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07 12 18/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE VENDREDI (CongoForum)

La question de la tenue des élections le 23 décembre prochain était au centre d’une rencontre entre le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la presse. C’est le sujet principal que commentent les médias congolais en ce vendredi 7 décembre 2018. Pour le reste, la presse nous tient au courant des faits et commentaires relatifs aux campagnes électorales de diverses personnalités


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Processus électoral

 

Le Potentiel titre « Elections au 23 décembre : le point de non-retour »

Il n’y aura pas de prolongation à la tenue d’élections. Tout s’arrête le 23 décembre 2018. Devant les patrons de presse qu’il a réunis jeudi soir dans un hôtel de Kinshasa, Corneille Nangaa, président de la Céni, a rassuré que « Rien ne saurait justifier le report des élections ». Sur le terrain, a-t-il indiqué, se poursuit normalement le déploiement du matériel de même que la formation du personnel des bureaux de vote. Bref, le processus a atteint le point de non-retour.

Le train électoral a atteint sa vitesse de croisière. Malgré certaines difficultés qui se sont dressées sur son chemin en termes logistiques, la Céni reste droite dans ses bottes. Son président, Corneille Nangaa, qui recevait, jeudi dans la soirée les patrons de presse, n’est pas allé par des détours.

« Le 23 décembre 2018, il y aura élections. La Céni est prête », a martelé le président de la Céni. Selon lui, rien ne saurait justifier le report des élections dans la mesure où la Céni a relevé le défi logistique. Il a indiqué que le déploiement du matériel électoral se poursuivait normalement et pourrait atteindre l’ensemble du territoire national dans les jours qui viennent. Dans la foulée, Corneille Nangaa a précisé que toutes les machines à voter étaient déjà arrivées sur le territoire national et qu’il ne resterait à l’extérieur du pays que quelques documents relatifs au matériel et qu’ils seront réceptionnés dans les meilleurs délais.

Bien auparavant Nangaa, c’était le vice-président de la Céni, Norbert Basengezi, qui, depuis Kananga, dans le Kasaï Central, avait confirmé, samedi dernier, la tenue d’élections à la date du 23 décembre.

 

Pour la Céni, la machine à voter reste le seul mode de scrutin

« Rien ne nous empêche d’organiser les élections d’ici le 23 décembre. Tous les kits et matériels électoraux ont été déployés à travers le pays. Les témoins, journalistes et observateurs sont en train d’être accrédités, la campagne électorale est en cours. Donc, les différentes étapes du calendrier électoral sont respectées », avait laissé entendre Basengezi, cité par le site d’infos en ligne Congoprofond.

Au sujet de ceux qui réfutent les élections, tout en sollicitant la transition, Basengezi les a qualifiés de « trouble-fêtes », rappelant que « le seul moyen de procéder à l’alternance dans ce pays, c’est d’organiser les élections ».

Si la Céni croit désormais en sa capacité d’organiser les élections le 23 décembre courant, elle reste cependant réservée sur la question sécuritaire qui, pense-t-elle, pourrait perturber à tout moment le cycle électoral. « Donnez-moi la paix, je vous donne des élections », a lancé le vice-président de la Céni à la population du Kasaï Central ; région où persiste encore quelques poches d’insécurité.

Rappelant le code de conduite promulgué par la Céni, en rapport avec la campagne électorale qui se clôture le 21 décembre à minuit, Norbert Basengezi a invité les candidats aux différents scrutins à prendre de la hauteur dans leurs messages. « Non aux insultes ! Non aux fausses promesses ! Non à l’instrumentalisation ! Non à l’utilisation des mineurs pendant la période de la campagne électorale ».

Le président de la Céni, Corneille Nangaa fait la démonstration de la Machine à voter devant l’Assemblée nationale 

 

Jusqu’au bout

Malgré toutes les difficultés auxquelles elle fait face, la Céni ne plie pas. Elle se dit prête à convoquer les 40 millions d’enrôles aux élections du 23 décembre 2018. Et rien, semble-t-il, ne pourrait arrêter la machine électorale, clame son président.

Seulement, malgré les assurances de Corneille Nangaa, l’opinion tant nationale qu’internationale est d’avis que les conditions à la tenue de bonnes élections du 23 décembre ne soient pas réunies. Des indices les plus probants font craindre une probable dérive du cycle électoral. Ce qui n’ébranle pas la détermination de la Céni à maintenir le cap pour le 23 décembre 2018. Son président y croit dur comme fer. Tout comme le personnel de la Céni qui est en train de se déployer sur le terrain pour assurer la régularité des opérations à la date arrêtée dans le calendrier électoral.

