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12-07-18/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI (CongoForum)

La question de l’utilisation de la machine à voter a été au centre des débats lors de la tripartite CENI-CNSA-Gouvernement. Or, si la machine à voter est maintenue, si le fichier électoral est maintenu tel quel, si le président Kabila se représente, le Comité laïc de Coordination (CLC) annonce des manifestations publiques… annoncées pour une date qui recule sans cesse. Il s’agit maintenant du 8 août. La Majorité parle de l’anathème que le CLCC a jeté sur la Majorité présidentielle. Dans un communiqué du secrétaire permanent adjoint du PPRD, Ferdinand Kambere Kalumbi, le parti majoritaire déplore ce qu’il traite de blague de mauvais goût contre le processus électoral en cours. En quatre points, Kambere fustige l’intoxication mêlé de haine, de jalousie et de calomnie contre Kabila. Voilà le noyau dur autour duquel gravitent les principaux articles de la presse parue à Kinshasa en ce jeudi 12 juillet 2018


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« Machine à voter »

 

Le Phare titre « Corneille Nangaa formel à la Tripartite : sans machine à voter… pas d’élections en 2018 ! »

« Intervenant hier mercredi 11 juillet 2018 dans le cadre des travaux de la Tripartite réunissant le Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA), le Gouvernement et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dans le nouveau bâtiment administratif du gouvernement, aux encablures du Palais du Peuple, Corneille Nangaa

s’est montré intransigeant au sujet du recours à la machine à voter. A l’en croire, si l’on rejette cet outil de travail, il n’y aura pas d’élections cette année en République Démocratique du Congo.

Dans sa communication du jour, il a commencé par faire une mise au point à l’intention de la presse qui l’avait accusé à tort, selon lui, d’avoir saboté les travaux de la Tripartite, le mardi 10 juillet. Le président de la centrale électorale a justifié son absence de la veille par son agenda trop chargé suite aux retards qu’accusent les opérations de dépôt des candidatures pour la députation provinciale sur l’ensemble de la République.

Revenant sur la machine à voter, laquelle continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive, Corneille Nangaa a fait remarquer que son institution « a levé l’option de recourir à un dispositif technique permettant l’impression instantanée du bulletin de vote par l’électeur au bureau de vote et de dépouillement pour relever le défi de la tenue simultanée et en une seule journée de trois scrutins directs ».

Il a affirmé que « la machine à voter n’introduit nullement le vote électronique qui, suivant les standards internationaux, fusionne les étapes de vote et du dépouillement, en privant l’électeur du contrôle du choix qu’il aura effectué ».

Le président de la Ceni a souligné que « c’est conformément à la législation congolaise organisant le vote à bulletin papier que ce matériel de vote sera utilisé, pour remplacer les bulletins pré-imprimés par des bulletins miniaturisés, faciles à manier ».

«Ce dispositif participe », d’après lui, « à la simplification des opérations de vote et de dépouillement, sans remettre en cause la procédure traditionnelle du vote à bulletins-papiers ».

Corneille Nangaa a renchéri « que la machine à voter permet l’allègement de la logistique, la réduction du nombre des bulletins invalides et un gain considérable de temps dans le circuit de vote par rapport aux bulletins de taille surdimensionnée utilisés jusqu’alors».

Tout en démontrant que « la problématique de la gestion du temps de vote de chaque électeur est particulièrement délicate dans le contexte de trois scrutins combinés », le président de la CENI a fait remarquer que « la taille du bulletin de vote a aussi un effet pervers dans le dépouillement et la compilation des résultats en ce qu’elle peut favoriser le chaos, en ralentissant le comptage des voix et en exposant les bulletins à des manipulations illégales».

A l’en croire, la taille du bulletin de vote traditionnel « contribue également à la dégradation de l’environnement de la compilation, les centres étant confrontés à des piles de bulletins difficiles à gérer».

Bref, selon le président de la Ceni, « loin de favoriser la tricherie, la machine à voter contribue par contre à l’accroissement de la transparence du vote et des opérations y relatives, et participe, de ce fait, à la consolidation de la démocratie ».

Avant de clore ce chapitre, Corneille Nangaa a mis la classe politique devant un dilemme : soit elle accepte la machine à voter et les élections se tiennent dans le délai, à savoir le 23 décembre 2018; soit elle la rejette et les élections sont renvoyées sine die.

