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06 12 18/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE de la St- Nicolas (CongoForum)

Les candidats à la présidentielle tiennent d’abord à conquérir l’Est du pays. Avec 18.285.927 électeurs valides, soit 45,38% du corps électoral convoqué pour les scrutins du 23 décembre 2018, les provinces de l’Est vont peser de tout leur poids dans la conquête du siège présidentiel. Mais, quatorze jours après le lancement de la campagne électorale en RDC, certains candidats déclarent éprouver encore des difficultés énormes pour atteindre leurs fiefs électoraux dans la province du Nord-Kivu. Que pèsera le poids démographique de l’Est contre la panoplie complète du parfait fraudeur, déployée avec de très gros moyens par le régime en place ? C’est l’une des questions qui se pose en ce jeudi 6 décembre 2018. Un rapport du Réseau pour la Réforme du Secteur de la Sécurité et de Justice (RRSSJ), rendu public en début de semaine. Ce réseau, composé d’experts électoraux congolais, établit un certain nombre de facteurs qui, selon eux, laissent planer le spectre d’une contestation post-électorale après le 23 décembre 2018.
On sait qu’Emmanuel Ramazani Shadary, le dauphin du président hors mandat Joseph Kabila, a été le premier à lancer les hostilités, bien avant la date autorisée par la loi électorale. Mais le candidat du pouvoir ne semble guère s’arrêter à ces « détails » légaux, comme le montre le soutien sur le terrain des ministres du gouvernement, des gouverneurs ou les facilités pour bénéficier des structures de l’Etat. Des plaintes ont été déposées pour cet emploi abusif des moyens de l’Etat à des fins électorales par un candidat mais ces doléances sont restées lettres mortes. Martin Fayulu de la coalition Lamuka et le tandem Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe sont en campagne électorale dans la partie Est de la RDC. Pendant ce temps, Emmanuel Ramazani du Front commun pour le Congo (FCC) est à la conquête du Nord du pays.
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SOMMAIRE

 

Les candidats à la présidentielle tiennent d’abord à conquérir l’Est du pays. Avec 18.285.927 électeurs valides, soit 45,38% du corps électoral convoqué pour les scrutins du 23 décembre 2018, les provinces de l’Est vont peser de tout leur poids dans la conquête du siège présidentiel. Mais, quatorze jours après le lancement de la campagne électorale en RDC, certains candidats déclarent éprouver encore des difficultés énormes pour atteindre leurs fiefs électoraux dans la province du Nord-Kivu. Que pèsera le poids démographique de l’Est contre la panoplie complète du parfait fraudeur, déployée avec de très gros moyens par le régime en place ? C’est l’une des questions qui se pose en ce jeudi 6 décembre 2018. Un rapport du Réseau pour la Réforme du Secteur de la Sécurité et de Justice (RRSSJ), rendu public en début de semaine. Ce réseau, composé d’experts électoraux congolais, établit un certain nombre de facteurs qui, selon eux, laissent planer le spectre d’une contestation post-électorale après le 23 décembre 2018.

On sait qu’Emmanuel Ramazani Shadary, le dauphin du président hors mandat Joseph Kabila, a été le premier à lancer les hostilités, bien avant la date autorisée par la loi électorale. Mais le candidat du pouvoir ne semble guère s’arrêter à ces « détails » légaux, comme le montre le soutien sur le terrain des ministres du gouvernement, des gouverneurs ou les facilités pour bénéficier des structures de l’Etat. Des plaintes ont été déposées pour cet emploi abusif des moyens de l’Etat à des fins électorales par un candidat mais ces doléances sont restées lettres mortes. Martin Fayulu de la coalition Lamuka et le tandem Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe sont en campagne électorale dans la partie Est de la RDC. Pendant ce temps, Emmanuel Ramazani du Front commun pour le Congo (FCC) est à la conquête du Nord du pays.

