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10 10 18/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI (CongoForum)

Réouverture du procès Katumbi à la Cour de cassation, tension sociale à Kolwezi, polémique sur le contenu d’un véhicule blindé de la Monusco renversé à Beni et l’annonce d’une consigne de vote du PALU ont notamment fait la Une des journaux parus à Kinshasa au matin de ce mercredi 10 octobre 2018. La deuxième rencontre avortée entre la CENI et les candidats à la présidentielle ainsi que la démission de Nikki Haley intéressent également les journaux.


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Procès Moïse Katumbi

 

Le Potentiel titre  « ‘Affaire des mercenaires’: le procès Katumbi s'ouvre ce matin devant la Cour de cassation»

« C’est ce mercredi 10 octobre 2018 que sera rouvert à la Cour de cassation le procès mettant en cause Moïse Katumbi dans une affaire de recrutement présumé des mercenaires.

En face, le collectif des avocats a qui, d’ores et déjà, relève des incohérences et des incongruités dans le chef de ceux qui veulent clouer Moïse Katumbi au pilori. Celui-ci est attendu à la barre ce matin à Kinshasa alors que l’obtention du passeport biométrique lui est toujours refusée à Bruxelles.

Pour des raisons non encore élucidées, l’Américain Lewis Darryl, principal suspect et également attendu ce mercredi, s’est vu refuser le visa par l’Ambassade de la RDC à Washington. Cerise sur le gâteau, les juges de la Haute Cour sont forcés à ouvrir ledit procès alors qu’ils n’ont pas encore prêté serment en tant que tels. Question: ne va-ton pas droit dans une parodie de procès où le président d’Ensemble sera condamné par défaut comme ce fut le cas dans l’affaire dite Stoupis ? La justice est mise à rude épreuve.

Toujours mis en cause dans une affaire de recrutement présumé des mercenaires, Moïse Katumbi, leader d’Ensemble pour le changement, est censé comparaitre aujourd’hui mercredi 10 octobre 2018 devant la Cour de cassation. Un mandat à comparaitre lui a été envoyé à son adresse de Bruxelles de même qu’à l’Américain Darryl Lewis, son ancien conseiller en matière de sécurité ayant été présenté à l’époque comme le cerveau du recrutement des mercenaires. L’occasion a été offerte au collectif des avocats de Moïse Katumbi de remettre les pendules à l’heure. Des exceptions pourraient bien plomber ce procès.

D’un côté, le président d’Ensemble pour le changement a reçu une convocation à comparaître lui parvenue à son adresse de Bruxelles, de l’autre, l’ambassade de la RDC en Belgique n’a jamais daigné lui octroyer le nouveau passeport ordinaire dit biométrique. Et dire que sa demande introduite auprès du ministère des Affaires étrangères à Kinshasa est restée jusqu’à ce jour lettre morte. Pour ses avocats, c’est une incohérence. Ils se demandent comment l’on peut prétendre inviter Moïse Katumbi devant la barre alors que tout est fait pour l’empêcher de regagner son pays, la RDC, et se présenter devant les juges.

De l’autre côté, les avocats de Moïse Katumbi notent que la Cour de cassation ne peut juger cette affaire aussi longtemps que ses juges n’auront pas encore prêté serment en tant que tels. Donc, ils n’ont pas qualité requise pour siéger et connaître de cette affaire. Il en est de même del’Américain Darryl Lewis, principal suspect dans l’affaire de recrutement des mercenaires mais à qui l’ambassade de la RDC à Washington ne veut pas accorder le visa pour venir à Kinshasa et répondre à la convocation de la Cour de cassation. Cela malgré multiples tentatives qui ont fini par le lasser.

A tout prendre, l’épilogue judiciaire dont est victime Moïse Katumbi, en commençant par l’affaire de spoliation d’un immeuble à Lubumbashi jusqu’à l’affaire des « mercenaires » démontre jusqu’à quel point la justice congolaise est instrumentalisée par le pouvoir en place.

 

Un cafouillage judiciaire prémédite ?

