaine course à la présidentielle du 23 décembre 2018 ». Mais, ajoute ce journal, officiellement, lui-même n’a encore rien dit, depuis son acquittement, si ce n’est, peut-être, de se replier dans sa cellule de Scheveningen, pour remercier sincèrement le Très-Haut, pour sa magnificence et sa bonté intarissables. C’est sûr que le moment venu, lorsqu’il lui sera donné la possibilité de se mouvoir de ses faits et gestes en homme libre, il brisera l’omerta.

 

« Après sa sortie de la prison, Bemba peut être comparé à « Mandela » ? » s’interroge Politico.cd, qui note que l’ancien vice-président a son avenir entre ses mains.

« Comme une épée, que l’on trempe dans une fournaise, que l’on plonge dans un froid glacial, placée entre le marteau et l’enclume, pour finir par détenir le pouvoir de vie ou de mort, le fils de Saolona détient le tout pouvoir au Congo : une popularité intacte, un peuple agonisant, dans l’attente d’un sauveur, et surtout, une présidence qui lui tend les bras », écrit le média en ligne.

Toutefois, nuance Dépêche.cd, le dossier Jean-Pierre Bemba n’est pas complètement terminé à la Cour pénale internationale (CPI). Si le Sénateur congolais a été acquitté par rapport au dossier relatif aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité, il reste néanmoins coupable en ce qui concerne la subornation des témoins, c’est-à-dire atteinte à l’administration de la CPI, rappelle le média.

A cet effet, la Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale (CPI) a annoncé qu’elle tiendrait une conférence de mise en état le mardi 12 juin 2018 à 11 heures dans l’affaire Le Procureur contre Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido.

 

Médiacongo titre «  Dr. Mukwege: L’acquittement de Jean-Pierre Bemba signifie que les auteurs des crimes pour lesquels il a été détenu courent toujours »

 « L’acquittement de Jean-Pierre Bemba est une suite logique d’une saga judiciaire à deux vitesses qui a duré plus d’une décennie », a affirmée d’emblée le docteur Mukwege dans un court message publié sur le site de la Fondation Panzi.

« Il été poursuivi par la Cour Pénale Internationale pour des crimes commis en République Centre Africaine. Cet acquittement signifie que les auteurs des crimes pour lesquels il a été détenu courent toujours. De nombreux seigneurs de guerre, auteurs directs ou indirects des crimes contre l’humanité commis en RCA et en RD Congo n’ont, eux, jamais été poursuivis », regrette l’homme qui répare les femmes.

Comme dans beaucoup des procès qui impliquent des viols et violences sexuelles, le docteur Mukwege exige que justice soit faite.

« Les victimes continuent à attendre que justice leur soit rendue », a-t-il-déclaré.

Poursuivi pour crime de guerre en RCA, l’ancien vice-président congolais Jean Pierre Bemba Gombo a été acquitté ce vendredi 8 juin 2018 en appel par la Cour Pénale Internationale (CPI), après plus de 10 ans passés à Haye.

Après cet acquittement, Jean-Pierre Bemba est devenu une personne libre pour les charges de crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui pesaient contre lui. Toutefois, il revient maintenant à la 7ème chambre de la CPI de décider s’il faudrait automatiquement le libérer ou pas compte tenu de l’attente de sa peine dans l’affaire dite de subornation de témoins dont la peine ne peut excéder 5 ans ».

 

Le même site ajoute dans un autre article « Bemba sera au congrès du MLC à Kinshasa... ", foi d'Eve Bazaïba »

« Après son acquittement en appel à la Cour Pénale Internationale (CPI), Jean-Pierre Bemba est annoncé à Kinshasa.

Selon la secrétaire générale du Mouvement de Libération du Congo (MLC) qui livre cette information à MCN Team, le "Chairman" sera présent au congrès de son parti prévu du 12 au 15 juillet 2018 dans la capitale.

Eve Bazaiba ne doute plus de la libération de son président sur l'affaire de surbonation des témoins.

La secrétaire générale du MLC a fait savoir que Jean-Pierre Bemba sera désigné candidat du MLC à la présidentielle à l'issue dudit congrès.