 

Fayulu dans l’Est

 

Le Potentiel titre «  Martin Fayulu à Béni : le grand triomphe

« Carton plein à Beni pour Martin Fayulu, candidat de « Lamuka » à l’élection présidentielle de décembre prochain. Ville meurtrie par une série des massacres, Beni a reçu du candidat n°4 un message d’espoir. Avant de mettre le cap vers Butembo, Martin Fayulu a pris la mesure de sa popularité et l’espoir qu’il incarne pour le peuple congolais tout entier. L’accueil chaleureux reçu à Beni témoigne de l’adhésion populaire à son programme de bâtir un « Congo digne et prospère ». Un grand triomphe qui fait déjà des jaloux.

A presque deux semaines de la présidentielle du 23 décembre 2018, Martin Fayulu, candidat de Lamuka à la présidentielle du 23 décembre 2018, a enfin entamé mercredi sa campagne électorale par la ville martyre de Beni, dans le Nord-Kivu.

Tôt le matin, toute la population de Béni s’était mobilisée pour marquer son adhésion au candidat commun de l’opposition. Et que dire de l’aéroport de Mavivi, pris d’assaut par une foule immense qui a tout abandonné pour communier avec celui qui marque l’espoir du renouveau de la République démocratique du Congo.

C’est par un jet privé que Martin Fayulu a quitté Kinshasa dans l’avant-midi de mercredi. Destination : Beni, avec un transit à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Le candidat commun de l’opposition avait à ses côtés Eve Bazaïba, directrice adjointe de campagne, Adolphe Muzito, leader du Nouvel élan, partie signataire de l’accord de Genève.

C’est vers 17h35 (heure de Beni) que l’aéronef transportant le candidat commun de l’opposition s’est posé sur la piste de l’aéroport de Mavivi. Les agents de la Régie des voies aériennes (RVA) avaient du mal à contenir la foule qui a pratiquement investi la piste de l’aéroport.

Selon des témoignages concordants, c’est depuis les premières heures de la journée que toute la ville de Beni s’était mobilisée pour accueillir celui qui porte l’espoir d’un Congo digne et prospère dans les prochaines années.

 

Les espoirs d’un peuple meurtri

Présent à l’arrivée de Fayulu dans la ville de Beni, Muhindo Nzangi, député national en charge de la campagne de Fayulu au Nord-Kivu, n’a a pas pu se retenir. « C’est l’émotion, ils veulent vraiment toucher Martin Fayulu. Nous sommes en train de prendre des mesures pour empêcher les débordements. Mais je crois c’est l’ambiance de la campagne en attendant Fayulu », a-t-il déclaré à actualité.cd.

Martyrisée par des massacres en série imputés aux rebelles ougandais de l’ADF face auxquels Kinshasa demeure impuissant, la population attend de Fayulu des solutions à leur corvée.

« Je suis venue l’accueillir parce que j’ai trop souffert. Je vivais à Mayangose, mais quand les ADF ont tué les frères à Beni, je me suis e ici à Mavivi. Et nous avons appris que Fayulu arrive, c’est ainsi que nous avons hissé notre drapeau [Ndlr : du MLC]. Nous l’attendons pour que nous retrouvions la paix. Nous avons trop souffert, ceux qui sont au pouvoir ne travaillent pas pour notre bien-être, nous espérons qu’il va faire mieux. Que la guerre prenne fin, nous voulons la paix, il y a trop d’orphelins et de veuves. Je pense qu’une fois élu, il va nous aider », a dit à actualite.cd, une militante du MLC présente à l’aéroport.

Après le bain de foule de l’aéroport, Martin Fayulu a pris la route, soit près de 15 km, avant d’accéder au centre-ville de Beni où l’attendait un monde fou réuni au rond-point du 30 Juin où il a tenu à la tombée de la nuit un meeting marquant le lancement de sa campagne électorale.

Beni, ville martyre où opère un ennemi, généralement connu sous le nom de l’ADF, a donc bravé la peur. Toute la population n’a de regards que sur Martin Fayulu, « le soldat du peuple », qui incarne désormais un nouveau départ pour la RDC. Dans la ville de Beni, le nom de Fayulu est sur toutes les lèvres desquelles sort un chant indiquant que les autres candidats ont été rejetés et que seul Martin Fayulu est adopté dans cette partie de la RDC.

