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13-06-18/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI (CongoForum)

Libération provisoire de Jean-Pierre Bemba ; tension au sein du PALU et crise à l’AFDC, tels sont notamment des sujets qui ont alimenté la presse parue dans la capitale congolaise en ce mercredi 13 juin 2018.
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Jean-Pierre Bemba

 

Mediacongo.net résume la situation comme suit : « CPI : la Chambre de première instance ordonne la mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba »

« La Haye, Pays-Bas- - La Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale (CPI) a ordonné, ce mardi 12 juin 2018, la mise en liberté provisoire « sous conditions spécifiques » de Jean-Pierre Bemba, après avoir tenu ce matin une audience et reçu les observations des parties sur le maintien ou non en détention de ce dernier dans l'affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido du fait de sa condamnation définitive pour des atteintes contre l'administration de la justice, indique un communiqué de la CPI.

« Compte tenu de tous les facteurs pertinents et des circonstances de l'affaire dans son ensemble, la Chambre de première instance considère que les conditions juridiques d'un maintien en détention ne sont pas remplies. En particulier, et notant que M. Bemba a purgé plus de 80% de la peine maximale possible, la Chambre a considéré qu'il était disproportionné de continuer la détention de M. Bemba uniquement pour s'assurer qu'il comparaisse pour le prononcé de la peine. Ainsi, la Chambre a ordonné la mise en liberté provisoire de M. Bemba sous certaines conditions spécifiques, notamment de s'abstenir de faire des déclarations publiques sur cette affaire, de ne pas changer d'adresse sans préavis, de ne contacter aucun témoin dans cette affaire, et de se conformer pleinement à toutes les ordonnances dans cette affaire, et de se rendre immédiatement aux autorités compétentes si la Chambre de première instance l'exigeait. Il incombe maintenant au Greffe de procéder à toutes les dispositions et consultations nécessaires pour mettre en œuvre la décision de la Chambre », souligne le communiqué de la CPI.

L'audience de ce 12 juin, rappelle l'institution, a été tenue suite à la décision du 8 juin 2018 de la Chambre d'appel, à la majorité, acquittant Jean-Pierre Bemba des charges de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité prétendument commis en République centrafricaine (RCA). Dans son arrêt, explique la CPI, la Chambre d'appel a indiqué qu'il n'y avait pas lieu de maintenir M. Bemba en détention dans le cadre de l'affaire concernant les crimes allégués en RCA et qu'il revenait à la Chambre de première instance VII de déterminer si sa détention demeurait justifiée en vertu de sa condamnation pour des atteintes à l'administration de la justice.

Le 19 octobre 2016, Jean-Pierre Bemba Gombo, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido ont été déclarés coupables de plusieurs atteintes à l'administration de la justice, en lien avec la subornation de témoins et la sollicitation de faux témoignages de témoins de la Défense dans l'autre affaire concernant Jean-Pierre Bemba devant la CPI.

Le 22 mars 2017, la Chambre de première instance VII a rendu sa décision relative aux peines dans cette affaire. Le 8 mars 2018, la Chambre d'appel a confirmé les condamnations pour la plupart des accusations mais a acquitté Bemba, Kilolo et Mangenda de l'accusation consistant en la production d'éléments de preuve faux en connaissance de cause. Les condamnations et acquittements concernant les cinq accusés sont désormais définitifs, indique la CPI.

Concernant les peines, la Chambre d'appel a rejeté les appels de Bemba, Babala et Arido. Les peines infligées à Babala et à Arido sont désormais définitives, poursuit l'institution, en précisant que la Chambre d'appel a accordé l'appel du Procureur. En outre, fait savoir la CPI, la Chambre a annulé les peines prononcées à l'encontre de Jean-Pierre Bemba, Mangenda et Kilolo et envoyé cette question à la Chambre de première instance pour une nouvelle décision ».

 

Sur « l’Internet congolais », cela suscite des commentaires parfois échevelés autour du thème « Comment JKK va-t-il s’y prendre pour empêcher Bemba de rentrer en RDC ? ».