Pour le moment les militants du MLC retiennent encore leur souffle en attendant le dernier verdict de la CPI. »

 

La donne Katumbi

 

Le Potentiel titre : « Meeting d’Ensemble à Nd’jili : pari gagné pour Katumbi».  
Moïse Katumbi Chapwe s’est adressé par vidéo- conférence aux habitants de Kinshasa lors du meeting organisé samedi par sa plate-forme électorale Ensemble pour le changement, rapporte ce journal qui estime : «La réponse spontanée de la foule kinoise à cet appel a confirmé que Moïse Katumbi et Ensemblé ont des encrages réels dans la capitale. C’est donc, un pari gagné pour le candidat de l’Opposition à la présidentielle 2018 ».

Le Potentiel fait remarquer pour sa part que la ville de Kinshasa est acquise à Moïse Katumbi, après son meeting à la mythique place Sainte Thérèse dans la commune de N’djili à l’Est de la capitale. Selon ce quotidien, cet endroit a refusé du monde, samedi 9 juin..

Un succès prévisible parce que la très forte mobilisation populaire malgré le climat politique délétère est la preuve que les Congolais sont déterminés à se battre pour l’alternance et soutenir Moïse Katumbi comme prochain locataire du Palais de la nation à Kinshasa, estime Le Potentiel. D’ores et déjà, il se positionne comme un sérieux prétendant au trône présidentiel. Sur ce long chemin qui mène à la magistrature suprême, il peut compter sur ses principaux lieutenants, regroupés dans Ensemble pour le changement, annonce-t-il.

 

Pour Le Phare, l’ex-gouverneur de l’ancienne province du Katanga a réaffirmé sa volonté de travailler pour une candidature commune de l’opposition en vue de permettre à celle-ci de gagner la bataille de l’alternance au sommet de l’Etat à l’horizon 2018. A ce sujet, il a fait savoir qu’il est en pourparlers avec plusieurs leaders de l’opposition, dont Félix Tshisekedi, Jean-Pierre Bemba, Vital Kamerhe… pour l’harmonisation des idées et des ambitions politiques. Tout en saluant l’acquittement du président du MLC, Jean-Pierre Bemba, par la Cour Pénale Internationale, le candidat d’Ensemble à l’élection présidentielle a exigé la libération des prisonniers politiques, notamment Jean-Claude Muyambo, Franck Diongo, Diomi Ndongala, Gérard Mulumba, poursuit Le Phare.

 

« La Voix de Sa Sœur », alias Digitalcongo ironise « ‘’Ensemble’ à Sainte Thérèse : 30 partis, 10.000 militants ! »

 « Ensemble », regroupement politique portant la candidature de Moïse Katumbi à la présidentielle, a eu son baptême du feu le 9 juin dernier sur la désormais mythique place Sainte Thérèse à Ndjili, dans le district de la Tshangu.

Étonnant, tout de même ! Que des partis censés avoir pignon sur rue comme le MLP, l’ARC, le PDC, l’UNAFEC, le MLP, l’UNADEF, ou encore l’ADURE, le CONADE, la SCODE le MSR, le MPCR, Envol, le PLD, le PND, l’UDA Originelle (pour ne citer que ceux-ci parmi les plus connus- avec presque tous, leurs leaders présents, que toutes ces formations politiques – au moins 30 – et des associations réunies autour d’une même plate-forme soient incapables de réunir plus de 10.000 personnes dans la capitale, soit en moyenne 300 personnes par parti politique, cela pose bien problème.

« Ensemble », regroupement politique portant la candidature de Moïse Katumbi à la présidentielle, a eu son baptême du feu le 9 juin dernier sur la désormais mythique place Sainte Thérèse à Ndjili, dans le district de la Tshangu. Mythique surtout pour l’opposition qui a fait de ce lieu et de ce district son fief, et ses manifestations ici son baromètre politique. De l’affluence de ce lieu lors d’un meeting dépend l’influence et l’aura de quiconque s’y produit.

