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14-09-18/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI (CongoForum)

Martin Fayulu, qui a présenté son programme, fait un peu figure de vedette dans la presse parue à Kinshasa en ce vendredi 14 septembre 2018. Rentrée parlementaire de septembre et rencontre des leaders de l’opposition à Bruxelles continuent d’alimenter les analyses et débats des journaux


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Martin Fayulu

La Tempête des Tropiques annonce « Présidentielle 2018 : Martin Fayulu présente un programme de 190 milliards USD sur 5 ans ».  
« 
Martin Fayulu Madidi, candidat président de la République pour les élections du 23 décembre prochain a présenté hier jeudi 13 septembre 2018 dans la salle de conférence du Centre Interdiocésain à Kinshasa dans la commune de la Gombe son programme qu’il intitule  « Investir dans le citoyen pour développer le Congo ».  
Après avoir présenté l’état actuel de la nation qui est catastrophique, il présente les pistes de solution. Il présente un programme dans tous les domaines de la vie quotidienne de la population, pour le bien-être de la RDC, s’il est élu président de la République avec comme priorités : l’Etat de droit ; la paix ; la sécurité ; l’éducation, la recherche et l’innovation ; l’agriculture ; la gouvernance intègre et la tolérance zéro. Martin Fayulu a affirmé être en odeur de sainteté avec les opposants réunis le mercredi 12 septembre dernier à Bruxelles. Martin Fayulu propose 190 milliards de dollars us sur une période de 5 ans avec un budget de 38 milliards de dollars chaque année.  
La principale raison de son absence à la rencontre de Bruxelles s’explique par le fait que la cérémonie de présentation de son programme était fixée un jour après la tenue de cette réunion. « Si je reportais cette cérémonie, vous ne m’auriez pas pris au sérieux », a dit Martin Fayulu. Il a aussi indiqué que les résolutions de la réunion de l’opposition à Bruxelles ne sont pas contraires à ce qu’il pense. Pour rappel, les principaux leaders de l’opposition congolaise s’étaient  réunis le mercredi 12 dernier à Bruxelles.
Ils ont présenté 9 préalables dont l’abandon de la machine à voter pour des élections générales crédibles et apaisées en décembre prochain. Ils ont promis de désigner un candidat commun, de mener des actions commune et l’élaborer un programme commun de gouvernement ».

Zoom-eco.net annonce « RDC : Martin Fayulu chiffre son programme quinquennal à 190 milliards USD » 
Aspirant à la présidentielle, Martin Fayulu Madidi compte mobiliser 190 milliards USD sur une période de cinq ans, correspondant à la durée d’un mandat présidentiel pour réaliser son projet de société, renseigne Zoom-eco.net, qui indique que ce programme « vient du congolais et est axé sur sept piliers qui sont : le social- libéralisme, la citoyenneté, le pacte pour le développement, la gouvernance intègre, la réconciliation et la règle gagnant-gagnant. » 
A l’aide d’une pyramide inversée, le président de l’ECIDE, a expliqué comment il tirera les ressources, une fois élu président de la République. Il va d’abord s’appuyer sur le budget actuel évalué à 5 milliards de dollars américains. Ensuite, il va instaurer une gouvernance intègre et une fiscalité responsable pour récupérer 12 milliards USD. Il va favoriser les investissements évalués à 5 milliards USD, et une coopération efficace et restructurée de l’ordre de 3 milliards USD, ajoute le média en ligne.

Intitulé « Investir dans le citoyen pour développer la RDC », le programme de gouvernance du candidat de la Dynamique de l’opposition, a une vision : bâtir un Congo libre et prospère qui offre au peuple l’opportunité de changer sa condition de vie. Je défend les valeurs d’humanisme et de citoyenneté, a déclaré le candidat que cite 7sur7.cd

Si Martin Fayulu est élu prédisent, complète Cas-info.ca, il promet de faire de l’instauration d’un Etat de droit et de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Il va aussi proposer 30% du budget de l’Etat à l’éducation pour rendre l’enseignement gratuit jusqu’à l’âge de 14 ans.