En effet, tous ne jurent que par le candidat n°4 à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018. C’est sur lui que repose désormais l’espoir d’une nouvelle vie dans une ville de Beni, plus que jamais sécurisée.

A Beni, Martin Fayulu a eu droit à une marche de triomphe ; un grand triomphe qui l’amène droit vers le chemin de l’alternance. A Beni, Lamuka a aussi confirmé l’ancrage populaire de son leader.

Donné pour « mort-né », l’accord de Genève est bel et bien là. Et Martin Fayulu, le candidat commun sorti de cet accord, confirme chaque jour qui passe sa communion parfaite avec le peuple congolais pour lequel l’alternance démocratique s’impose comme le passage obligé pour ouvrir une nouvelle page de l’histoire de la RDC. Où la prospérité partagée rimera avec la paix et la sécurité.

Comme à Kinshasa, lors des on retour de Genève, Martin Fayulu se confirme. C’est le candidat, à côté de 21 autres validés par la Céni, qui porte un nouveau message au peuple congolais. Avec lui, la route de l’alternance est bien tracée au terme de la présidentielle du 23 décembre 2018.

Beni a soif de la paix et de la sécurité. Il l’a démontré mercredi en réservant un accueil chaleureux à Martin Fayulu. De l’aéroport de Mavivi jusqu’à la place du 30 juin dans le centre-ville de Beni, la foule ne scandait qu’un seul : la paix. En effet, à Beni, comme ailleurs, Martin Fayulu est le symbole du renouveau de la RDC. Après les promesses non tenues de Kinshasa, tout l’Est voie en Fayulu celui le porteur d’un nouvel espoir.

Pas étonnant que, dans son programme pour les cinq prochaines années, Martin Fayulu ait promis de déplacer l’actuel camp Kokolo de Kinshasa vers la ville de Beni pour contenir les assauts ennemis, sans compter la mise en place d’une unité permanente de surveillance des frontières pour contrôler tous les mouvements des groupes armés, soient-ils internes ou étrangers. Message capté cinq sur cinq par la population en liesse.

En bravant la peur, malgré le climat d’insécurité, Beni a envoyé un message fort qui s’est répercuté sur l’ensemble de la RDC.

 

Cap vers Butembo

Après son grand triomphe à Beni, c’est la ville de Butembo, toujours dans le Nord-Kivu qui s’apprête à accueillir le candidat de Lamuka à la présidentielle.

Gare à ceux qui n’ont pas cru au message de Lamuka. Car, avec Martin Fayulu, c’est la donne électorale qui est en train de changer. Le 23 décembre 2018, l’alternance démocratique va se conjuguer avec Martin Fayulu ».

 

Delphin Mupanda, correspondant à Beni de Mediacongo.net décrit « De Beni, Martin Fayulu lance sa campagne à la présidentielle ! »

« Le candidat président de la République issue de la coalition « Lamuka », Martin Fayulu Madidi, est arrivé ce mercredi 05 décembre 2018 dans la ville de Beni où il a lancé officiellement sa campagne électorale à la présidentielle du 23 décembre.

Après une escale par Goma, où il a embrassé le sol du Kivu et remercie le ciel, Martin Fayulu Madidi, le candidat de « Lamuka », est arrivé à Beni en vue du lancement de sa campagne électorale. 

 

Paralysie des activitées à Beni

Suite à l'annonce de cette arrivée, une forte mobilisation de la population pour accueillir Martin Fayulu fut constatée au point que les activités sociales et économiques de la ville sont resté paralysées toute la journée. Boutiques, magasins et autres maisons de commerce sont restés fermés durant toute la journée car la population a passé sa journée sous un soleil ardent à préparer l'accueil de celui qu'on appelle « Le Soldat du Peuple ».