Echantillons :

« Et si Kabila refusait de delivrer un passeport a Bemba

Un Portugais, Sénateur à la Chambre haute du Parlement congolais... Ces kabilistes ne cessent de nous apprendre et, par ricochet, de nous étonner!. Ce qui, cependant, est vrai et les pousse à ces inepties, c'est que l'annulation du jugement de la 1ère instance de la CPI condamnant M. Jean-Pierre Bemba à 18 ans de prison et sa libération provisoire qui va, j'espère, déboucher dans les tout prochains jours sur sa libération tout court leur font perdre le Nord. Ne vous affolez pas, préparez-vous plutôt à un parcours de combattant car le "ngouda" qui vous attend n'est plus ce qu'il était, il y a quelques années - surtout en Europe.

En francais facile, on dirait "les carottes sont cuites..."! »

Ou encore :

« L'euphorie dans le camp Bemba sera de tres courte duree. Je pressens que Bemba peinera et qu'il marchera plusieurs kilometres pour se faire delivrer un passeport Congolais ou un Tenant lieu de passeport. Un visa sur son passeport Portugais, c'est exclu. S'il en a un (passeport portugais), il tombe dans la situation de Katumbi, Dokolo et consorts. Enfin, meme s'il dispose d'un titre de voyage des Nations Unies, il y sera indique: Tout pays sauf la RDC. Que fera-t-il Bemba? Retour par Entebbe chez le patron Museveni? Et le cercle vicieux de l'occupation continue? Herman Cohen se fera t il entendre par Kabila, Mende, Shadari? Plusieurs embuches sur la voie qui conduirait Bemba au palais présidentiel. Je suis personnellement oppose a l'activisme de tous ceux qui ont déjà pris des armes contre le Congo, qu'ils soient de l'opposition ou de la majorité. Bemba doit se reconstruire, se reposer au moins 5 ans et profiter de la vie avec ses enfants. La Haye, c'est sa premiere arrestation, dans une prison doree. Est-il prêt a affronter Makala ou les cachots de Kalev Mutond? Son ami Katumbi n'ose pas ».

 

En attendant, nous fait savoir Le Potentiel, « En liberté provisoire, J-P. Bemba se retranche en Belgique

«  C’est sous bonne escorte de la police belge que Jean-Pierre Bemba a quitté la prison de La Haye, après avoir bénéficié, mardi 12 juin dans la soirée, d’une liberté provisoire. Pour l’instant, Bemba est soumis à un certain nombre de restrictions en attendant le verdict, attendu aujourd’hui mercredi, dans l’affaire qui l’oppose au procureur de la CPI concernant la subornation des témoins. Néanmoins, le leader du MLC n’est plus loin de regagner son pays, la RDC, pour participer au débat préélectoral. Quel rôle jouera-t-il ? Le suspense devrait être levé au terme du congrès de son parti, prévu en juillet prochain.

Le sénateur congolais, Jean-Pierre Bemba à la CPI

Le président du MLC (Mouvement de libération du Congo), Jean-Pierre Bemba, vient de franchir un pas important vers le chemin de la liberté qui s’ouvre à lui après son acquittement le 8 juin 2018 à la CPI (Cour pénale internationale) pour des actes commis en République centrafricaine.

Hier mardi 12 juin, alors que la Cour a renvoyé son verdict final à ce mercredi dans l’affaire de subornation des témoins qui l’oppose à la CPI, « la Chambre de première instance VII de la Cour pénale internationale (« CPI » ou « la Cour ») a ordonné la mise en liberté provisoire sous conditions spécifiques de M. Jean-Pierre Bemba ».

