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09 08 18/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI (CongoForum)

Joseph Kabila, ne sera pas candidat lors de l'élection présidentielle prévue au mois de décembre. L’annonce qu’Emmanuel Ramazani Shadary sera le candidat du FCC à la présidentielle de décembre, met fin à toute les hypothèses et supputations sur un probable 3ème mandat du président Kabila. C'est l'ancien ministre de l'Intérieur qui sera le candidat de la coalition au pouvoir, a indiqué mercredi 8 août devant la presse le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende. C’est ce fait qui monopolise l’attention de la presse en ce jeudi 9 août 2018.

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Candidatures à la présidentielle/ E. Ramazani Shadari dauphin, les faits

 

Mediacongo.net expose comme suit les événements à la clôture du dépôt des dernières candidatures à la présidentielle :

« Ce mercredi 8 août 2018, c’est la date-butoir pour le dépôt des candidatures à la présidentielle de décembre. Le jeu politique en RDC prendra donc ses vraies marques avec cette clôture du dépôt des candidatures à la présidentielle et aux législatives nationales. Infos, rumeurs, officialisations... Tant à la majorité présidentielle qu’à l'opposition, les derniers masques vont certainement devoir tomber aujourd'hui. Pour commencer, petit rappel des faits :

 

Alors que jusqu’au soir du 6 août la Céni n’avait enregistré que quatre candidatures, à savoir celles de Seth Kikuni, Jean-Pierre Bemba, Alain Daniel Shekomba et Vital Kamerhe, le cercle s’est élargi ce mardi avec des unités supplémentaires.

En effet, tôt ce mardi matin, Kin Key Mulumba, membre de la majorité présidentielle, et Pierre-Honoré Kazadi, leader du Front populaire pour la Justice (FPJ), ont fait acte de candidature sous la casquette d’indépendants, suivi par la suite de Freddy Matungulu, Felix Tshisekedi le président de l'UDPS et de la plateforme du Rassemblement avant que Jean-Paul Moka ne clôturer les candidatures du jour.

Par ailleurs, on sait déjà que, selon certaines des sources, Adolpe Muzito devrait se présenter, sauf imprévu, ce mercredi 8 août aux bureaux de la Ceni pour y déposer sa candidature en tant qu’indépendant.

Mais cela étant, certaines personnes qui s’étaient porté candidat n’ont pas encore franchi les portes de la Ceni ou risque de ne jamais la franchir. On y retrouve Noël Tshiani et son « fameux plan Marshall » de 800 milliards de dollars qui n’a plus fait signe de candidature depuis le vol de son attaché-case à l’aéroport de N’djili ainsi que le diamantaire Francis Mvemba leader du « Parti Émergence du Congo » (PEC) qui avait aussi fait part de sa volonté de se présenter. Mais d'autres personnalités publiques que l’on voyait déjà en challenger potentiel, comme le Docteur Denis Mukwege, ont mis fin à toute spéculation en révélant publiquement qu’ils n’étaient pas candidat à la présidentielle.

En outre, en dehors de ces hommes attendus pour le dépôt de leur candidature, il y a aussi une femme, Mme Monique Mukuna, actuellement seule femme candidate, qui devrait représenter les jeunes et notamment son parti la « Nouvelle classe politique » à la prochaine présidentielle mais qui n’a pas encore rempli son formulaire.

Toutefois, on pense beaucoup plus à Moise Katumbi Chapwe le président de la plateforme « Ensemble pour le changement » dont le retour au pays lui a été refuse tout au long de ce week-end. Bloqué en Zambie avec interdiction d’entrer sur toute l’étendue du territoire national, on voit mal comment il pourrait désormais, en moins de 24h, déposer sa candidature.

Hormis le cas Katumbi, c’est bien évidemment du côté de la Majorité au pouvoir que tous les regards vont se tourner car à quelques heures de la fermeture des bureaux d’inscription, les Congolais attendent toujours le choix de Kabila et du fameux dauphin dont le nom ne semble toujours pas sortir du conclave de Kingakati. Pourtant, ce mardi 07 août 2018, l'état-major politique du FCC avait été convoqué en vue de la désignation du fameux dauphin et toute la journée des noms ont circulé. Cependant, jusque tard dans la soirée aucun nom, ni aucune déclaration officielle n’a été faite. Néanmoins, aux dernières nouvelles en provenance de cette réunion, le dauphin de Kabila devrait être connu entre 00h00 et 6h00.