Le 9 juin dernier, « Ensemble » devait connaître son heure de triomphe pour se mettre en confiance, malgré les tourments judiciaires et de nationalité de son champion. Et pour les moyens nécessaires, il y en avait bien. Trois podiums et pas dans la camelote ; sonorisation longue portée, écrans géants et connexion internet, etc. ; bref, le hi Tech nécessaire pour un grand jour à ne surtout pas manquer.

C’est en tout début d’après-midi que les cadres du mouvement commencent à affluer pour rejoindre ceux des militants qui s’y trouvaient déjà. Presqu’en milieu d’après-midi, c’est Delly Sesanga, Secrétaire général mais non moins le plus jeune des sociétaires, qui débarque, donnant ainsi le go de la manif’.

 

Seulement 10.000 militants

Slogans et interventions peuvent alors se multiplier pour électriser la place. De l’électricité qui décuple d’intensité surtout à la faveur de la puissance de la sono. Pour la simple et bonne raison que malgré le temps et les moyens mis pour l’événement, « Ensemble » n’aura pas fait montre d’une foudre de guerre. Sur les trois terrains qui se succèdent en ce lieu, la plate-forme n’a pas su en remplir plus d’un seul. Et les témoins présents les plus objectifs n’auront pas dénombré plus de 10.000 personnes.

Pour tout impact, on ne notera que le battage multimédia favorisé aussi par la curiosité que suscitent toujours, dans l’imaginaire politique congolais, les nouveaux venus sur la scène.

Etonnant, tout de même ! Que des partis censés avoir pignon sur rue comme le MLP, l’ARC, le PDC, l’UNAFEC, le MLP, l’UNADEF, ou encore l’ADURE, le CONADE, la SCODE le MSR, le MPCR, Envol, le PLD, le PND et l’UDA Originelle (sans oublier ceux qui sont les moins connus) avec presque tous, leurs leaders présents, que toutes ces formations politiques – au moins 30 – et des dizaines d’associations réunies autour d’une même plate-forme soient incapables de réunir plus de 10.000 personnes dans la capitale, soit en moyenne 300 personnes par parti politique, cela pose bien problème. Pierre Lumbi, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, Christophe Lutundula, Adam Bombole, José Endundo, Jean Bertrand Ewanga, Claudel Lubaya, Pierre Pay-Pay, Christian Mwando Nsimba, Jacky Ndala, Vano Kiboko, Delly Sesanga et les autres, même leur champion Moïse Katumbi, n’auront donc drainé chacun que 750 personnes pour un meeting voulu de toutes les démonstrations.

L’on voit donc clairement qu’il y a bien une différence entre le vrai poids politico-sociologique qui se forge et se vit, le poids médiatiques qui s’achète ou encore le poids diplomatique qui ne déteste pas non plus les billets verts. Bien normal qu’en fin d’après-midi chacun des curieux (ils seraient bien loin d’être des militants) soit reparti tranquillement, sans aucune bousculade.

Retour sans grand gain en termes de message de ce meeting qui a connu une cacophonie de communication avec cette multiplicité d’interventions en ordre dispersé, à l’instar de celle de l’homme du jour, Moïse Katumbi qui interviendra presque sans être annoncé au moment où Gabriel Kyungu était appelé au micro. Le même Kyungu, « baba wa Katanga », placé au centre de la mobilisation et qui est reparti sans prendre la parole.

Les observateurs, les vrais et objectifs, apprécieront… objectivement ».

 

« Un vrai fiasco », pour L’Avenir. Dans son article ainsi intitulé, ce journal, pense qu’Ensemble doit encore se mettre au travail en lieu et place de vouloir se mesurer à d’autres qui ont déjà des bases solides.

 

Alors que La Prospérité titre pour sa part : ‘‘Ensemble’’ triomphe à N’djili Sainte Thérèse. Elections 2018 : Katumbi rejette la machine à voter ! ».

« Dans un speech assaisonné de plusieurs promesses à travers une vidéoconférence projetée samedi 9 juin 2018 à Kinshasa, à la place Sainte Thérèse, plus précisément dans la municipalité de N’djili, Moïse Katumbi, en direct face à ses multiples partisans et militants, estimés à plus de 30 mille personnes, une véritable démonstration de force de ‘‘Ensemble’’, a promis un retour en pop star à Kinshasa pour déposer sa candidature à la présidentielle 2018 », signale ce journal qui poursuit : « Polyglotte, le leader de ‘’Ensemble’’ a opté pour le Lingala, l’une des quatre langues nationales, pour s’adresser, dans une communion parfaite, à ses supporters qui, manifestement, avaient pris toutes les dispositions pour démasquer infiltrés et autres fauteurs des troubles.

