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11 10 18 REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI (CongoForum)

Hier, des discussions autour des questions qui entourent le processus électoral ont tourné en une véritable séance de dénonciations contre la Centrale électorale. En deuxième rencontre, les candidats de l’Opposition ont avancé des arguments autour du caractère juridique de la machine à voter, arguments qui ont semblé peu constructifs aux journaux parus au matin de ce jeudi 11 octobre 2018. Pendant ce temps, l’affaire Katumbi s’enlise de plus en plus dans les contradictions et le ridicule.
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La Tempête des Tropiques explique « Réunion technique CENI – candidats président de la République : Nangaa indispose et s’attire la méfiance »

« La légalité  de la machine à voter  difficile à prouver

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et les candidats président de la République sont loin de parler le même langage. 
Une fois de plus, la machine à voter a divisé la centrale électorale et ces candidats président de la République lors de la rencontre technique tenue hier mercredi 10 octobre dernier au siège de la CENI, à Kinshasa.

Certains candidats ont claqué la porte, mécontents de Nangaa. Il s’agit de Martin Fayulu, Vital Kamerhe, Jacquemin Shabani (représentant de Félix Tshisekedi), pasteur Théodore Ngoyi, Seth Kekuni et autres. Ils ont proposé au président de la centrale électorale de leur démontrer préalablement la base juridique de la machine à voter avant tout. Il fallait donc prouver sa légalité, avant de scruter les aspects techniques.

«C’est à ce niveau que le président de la CENI nous a demandé pour ceux qui n’ont pas voulu aborder la question sur cette machine à voter, de pouvoir partir». Des propos que le candidat Théodore Ngoy n’a pas approuvés. Il a donc regretté la façon dont le président de la centrale électorale les a traités, eux qui sont candidats président de la République.

De leur côté, les membres du bureau de la CENI ont réfuté les propos relevés par le candidat Théodore Ngoy. Le vice-président de la CENI a parlé, pour sa part, du bon déroulement des échanges entre son institution et les candidats. Pour lui, il fallait plancher, en premier lieu, sur la question du fichier électoral. Ainsi, a-t-il poursuivi, « ces échanges vont se poursuivre pour trouver un terrain d’entente ».

Mais il faut également noter que, quelques minutes seulement après le début des travaux, le candidat du Front commun pour le Congo, Emmanuel Ramazani Shadary, est sorti de la salle sans faire une déclaration à la presse. 
Entre-temps, Marie Josée Ifoku n’a été ni présente, ni représentée par quelqu’un, et n’a pas délégué un expert pour ces questions techniques.

Freddy Matungulu et Félix Tshisekedi, en déplacement, ont délégué leurs proches à ces assises. Le pasteur Pierre Honoré Kazadi Ngube Ngube est sorti, lui aussi, quelques minutes après pendant que la réunion se déroulait, pour soutenir qu’il y a de ces candidats qui s’étaient mis dans des groupes avec des positions tranchées, et n’entendaient pas revenir sur leurs positions.

Ce pasteur candidat président de la République a relevé qu’à deux reprises, les élections ont été reportées dans le pays. C’est pourquoi il a insisté pour que les élections soient organisées cette année, à la date fixée, «avec ou sans machine à voter».

 

L’Avenir titre que pour la deuxième rencontre entre le Ceni et les candidats présidents de la République, « l’Opposition monte les enchères. »  
Ce quotidien fait savoir qu’il s’est tenu hier mercredi 10 octobre 2018, la deuxième rencontre entre la Commission électorale nationale indépendante avec à sa tête son président Corneille Nangaa, et les vingt et un candidat pour la présidentielle du 23 décembre 2018.

Il s’agit là d’une deuxième concertation entre différentes parties autour des questions purement techniques, comme l’a recommandé la première réunion qui a même donné naissance à une commission technique, ajoute L’Avenir. Il précise que certains candidats issus de l’Opposition ont monté des enchères exigeant à la Ceni une discussion sur les problèmes juridiques relatifs à l’utilisation de la machine à voter et à l’éventualité de la radiation des électeurs sans empreintes digitales lisibles. Et ce, oubliant que la réunion était technique et non juridique, prétend cette feuille.

 

Forum des As ajoute : « Joutes oratoires hier au Cadre de concertation, Nangaa et les 21 se séparent à queue de poisson ».(sic)  
Des candidats, en désaccord avec la méthodologie proposée par la CENI, ont presque tous quitté la salle. Il ressort du quotidien de la 11è rue Limete que la deuxième rencontre hier mercredi 10 octobre, entre les membres du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et les 21 candidats au scrutin présidentiel du 23 décembre prochain en RD Congo, a accouché d’une grosse souris. Les deux parties se sont séparées en queue de poisson.