Voici donc brièvement la situation actuelle des candidats.

Et voyons aujour'hui ce que cette dernière journée nous réserve... :

21h00: Voici la liste des 27 candidats à la presidentielle de décembre 2018:

1. Seth Kikuni,

2. Jean-Pierre Bemba,

3. Alain Daniel Shekomba,

4. Vital Kamerhe,

5. Kin Key Mulumba,

6. Pierre-Honoré Kazadi,

7. Freddy Matungulu,

8. Felix Tshisekedi,

9. Jean-Paul Moka,

10. Adolphe Muzito,

11. Martin Fayulu,

12. Sammy Badibanga,

13. Ramazani Shadary, ,

14. Antoine Gizenga,

15. Mme Marie José Ifoku,

16. Gabriel Mokia,

17. Sylvain Maurice Masheke,

18. le Pasteur Methodiste Joseph Maluta

19. Yves Mpunga,

20. Théodore Ngoy,

21. Honoré Ngube,

22. Radjabo Mbira,

23. Bébé Malwalwa,

24. Laure-Marie Kawanda,

25. Charles Diavena Lutadila,

26. Noël Tshiani,

27. Michel Okongo

20h30: Voilà, sauf circonstance exceptionnelle, les dépôts de candidature sont désormais clôturés à la Ceni.

On retiendra de cette journée que :

1. nous avons plus d’une vingtaine de candidat (26 exactement dont 2 femmes)

2. Par la force des choses, le Président Kabila a dû manifester sans ambages ses intentions de successions lui qui avait toujours des phrases sibyllines lorsqu’on l’interrogeait à ce sujet. Mais au final, après bien de crises politiques engendrées par le glissement de son mandat, il a fini par tenir parole en respectant la constitution, comme le souligne Emmanuel Ramazani, et en ne se représentant pas pour un 3ème mandat…

3. Bien qu'entendu depuis le week-end, Moise Katumbi, le président d'"Ensemble", est la personnalité politique de l'opposition absente de ce jour et parmi ces candidatures.

Et maintenant, rendez-vous est pris pour la date du 23 décembre 2018. Puisse la Ceni maintenir son cap et ses objectifs tout en attendant de voir qu’est-ce qu’il en sera de la machine à voter et du candidat commun de l'Opposition…

 

19h00 : Proche de la fermeture, la Ceni a enregistré 18 nouvelles candidatures en ce dernier jour dont voici les noms : Emmanuel Shadari, Adolphe Muzito, Samy Badibanga, Martin Fayulu, Yves Mpunga, Théodore Ngoy, Honoré Ngube, Gabriel Mokia, Radjabo Mbira, Marie José Ifoku, Pasteur Maluta, Bébé Malwalwa, Laure Marie Kawanda, Antoine Gizenga, Charles Diavena Lutadila, Noël Tshiani, Michel Okongo et Sylvain Maurice Masheke.

18h00: On se bouscule au portillon de la Ceni dans ces dernières minutes avec, enfin, une première candidate en la personne de Mme Marie José Ifoku, l'ancienne Vice-gouverneur de la province de la Tshuapa pour le compte du CNC, qui a elle aussi déposé sa candidature; ainsi que l'opposant Gabriel Moki, le président du Mouvement des Démocrates Dongolais (MDC), serait lui aussi à la Ceni ; Sylvain Maurice Masheke, l'ancien ministre de la Culture et arts du gouvernement Badibanga; et enfin le Pasteur Methodiste, Joseph Maluta.

17h30: Lugi Gizenga a déposé la candidature du patriarche Antoine Gizenga pour le compte du Parti Lumumbiste unifié (PALU).

Mais cette candidature serait contestée par une partie de la base.

17h10 : L'ACAJ "prend acte de la désignation d M. Emmanuel Shadari par le FCC à l’élection présidentielle et se félicite du respect par Joseph Kabila des articles 70 et 220 de la Constitution et demande à ce dernier de laisser Moïse Katumbi venir déposer sa candidature"

17h00: La ceni n'a au final pas encore clôturé les dépôts, comme initialement prévu à 16h30, compte tenu de candidat(e)s de la "derniere heure"...

16h30: A l'heure de la fermeture, Emmanuel Ramazani Shadary est entré à la Ceni pour déposer sa candidature et celle de l'ensemble du FCC.

15h30 : L’heure fatidique de la clôture du dépôt des candidatures approchant, il semble opportun de faire une petite mise au point rappelant les divers crise politique qui ont miné depuis plusieurs années la situation du pays et cette longue marche vers la mise en place de la présidentielle.