Pour le moment, des sources internes rapportent que la Céni assure d’ores et déjà une série de formations en mode accéléré du personnel des bureaux de vote. Selon son chronogramme, tout devrait être au point avant le 23 décembre.

Pendant ce temps, la campagne électorale, quoique morose, poursuit son petit bonhomme de chemin. Pour le cas spécifique de la présidentielle, trois candidats sur les 21 validés par la Céni se sont détachés du lot. Sans doute, le 23 décembre, la présidentielle se jouerait-elle entre Emmanuel Ramazani Shadary du Front commun pour le Congo, Martin Fayulu de Lamuka et Félix Tshisekedi de Cap pour le changement ».

 

La Tempête des Tropiques titre « Élections 2018 : les contraintes sécuritaires suscitent encore des inquiétudes »

« Hormis le climat de guerre et le banditisme persistant dans la plupart des contrées du territoire national, la psychose due à la fièvre hémorragique causée par le virus Ebola rend difficiles les opérations de vote dans la province du Nord-Kivu

Dix-huit jours seulement séparent les Congolais de la tenue des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales prévues le 23 décembre 2018 en République Démocratique du Congo.  Cette date est inscrite dans le calendrier du processus électoral 2017-2018 publié par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) depuis un an et un mois, soit le 5 novembre 2017.

Ledit calendrier est axé sur trois points essentiels, à savoir la Décision N°065/CENI//BUR/17 ; les dates précises du déroulement des différentes étapes des échéances électorales ; les contraintes externes liées à sa mise œuvre.  Pour leur part, les observateurs intéressés ont noté que, depuis la date de la publication de ce calendrier, la République Démocratique du Congo vit au rythme des doutes et inquiétudes concernant, entre autres, les contraintes externes liées à sa mise en œuvre.

Ils demeurent perplexes principalement en ce qui concerne  » l’engagement et la volonté politique dans l’accompagnement du processus électoral par toutes les parties prenantes « , à savoir les partis politiques en général, et les partis regroupant les ténors du régime politique sortant, en particulier.

A ce jour, les réalités observées sur terrain suscitent le doute sur le véritable engagement et la véritable volonté politique des détenteurs du pouvoir sortant qui, selon toute vraisemblance, n’ont pas pu réaliser le second volet de contraintes politiques et sécuritaires, qui est la  » maîtrise et l’encadrement des troubles éventuels, généralisés ou localisés, susceptibles de perturber le processus électoral ».

Pour preuve, le climat de guerre persiste dans la province du Nord-Kivu, au regard des tueries perpétrées par des hommes à main armée. Le banditisme communément appelé  » phénomène kuluna  » ne cesse d’endeuiller les centres urbains, y compris la ville de Kinshasa. Comme si ces actes de violence ne suffisaient pas, une psychose généralisée a envahi, depuis plusieurs semaines,  certaines contrées de la province du Nord-Kivu.

Cette psychose est due à la persistance de la fièvre hémorragique causée par le virus Ebola dans cette partie du territoire national. Elle rend les opérations de vote difficiles, pour ne pas dire impossibles, dès lors qu’elle empêche les candidats aux élections de se rendre dans ces contrées pour y battre campagne.

Pour assurer une heureuse issue du processus démocratique et électoral en cours en RD Congo, la communauté internationale a intérêt à s’y impliquer résolument, en faisant en sortant que les  dirigeants sortants puissent respecter scrupuleusement la loi électorale en vigueur et se garder de monter des subterfuges de nature à compromettre le processus électoral et basculer le pays dans le chaos, alors que la date des élections tant attendues est déjà arrivée.  » Le navire chavire lorsqu’il est prêt à accoster « , dit un sage adage.

 

La Prospérité titre « Ni report, ni démission. RDC : Nangaa confirme la tenue des élections ! »

Le 25 décembre 2018, le successeur de Kabila sera connu. Le 12 janvier 2019, la remise-reprise se fera au Palais de la Nation, conformément au calendrier électoral, assure le président de la CENI, Corneille Nangaa, cité par La Prospérité.

Grâce au financement sur fonds propre du gouvernement congolais, Nangaa, affichant un visage décontracté, a dit aux journalistes avoir réuni l’essentiel de ce qu’il faut pour l’aboutissement du processus électoral, tel que prévu, ajoute le quotidien.

 

En ce qui concerne la logistique par exemple, Corneille Nangaa explique : « Nous sommes dans une période très critique, parce que nous travaillons pour la jonction des matériels et le personnel qui avait commencé la formation en cascade, en vue de leur déploiement dans les bureaux de vote », poursuit L’Avenir.