Une réalité que le vice-président de la Ceni, Norbert Basengezi, a refusé d’admettre, précisant que l’" échec de la rencontre d’hier n’aurait peut-être existé que dans les têtes de certains candidats ", écrit FdA

Le Phare titre « Incident grave hier à la CENI ! »

« Les freins ont lâché lors de la réunion d’hier mercredi 10 octobre 2018 au siège de la centrale électorale entre le bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (Ceni) et les 21 candidats à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018.

Comme on le craignait, la controverse autour de l’utilisation ou non de la machine à voter a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Séance tenante, les candidats de l’opposition, qui se montrent fort hostiles  à l’usage de ce kit électoral, ont soulevé préalablement la question de la légalité de la machine à voter avant d’aborder celle de sa technicité.

A ce sujet, Vital Kamerhe, Martin Fayulu, Jacquemin Shabani (représentant de Félix Tshisekedi), Freddy Matungulu et Théodore Ngoy persistaient à soutenir que la machine à voter n’était pas conforme à la loi électorale en vigueur en République Démocratique du Congo. En réaction, le président de la CENI, Corneille Nangaa, qui ne jure que par cet outil informatique fabriqué en Corée du Sud pour les scrutins du 23 octobre 2018, a continué à camper sur sa position déjà exprimée lors de ses rencontres antérieures avec l’Opposition, à savoir que l’heure n’était plus au débat sur  l’aspect juridique de la machine mais plutôt à son expérimentation sur le terrain. Inflexible, le président de la CENI a fait savoir aux candidats opposés à l’expérimentation de la machine à voter qu’ils étaient libres de rester ou de quitter la salle de réunion. Révoltés par ce qui leur a paru comme une attitude insolente de Corneille Nangaa, les candidats de l’opposition n’ont pas trouvé mieux que de prendre, tous, le chemin de la porte de sortie. Les propos du président de la CENI ont été interprétés par les opposants comme une véritable déclaration de guerre à leur endroit. Peu après avoir claqué la porte et laissé Nangaa avec le représentant de Shadari et un petit groupe de candidats à la présidence de la République, dont Samy Badibanga et Mabaya, considérés comme de menus fretins, Kamerhe, Fayulu, Jacquemin Shabani, Matungulu et ThéodoreNgoy  ont improvisé un point de presse dans les installations même de la Ceni.

Premier à prendre la parole, Théodore Ngoyi a rappelé les raisons pour lesquelles lui et les 4 autres candidats de l’opposition ont quitté la salle, à savoir que la machine à voter n’est pas prévue dans le calendrier électoral et que sa fiabilité technique reste sujette à
caution.
Pour sa part, Vital Kamerhe, candidat  de l’UNC à la présidentielle, a estimé que l’obstacle du jour n’était pas insurmontable. Pour l’ancien président de l’Assemblée nationale, les discussions devraient se poursuivre pour obtenir des élections libres et transparentes. Les observateurs ont noté que l’incident d’hier à la CENI n’a fait que renforcer le climat de méfiance qui prévaut entre cette institution d’appui à la démocratie et l’opposition. Le président de la centrale électorale passe, aux yeux des acteurs du camp du refus de la machine à voter, pour un bras séculier du pouvoir en place. D’où la cristallisation du doute sur sa neutralité en tant qu’animateur principal d’une institution présumée indépendante et impartiale ».

 

 « Nangaa-candidats président : le clash ! », s’exclame Le Potentiel. Mercredi, l’occasion était offerte aux candidats président et leurs délégués de soulever la question de la légalité de la machine à voter, avant d’aborder les questions techniques suivant l’ordre du jour fixé par la Ceni.

Reprenant les propos du président de la CENI à l’intention des candidats à la présidentielle, Le Potentiel écrit : « Ceux qui ne veulent pas de la discussion technique sur la machine à voter peuvent quitter la salle ». A en croire le journal, c’est cette phrase qui a jeté de l’huile sur le feu, poussant certains candidats à la présidentielle, dont Vital Kamerhe, Dominique Ngoy, Martin Fayulu, Kin-Kiey Mulumba ainsi que les représentants de Felix Tshisekedi et Freddy Matungulu à quitter la salle de réunion.

 

Forum des As titre par ailleurs qu’ « après la réunion sans compromis d’hier à la Centrale électorale, des candidats président au CENSA ce jeudi ».  
Il ressort du même journal que des sources dignes de foi ont appris à FdA, hier dans la soirée, la demande formulée par certains candidats à la présidentielle, au sortir de la réunion avec la Centrale électorale mercredi, d’être reçus par le Bureau du Conseil national de suivi et d’évaluation de l’Accord de la Saint-Sylvestre (CNSA). Selon les mêmes sources, le rendez-vous serait même pris pour ce jeudi 11 octobre en début d’après-midi.