15h00: L’annonce d’Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat du FCC à la présidentielle de décembre, met fin à toute les hypothèses et supputation sur un probable 3ème mandat du président Kabila.

14h45: Samy Badibanga, l'ancien premier ministre entre à la Ceni pour déposer sa candidature.

14h40 : Emmanuel Ramazani Shadari, le désormais dauphin officiel du président Kabila serait déjà en route pour déposer sa candidature à la Ceni

13h40 : Lambert Mende vient à l'instant confirmer la nomination d'Emmanuel Ramazani Shadary comme dauphin de Kabila et comme candidat du FCC à la présidentielle de décembre.

13h40: Lambert Mende en Direct sur la RTNC pour annoncer le candidat du FCC

13h35: De son coté, le dauphin de Joseph Kabila serait lui en route pour la Ceni. Le "conclave" qui a réuni toutes les caciques de la majorité à Kingakati vient de prendre fin.

13h30 : RFI parle de Ramazani Shadary. Nous attendons la confirmation du Ministre de la Communication et des Médias, porte parole du Gouvernement.

13h25: Selon un journaliste de France 24, Lambert Mende serait en route vers Kinshasa pour sa conférence de presse « avec le nom du candidat ».

12h45: 1h déjà que les journalistes couvrant la conférence de presse de Lambert Mende au sujet de l’annonce du candidat président de la plate-forme FCC attendent... ils commencent même à s'impatienter car aucune information ne filtre sur le maintien ou non de cette conférence et encore moins sur candidat dauphin.

12h30: Entre-temps à Kikangati, les violons ne s’accorderaient toujours pas. Et des rumeurs font état de discussions envenimées pour la désignation du candidat potentiel.

12h10: Ca y est, les derniers potentiels candidats à la présidentielle commencent à arriver. En effet, après l'ouverture du ballet par Adolphe Muzito, c'est au tour de Martin Fayulu, le président du parti d'opposition Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), de se présenter à la Ceni.

12h07: Adolphe Muzito était accompagné par plus de cinq députés du Palu qui soutiennent sa candidature à la magistrature suprême. Il aurait le soutien de tous les cerveaux penseurs d'Antoine Gizenga.

11h51: Alors que les journalistes qu'il a invité pour sa conference se trouve déjà sur le lieux, Lambert Mende lui est encore absent; il serait toujours en réunion à kingakati...

11h45 : l'ancien Premier ministre et ex-cadre du Palu, Adolphe Muzito, est le premier candidat de cette dernière journée à se rendre à la Ceni pour y déposer sa candidature.

11h00 : Pour tous, à la Majorité, comme pour le peuple Congolais ou la Communauté Internationale, cette même question demeure: Dauphin ou 3ème mandat ? Quoiqu'il en soit, l'heure de vérité approche inexorablement...

10h00 : Situation calme dans la ville de Kinshasa et au siège de la Ceni où l'on attend encore les derniers candidats: Muzito, Mokia, Fayulu, Yves Mponga, Samy Badibanga et... bien entendu, le dauphin de la Majorité...

09h30 : "Le dossier de candidature à la présidentielle ne se prépare pas en un jour. A cet instant le dauphin a déjà été notifié et attend impatiemment l’heure de sa présentation. Heure qui marquera la fin de la dauphinite et le début de la grande bataille. Plus que quelques heures" (Le Député National Patrick Muyaya sur Twitter)

09h24 : Commentaire d'un de nos internautes: "La Majorité Présidentielle se disait prête pour les élections. Curieusement, jusqu'au dernier jour du dépôt, elle continue à dépouiller les propositions demandées à chaque composante. Alors que l'opposition qui, selon la MP, n'était pas encore prête, a déjà déposé ses candidatures..."

08h00: La majorité présidentielle devrait désormais annoncer le nom de son candidat ce mardi après-midi. En attendant cette publication, des noms du fameux dauphin continuent de circuler. Ainsi, selon la Libre Afrique, le président Kabila pourrait nommer un membre du Palu, dans le cadre du respect par le PPRD de son alliance passée en 2006 avec Gizenga et pour espérer ainsi éviter au maximum les dissensions en interne.

07h00 : Alors qu'une rumeur prétendait que l'UDEMO de Nzanga Mobutu appelait toute l'opposition à s'aligner derrière la candidature unique de Felix Tshisekedi, un communiqué de la plateforme Zaïre, à laquelle fait partie l’UDEMO, aurait démenti cette information en affirmant que « l’UDEMO n’a pas encore investi son Candidat Président de la République. » Affaire à suivre...