A ce jour, dit-il, il n’y a pas un site qui n’a pas reçu le matériel électoral. Pour lui, l’objectif est, d’ici dimanche 9 décembre 2018, que tous les matériels soient au niveau des 236 sites de formation. Il a insisté sur le fait qu’à ce jour, aucun matériel de vote ne se trouve à l’étranger, sauf les procès-verbaux de vote, de dépouillement et les fiches de résultats qui sont encore en Afrique du Sud et devraient atterrir dans les différents hubs dans quelques jours, écrit le quotidien.

 

Autre motif de satisfaction pour la CENI, la transmission des résultats de bureaux de vote selon une logique de décentralisation qui s’est traduite notamment par l’existence de 179 centres locaux de compilation des résultats (CLCR) situés dans tous les chefs-lieux de territoires et les villes. Par comparaison, en 2006 par exemple, il n’y avait que 64, se réjouit Corneille Nangaa, cité par Forum des As.

 

Fort de ces arguments, le président de la CENI apaise : « Il n’y a aucune raison qui justifierait le report des élections. Le 23 décembre, les Congolais iront aux urnes pour élire leurs dirigeants », complète7sur7.cd, qui fait aussi remarquer que cette énième mise au point intervient après les doutes qui refont surface depuis un certain temps dans le chef de certains observateurs et acteurs politiques sur la tenue effective des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales.

AfricaNews qui rapporte les assurances de la CENI sur la tenue des scrutins, titre à sa Une : « La CENI confirme, c’est le 23 décembre : Nangaa fin prêt ».  
Ce trihebdomadaire qui rapporte les propos du président de la CENI note ceci : « ‘‘Il n’y a pas un coin où le matériel n’est pas encore arrivé. A partir de dimanche prochain, tous les matériels auront atteint les 236 sites’’, a rassuré Corneille Nangaa décontracté, précisant que les PV et les fiches des résultants, au moins 380 tonnes, fabriqués en Afrique du sud sont en cours d’acheminement. » Ce journal rajoute que « le brave Nangaa se flatte d’avoir démystifié les démons de l’échec et déjoué tous les pronostics en assurant en temps record, le déploiement des matériels sensibles et des hommes vers des coins réputés difficiles d’accès comme Kasongo-Lunda, Popokabaka, Makanza, Isangi, Akula, Businga, Bongandanga, Libenge, Yakoma pour l’axe Ouest. »

 

Ramazani Shadary

 

L’Avenir, de son côté, table sur la campagne du candidat du FCC et titre : « A deux semaines des élections, Shadary conquiert les 5 provinces de l’ex-Equateur ».

Une impressionnante caravane motorisée a conduit le candidat du FCC de l’aéroport au stade de Mbandaka où il a tenu un grand meeting devant des foules nombreuses que la pluie n’a pas réussi à décourager, rapporte ce journal. « Égal à lui-même, et habitué de ce milieu, Ramazani Shadary a égrainé tous les problèmes de la Province.  De l’électricité et l’eau aux emplois pour les jeunes, la question des frais académiques à réduire, les routes et les stades à construire, les corrupteurs et corrompus à mettre dans les cachots, la gratuite de l’enseignement primaire… Bref, tous les défis que rencontrent les axes de son programme de campagne. », note ce quotidien.

 

« Une tournée réussie dans le Grand Equateur », perçoit Forum des As qui souligne qu’en trois jours, Emmanuel Shadary a bouclé son périple à travers le Grand Equateur. « Une tournée réussie à plus d’un titre et avec l’engouement populaire au rendez-vous », constate le journal qui avance que d’aucuns pensaient que le candidat FCC à la présidentielle allait commencer sa virée dans le Grand Equateur par la ville emblématique du pays Ngala. A savoir Mbandaka. « Ramazani Shadary promet l’emploi à des jeunes à Lisala », rapporte de son côté l’Agence congolaise de presse (ACP) avant de relayer que le « programme du candidat du FCC est ambitieux ».

 

L’Info en ligne des Congolais de Belgique évoque les « Sanctions de l’UE contre Shadari, sévère réquisitoire de Justine Mpoyo Kasa-Vubu contre Louis Michel »

« Depuis combien d’années l’eurodéputé belge Louis Michel s’est-il invité dans le dossier RD Congo ? En est-il déjà sorti ou y est-il toujours présent?

Quel impact cela a-t-il eu sur la RD Congo et sur les Congolais ?