Les électeurs sans empreintes digitales ne seront pas radiés Abordant l’épineux problème de 16,6% d’électeurs enrôlés sans empreintes digitales, Corneille Nangaa a soutenu que « la polémique entretenue autour de cette question procède d’une récupération politique aux antipodes des termes mêmes du rapport final d’audit ».

Il a rappelé que selon l’audit de l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie), « ce phénomène s’explique, en partie, par la possibilité offerte au président du centre d’inscription de valider l’enrôlement sans l’enregistrement des empreintes ».

Il a fait savoir que « cette disposition a été introduite dans les mesures d’application de la loi portant identification et enrôlement des électeurs dans un souci d’exclusivité, pour permettre aux électeurs sans mains, doigts amputés, empreintes illisibles, de s’enrôler ».

A son avis, « ces électeurs inscrits sans empreintes digitales, conformément à la règlementation en vigueur, ne peuvent faire l’objet d’aucune radiation… Faire suite à une telle demande constituerait une violation flagrante des dispositions légales », a-t-il soutenu, pour répondre à une frange de la classe politique et de la société civile qui exige la radiation pure et simple, du fichier électoral, des électeurs sans empreintes digitales, considérés comme des fictifs ».

 

7sur7.cd reprend pour sa part l’interrogation de Corneille Nangaa sur la machine à voter en ces termes : « Qui a évalué pour dire que c’est la majorité [des Congolais] qui est contre ? »

« Il est bon de dire qu’il n’y a pas consensus sur la machine à voter parce que tel a dit à la radio que je suis contre. Mais tenez aussi compte de la majorité silencieuse qui ne passe pas à la radio. Et qui a évalué pour dire que c’est la majorité qui est contre. Avez-vous fait un référendum là-dessus », a demandé M. Nangaa, cité par 7sur7.cd.

 

Pendant ce temps, le Collectif de Jeunes Katumbistes (COJEKA) dit avoir déjà recueilli 20.000 signatures pour la pétition contre l’usage de la machine à voter aux élections du 23 décembre prochain, fait savoir Cas-info.ca. Pour ces jeunes de Lubumbashi, l’objectif est de récolter 1 million de signatures avant le mois décembre, ajoute ce média en ligne.

 

Le CLC, une menace ?

 

Si la machine à voter est maintenue, si le fichier électoral est maintenu tel quel, si le président Kabila se représente, le Comité laïc de Coordination (CLC) annonce des manifestations publiques, rappelle L’Avenir, qui indique que l’ultimatum de ce mouvement expire le 8 août prochain. Et le journal de s’interroger : « faut-il s’attendre à une guerre de missiles entre le CLC et le Front commun pour le Congo (FCC)? Faut-il craindre une nouvelle escalade de violence dans les rues de Kinshasa ?» 

L’Avenir, sur ce qu’il estime comme une déclaration de guerre, titre à la Une «  les propos de Ndaywel sur Kabila enflammeront-ils le pays ? »  
Ce quotidien s’interroge d’abord s’il faut s’attendre à une guerre de missiles entre le Comité Laïc de Coordination, CLC, et le Front Commun pour le Congo, FCC ? S’il faut craindre une nouvelle escalade de violence dans les rues de Kinshasa ? En effet, souligne L’Avenir, les dernières menaces du professeur Ndaywel, appelant à des manifestations publiques violentes, si un certain nombre de conditions qu’il a lui-même, aveuglement fixées, ont du mal à passer.

A en croire L’Avenir, en réaction, Kajepa Molobi, une plume redoutable de la Majorité présidentielle, lance un sévère avertissement au CLC..« La sagesse la plus élémentaire nous apprend que l’on peut savoir qui, comment et quand commence une guerre, mais personne ne sait ni quand, ni comment et ni à quel prix elle se termine. La paix chèrement acquise mérite qu’on la préserve », déclare-t-il à L’Avenir.

 

« De plus, ce chantage mal venu relève d’une provocation sans intérêt pour le peuple congolais », renchérit Forum des As, citant lui aussi Kajeba Molobi.