06h05 : Entre temps, d'autre candidats comme Samy Badibanga, Martin Fayulu viendront sans doute déposer leur candidature aujourd'hui.

06h00 (heure de Kinshasa) :"L'oiseau rare sera connu tôt le matin, à l'aurore", avait déclaré à l'AFP le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, avec même comme délai 06h00 du matin (heure de kinshasa). Au définitif le silence sur le nom était toujours de rigueur au sein de la Majorité… »

 

Les commentaires de la presse

 

Le Potentiel titre « Kabila pose un acte de courage politique »

« Fini le suspense. Le président Joseph Kabila s’est finalement plié à la Constitution en se déclarant hors-jeu à la présidentielle du 23 décembre 2018. C’est Emmanuel Ramazani Shadary, actuel secrétaire permanent du PPRD qui défendra le flambeau du FCC en décembre prochain. Par cet acte, Joseph Kabila a fait preuve d’un courage politique exceptionnel qui lui fait entrer par la grande porte dans le panthéon de l’histoire politique de la RDC, applaudit Le Potentiel.

Contre toute attente, le président Kabila a tenu à léguer à la RDC un « héritage démocratique » digne de ses 17 ans de pouvoir. A jamais l’histoire se souviendra de lui. A l’instar de Kimbangu, Lumumba, Laurent-Désiré Kabila, le président Joseph Kabila sera désormais compté parmi les dirigeants qui ont porté haut l’étendard de la RDC. Avec sa décision de s’écarter de la course présidentielle du 23 décembre 2018, c’est toute la RDC qui est honorée, apprécie ce quotidien.

 

Tout en saluant la décision du président Joseph Kabila de ne pas briguer un troisième mandat, le sénateur Jacques Djoli du MLC craint que le chef de l’Etat continue à donner des ordres à la justice, à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et à d’autres institutions de la République et empêcher les acteurs politiques de l’opposition de travailler dans la quiétude, écrit Dépêche.cd.

 

Pour Le Phare, une autre question qui se pose après le choix d’Emmanuel Ramazani Shadary est celle de savoir si Joseph Kabila joue franc jeu et aurait définitivement renoncé à l’idée de briguer un troisième mandat.

« Si sa renonciation, vraie ou fausse, à un troisième mandat, était intervenue au lendemain de la signature de l’Accord du 31 décembre 2016, comme consigné dans ce compromis politique, de nombreux compatriotes, dont des opposants, ne se trouveraient certainement pas, à ce jour, en exil ou derrière les quatre murs d’une prison ou encore en clandestinité », analyse ce quotidien. Sceptique, Le Phare dit attendre la publication, par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante), de la liste des candidats à la présidentielle de décembre 2018 pour se convaincre que Joseph Kabila n’est pas candidat à sa propre succession.

 

Politico.cd fait parler l’ONG américaine Enough Project, qui estime pour sa part que « l’annonce faite aujourd’hui [le 8 août] au Congo ne rend pas le processus électoral crédible ».

« L’Accord du 31 décembre n’est pas appliqué, la CENI progresse avec les machines à voter avec des problèmes majeurs de sécurité, tous les candidats ne pouvant pas s’enregistrer. Une forte pression des États-Unis, de l’UE et de l’UA est toujours nécessaire sur le régime de Kabila », a estimé Sasha Lezhnev, directeur associé d’Enough Project cité par ce média en ligne.

 

Actualité.cd donne la parole au « dauphin » Emmanuel Ramazani qui déclare :  « Joseph Kabila a dit qu’il n’y aura pas de 3ème mandat, aujourd’hui il a tenu parole ».

 

« C’est l’occasion ici de remercier le Dieu tout puissant pour la grâce qu’il nous a faite et remercier sincèrement l’autorité morale du Front commun pour le Congo, son Excellence Monsieur, le chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange, un homme exceptionnel en Afrique, même à travers le monde qui tient parole, qui a dit qu’il n’y aura pas de problème, il n’y aura pas de 3ème mandat, aujourd’hui il a tenu parole après la concertation de tous les cadres du FCC », a affirmé Shadary après le dépôt de sa candidature à la CENI.