C’est à cet exercice que s’est livrée Madame Justine Mpoyo Kasa-Vubu le jeudi 6 décembre 2018 devant la presse, au press Club Brussels Europe.

Pourquoi cette sortie médiatique ?

Tout est parti d’une conférence qui avait eu lieu au Parlement Européen le 22 novembre 2018 durant laquelle le défenseur des Droits de l’Homme Paul Nsapu avait pris à partie l’homme d’état belge Louis Michel. Celui-ci bataillait devant des parlementaires européens pour la levée des sanctions de l’Union Européenne contre Ramazani Shadari, le dauphin de Joseph Kabila pour la présidentielle du 23 décembre 2018.

Cette vidéo est devenue virale et a choqué des millions des Congolais à travers le monde.

Parmi ces personnes, Madame Justine Mpoyo Kasa-Vubu.

Entourée par les membres de son « gouvernement de la diaspora », Madame Justine Mpoyo Kasa-Vubu a ainsi livré le fond de sa pensée.

Elle d’abord été introduite par Bruno Kasonga, son chargé des communications.

Dans un véritable pamphlet intitulé « Louis Michel, le Roi Léopold II du 21è siècle », l’orateur n’y est pas allé par le dos de la cuillère.

De Louis Michel il dit : « Aujourd’hui, le sang ne coule plus sur les lianes dans la profondeur de la forêt équatoriale, mais plutôt sur la latérite que retournent les bulldozers sous la poussière suffocante et polluante des minerais cuprifères. Après s’être approprié sans bourse déliée de vastes concessions minières, ou simplement  à des prix dérisoires, il ne voudrait pas se contenter de plantureux bénéfices annuels, il voudrait s’assurer qu’il y ait en plus à la tête du pays, et de toutes les structures dirigeantes, un homme de main qu’accompagnent des thuriféraires attitrés pour jouer parfaitement leur rôle ».

Madame Kasa-Vubu dressera ainsi un réquisitoire très sévère sur l’immixtion de Louis Michel dans la politique congolaise.

Tout a commencé en 1999  avec l’arrivée des libéraux belges au pouvoir. Bombardé ministre des affaires étrangères, Louis Michel s’invitera dans la politique congolaise.

Il sera le premier à annoncer la mort de Laurent Désiré Kabila,

Il tirera les ficelles des accords de Sun City en 2002,

Il fera inviter Joseph Kabila au sénat belge,

Il mettra à contribution l’Université de Liège dans la rédaction de la constitution de la RD Congo,

Il pèsera de tout son poids dans les élections de 2006 afin que son poulain  Joseph Kabila soit « élu »,

Il déclarera même que « Joseph Kabila est l’espoir de la RD Congo »…

Le voilà qui revient pour soutenir le dauphin de Joseph Kabila en faisant du lobbying pour la levée des sanctions de l’Union Européenne qui frappent ce candidat à la présidentielle.

Dans son adresse, madame Justine Mpoyo Kasa-Vubu ira jusqu’à suspecter Louis Michel d’être trempé dans tous les projets visant la balkanisation de la RD Congo.

Madame Justine Mpoyo Kasa-Vubu a tenu à dénoncer ainsi cette omniprésence de Louis Michel dans les affaires politiques congolaises. Cela est-il gratuit s’interrogera Mme Kasa-Vubu ?

Elle répondra à la questions : C’est le profit qui fait courir l’homme d’état belge ».

 

Fayulu Madidi

 

La Prospérité, quant à elle, met le curseur sur la campagne de Martin Fayulu et publie en manchette : « De Butembo à Goma : Fayulu triomphalement accueilli ! ».

Après Beni, Martin Fayulu a été hier à Butembo et Goma, deux villes majeures de la Province du Nord-Kivu, renseigne le journal. « Plus de 300.000 personnes, pour la première et, plus de 500.000 pour la seconde, se sont mobilisées pour réserver un accueil singulier et digne d’un candidat Président de la République. », rapporte ce journal. « Ces deux cités, à en croire notre source, ont été complètement paralysées par le candidat de coalition ‘‘Lamuka’’ qui est plus que déterminé à mettre fin à l’insécurité dans cette partie de la République si jamais il est élu », ajoute-t-il. Avant d’indiquer que Martin Fayulu a aussi rendu hommage au Général Lucien Bauma, commandant de la 34ème région militaire et commandant de l’opération Sokola contre les rebelles ADF, actifs à Beni, mort en août 2014 des suites d’une courte maladie à Pretoria, en Afrique du Sud.