Le tout, sous l’œil vigilant d’une police nationale qui a affiché un comportement républicain, irréprochable, sans provocation aucune. Mais, aussi, sous un accompagnement discret et très appréciable de la Monusco».

Hautement fignolé, selon La Prospérité, le message du leader de ‘’Ensemble’’ était illuminé d’espérance dans tous les secteurs de la vie nationale, entre autres, la santé, l’éducation, l’eau et l’électricité, l’emploi, le salaire de misère des fonctionnaires, médecins, professeurs d’universités, policiers et militaires.

 

 

 

Diplomatie

 

Actualité.cd annonce que Gustave Beya Siku, ambassadeur de la RDC en poste à Luanda, a rencontré le Chef de l’Etat angolais, João Lourenço, vendredi 8 juin, dans la capitale angolaise. Les deux hommes ont évoqué les rapports diplomatiques entre les deux pays.

« Il n’existe aucune friction entre l’Angola et la RDC », a dit à la presse le diplomate congolais, à la sortie de l’audience avec le président angolais, à qui il faisait ses adieux au terme de sa mission diplomatique des deux ans et demi dans ce pays. João Lourenço a toujours clamé se positionner comme défenseur du respect de l’Accord de la Saint-Sylvestre qui, selon lui, est gage de la stabilité dans la sous-région.

 

« Dire qu’il y a un malentendu ou des points douloureux dans les relations entre nos deux pays… Je pense que nous devrions faire attention à des informations spéculatives. Il n’y a, en aucun cas, de désaccord, ni de frictions entre nos pays », a assuré Beya Siku, cité aussi par Kinshasatimes.cd

 

FCC

 

Le jeudi 8 juin 2018 à la ferme présidentielle de Kingakati, le Conseil des Ministres de la République Démocratique du Congo (RDC) s’est tenu sous la direction du Président Joseph Kabila et a annoncé la création d’un regroupement politique (plateforme électorale), le Front Commun pour le Congo (FCC) constitué de tous les partis participant au Gouvernement et dont l’Autorité Morale (Président) est Joseph Kabila qui a été son initiateur comme il est aussi dit initiateur de tous les autres projets en RDC selon ce qu’ affirment ses partisans!

Constitutionnaliste fameux de la RDC, son pays, André Mbata n’a pas tardé à réagir.

Pour lui, alors que l’illégitimité du Président de la République et de toutes les autres institutions de la République ne se discute plus et que des voix se sont levées dans toutes les instances internationales et nationales pour exiger que des élections crédibles et inclusives soient organisées et que le “Gouvernement des Médiocres” dégage, ces derniers viennent eux-mêmes d’accepter de rendre le tablier en exerçant des fonctions des responsables des partis politiques en violation des articles 96 et 97 qui stipulent que les fonctions de Président de la République et des membres du gouvernement sont incompatibles notamment “avec toute responsabilité au sein d’un parti politique” et donc aussi d’un regroupement des partis politiques ou une plateforme.

Et l’incompatibilitéé entraine la fin ou la cessation des fonctions de Président de la République ou de membre du Gouvernement.

C’est ce qui est arrivé avec la création du FCC.

Pour le constitutionnaliste, il s’ est agi en réalité du dernier Conseil des Ministres sous la direction d’un Président de la République dès lors que, à l’ unanimité, insiste le porte-parole de ce Gouvernement, les membres du Conseil ont choisi volontairement de renoncer à leurs fonctions de Président et membres du gouvernement de la République devant être au service de tous pour ne plus constituer qu’une clique d’individus au service de leurs partis et de leur regroupement politique.