Dans le communiqué de presse diffusé à cet effet, la Cour motive sa décision en ces termes : « Compte tenu de tous les facteurs pertinents et des circonstances de l’affaire dans son ensemble, la Chambre de première instance considère que les conditions juridiques d’un maintien en détention ne sont pas remplies. En particulier, et notant que M. Bemba a purgé plus de 80% de la peine maximale possible, la Chambre a considéré qu’il était disproportionné de continuer la détention de M. Bemba uniquement pour s’assurer qu’il comparaisse pour le prononcé de la peine. Ainsi, la Chambre a ordonné la mise en liberté provisoire de M. Bemba sous certaines conditions spécifiques, notamment de s’abstenir de faire des déclarations publiques sur cette affaire, de ne pas changer d’adresse sans préavis, de ne contacter aucun témoin dans cette affaire, et de se conformer pleinement à toutes les ordonnances dans cette affaire, et de se rendre immédiatement aux autorités compétentes si la Chambre de première instance l’exigeait. Il incombe maintenant au Greffe de procéder à toutes les dispositions et consultations nécessaires pour mettre en œuvre la décision de la Chambre ».

 

Résidence provisoire en Belgique

Selon les témoins, c’est, escorté par la police belge, que Jean-Pierre Bemba a quitté mardi soir la prison de La Haye. Direction, la Belgique où il devrait vraisemblablement établir sa résidence provisoire, en attendant de regagner Kinshasa, après avoir été totalement déchargé des griefs mis en sa charge par le procureur de la CPI.

En effet, après son acquittement du 8 juin 2018 pour des actes commis par ses troupes en République centrafricaine, Jean-Pierre Bemba reste encore lié à la CPI dans une affaire de subornation des témoins, dans laquelle sont également concernés Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido. Après son audience de mardi, la Chambre qui traite de cette affaire a renvoyé son verdict pour aujourd’hui mercredi.

 

En route pour Kinshasa

Quoiqu’il en soit, le chemin de la liberté est grandement ouvert pour le président du MLC. Un épilogue qui aura duré 10 ans, depuis son arrestation en 2008. Les militants du MLC n’attendent plus que le retour de leur leader à Kinshasa. Tous espèrent le voir apporter sa voix dans le débat préélectoral des scrutins du 23 décembre 2018.

Quel rôle jouera-t-il ? Va-t-il se lancer dans la course électorale ? De l’avis de la secrétaire générale du MLC, la députée nationale Eve Bazaïba, le sort de Jean-Pierre Bemba et son nouveau statut dans le paysage politique seront connus au terme du congrès du MLC, projeté au mois de juillet à Kinshasa ».

 

Les militants du MLC n’attendent plus que le retour de leur leader à Kinshasa. Tous espèrent le voir apporter sa voix dans le débat préélectoral des scrutins du 23 décembre 2018, indique le journal. Forum des As explique que l’acquitté est condamné à 12 mois de prison dans une seconde affaire, celle connexe au dossier principal qui est l’atteinte à l’administration de la justice par subornation des témoins. Bemba est allé en appel pour cette deuxième affaire et attend donc le prononcé de la peine qui intervient ce 4 juillet à la CPI.

« C’est dans l’attente de ce jugement qu’il devrait rester en prison jusqu’au jour du prononcé de l’Arrêt de la Chambre d’appel. Raison pour laquelle, comme il est déjà acquitté dans l’affaire principale, la Chambre de première instance III lui a accordé une liberté provisoire aux conditions juridiques connues jusqu’au jour du jugement de la deuxième affaire », poursuit ce quotidien, qui fait savoir que c’est ce jour-là que Jean-Pierre Bemba Gombo, quelle que soit la hauteur de la condamnation du deuxième dossier, sera effectivement libéré de toutes les affaires judiciaires.

 

Times.cd précise par ailleurs que Jean-Pierre Bemba est libéré « sous certaines conditions spécifiques », notamment de s’abstenir de faire des déclarations publiques sur cette affaire, de ne pas changer d’adresse sans préavis, de ne contacter aucun témoin dans cette affaire, et de se conformer pleinement à toutes les ordonnances dans cette affaire, et de se rendre immédiatement aux autorités compétentes si la Chambre de première instance l’exigeait.