Le désormais candidat du FCC à la présidentielle s’engage à donner le projet de société du peuple. Le peuple a besoin de la paix. C’est ce que veut le Front commun pour le Congo. Le peuple a besoin de la reconstruction et du social. C’est ce que nous allons faire. Nous sommes ouverts à tout le monde parce que le FCC, selon lui, est un regroupement qui rassemble tous les Congolais, poursuit La Prospérité.

 

Un projet de société qui ne fait pas peur au MLC qui promet de battre le FCC « à plate couture ». « Quel que soit le candidat choisi, il sera battu à plate couture », a estimé mercredi Eve Bazaiba, secrétaire générale du MLC citée par Cas-info.ca

 

Forum des As ajoute qu’en même temps qu’il a respecté sa parole d’honneur, Joseph Kabila désamorce la bombe. Il ressort qu’en acceptant une candidature FCC autre que la sienne à la prochaine présidentielle, le Raïs a su déjouer le plan de ceux qui l’attendaient sur ce point.

Fini le suspense. Finies les spéculations. Finie aussi la polémique autour du candidat FCC au prochain scrutin présidentiel. Depuis hier mercredi, la sempiternelle question sur le dauphin de la Majorité présidentielle n’est plus de saison. C’est Emmanuel Ramazani Shadary. C’est donc sur cet homme que Joseph Kabila a jeté son dévolu.Désormais, les dés sont jetés. Le jeu FCC est joué, ajoute FdA.

 

Me Tunda : la plus grande victoire revient au Raïs, indique par ailleurs FdA. Ce journal note que la date du 8 août 2018 est à inscrire dans les annales du pays comme une circonstance historique qui consolide la démocratie en Rd Congo.

En effet, à l’intérieur comme à l’extérieur, peu de gens pouvaient croire à ce défi, malgré la promesse maintes fois répétée par le Chef de l’Etat de respecter la Constitution. La plus grande victoire revient donc au RAÏS en s’oubliant soi-même et en prenant une décision qui met d’abord le Congo au centre de tous les intérêts.

« Ramazani Shadary : les raisons du Choix ultime du Raïs », ajoute FDA. Pour lui, c’est Emmanuel Ramazani Shadary, l’homme sur qui repose la confiance du Raïs. Mais alors, pourquoi lui et pas les autres prétendants au fauteuil présidentiel ?

Plusieurs raisons justifient le choix du Chef de l’Etat. D’abord, Emmanuel Ramazani Shadary n’est pas un homme novus. Il est l’homme du sérail. Il aura tout été. Vice-Gouverneur, Gouverneur de la province du Maniema pendant la rébellion RCD, Emmanuel Ramazani Shadary a donc commencé avec feu M’Zee Laurent-Désiré Kabila. Pas tout, écrit FdA.

Toujours pour FdA, la France salue la bonne décision du président Kabila. et d’ajouter, le retrait du président congolais Joseph Kabila " est une décision historique en Afrique centrale, même si elle ne règle pas tout ", ont commenté des sources diplomatiques françaises citées par l’agence de presse officielle AFP.

" C’est la bonne décision, l’inverse aurait constitué une fuite en avant, aurait satisfait les plus durs dans l’entourage de Joseph Kabila mais précipité l’isolement du pays ", estime la même source, en rappelant que jamais jusqu’ici la République Démocratique du Congo n’a connu de transition du pouvoir pacifique.

Enfin, FdA fait le bilan des dépôts des candidatures pour la présidentielle 2018. Vingt-six au total. Au dernier jour, dix-huit ont déposé. Le journal cite : Emmanuel Shadari, Adolphe Muzito, Samy Badibanga, Martin Fayulu, Yves Mpunga, Théodore Ngoy, Honoré Ngube, Gabriel Mokia, Radjabo Mbira, Marie José Ifoku, Pasteur Maluta, Bébé Malwalwa, Laure Marie Kawanda, Antoine Gizenga, Charles Diavena Lutadila, Noël Tshiani, Michel Okongo et Sylvain Maurice Masheke.

 

Tous ces candidats viennent se joindre à Seth Kikuni, JP Bemba, Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe, Kin Kiey Mulumba, Daniel Shekomba, Freddy Matungulu et Jean Paul Mokia.

Une précision de taille faite par 7sur7.cd : la prochaine étape, pas la moindre, celle du traitement de chaque dossier pour valider ou invalider certaines candidatures conformément à la loi électorale et à la constitution.