De mémoire de constitutionnaliste, qu’un Conseil des Ministres censé constitué d’“hommes et de femmes d’Etat” et dirigé par un Président de la République se réunisse pour créer un regroupement politique ou une plateforme électorale sous l’autorité de ce dernier qui devient alors un “président des partis” ne saurait constituer un fait divers. C’est du jamais vu ni entendu en Afrique depuis la fin des partis uniques dans les années 1990, il y a de cela près de 50 ans.

André Mbata y voit le retour en fanfares et en trompettes du Parti unique comme au temps du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) déjà visible sous le manteau de la Majorité Présidentielle (MP) et qui prendra désormais celui du FCC.

Sous le MPR, les thuriféraires et “wumélistes” présentaient le Président-Fondateur (Autorité Morale ou Initiateur) comme un Etre exceptionnel et Eternel et comme dans “Kabila Désir”, leur “désir” était de le voir régner pendant 100 ans comme au Burundi où Pierre Nkurunziza a été consacré “Guide Eternel”. Rien d’étonnant parce que les Mobutistes et d’autres “nationalistes” ou “ souverainistes” d’hier se retrouvent aujourd’hui dans le cercle rapproché du Rais pour concevoir et multiplier les stratégies de conservation du pouvoir, mais toujours prêts à sauter dans le dernier avion à N’ Djili ou dans la dernière vedette au Beach Ngobila pour fuir au cas où les choses tournaient au vinaigre.

Pour lui, la création du FCC n’ est qu’ un signe de la privatisation de l’Etat considéré désormais comme un bien privé des dirigeants. Cette privatisation ou cette “capture de l’Etat” relève elle-même de la politique du ventre dont parlait Jean-Francois Bayart et de la “criminalisation de l’Etat” évoquée par Bayart et Hibou.

Pour emprunter les mots chez Francis Fukujama, c’est “la fin de l’histoire de la République”.

La création du FCC par le Conseil des Ministres et la désignation de son Président ou de son Autorité Morale en dehors des organes officiels des partis représentés dans ce qui pouvait encore être considéré comme un “gouvernement de la République” comporte plusieurs leçons.

La première leçon est que la RDC n’est pas dirigée par des hommes ou des femmes d’Etat se préoccupant du bien de toute la Nation dans sa diversité, mais essentiellement par de piètres politiciens qui s’accrochent au pouvoir à tout prix pour servir leurs propres intérêts tout en continuant à avoir le “peuple” dans la bouche.

La seconde leçon est que, même si le mot “ démocratie” et l’épithète “democratique” sont inscrits dans leurs noms officiels, il n’y a pas de démocratie dans les partis politiques au pouvoir parce que les décisions qui les engagent peuvent être prises par leurs Autorités morales..

La troisième leçon est que l’Autorité morale n’est pas un titre honorifique, mais une responsabilité et une fonction effectives car c’est l’ Autorité Morale qui décide de tout en dernier ressort et ses decisions ne sauraient être contestées. Même ses simples désirs sont des ordres.

Au Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (!) (PPRD) comme dans tous les autres partis de la MP et maintenant du FCC, c’est l’Autorité morale qui nomme unilatéralement le Secrétaire Général et tous les autres responsables supérieurs du Parti. C’est également elle qui engage le Parti en absence ou en présence des responsables officiels qui ne sont que des marionnettes.

Puisque la décision de créer le FCC et de le placer sous la direction du Président Kabila a été prise à l’unanimité comme annoncé par Mr Lambert Mende, la quatrième leçon est qu’ aucun des partis représentés au sein du Gouvernement Tshibala ne peut se réclamer de l’Opposition.

En outre, puisque Président Kabila est l’initiateur et l’Autorité Morale du FCC, il est également l’autorité supreme de tous les partis représentés au Gouvernement, y compris l’UDPS/Tshibala, le PALU d’Antoine Gizenga, le FONUS d’ Olenga Nkoy, le RCD d’ Azarias Ruberewa et de tous les autres partis sans aucune exception.

La cinquième leçon est que la Nation congolaise est conduite à l’inanition plusieurs fois recherchée lorsque le Président de la République, son Gouvernement et toutes les autres institutions se transforment en un Front commun des Congolais contre d’autres Congolais.