Cette rencontre avec le CNSA, si elle a lieu, intervient un jour après celle essentiellement technique que la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a eue avec les présidentiables hier mercredi 10 octobre. La suite, on le sait, renseigne FdA.

Ce qui pousse FdA à dire : « Nangaa et les 21 se séparent en queue de poisson ».

Des candidats, en désaccord avec la méthodologie proposée par la CENI, ont presque tous quitté la salle, indique le tabloïd avant de souligner que « la deuxième rencontre entre les membres du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), et les 21 candidats au scrutin présidentiel du 23 décembre prochain en RD Congo, a accouché d’une grosse souris. Les deux parties se sont séparés en queue de poisson. Une réalité que le vice-président de la CENI, Norbert Basengezi, a refusé d’admettre, précisant que l’"échec de la rencontre d’hier n’aurait peut-être existé que dans les têtes de certains candidats"».
 
Même constat pour 7/7.cd qui soutient que la réunion s’est mal terminée mal à cause de la machine à voter. Le média en ligne reprend par ailleurs les propos deThéodore Ngoy, l’un des candidats :

«La grande partie des candidats voulait savoir si la question de la machine à voter est légale. Curieusement à la fin, le président Corneille nous dit, ceux qui ne veulent pas qu’on ait des discussions techniques, peuvent partir, ceux qui veulent qu’on expérimente la machine à voter, ils restent».

A la suite de ces « tirs croisés » entre Corneille Nangaa et les opposants, estime La Prospérité « un autre rendez-vous devient nécessaire ! » L’arbitre Nangaa, vacciné contre toute idée d’élaguer cette machine dont il tire le soubassement de l’Accord de la Saint Sylvestre, ne ménage aucun effort pour foncer, note le journal.

« Deux thèses diamétralement opposées dont l’une, celle des tenants de la CENI, est de respecter l’almanach en vigueur et, l’autre, celle des opposants, consiste à recourir aux bulletins de vote traditionnel, ont justifié l’absence du consensus et, par ailleurs, la séparation à queue de poisson, entre les présidentiables ainsi que les têtes couronnées de la CENI », rapporte le quotidien.

 

Pour La Reference Plus, il y a plusieurs zones d’ombre qui persistent. « La réunion a largement abordé les problèmes juridiques voire pré-juridictionnels relatifs à l’utilisation de la machine à voter et l’éventualité de la radiation des électeurs sans empreintes digitales ; face aux nombreuses préoccupations soulevées par certains candidats, il est ressorti des échanges, la nécessité de garantir la fiabilité du fichier électoral et de préciser les soubassements juridiques de la machine à voter », explique le quotidien.
 

Affaire Katumbi

 

La Tempête des Tropiques nous apprend que dans « l’affaire dite des mercenaires : La Cour de cassation exige la présence physique de Moïse Katumbi »

« Le 1er Président de la Cour de cassation a suspendu l’audience hier mercredi 10 octobre, à l’occasion du procès de Moïse Katumbi Chapwe dans l’Affaire dite des mercenaires.
Il a motivé sa décision par le fait que l’accusé ne se trouvait pas physiquement à son procès et que la loi ne permet pas aux avocats de représenter les accusés en leur absence.

Les conseils du président de la plateforme politique « Ensemble pour le changement » ont argumenté que leur client n’a pas  pu rentrer dans son pays faute de passeport.  Depuis près d’un an, Kinshasa exige l’usage d’un passeport biométrique. Et Katumbi affirme en avoir sollicité un, sans succès. L’homme a, à plusieurs reprises tenté de rentrer en RDC, mais à chaque fois il s’est retrouvé bloqué à la frontière, au niveau du poste de Kasumbalesa.

Quant au co-accusé, l’Etasunien Daryl Lewis, il a fait savoir sur les réseaux sociaux  que l’ambassade de la Rd Congo à Washington  lui a refusé un visa pour la deuxième fois, au motif que seule la Cour de cassation peut le solliciter pour lui. Pour rappel, l’ancien gouverneur de la province du Katanga, à l’époque déjà candidat déclaré à la présidentielle, est inculpé d’ »atteinte à la sureté intérieure et extérieure de l’Etats ».

Il est accusé d’avoir recruté des mercenaires étrangers, notamment étasuniens, en mai 2016. Katumbi s’est défendu en expliquant avoir engagé Daryl Lewis comme  consultant en sécurité pour renforcer sa protection, après avoir reçu des menaces ».

 

 

 

 

 

Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une élection sera NULLE.

 

L’élection est un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable.

Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:

 

1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections .

2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.

3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.

4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.

5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).

6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales  et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin  de parcours.

7 – Là où, comme en  RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.

 

Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.

L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes.

 

 

 

 

© CongoForum, le jeudi 11 octobre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

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