À ce jour, non seulement la CENI a publié le calendrier électoral mais toutes les étapes suivantes sont rigoureusement respectées, estime cet analyste.

FdA qui cite Isidore Ndaywel comme étant le porte-étendard du CLC sous les feux des critiques, le crible de flèches. FdA note que l’appel à des manifestations publiques vient simplement perturber un processus électoral qui a atteint sa vitesse de croisière, estime l’auteur de la tribune. Le journal ajoute que le dernier communiqué à l’accent "martial" du Comité laïc de coordination (CLC) suscite des réactions en sens divers.

 

La Prospérité assène pour sa part que la RDC est à la croisée des chemins. « CLC : élections ou apologie du chaos ? »  
Selon ce quotidien de Mont-Fleury, un analyste pro-Majorité revient, ici, sur la déclaration du Professeur Isidore Ndaywel qui, au nom du CLC, lançait dernièrement un ultimatum pour la reprise, dès le 9 août prochain, des manifestations de grande envergure en RD. Congo.

A à environ six mois du 23 décembre 2018, cet analyste invite, plutôt, les congolais à faire le choix de la paix et à se préparer à la tenue de la présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales. Il rappelle, par ailleurs, que la Constitution et l’Accord de la Saint Sylvestre n’ont retenu que les élections comme unique voie de l’alternance pacifique et démocratique. Agir autrement, soutient-il, enfin, c’est chercher une chose et son contraire, à la fois, écrit La Prospérité.

 

Divers

 

Forum des As qui fait un paralléle entre la situation du Congo en 1960 et la création du FCC, rapporte la déclaration de Pierre Kalala selon laquelle, les pères de l’indépendance ont inspiré Joseph Kabila. Selon le quotidien, après le lancement dimanche 1er juillet en cours de la campagne d’installation et de signature de la Charte du Front commun pour le Congo (FCC), on n’en finit pas de commenter en sens divers dans la ville basse à Kinshasa.

Pour certains Kinois, la naissance de cette plateforme électorale est perçue comme une manœuvre du Président Joseph Kabila pour tenter de se représenter au scrutin de décembre prochain. D’autres, par contre, perçoivent dans cette initiative du Chef de l’Etat congolais, la détermination de faire bloc afin de résister à toute tentative d’immixtion des lobbies étrangers dans les affaires internes de la RD Congo, indique FdA

Par ailleurs, FdA lance : à la faveur de la révision de la Constitution en 2011, une matière concernant l’immutabilité, Joseph Kabila a le droit de se représenter comme indépendant en 2018. Le journal écrit que l’échéance du mandat de Joseph Kabila ne s’arrête pas au 23 décembre prochain, soutient le Secrétaire permanent adjoint du PPRD, Ferdinand Kambere. L’auteur de cette réflexion soutient qu’en droit constitutionnel, lorsqu’« on touche, par une révision constitutionnelle sur une matière qui est concernée par l’immutabilité constitutionnelle, on donne naissance à une nouvelle Constitution. »

 

La Prospérité annonce que c’est ce jeudi 12 juillet que s’ouvre au centre catholique Nganda, à Kintambo, le congrès du MLC.

Ces assises devront se terminer demain 13 juillet, sauf imprévu. Ce congrès devra se tenir sans le Chairman Jean-Pierre Bemba toujours en Belgique, aux dernières nouvelles. A défaut d’être là physiquement, il se peut qu’il parle via une vidéo conférence ou une lettre à ses militants.

 

La Tempête des Tropiques annonce que « A l’occasion de la deuxième Conférence annuelle ONU-Union africaine : L’ONU et l’UA passent en revue la situation au Burundi, en RCA, en RDC, à Madagascar, au Sahel, en Somalie et au Soudan du Sud »

« A l’occasion de la deuxième Conférence annuelle ONU-Union africaine qui a eu lieu lundi à Addis-Abeba, en Ethiopie, les deux organisations ont exprimé leur engagement à approfondir davantage leur partenariat stratégique.

Ils ont passé en revue situation sur la paix, la sécurité et le développement sur le continent, notamment au Burundi, en République centrafricaine, dans le bassin du lac Tchad, aux Comores, en République démocratique du Congo, à Madagascar, au Mali et au Sahel, en Somalie et au Soudan du Sud et ont convenu d’accroître conjointement leur soutien, en étroite coopération avec les Communautés économiques régionales, aux initiatives de paix, de sécurité, de développement et de stabilisation dans ces pays.