 

La non-candidature de JKK est bisn sûr applaudie par « La Voix de sa Soaur ». DigitalCongo  écrit « Intelligent, perspicace, raisonnable, logique et démocrate de conviction, Joseph Kabila a opéré un choix judicieux, issu d'un jugement posé, réfléchi, qui se révèle particulièrement adapté à la situation, et qui reflète les aspirations des Congolais. Les journaux ont donc convenu d’indiquer que c’est en bon père d’une démocratie incontestée au cœur de l’Afrique que le Raïs a su répondre aux attentes, à savoir le respect de la Loi fondamentale, avant de hisser son dauphin au pinacle pour les prochaines échéances ».

 

Le Bulletin de l’ACP rapporte en couverture « Emmanuel Ramazani Shadary plébiscité candidat du FCC à l’élection présidentielle ».

A en croire le bulletin quotidien de l’ACP, le secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Emmanuel Ramazani Shadary a été plébiscité candidat du Front commun pour le Congo (FCC) à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain.

Ce choix a eu lieu au terme du dépouillent réalisé mercredi 08 août 2018, en présence du Président de la République, Joseph Kabila Kabange, dans son bureau de travail à la Gombe. Au regard des onze critères qui avaient été fixés par le Président de la République, autorité morale du FCC, seul Emmanuel Ramazani Shadari les a réunis, notamment celui de rassembleur et de la capacité de fédérer tout le monde, rapporte l’ACP.

 

L’Avenir lance en grosse manchette : « candidat du FCC à l’élection présidentielle, c’est Shadary ».  
Il rappelle qu’après des jours d’intense suspense, enfin, le Président de la République, Joseph Kabila Kabange a porté son choix sur un chevronné de la politique du pays, le fidèle des fidèles, en la personne d’Emmanuel Ramazani Shadary, Secrétaire permanent du PPRD.

Selon ce quotidien, il a déposé hier sa candidature à la Ceni, accompagné de tous les membres du Front Commun pour le Congo, FCC. Ce tabloïd confie que c’est lui qui a désormais la lourde responsabilité de représenter le FCC à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018.

A l’instar des grands hommes du monde, Joseph Kabila a tenu parole, affirme par ailleurs L’Avenir. Ce quotidien d’informations générales fait savoir que Kinshasa a vécu un moment sans pareil l’après-midi de ce mercredi. Contrairement à toutes les peurs et analyses les plus noires sur la République démocratique du Congo, analyses faites aussi bien par des Congolais que par des étrangers tendent à démontrer que Joseph Kabila chercherait par tous les moyens légaux et illégaux à s’accrocher au pouvoir, le quatrième chef d’Etat congolais a surpris beaucoup de gens en choisissant de ne pas se représenter à la présidentielle de décembre 2018.

 

Pour La Prospérité, « Présidentielle 2018. FCC : Kabila propulse Ramazani Shadary ».
Après des mois d’attente, le verdict sur la quête ou non d’un troisième mandat pour le Président Joseph Kabila devait être mis à nu en marge de la clôture de dépôt des candidatures pour la présidentielle. C’est chose faite depuis hier. Car, enfin, celui qui a pendant dix sept ans chapeauté le pays, a opté pour la voix d’un dauphin. Qui ?, s’interroge La Prospérité. Beaucoup d’encre et de salive ont coulé quant à ce. Mais, au finish de la course du bal des dauphins, c’est Emmanuel Ramazani Shadary qui a été sacré candidat du Front Commun pour le Congo à la présidentielle 2018. Celui qui avait été déplacé de la Vice-primature de l’Intérieur et Sécurité aux commandes du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie était plus que dans les agendas du Chef. C’est là la lecture des observateurs de la scène politique, rappelle La Prospérité.

 

Pour RFI : Emmanuel Ramazani Shadary, figure du régime et proche de Joseph Kabila. La République démocratique du Congo aura un nouveau président après l'élection de la fin de l'année. Joseph Kabila renonce à se présenter et on connaît le nom du dauphin du chef de l'Etat, Emmanuel Ramazani Shadary, ex-ministre et secrétaire permanent du parti présidentiel, écrit la radio mondiale sur son site.

 

Le magazine « Toi et Moi » a reçu le 08 Aout Me Jean Claude KATENDE, Président National de l’ASADHO, pour échanger sur les évènements qui entourent le dépôt des candidatures aux élections de décembre 2018. Il répond aux questions de Christelle YESALASO .