Autre cheval de bataille de Martin Fayulu Madidi : consacrer l'acquisition de la double nationalité, excepté pour les 9 pays voisins à la République démocratique du Congo (RDC). Pour lui, pour briguer la magistrature suprême (Présidence de la République), le candidat ne devra « posséder que la nationalité congolaise d'origine », poursuit Actualité.cd. Et d’ajouter : « Fayulu s'est proposé de rétablir le second tour de l'élection présidentielle, qui se joue à un tour depuis la révision constitutionnelle de 2011». (petite erreur matérielle : cette révision « à la hussarde » a été votée parle Congrès en 2010, même si sa première application a eu lieu lors des élections frauduleuses et nulles de 2011. NdlR)

Bruxelles et le processus électoral

Une autre question qui a intéressé les médias congolais, c’est la déclaration des opposants réunis à Bruxelles, qui contestent « une parodie d’élections ». Cette réunion a connu la participation de Bemba, Katumbi, Tshisekedi, Muzito, Kamerhe et Mbusa.

Au-delà du fait que les six opposants se détestent en réalité et n’ont rien en commun, si ce n’est la maladresse de se rendre à Bruxelles pour supplier la Belgique de revenir coloniser la RDC, c’est leur immaturité qui écœure, se désole L’Avenir, sous le titre «  Réunion de l’Opposition à Bruxelles: Un complot mis à nu ».  
« Les leaders de l’Opposition congolaise se sont réunis hier mercredi 12 septembre 2018 à Bruxelles en Belgique, en vue de statuer sur la situation politique de l’heure en République démocratique du Congo, particulièrement sur le processus électoral en cours. En outre, Jean-Pierre Bemba (Mouvement de Libération du Congo), Vital Kamerhe (Union de la Nation Congolaise), Félix Tshilombo (Union pour la démocratie et le Progrès Social), Adolphe Muzito (Parti Lumumbiste Unifié et Nouvel Elan), Mbussa Nyamuisi du RCD/KML et Moïse Katumbi (Ensemble) ont aussi réfléchi autour de la candidature commune et programme commun de l’Opposition à la présidentielle du 23 décembre 2018. Malheureusement dans leur lecture biaisée du processus électoral en cours en RDC, ils sont revenus sur les mêmes exigences qui témoignent leur volonté de ne pas aller aux élections. De longs discours pour faire plaisir aux combattants d’Europe, alors que le fond reste vide.
Dans le communiqué final publié hier mercredi à l’issue de leur rencontre de Bruxelles, les leaders de l’Opposition congolaise exigent à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le rejet de la machine à voter, le nettoyage du fichier électoral, afin d’identifier et d’extraire le 16,6% d’électeurs sans empreintes, après que le fichier électoral ait été audité par les experts de l’Organisation internationale de la Francophonie.  
De ces deux points sus-évoqués, il convient de dire que la CENI, qui jusque-là demeure fidèle et respectueuse de ses engagements, ne pourra en aucun cas reculer pour céder à la pression des personnes capricieuses. Car, cela va sans dire, ces dernières tiennent à tout prix à boycotter les élections en RD Congo. Pour démontrer que la CENI ne reculera pas, l’opinion a été informée de l’arrivée prochaine à Kinshasa d’un important lot de machines à voter, en provenance de la Corée du Sud. Et à l’instant précis, des techniciens de la CENI sont en formation dans ce pays, pour avoir une parfaite connaissance de desdites machines, notamment en cas de panne technique et autres. Les opposants n’ont qu’à rêver et à continuer à distraire le peu de Congolais de la diaspora qui se délectent de leurs allégations.  
Le fichier électoral qui a été jugé inclusif, exhaustif, actualisé mais surtout perfectible, ne peut en toute logique que susciter des réactions en sens divers. Il est toutefois souhaitable que lesdites réactions soient réfléchies. Les améliorations qu’a recommandées l’OIF ne veulent pas dire qu’il faille les radier. Le cas échéant, à quoi servirait alors l’inclusivité que crient les opposants ? Si l’OIF qui a audité ce fichier électoral avait axé sa mission sur l’intégrité et l’inclusivité des données collectées à la lumière des instruments nationaux et internationaux, avec un fichier globalement représentatif de la population en âge de voter en RDC, les leaders de l’Opposition ont intérêt à faire confiance à ces experts venus de la Francophonie. Car multiplier de litanies en chargeant Kinshasa, c’est vouloir une chose et son contraire à la fois.