Il se fait donc que la Cour de cassation dont les membres ont été récemment nommés à la même période que ceux du Conseil d’Etat n’ont pas encore prêté serment ; condition essentielle pour siéger et juger une affaire aussi importante que celle de Moïse Katumbi, opposant, empêché par l’Etat ou le gouvernement, de déposer sa candidature à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018.

Qui pis est, l’Etat qui rend justice et qui a convoqué Moïse Katumbi continue en même temps de l’empêcher par tous les moyens de rentrer en RDC pour se présenter devant la Cour de cassation, notamment par le refus de lui octroyer un passeport biométrique, et ce, malgré sa demande écrite adressée au ministre des Affaires étrangères, voilà plus de quatre (4) mois.

La majorité au pouvoir s’est aussi distinguée par le refus d’accorder un visa d’entrée en RDC à l’américain Darryl, alors que ce dernier, selon les accusations portées contre Katumbi, est considérée comme la principale pièce du puzzle. Bien plus, la Cour de cassation a écarté du procès les personnes arrêtées avec l’américain Darryl et qui sont encore détenues à la prison de Makala. Il s’agit, entre autres, de Franck Mwashila et d’Idi Kalonda.

Aussi curieux que cela puisse paraitre, la DGM a instruit les services d’immigration de ne pas faciliter l’accès de Moïse Katumbi au territoire congolais. La même instruction a été donnée aux compagnies aériennes d’avion de ne pas transporter les personnes sans nouveau passeport biométrique. L’allusion est claire et point n’est besoin de recourir à un dessin pour saisir le message.

Le décor planté, notamment incohérences et contradictions dans la procédure, dénote que Moïse Katumbi sera condamné par une Cour de justice où il ne lui sera accordé aucun moyen de défense ni de recours. Scenario redouté sérieusement par le collectif des avocats qui rappelle avoir tenté de faire respecter dans une série de correspondances adressées à différentes autorités de l’appareil judiciaire congolais.

Une question brûle toutes les lèvres aujourd’hui : ce cafouillage judiciaire ne serait-il pas destiné à étouffer la vérité ? Le collectif des avocats n’écarte pas cette hypothèse – tant que Katumbi et Darryl Lewis seront empêchés par toutes les voies possibles de regagner la RDC.

C’est dire combien que le procès qui sera relancé aujourd’hui à la Cour de cassation est entouré d’un grand mystère. Tout porte à croire qu’il y a une main noire politique qui guide les décisions de la justice. En empêchant Moïse Katumbi de se présenter au procès, la majorité au pouvoir est inscrite dans un plan bien ficelé en haut lieu du pouvoir. La sentence est déjà connue. Tout est mis en œuvre pour une rééditer le coup orchestré à Lubumbashi dans l’affaire Stoupis. Celui-ci aurait, selon une vidéo qui a circulé dernièrement sur les réseaux sociaux, reconnu avoir été impliqué de force dans une affaire dont il ne connaissait ni les tenants ni les aboutissants.

Malheureusement, en RDC, c’est la loi du plus fort qui finit toujours par triompher. Et dans l’affaire « mercenaires » visant le président d’Ensemble pour le changement, la justice a déjà choisi son camp : condamner Katumbi pour le disqualifier complètement de tout mandat électif ».

 

Mines

 

La Tempête des Tropiques fait état d’une « Vive tension mardi à Kolwezi ! »

« D’après une source locale basée à Kolwezi, chef-lieu de la nouvelle province de Lualaba, une vive tension a été observée hier mardi dans cette partie de la RDC à cause des rixes opposant les creuseurs artisanaux aux ressortissants chinois travaillant dans les carrières minières à Luilu.

Cette tension intervient quelques jours après la conférence minière qui s’est tenue à Kolwezi en présence du chef de l’Etat, Joseph Kabila, des gouverneurs de provinces, des opérateurs économiques travaillant dans ce secteur ainsi que certains experts venus du gouvernement de la RDC ou de la société civile.

En effet, des creuseurs artisanaux protestaient contre la police qui les empêchait d’accéder à cette carrière de Luilu.  Ce qui a provoqué une situation tendue dans ce coin du pays où les activités minières sont de plus en plus en vogue avec la présence remarquée des investisseurs chinois, libanais, indiens … qui exploitent les minerais dans les carrières au même rang que les autochtones. Et pourtant, le nouveau code minier a placé les limites de ce que doivent faire les étrangers.