« 1. Vous avez suivi les évènements qui ont entouré le retour de Monsieur Jean Pierre BEMBA. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que le retour de Monsieur Jean Pierre BEMBA au pays après qu’il ait été acquitté par la Cour Pénale Internationale est une bonne nouvelle pour lui, pour sa famille bibliologique, sa famille politique, mais aussi pour tous les congolais.

C’est aussi une excellente nouvelle qu’il ait postulé pour les élections de décembre 2018 en tant que candidat président.

Comme pour tous les autres candidats présidents, il reviendra aux congolais de décider qui sera leur président pour les 5 prochaines années.

Il y a seulement lieu de regretter le fait que Monsieur Jean Pierre BEMBA a été interdit d’accéder à la résidence familiale au motif qu’elle est située dans le périmètre présidentiel alors qu’il n’y a aucune loi qui interdit aux citoyens d’accéder à leur propriété par le seul fait qu’elle se situe non loin de la résidence du président de la République. Une telle interdiction ne peut être possible que si la présence de l’intéressé constitue un danger pour le Président de la République ou pour d’autres congolais. Ce qui n’est pas le cas en ce qui concerne Monsieur Jean Pierre BEMBA.

Cette interdiction est un acte arbitraire et constitue une intolérance politique injustifiable de la part du régime.

2. Pensez-vous que Monsieur Jean Pierre BEMBA est un candidat sérieux pour remporter l’élection présidentielle de décembre 2018 ?

Monsieur Jean Pierre BEMBA est un candidat qui a de soutiens sérieux dans notre pays. Ceci est une chose indéniable. Mais Monsieur Jean Pierre BEMBA seul avec son parti ne peuvent pas gagner l’élection présidentielle, il faut qu’il soit candidat unique de l’opposition et qu’il ait une large coalition des partis politique autour de lui pour y arriver. C’est à ces conditions qu’il peut remporter l’élection présidentielle de décembre 2018.

Ce qui est vrai pour Monsieur Jean Pierre BEMBA est aussi vrai pour les autres candidats de l’opposition, Messieurs Vital KAMERHE, Félix TSHISEKEDI, Martin FAYULU, Freddy MATUNGULU… Personne d’entre eux ne peut gagner cette élection s’il n’est pas candidat unique de l’opposition et s’il n’est pas soutenu par les autres opposants.

Dans une élection à un seul tour, la désignation de ce candidat unique et la formation d’une large coalition de l’opposition autour dudit candidat, devient une urgence si on veut que l’opposition gagne cette élection.

3. Est-ce que l’opposition congolaise est capable de présenter un candidat unique à l’élection de décembre 2018 ?

C’est possible si les opposants comprennent les enjeux de cette élection et le danger que court le pays si le FCC remporte l’élection de décembre 2018. Face à un tel danger, je pense qu’il possible que ceux qui veulent le changement se fassent des concessions qui permettent la victoire de l’opposition.

Toutes les déclarations des opposants vont dans le sens de désigner un candidat unique pour l’opposition, et nous les encourageons à concrétiser dans les actes leurs déclarations. Maintenant tous ceux qui veulent que les choses changent positivement exigent des actes. Il y a trop de discours qui ne servent à rien.Ils doivent faire parler les actes.

4. Quel est le danger que court le pays si le FCC gagne l’élection de décembre 2018 ?

Le danger consiste à voir le FCC continuer avec les programmes et politiques qui ont montré leur limite et ont échoué sous les deux mandats du Président KABILA. A entendre le dernier discours du Président Joseph KABILA sur l’état de la nation, ils sont contents de ce qu’ils ont fait les dix dernières années. Mais la vie des congolais démontre que le PPRD et ses alliés ont échoué.

Les congolais veulent autre chose avec d’autres acteurs.

5. Monsieur KATUMBI a été empêché d’entrer en République Démocratique du Congo pour déposer sa candidature. Que pensez-vous de cette manière d’agir de la part du Gouvernement congolais ?

Monsieur KATUMBI est un congolais connu de tous. Qu’il soit poursuivi par la justice congolaise ou qu’il soit en possession d’un passeport qui n’est plus utilisé, l’article 30 de la Constitution dispose que «... Aucun congolais ne peut être expulsé du territoire de la République Démocratique du Congo, ni être contraint à l’exil… ». Au regard de cette disposition, le Gouvernement a violé un droit fondamental reconnu à Monsieur KATUMBI par la Constitution.

Au-delà de la violation de la Constitution, il y a lieu de dire que ce qui est arrivé à Monsieur KATUMBI discrédite totalement le processus électoral qui perd son caractère inclusif et devient discriminatoire.