Pour André Mbata, cette privatisation de l’Etat, cette mise à mort de la Nation et de la République constituent un crime imprescriptible de haute trahison qui devra un jour être poursuivi et puni et qui en attendant appelle les citoyens à défendre la Constitution en résistant en vertu de son article 64.

Une telle trahison prépare le terrain au travail du Triangle de la Fraude Electorale (TFE) qui remplace ce que Prof Mbata avait naguère appelé le “Triangle du Glissement”.

Selon André Mbata, les acteurs des trois angles du TFE sont bien déjà en place: l’ancien gouvernement de la République devenu celui des partis membres du FCC, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui n’ est indépendante que de nom puisqu’elle est totalement soumise au Gouvernement et maintenant au FCC et qui ne jure que par la “Machine à voler” pour remplir sa mission et, enfin, la Cour constitutionnelle qui, comme celle de Burundi qui n’ a pas cessé de l’ inspirer, attend urgemment d’entrer en action pour décider d’un troisième mandat présidentiel pourtant interdit par la Constitution.

Cette Cour constitutionnelle nous a démontré plus d’ une fois qu’elle n’a pas besoin d’argument scientifique ou juridique et qu’elle peut statuer en violation de la Constitution qu’elle est pourtant censée protéger.

Le débat sur le troisième mandat lancé par des thuriféraires ou des “tambourinaires du pouvoir” de la dernière heure ne mérite donc aucune attention de la part de vrais chercheurs en droit constitutionnel.

André Mbata insiste sur le qualificatif “vrais” car, selon lui, la Majorité Présidentielle, son Gouvernement et sa CENI ont prouvé à ceux qui pouvaient encore en douter que leur fameuse “Machine à voler” est une machine multifonctionnelle en mesure de nous fabriquer plusieurs faux “docteurs”, “analystes politiques” et même de faux “chercheurs en droit constitutionnel”.

Au sujet du vote de la proposition du député Henri Thomas Lokondo sur l’enrôlement et le vote des Congolais de l’Etranger, « Les Députés tranchent. Elections 2018 : les congolais de l’étranger hors course ! », s’exclame La Prospérité.

Ce dernier rappelle en outre: « Comme en 2006 et 2011, les congolais résident à l’étranger ne vont pas participer aux échéances électorales prévues pour le dimanche 23 décembre 2018, a tranché la Chambre Basse du Parlement à l’issue de la séance plénière de vendredi 8 juin 2018 ».

En définitive, souligne ce journalFCC , les propositions des lois initiées par Henri Thomas Lokondo, concernant, entre autres, la modification de vote et l’identification des congolais de la diaspora ont été votées et aussitôt transmises pour seconde lecture à la Chambre sœur du Sénat.

 

Processus électoral

 

L’Avenir titre « Ni enrôlement, ni vote, pour les Congolais de l’étranger ». Initiés par l’Honorable Henri Thomas Lokondo Yoka, des nouvelles lois édictent que les dispositions relatives à l’identification et à l’enrôlement des Congolais résidant à l’étranger ne s’appliquent pas au cycle électoral en cours, indique ce journal.

 

Toujours à ce sujet, « Lokondo sauve les élections ! », selon Forum des As.

Il évoque : « L’Assemblée nationale a voté, vendredi dernier, les deux propositions de loi d’Henri-Thomas Lokondo Yoka. Sur 367 députés présents dans l’hémicycle, 363 ont voté pour, 2 se sont abstenus et deux ont voté contre. Les deux initiatives portent sur la révision de la loi portant identification et enrôlement des électeurs du 24 décembre 2004 telle que modifiée par la loi du 29 juin 2016 et la loi électorale du 9 mars 2006 modifiée par la loi du 12 février 2015. Il est question d’enlever dans ces deux textes de lois, la disposition concernant l’enrôlement des Congolais de l’étranger  Un pari du domaine de l’impossible eu égard à la rudesse de la tache sur les plans logistique, technique et financier », indique FdA. Pour ce faire, dit-il, la CENI doit se déployer dans 181 chancelleries congolaises à l’étranger pour une population estimée à 16 millions de personnes, selon les statistiques du ministère chargé des Congolais de l’Etranger.  Tout cela, dans les 30 jours comme prévu au calendrier électoral. Cest irréalisable. Ce qui, selon FdA, revient à ouvrir la voie à un éventuel glissement du calendrier électoral pour aller au-delà de la date du 23 décembre 2018

 

Citons encore un Billet de Cheik Fita sur l’Info en ligne des Congolais de Belgique «  Privation du droit de vote aux Congolais de l’étranger, sanctionner les cancres ».