Dans un communiqué publié à l’issue de cette conférence qui s’est déroulée au siège de l’Union africaine, le Président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, et le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, ont souligné l’importance des organisations multilatérales et du multilatéralisme, « comme instrument pour une gouvernance internationale efficace et pour répondre aux défis mondiaux ».

La Conférence annuelle a examiné la mise en œuvre du Cadre conjoint pour un partenariat renforcé pour la paix et la sécurité et s’est félicitée des progrès accomplis. Elle a également approuvé le plan d’action pour la mise en œuvre de l’Agenda 2063 et du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

La Conférence s’est déclarée profondément préoccupée par les incertitudes concernant l’ordre international, les divergences dans les relations internationales et l’impact négatif sur la paix et la sécurité mondiales.

Moussa Faki Mahamat et Antonio Guterres ont appelé « au renforcement d’une approche globale, intégrée et coordonnée de la prévention des conflits en s’attaquant aux causes profondes des conflits, en renforçant les processus politiques et le respect de l’Etat de droit, ainsi que la promotion d’un développement durable et inclusif ».

Les deux organisations ont convenu de convoquer la prochaine Conférence annuelle UA-ONU à New York en 2019 ».

 

Radio Okapi et Mediacongo.net annoncent «  Contentieux électoraux en RDC : les cours d’appel fonctionneront selon l’ancienne configuration des provinces »

« Le contentieux des candidatures des députés provinciaux débute dans moins de 15 jours alors que les cours d’appels, compétentes pour les traiter conformément aux articles 25 et 27 de la loi électorale, ne sont toujours pas installées dans les nouvelles provinces. Pour pallier cette insuffisance des cours d’appels, le Premier ministre a signé un décret ordonnant aux cours d’appels installées dans les anciennes provinces à gérer les contentieux électoraux y compris pour les nouvelles provinces.

Sur 26 provinces existant en RDC, 12 cours d’appel sont à ce jour opérationnelles : une dans chaque chef-lieu des 10 anciennes provinces démembrées et deux dans la ville province de Kinshasa.

Bien que le décret du Premier ministre signé samedi dernier donne aux anciennes cours d’appels la compétence de traiter les contentieux issus de nouvelles provinces, certains acteurs politiques redoutent que cette absence complique le dépôt et traitement des recours, prévus par le calendrier électoral entre le 26 juillet et 05 août prochains.

A en croire le décret du chef de l’exécutif, les anciennes cours d’appel sont compétentes pour traiter le contentieux de toutes les nouvelles provinces selon leur ancienne configuration. Ce qui risque de rendre encore plus lourde la machine, estime Claude Bafwafwa, cadre du Rassemblement Kasa-Vubu.

« Sur le plan pratique, je pense que cela gêne. Parce que chaque administré devrait être dans sa province pour saisir la cour de sa province. Mais il appartient au Conseil supérieur de la magistrature de désigner les hauts magistrats. Et dans moins d’une semaine, les cours peuvent s’installer et commencer à recevoir les contentieux », a affirmé Claude Bafwafwa.

Le député national PPRD Lucain Kasongo estime que cette décision de Bruno Tshibala ne posera aucun problème.

« Quand nous sommes allés aux élections de nouveaux gouverneurs, ce sont les mêmes cours d’appel qui ont traité les contentieux. Deuxièmement ce ne sont pas des contentieux à proprement parler. Il n’y aura pas assez de recours pour les listes. Il n’y aura même pas des contestations pour que ça puisse avoir une incidence négative sur le processus électoral », a expliqué M. Kasongo.

Les candidats députés provinciaux lésés seront donc appelés à voyager pour introduire leurs recours dans les cours d’appels des chefs-lieux de leurs anciennes provinces démembrées ».

 

 

Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une élection sera NULLE.

 

L’élection est un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable.

Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:

 

1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections .

2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.

3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.

4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.

5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).

6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales  et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin  de parcours.

7 – Là où, comme en  RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.

 

Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.

L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes.

 

 

 

 

© CongoForum, le jeudi 12 juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

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