6. Ne pensez-vous pas que Monsieur KATUMBI est victime d’un système politique auquel il a participé depuis 2006 ?

Quel que soit ce que Monsieur KATUMBI était avant, il n’y a aucune loi qui permet à un régime injuste de violer les droits fondamentaux d’un congolais qui a décidé de quitter le régime du président Kabila et de se déclarer candidat contre ses anciens amis politiques.

Ce qui arrive doit interpeler tous les congolais dans le sens que ceux qui contribuent à la construction d’un système politique injuste risquent d’en être des victimes un jour ou un autre.

D’où la nécessite pour tous les congolais de travailler pour la construction d’un système politique totalement démocratique. L’avantage de ce système démocratique est qu’il te protège dans n’importe quelle circonstance et dans n’importe quelle famille politique où tu peux être aujourd’hui ou demain.

7. Le Président Joseph KABILA vient de choisir son dauphin qui est Monsieur RAMAZANI SHADARY. Quelle est votre réaction en rapport avec ce choix.

C’est une excellente chose que le Président Joseph KABILA ait choisi la voie du respect de la Constitution comme il l’avait promis. Il s’est abstenu de briguer un autre mandat et nous en sommes contents et fiers.

Il y a lieu de saluer les sacrifices consentis par les peuples congolais pour empêcher la révision de la Constitution et un autre mandat pour le Président Joseph KABILA. Je salue la mémoire de tous les congolaises et congolais qui sont morts pour exiger le respect de la Constitution et l’alternance. Leur lutte est récompensée en partie aujourd’hui.

Je sais que notre combat pour l’alternance comporte plusieurs phases, mais nous venons de remporter une première victoire. Nous devons maintenant exiger de la CENI des élections totalement crédibles pour que le meilleur de tous les candidats gagne par le choix des congolais.

Nous n’allons pas accepter la fraude électorale favorisée par la machine à voter ou par d’autres manœuvres. Nous restons mobilisés et vigilants.

8. Un des points communs de beaucoup de responsables que le Président Kabila a nommés au sein de l’armée, de la police et son dauphin sont tous frappés par les sanctions ciblées. Y a-t-il une raison à cela ?

Je pense que c’est un mauvais choix de la part du Président Kabila. Mais je sais qu’il les a choisis en fonction de ses propres perspectives notamment leur fidélité à sa personne. Comme ils sont indexés par la Communauté internationale, ils peuvent lui être facilement redevables du fait qu’ils n’ont pas d’appuis extérieurs »

 

Mediacongo.net publie un avis divergent sous le titre « Processus électoral: L'UPCE de Jean-Claude Kyungu Kabila dit non aux élections et propose... un 3e dialogue ! »

« L'Union du peuple congolais engagé (UPCE), parti centriste cher à Jean-Claude Kyungu Kabila, dit "non aux élections", exige la modification de l'article 70 de la Constitution, rejette la machine à voter car non prévue par la loi, soutient la dissolution du CNSA et propose un troisième dialogue "qui sera considéré comme le dernier pour obtenir une alternance digne et aboutir aux élections libres, apaisées, démocratiques et transparentes".

Jean-Claude Kyungu Kabila a fait toutes ces suggestions lors d'une conférence de presse animée ce mercredi 8 août 2018 à Kinshasa.

Pour lui, "la Ceni n'est pas indépendante, l'appareil judiciaire fonctionne en faveur du pouvoir en place". Par conséquent, rien de bon ne pourra sortir de ces élections.

Concernant l'article 70 de la Constitution, l'orateur propose qu'il soit modifié. Ce, pour ne pas permettre aux présidents de la République d'éviter les élections en vue de demeurer au pouvoir. Cette disposition de la loi fondamentale dit "... le président sortant reste en fonction jusqu'à l'installation effective du président élu...". Le président de l'UPCE propose qu'un président qui n'organise pas les élections dans le délai constitutionnel requis, rende le tablier. Il appelle la classe politique à mettre de côté ses divergences pour privilégier l'intérêt du peuple, insistant sur l'unité "pour qu'ensemble, nous puissions arracher l'alternance" au sommet de l'État ».

 

Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une élection sera NULLE.

 

L’élection est un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable.

Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:

 

1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections .

2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.

3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.

4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.

5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).

6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales  et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin  de parcours.

7 – Là où, comme en  RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.

 

Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.

L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes.

 

 

 

© CongoForum, le jeudi 9 août 2018

 

 

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