 « Vendredi 8 juin 2018, Ce qui sert encore de parlement en RD Congo a décidé que les Congolais vivant à l’étranger ne pourraient pas participer à la présidentielle prévue pour le 23 décembre 2018. Cela est-il justifié ?

Nous répondrons à cette question par une anecdote qui nous a été rapportée un jour par une amie belge.

Ceci s’était passé à un guichet de l’hôpital Saint Pierre de Bruxelles. Un monsieur (un Congolais) attend son tour. Quand on appelle son numéro, il se présente et la réceptionniste lui demande machinalement comme elle le fait avec tous les patients:

 Votre carte d’identité s’il vous plaît.

Le monsieur présente son passeport diplomatique.

La réceptionniste insiste :

 Votre carte d’identité s’il vous plaît monsieur.

 Le monsieur répond : Je suis député madame.

 La réceptionniste insiste :

 A part le passeport, vous n’avez pas de carte d’identité ?

 Le patient sort un document.

 Etonnée, la réceptionniste dit : monsieur, ça c’est une carte d’électeur, ce n’est pas une carte d’identité. Et innocemment, elle ajoute :

 Monsieur, il n’y a pas de carte d’identité dans votre pays?

 Le monsieur qui était donc député répond tout heureux : Non madame.

Pourquoi cette anecdote ?

Si ce député venu en Belgique pour des soins médicaux était intelligent, honnête et conséquent parce qu’étant un représentant du peuple :

 Il aurait dû se poser des questions sur l’insistance de la réceptionniste pour qu’on lui présente une carte d’identité,

 Il aurait constaté le rôle important de la carte d’identité dans la vie de tous les jours,

 Il aurait compris que personne ne peut vivre sans carte d’identité,

 Il aurait pu se rendre compte qu’en Belgique et dans plusieurs pays du monde si pas tous, il existe une banque de données de tous les citoyens et de tous les résidents étrangers,

 Et de retour au pays, en tant que député, il aurait dû tout entreprendre pour que dans son pays, il en soit désormais ainsi à propos de la possession de la carte d’identité.

 Mieux, le jour du débat sur la loi électorale, il se serait exprimé et aurait convaincu ses pairs.

En Belgique par exemple, à part quelques très rares clandestins, dans chaque commune on connaît le nombre très exact des étrangers qui y vivent, nationalité par nationalité.

Quel lien avec la privation aux congolais vivant à l’étranger du droit de vote ?

On constatera qu’il suffit d’une simple lettre de ce qui sert de ministre des affaires étrangères de la RD Congo à son homologue belge pour obtenir la liste de tous les Congolais vivant en Belgique. Mêmement dans tous les pays du monde où vivent des Congolais.

Le fichier électoral des Congolais de l'étranger existe déjà à 95 %! 

Ce qui est arrivé au député de notre anecdote, est déjà arrivé à tous les députés congolais qui viennent régulièrement pour des soins en Europe.

Dieu seul sait combien ils sont !

Que conclure ?

Comme il est certain qu’aux prochaines élections, toute honte bue, ces beaux messieurs et dames, se présenteront devant les électeurs pour être élus de nouveau.

Rien que pour cela, les électeurs devraient sanctionner ces cancres. Chaque Congolais qui vit à l'étranger devrait passer le mot à tous les siens qui sont au pays ».

(Ajoutons un petit détail : ce n’est pas la carte d’identité qui rend ces choses possibles. C’est le recensement de la population, préalable INDISPENSABLE à toute élection. NdlR)

 

Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une élection sera NULLE.

 

L’élection est un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable.

Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:

 

1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections.

2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.

3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.

4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.

5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).

6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales  et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin  de parcours.

7 – Là où, comme en  RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.

 

Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.

L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes.

 

 

 

 

© CongoForum, le lundi 11 juin 2018

 

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