De la décrispation politique 
Les leaders de l’Opposition ont dans ce même communiqué final évoqué le point relatif à la mise en œuvre immédiate des mesures de décrispation politique, conformément aux dispositions de l’Accord de la Saint Sylvestre. Par-là, ils exigent la libération des prisonniers politiques, le retour des personnalités politiques exilées, notamment les cas emblématiques traités dans le rapport sur la décrispation politique sous la houlette des évêques de la CENCO, la réouverture des médias publics, la liberté de manifestation, la fin des tracasseries policières et administratives contre les opposants… 
La lâcheté, ça ne passera pas en RDC. Quel est cet Etat souverain en Afrique comme partout ailleurs qui opte l’anarchie comme mode de gestion? Et à plus forte raison s’agissant des personnes qui assument ou aspirent à de hautes responsabilités à la tête du pays. Tolérer des faussaires, permettre aux étrangers de briguer les hautes charges, faire venir à la magistrature suprême des repris de Justice… Ce sont des exigences à dormir debout que les leaders comploteurs de la République veulent imposer à Kinshasa.
Ce n’est pas fini ! Les présumés leaders de l’Opposition exigent à Kinshasa la participation des candidats exclus ou invalidés, gage selon eux, des élections inclusives ; l’accréditation et le déploiement des observateurs des instances internationales dont les Nations-Unies, l’UE, la SADC, l’OIF et autres ; l’assistance de la communauté internationale sur le plan politique, financier et matériel pour organiser des élections inclusives dans la paix ; le déploiement d’une force régionale de la SADC pour sécuriser le processus électoral, les candidats et la population ; la participation effective de la Monusco au processus électoral pour le transport du matériel et la logistique, la restructuration et l’audit de la Ceni conformément au prescrit de l’accord de la Saint Sylvestre. 
De tout ce qui précède, il convient de signaler que la République Démocratique du Congo est devant ses dignes fils qui complotent malheureusement contre leur propre pays. Chercher à ce qu’une force régionale soit déployée encore en RDC, ceci démontre la volonté des opposants d’imposer le chaos au pays et se mettre à l’abri de cette prétendue force régionale. Malheureusement, il s’agit des exigences dont Kinshasa ne fera aucun cas. Et Kinshasa a même réagi hier qu’il rejettera tout interventionnisme extérieur. 
Alors que tout le monde s’attendait à l’annonce du candidat commun de l’Opposition, les opposants en villégiature en Belgique se sont livrés à des sujets ne relevant plus de l’actualité. Ils ramènent aux calendes grecques ce que tous les Congolais attendaient d’eux. Comme la main qui est derrière ces opposants est déjà à découvert, et partant, le complot déjà déjoué. Comme qui dirait non sans apaisement, plus de peur que de mal ».

L’Avenir qui publie en annexe la dernière lettre de Patrice Lumumba adressée à sa femme, pense que les opposants ont marché contre le courant de souverainisme et du respect des textes de lois qui règnent à Kinshasa.

Congo Nouveau estime que l’opposition va vers un boycott des élections. Le trihebdomadaire s’appuie sur des préalables posés par les six leaders réunis à Bruxelles le 12 septembre avant de participer aux joutes électorales du 23 décembre. Ces préalables, analyse le journal, seront inaccessibles au regard de « l’intransigeance » affichée par le gouvernement et la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sur ces sujets.

Mais pour Le Potentiel, la rencontre de Bruxelles a enclenché une nouvelle dynamique.
Il titre : « Front commun pour l’alternance, après Bruxelles, prochain round en Afrique du Sud » et annonce que ces leaders de l’opposition seront en Afrique du Sud sur invitation de l’ANC. « Plusieurs sources le confirment. Et le passage en Afrique du Sud du chef de la diplomatie belge, Didier Reynders, n’est pas un hasard. Le vice-Premier ministre belge en charge des Affaires étrangères vient de séjourner simultanément en Afrique du Sud, en Angola et au Congo/Brazzaville. Si les questions bilatérales ont dominé les discussions dans ces trois pays, la question de la RDC a été en bonne place. », écrit ce quotidien.
En Afrique du Sud, il s’agit donc de consolider les digues en vue de la bataille finale, censée mener à l’alternance démocratique par la voie des urnes. Le peuple tout entier attend donc ses leaders de l’opposition surmonter leurs clivages et leurs egos afin de barrer la route à la dictature qui se met en place en RDC, écrit.