Alors qu'il était en matinée, le candidat de Lamuka est arrivé dans la soirée dans cette partie de la province du Nord-Kivu invoquant « tracasseries du régime en vue de retarder son voyage ». Martin Fayulu a donc atterri à l'aéroport de Beni Mavivi aux alentours de 17h30 (heure locale) accueilli par plusieurs militants de la coalition « Lamuka » ainsi qu'une foule immense curieuse d'écouter ce qu'allait déclarer ce prétendant à la présidence de la RDC.

En direction du centre-ville où le décor était déjà planté pour son meeting, il a du abondonner son vehicules et faire près d'un kilomètre à pied pour atteindre le rond point du 30 juin, lieu du rendez-vous, accompagné d'une foule immense et de ses partisans. 

 

Restauration de l'autorité de l'État pour la paix et la sécurité

Arrivé au rond point ENRA, le candidat a tenu un meeting d'une trentaine de minutes commencant par s'excuser pour le retard avant de présenter son projet de société englobant plusieurs points dont la restauration de l'autorité de l'État pour la paix et la sécurité, l'électricité, l'agriculture, la santé et des infrastructures routières, ainsi que d'autres thématiques.

« Je suis content d'être arrivé ici à Beni, au Nord-Kivu. Je commence ma campagne aujourd'hui. C'est le signe pour montrer à la population de Beni et du Nord-Kivu la souffrance qu'elle traverse. On vous a soumis à l'esclavage, à l'insécurité... vous n'avez pas à manger, ça doit changer [...] L'électricité c'est un problème que le gouvernement nous impose. Je ne pouvais pas venir à cette heure ici (soir) mais nous n'avons pas l'électricité par manque de volonté politique par certains. Nous devons privilégier l'agriculture pour stabiliser l'économie de Beni...», tels sont quelques points saillants abordés par Martin Fayulu.

Le candidat de Lamuka a également réaffirmé son projet de déplacer la base militaire du camp Kokolo, de Kinshasa à Beni, une fois élu.

« Nous allons nous battre pour la restauration de l'autorité de l'État en vue de la paix et la sécurité. Nous allons militer pour un Etat de droit en RDC. Nous allons installer à Beni un grand camp militaire pour mettre fin aux groupes armés qui nous nous insécurisent suite à l'incapacité de notre gouvernement. Si vous m'élisez président, la première chose à faire, je déplacerai le camp Kokolo, de Kinshasa à Beni. C'est la plus grande base de l'armée qui sera ici pour sécuriser Beni et toute la province du Nord-Kivu », a-t-il dit en lingala.

Il a aussi promis de s'impliquer dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui a déjà fait plus de 200 morts, depuis août dernier. « Nous allons chasser Ebola. Avec l'argent de l'Etat, nous allons faire appel aux médecins internationaux pour éradiquer cette maladie », a-t-il ajouté.

Mais surtout, il a réitéré son refus catégorique de la machine à voter qui selon lui, est déjà « programmée pour la faveur d'Emmanuel Ramazani shadari (candidat du FCC) » et de rendre hommage à certains leaders politiques et fondateurs de la coalition « Lamuka », en citant Mbusa Nyamwisi, Moïse Katumbi, JP Bemba, Fredy Matungulu et Adolphe Muzito.

Fayulu passera la nuit à Beni en attendant son départ pour Butembo puis Bunia ce jeudi 6 décembre afin de poursuivre sa campagne ».

 

Dans son adresse, Martin Fayulu a fustigé l’insécurité qui sévit dans la région, présenté quelques mots de réconfort à la population meurtrie et promis un véritable plan pour sécuriser le Nord-Kivu et l’ensemble du pays, poursuit La Prospérité.

« Je suis content d’être arrivé ici à Beni, au Nord-Kivu. Je commence ma campagne aujourd’hui. C’est le signe pour montrer à la population de Beni et du Nord-Kivu la souffrance qu’elle traverse. On vous a soumis à l’esclavage, à l’insécurité, vous n’avez pas à manger, ça doit changer », a déclaré Martin Fayulu.

 

« Une fois élu président de la république, je vais en finir avec l’insécurité et le virus d’Ebola dans le grand Nord » a-t-il promis aux habitants de Beni, complète Dépêche.cd.