 

Une fois libéré de ses chaînes, Bemba Gombo, à son corps défendant, pourrait être amené à exiger des dommages et intérêts à la CPI, pour tous les préjudices subis, soutient-on, dans les milieux du collectif de ses Avocats, rapporte La Prospérité.

Et à ce sujet, les chiffres circulent déjà sur la hauteur de ce que pourrait représenter le pactole. Des millions de dollars oscillant autour d’une centaine devraient lui être versés, pour solde de tout compte. Car, à leur avis, la CPI devrait réparer les préjudices et manqué-à-gagner, après le mea culpa du 8 juin dernier. Comme il fallait s’y attendre, il s’agit là d’une autre paire de manches, dans laquelle les juristes vont, une fois de plus, s’entredéchirer autour de cette nouvelle tournure d’événements, si jamais Bemba décidait d’y aller, de front, contre la même CPI, écrit le tabloïd.

 

La secrétaire générale du MLC, Eve Bazaiba, s’est dite soulagée par la libération de Jean-Pierre Bemba, note Dépêche.cd.

Elle affirme que le président de son parti « a été pendant dix ans, victime d’un procès essentiellement à charge, alors qu’il aurait dû bénéficier d’une instruction à charge et à décharge ».

Pour Eve Bazaiba, le temps est venu pour Jean Pierre Bemba de se reconstruire après cette épreuve de la justice internationale qui a voulu se servir de la condamnation du président du MLC pour exemple. Elle nuance tout de même en disant que « nous ne nions pas que des crimes ont été commis en Centrafrique. Mais la responsabilité revient à ceux qui commandaient les troupes en RCA, en savoir le président Patasse et ses hommes».

 

A ce sujet, Le Phare regrette que pendant tout le procès, la CPI n’a jamais inquiété ni cité à comparaitre aucune autorité politique, administrative ni militaire de la République centrafricaine qui dirigeait les opérations militaires de ratissage de la capitale Bangui, ses environs ainsi que d’autres localités et villes de cet Etat.

Il est aberrant de constater que pendant onze ans, les magistrats du parquet et de siège n’aient pas découvert les différentes erreurs de droit dans lesquelles ils nageaient délibérément. Le verdict rendu le vendredi dernier aurait pu être de mise il y a dix ans si le bon sens avait pris le dessus sur des considérations partisanes, politiciennes et irrégulières, ajoute le journal.

 

Tshibala au Canada

 

Le Bulletin de l’ACP évoque le séjour du Premier ministre, Bruno Tshibala au Forum économique du Canada. Bruno Tshibala a présenté mardi dans son intervention au Forum économique international des Amériques, la situation économique de la RDC ; en insistant sur les efforts déployés par son gouvernement pour une bonne collecte des recettes publiques et une discipline budgétaire rigoureuse dans l’exécution des dépenses publiques. « Des réserves d’échanges internationaux, évaluées aujourd’hui à 1,2 milliard de dollars, sont en constante augmentation et l’ambition du gouvernement est d’atteindre 2 milliards de dollars de réserves de change avant la fin de cette année, a indiqué le Premier ministre », rapporte l’ACP.

 

Au chapitre politique, Cas-info.ca renseigne que depuis Montréal, Bruno Tshibala annonce les élections « sans le Président Kabila. »

« Les élections auront lieu sans la participation du Président Kabila, qui respectera l’esprit et la lettre de la Constitution », a déclaré Bruno Tshibala mardi, à Montréal, où il prend part au Forum économique international des Amériques, selon l’agence Reuters, que cite le site Internet qui s’interroge : « est-ce le début de la fin de suspens sur l’avenir politique du chef de l’État » ?

À moins de deux semaines du début de dépôt de candidatures en vue d’élections présidentielle et législatives du 23 décembre 2018, le Premier ministre annonce que Joseph Kabila ne briguera pas de troisième mandat, ajoute Cas-info.ca.