Des creseurs artisanaux victimes de spoliation de leurs mines par les étrangers réclamaient que soient restituée leur carrière artisanale dans la société KCC vendue aux Chinois.   Pour rappel, c’est depuis le week-end dernier que la situation a dégénéré au site de la Gécamines/Luilu, à Kolwezi dans la province du Lualaba.

La situation était d’une ampleur telle qu’une débandade généralisée a été observée dans la journée de dimanche. Ca s’est remarquée encore hier mardi avec le mouvement de panique dans la région où  plusieurs milliers de creuseurs clandestins s’étaient présentés devant le bâtiment abritant le bureau de la province pour fustiger le comportement des expatriés évoluant dans le secteur minier, surtout quand on sait que la ville de Kolwezi abrite le projet « Sicomines ». Débordée par l’événement, la police a fini par  maitriser la situation. Une source locale note que le calme est revenu sur le site.

 

Un signal fort

Des sources concordantes signalent que tout serait parti de la nouvelle qui s’est répandue dans la cité de Luilu annonçant la mort par éboulement d’un creuseur dans la carrière se trouvant dans la concession KCC.

Samedi dernier dans la matinée à 4 heures, un groupe de creuseurs en colère s’est dirigé vers les  installations de KCC. Mais ils n’ont pas pu y accéder, étant empêché par la police.  La pomme de discorde a pour motif des troubles causés par des creuseurs victimes de spoliation qui réclamaient que soient restituée leur carrière artisanale dans la société KCC vendue aux Chinois.

 

Deux chinois tués et plusieurs biens endommagés

Le bilan dressé par la police signale la mort de deux Chinois tués par des creuseurs assistés par la population ; deux officiers grièvement blessés, six policiers blessés, et une dizaine de personnes arrêtées.Deux jeeps dont l’une de la police et l’autre appartenant aux Chinois ont été brulées ; deux autres véhicules 4×4 de la police brûlés également ; Un véhicule d’un particulier a été saccagé ; des camions des fournisseurs pillés.

On signale en outre que quatre autres véhicules qui transportaient des minerais ont connu le même sort tandis que des manifestants ont vandalisé les bureaux du commissariat central de la police et libéré tous les détenus qui s’y trouvaient ».

 

PALU

 

Forum des As se penche sur le dossier du Parti lumumbiste unifié (PALU) et titre à la Une : « Le divorce d’avec la MP étant consommé. Présidentielle : le PALU donnera bientôt sa consigne de vote ».

Le Parti lumumbiste unifié (PALU) envisage pour bientôt, une consultation de ses bases pour une ultime consigne de vote, rapporte ce quotidien. « Antoine Gizenga, Secrétaire général et chef du parti, l’a annoncé à haute et intelligible voix, à l’occasion de son 93ème anniversaire de naissance, célébré le samedi 6 octobre dans sa résidence familiale à Mont Fleury, l’un des quartiers nec-ultra-super de la ville de Kinshasa », écrit FdA. L’occasion faisant le larron, poursuit le journal, Antoine Gizenga s’en est violemment et publiquement pris aux derniers arrêts de la Cour constitutionnelle, rendus le 3 septembre dernier. A savoir le verdict des requêtes des quatre, sur les six candidats Président de la République, dont le chef du Palu, autrefois recalés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

 

Monusco

 

L’Avenir évoque un accident de véhicule blindé de la Monusco et s’interroge en manchette : « Le camion blindé transportait des sacs de sable, des casiers de bière ou des minerais ? Embarrassée, la Monusco se fourvoie ».

Pendant que des Congolais sont tués en désordre et en masse par les rebelles ougandais de l’ADF/NALU à Beni et dans ses environs, c’est le moment où nait une polémique sur le contenu d’un véhicule blindé de la Monusco, qui s’est renversé dimanche dernier à Beni, dans la province du Nord-Kivu, relate L’Avenir.

Avant d’ajouter que même si les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux démontrent que le camion contenait des casiers de bière et des minerais, à la Monusco, l’on estime que le véhicule transportait des sacs de sable pour se protéger lorsqu’ils sont en déplacement. « Des arguments à dormir débout et qui ont du mal à passer… », peste ce quotidien qui rappelle en même temps l’exigence du président de la République de voir le début effectif et substantiel du retrait de la Monusco.