 

Fatshivit à Bukavu

 

Actualité.cd titre les militants de l’UNC et de l’UDPS se mobilisent à Bukavu avant l’arrivée de Kamerhe et de Tshisekedi

Ce jeudi, Tshisekedi et Kamerhe sont attendus à Bukavu au Sd-Kivu et les militants de l’Union pour la nation congolaise (UNC) se mobilisent au siège de leur parti à Bukavu en attendant l’arrivée de ce duo, issu de l’accord de Nairobi, renseigne Actualité.cd

Le même mouvement et la même ambiance sont constatés au siège de l’UDPS. Plusieurs centaines de militants s’apprêtent donc à aller accueillir les deux leaders réunis dans un ticket soutenant le candidat Félix Tshisekedi.

 

Le couple « Fatshivit » arrivera très tôt dans la matinée par bateau dans la ville martyre de Bukavu, fief naturel de Vital Kamerhe et aussi de l’épouse de Felix Tshisekedi, Denise Tshisekedi Munyerekana Nyakeru, annonce Le Phare.

Le programme prévoit un meeting soit au stade de la Concorde, ou à la célèbre Place de l’Indépendance. Ensuite, le couple présidera une série de rencontres avec les organisations sociopolitiques et traditionnelles. Demain vendredi, un déplacement par route est prévu vers les localités de Walungu et Kabare pour des rencontres avec les autorités coutumières et sociopolitiques. Le weekend, ce sera le tour d’Uvira et probablement les localités de Baraka et Fizi, ajoute ce quotidien.

 

Shadary dans le Nord

 

Dans un autre coin de la République, en toute sérénité, Emmanuel Ramazani Shadary est en train de poursuivre sa campagne dans le Grand Equateur, en déroulant son programme et en obtenant l’adhésion des populations des provinces visitées, rapporte pour sa part L’Avenir.

 

Et ce, pendant que de l’autre côté de l’opposition, on s’entredéchire, on se rentre-dedans, on s’injurie et on se déteste. Ceci, parce que certains, notamment la coalition Lamuka, ne veut pas parler d’élections, et le camp Fatshivit y va, mais sans conviction et naviguant à vue, croit savoir le journal. Fait qui profite au candidat du Front Commun pour le Congo (FCC), qui ne fait qu’engranger des points dans l’opinion publique, estime encore L’Avenir pour qui tout ceci « présage la victoire finale [de Ramazani Shadary] à l’élection présidentielle du 23 décembre 2018 », analyse le journal.

 

« Les érosions, la réhabilitation de la grande artère qui va de l’aérodrome au Centre- ville, l’éducation, l’agriculture, la pêcherie industrielle et toutes les questions qui doivent rassembler les filles et fils de cette province de la Mongala et leur rendre leur dignité » ont été abordées par le numéro 13 qui, une fois de plus a mis l’accent sur sujet phare de sa campagne : les emplois des jeunes et la justice juste pour tous, ajoute Times.cd.

 

Mise en garde de la CENCO contre les activités politiques dans les paroisses

 

Forum des As  parle d’une sévère mise en de la CENCO et titre : « Pas d’activités politiques pour le clergé catholique ».  
Le mot d’ordre, indique ce journal, vient d’être donné dans toutes les paroisses du pays, comme en 2006 et 2011. Le clergé étant averti au premier plan. D’où, le Code de bonne conduite récemment édicté par les prélats catholiques.

Considéré comme une période de haute tension sociale où les adversaires politiques et leurs partisans s’affrontent et parfois violemment, les prêtres sont tenus de ne pas donner la parole aux politiciens pendant les messes, de ne pas faire la propagande électorale d’un candidat et de ne pas mettre les locaux de l’Eglise à la disposition des politiciens pour la campagne électorale, ajoute le journal.

 

Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une élection sera NULLE.

 

L’élection est un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable.

Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:

 

1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections .

2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.

3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.

4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.

5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).

6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales  et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin  de parcours.

7 – Là où, comme en  RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.

 

Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.

L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes.

 

 

 

 

© CongoForum, le jeudi 6 décembre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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