Forum des As annonce la rentrée parlementaire, pour le samedi 15 septembre, après deux mois de vacances. Compte tenu du contexte politique essentiellement dominé par les préparatifs des élections prévues au mois de décembre prochain, cette session pourrait être la toute dernière de la législature en cours, croit savoir le journal. Il itre donc « Parlement : le dernier acte ». 
« Les élections se profilant à l’horizon, la session qui s’ouvre ce samedi 15 septembre, sera tout, sauf normale. 
Après près de deux mois de vacances parlementaires, députés nationaux et sénateurs congolais, reprennent le chemin du Palais du peuple ce samedi 16 septembre. Compte tenu du contexte politique essentiellement dominé par les préparatifs des élections générales officiellement prévues au mois de décembre prochain, cette session pourrait être la toute dernière de la législature en cours. 
A 24 heures d’ouverture de ladite session, en tout cas on n’a pas constaté l’effervescence traditionnelle qui caractérise le Palais du peuple, à pareille circonstance. Bien au contraire. L’ambiance a plutôt été maussade. Preuve qu’aussi bien à l’Assemblée nationale qu’à la chambre haute du Parlement rd congolais, députés et sénateurs réfléchissent déjà sur leur avenir politique. Tous sont conscients que le glas de leur mandat actuel a quelque peu sonné.  
Conformément au calendrier électoral qui prévoit la campagne à partir du mois de novembre prochain, la première session ordinaire du Parlement, réputée session budgétaire et qui ouvre ses portes dès ce samedi, sera donc tout, sauf une session normale. Cela, pour plusieurs raisons. Certains députés nationaux et sénateurs ayant postulé à différents niveaux des législatives (nationales et provinciales), se verront obligés d’aller en campagne. Pourtant, la fin constitutionnelle de la dite session est prévue pour le 15 décembre.  
Du point de vue des matières à inscrire au calendrier, les deux chambres pourraient, à la limite, examiner certains arriérés législatifs de la dernière session. Déjà, certains parlementaires excluent l’hypothèse d’examiner le projet de loi de finances 2019 au cours de cette session. " Après les élections, toutes les instituions seront réputées démissionnaires en commençant par le Président de la république. Dans ces conditions, il serait malveillant de léguer à l’Exécutif national issu de la nouvelle Majorité parlementaire d’après le scrutin de décembre prochain, un projet de Budget qu’il n’a pas lui-même élaboré", déclare serein, un parlementaire élu de Mbandaka, mais qui, visiblement, a passé ses vacances à Kinshasa ».

Le Bulletin de l’ACPrapporte que le Bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) conduit par son président, Corneille Nangaa Yobeluo, a rassuré jeudi le Bureau de la Chambre haute du Parlement de la tenue effective des élections le 23 décembre 2018. 
« Le bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) conduit par son président, Corneille Nangaa Yobeluo, a rassuré jeudi 13 septembre 2018 le bureau de la Chambre haute du Parlement de la tenue effective des élections le 23 décembre 2018.
À l’issue d’une séance de travail jeudi au Palais du peuple entre cette institution et le bureau du Sénat avec à sa tête Léon Kengo wa Dondo, son président, le rapporteur de la Ceni, Jean-Pierre Kalamba, a précisé que « tous les paramètres sont au vert ». Dans le cadre de la sensibilisation, 1200 machines à voter sont déjà déployées à l’intérieur du pays où la Ceni a délégué des missions chargées de recruter des techniciens qui, après leur formation sillonneront les villages, les coins et recoins du pays afin de sensibiliser les électeurs à l’utilisation de cette machine. 
A l’instar de ce qui s’est passé à Kinshasa, cette sensibilisation à l’intérieur du pays se fera dans les aéroports, ports, gares et à travers les églises, avec comme objectif d’amener 80% d’électeurs à expérimenter la machine à voter avant le 23 décembre 2018. 
Selon le rapporteur de la Ceni, avec la machine à voter, les moyens suffisent pour que le déploiement se fasse en temps voulu, car on n’attend pas la fabrication du bulletin de vote qui pourrait « nous » amener au-delà du mois de novembre 2018. 
Le plan du travail de la Ceni révèle que la dernière machine sera fabriquée le 18 septembre 2018. « Des listes d’électeurs sont affichées dans les chefs-lieux des territoires et dans de grandes écoles qui constituaient les sites d’inscription, les 40,371 millions d’électeurs présentés à l’OIF ont été rattachés aux sites qui seront des bureaux de vote. Des hélicoptères, 4 gros porteurs plus ou moins 200 camions et 100 jeeps seront prêts à être déployés à temps », a conclu le rapporteur de la Ceni ».

 

Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une élection sera NULLE.

 

L’élection est un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable.

Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:

 

1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections .

2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.

3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.

4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.

5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).

6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales  et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin  de parcours.

7 – Là où, comme en  RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.

 

Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.

L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes.

 

 

© CongoForum, le vendredi 14 septembre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

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