 

Processus électoral

 

Le Phare, à ce sujet, parle de «: conférence de vérité de l’opposition ce jeudi »

« Après sa rencontre avec la délégation du Conseil de sécurité le samedi 6 octobre et la seconde rencontre entre la Commission électorale nationale indépendante et ses candidats à la présidentielle du 23 décembre 2018 programmée ce mercredi 10 octobre, l’Opposition congolaise annonce, pour ce jeudi 11 octobre, une ‘conférence de vérité et de clarification sur la suite du processus électoral’ », annonce Le Phare.

Au cours de ce rendez-vous avec la presse, précise le quotidien, les 7 candidats de l’opposition à la présidentielle donneront leur position sur les questions qui fâchent, notamment la machine à voter, le nettoyage du fichier électoral, le financement du processus électoral, la campagne lancée par les laïcs catholiques contre la machine à voter, la non-libération des prisonniers politiques d’opinion, etc.

 

La Prospérité annonce le report de la deuxième rencontre entre la CENI et les candidats présidents de la République. Ça aurait été peut-être la rencontre qui allait apporter des grandes annonces pour le processus électoral en cours, note le tabloïd. Hélas ! « Le deuxième exercice du cadre de consultation prévue ce mercredi entre la CENI et les candidats à la présidentielle 2018 n’aura pas lieu puisque reporté à une date ultérieure. Sans surprise, ce report, dans un contexte politique tendu, laisse planer de l’électricité dans l’air sur la scène politique ».

 

Concernant le processus électoral, Le Potentiel estime que « le Premier ministre joue au sabordage ». Ce dernier aurait décliné l’invitation du président du CNSA, Joseph Olenghankoy pour aborder les questions liées aux élections. « Des indiscrétions glanées dans les couloirs de la Primature confirment que Bruno Tshibala décline ce rendez-vous qui devait être le plus franc possible pour sauver le processus miné par des contestations à seulement trois mois de la date fixée pour les élections. Il relègue ainsi le traitement de la question au ministre de l’Intérieur. Raison avancée : les contraintes de son agenda. Il s’agit d’une raison qui est loin de tenir dès lors que les élections sont parmi les missions prioritaires assignées au Premier ministre et à son gouvernement. »

 

Démission de Nikki Haley

 

« La démission hier de Nikki Haley, l’ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies est tombée comme un couperet. Elle est intervenue au moment où plusieurs médias américains faisaient déjà état des rumeurs relatives à son éventuelle candidature à la présidentielle de 2020 », informe Forum des As.

Mardi 9 octobre, Nikki Haley s’est rendue elle-même au bureau ovale de la Maison Blanche où elle est allée confirmer sa démission auprès du Président Trump. Face aux médias, Trump a accepté cette démission, selon le journal.

 

« Je ne serai pas candidate en 2020, je peux vous promettre que je ferai campagne pour la réélection du président Trump », écrit à la Une 7/7.CD, citant l’ambassadrice américaine à l’ONU.  
Selon ce média en ligne, officiellement Nikki Haley voudrait plutôt prendre une pause. Pour le moment, le vrai mobile de sa démission n’a pas encore été dévoilé à la presse.

 

Tryphon dans Jeune Afrique

 

AfricaNews se concentre sur l’interview de Tryphon Kin-Kiey à Jeune Afrique et titre au bas de la Une : « Le coup de gueule de Kin-Kiey : Kabila détruit par sa Majorité ».

Le trihebdomadaire a relayé les propos du candidat Tryphon Kin-Kiey Mulumba tenus à l’hebdomadaire panafricain. « Le président Kabila a été détruit non seulement par l’opposition, mais surtout la majorité. », a déclaré Kin-Kiey Mulumba.

 

 

Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une élection sera NULLE.

 

L’élection est un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable.

Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:

 

1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections .

2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.

3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.

4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.

5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).

6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales  et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin  de parcours.

7 – Là où, comme en  RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.

 

Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.

L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes.

 

 

 

 

© CongoForum, le mercredi 10 octobre 2018

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