 

Lors du forum économique international des Amériques « FEIA » à Montréal, le Premier ministre Bruno Tshibala a aussi demandé aux investisseurs de venir en RDC, poursuit 7sur7.cd

Il a affirmé que l’économie de la RDC est parmi celles qui se portent en ce moment le mieux, du vieux continent, le 1er ministre a reconnu que le développement économique et social du pays, passe par des investissements.

« Le gouvernement est conscient du fait que le développement économique et social de la RDC passe impérativement et nécessairement par des investissements massifs nationaux et étrangers dans l’économie nationale en vue de mettre en valeur les nombreuses ressources naturelles du pays », a déclaré Bruno Tshibala.

 

PALU

 

« Tempête sur les hauteurs de Binza : Kabwelulu chassé de chez Gizenga », titre le trihebdomadaire AfricaNews. Le patriarche a craché sa colère sur l’inamovible ministre PALU des Mines, accusé comme le ministre d’Etat Lambert Matuku et le Vice-ministre Botakile de vouloir tuer son parti, écrit ce journal. « ‘‘Le patriarche Antoine Gizenga est entré en colère quand Martin Kabwelulu, qui a sollicité d’être reçu ce dimanche-là [10 juin] dans la soirée, a tenté de lui parler du ralliement du PALU au Front commun pour le Congo. Gizenga n’a même pas laissé à Kabwelulu le temps de continuer et l’a chassé sans ménagement’’, ont rapporté des témoins présents à la réception qui a tourné au vinaigre », relate AfricaNews dans ses colonnes.

 

Divers

 

C’est la crise au sein du parti du ministre d’Etat au Plan, Modeste Bahati qui a suspendu son troisième Vice-président, Kokonyangi. « Mis en cause publiquement par Bahati: Kokonyangi contrattaque », titre L’Avenir.

Le journal rapporte qu’après sa mission officielle en Italie et en Allemagne, le ministre de l’Urbanisme et Habitat et Secrétaire général adjoint de la Majorité présidentielle, Joseph Kokonyangi a indiqué, en ce qui concerne la lettre de son auto-exclusion de l’AFDC, signée par Modeste Bahati, que de telles questions doivent être réglées au cours du congrès et non par un seul individu. « Pour couper court à toute rumeur, Joseph Kokonyangi a déclaré qu’il ne sert qu’un seul Maitre et c’est Joseph Kabila Kabange. », écrit le journal.

 

Pendant ce temps, Congo Nouveau perçoit de l’ingratitude dans le comportement de ce troisième Vice-président de l’AFDC et titre : « Auto-exclu de l’AFDC, Kokonyangi ingrat envers Bahati ».  
Du côté de l’AFDC, on ne s’étonne plus de sa réaction, lui qui depuis un bon bout de temps s’illustre dans les conjectures, ou même à la limite, dans les injures, note le journal. « La lettre de Bahati, fait-on savoir, n’est qu’une mesure administrative de l’autorité morale. Vu le rang qu’occupait Kokonyangi, seul Bahati devrait signer ladite lettre et le congrès du parti statuera définitivement sur son cas. C’est l’autorité morale Modeste Bahati qui l’a présenté et proposé son nom afin d’intégrer le gouvernement. L’on se rend enfin compte de l’ingratitude caractérisée de l’homme qui n’a pas su rester humble et parle désormais avec arrogance. », constate ce trihebdomadaire.

 

Le Phare, quant à lui, se penche sur le dossier du remplacement du rapporteur de la CENI et titre : « Affaire Kalamba : l’UDPS accuse la Majorité de manipuler 16 de ses députés ». Ce quotidien révèle que selon l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), la Majorité présidentielle refuse de lâcher le rapporteur de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Jean-Pierre Kalamba, pourtant désavoué de longue date par son parti et groupe parlementaire à l’Assemblée nationale.

 

 

Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une élection sera NULLE.

 

L’élection est un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable.

Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:

 

1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections .

2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.

3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.

4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.

5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).

6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales  et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin  de parcours.

7 – Là où, comme en  RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.

 

Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.

L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes.

 

 

 

 

© CongoForum, le mercredi 13 juin 2018

 

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