 

Fatshivit

 

La Tempête des Tropiques titre « Campagne électorale : La deuxième vitesse / Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe promettent de s’établir à Goma une fois élus »  

« Arrivés mardi en début d’après midi sous une pluie battante à Goma, chef lieu de la province du Nord Kivu, par un régulier de la CAA, une compagnie nationale,  Félix Antoine Tshisekedi et Vital Kamerhe (Fatshivit), accompagnés d’une importante délégation des membres de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), et de l’Union pour la Nation Congolaise(UNC), deux partis qui coalisent pour gagner les élections du 23 décembre 2018, ont tenu un meeting au stade Ayifa de Goma devant une foule en liesse venue écouter le message de Tshisekedi, candidat président de la République, sous le label de Cap pour le changement, Cach, et de son allié Vital Kamerhe.

Hier mercredi, ils ont animé un point de presse sur place à Goma après qu’ils aient été empêchés de se rendre par avion à Walikale puis ce jeudi à Bukavu comme le prévoit le programme. Le pouvoir nous complique au lieu de nous aider, ont-ils déclaré, en refusant que les avions soient loués.

Devant pareil écueil, le tandem est obligé de poursuivre la campagne par la route.  Or le territoire de Walikale est distant de 300 Km de Goma par une route complètement délabré.  Un meeting est prévu demain à la place de l’indépendance à Bukavu, prise déjà d’assaut par   Toutefois le pouvoir qui agit sans vergogne a déjà pris  des bulldozers ,ont-ils prévenu.

 

Kamerhe sensibilise la jeunesse

Vital Kamerhe, premier à prendre la parole en sa qualité de directeur de campagne de Félix Tshisekedi, a lancé un message d’espoir à la jeunesse congolaise visiblement clochardisée avant d’appeler à voter massivement pour le candidat président de la République no 20 qu’est Félix Antoine Tshisekedi.   » Les jeunes seront formés de façon accélérée dans divers domaines que sont :

l’électricité, le bâtiment, la mécanique… car il est curieux de voir que même pour conduire des bulldozers ce sont des étrangers qui viennent ici. Non, non, non cela doit cesser  » s’est-il exclamé.  Sur ce, il a promis la création des centres de formation à travers tout le pays. Ce qui servira à offrir du travail aux jeunes mais aussi à combattre les groupes armés disséminés dans la région.  Le désormais compagnon de lutte de Tshisekedi s’est également appesanti sur les raisons qui ont motivé le retrait de leurs signatures sur l’accord de Genève.  C’est à un véritable complot qu’ils ont eu à  faire, a-t-il souligné.

 

Tshisekedi connait les priorités des Congolais

Prenant la parole à son tour dans un stade surchauffé qui a refusé du monde, Félix Antoine Tshisekedi(Fatshi) a d’abord congratulé Vital Kamerhe(VK) qu’il a présenté comme étant le meilleur président de l’Assemblée Nationale qui deviendra aussi le meilleur premier ministre  de la RD Congo une fois que le peuple congolais leur accorde leur suffrage.  Et sans tarder, il a déclaré :  »  Je connais les priorités des Congolais « . Problème constitué d’un cortège de misère.

La spécificité de la région étant la grande insécurité, Fatshi a promis d’installer son état major dans la région.  Car il ne sera plus question de faire la part belle aux envahisseurs et autres groupes armés rebelles.  Cette question d’insécurité doit prendre fin a-t-il promis.  Massacres, atrocités et autres désastres vont sous peu se conjuguer au passé.  A son tour, il a promis de créer un service de la patrie pour les jeunes après leurs études afin qu’ils apprennent à aimer la patrie.

Notons que le quartier camp Luka de la commune de Ngaliema à Kinshasa a servi de point de départ pour la campagne électorale de Félix Tshisekedi ».

 

Cas-info.ca iindique qu’à Bukavu, il y a une opération de charme du « beau-frère » Félix Tshisekedi.

Prenant la parole, le président de l’UDPS a préféré « s’exprimer en Français car, il perfectionne encore son Swahili ». Il a ensuite évoqué sa relation émotionnelle avec le Sud Kivu. « Mais je suis à l’aise car mon épouse vient d’ici. C’est votre sœur, qui fait mon bonheur ». De quoi conquérir la foule qui a aussitôt répondu par une valse de « Semeki ! », « Semeki ! », détaille le média en ligne.

Félix, Président, le Sud Kivu, aujourd’hui contrôlé par le PPRD, sera dirigé par un Gouverneur et un vice-gouverneur issus de l’UNC. Des cadeaux et du charme donc pour la belle famille, promet le candidat de CACH à la présidentielle.

 

JKK

 

Le Bulletin de l’ACP annonce « Le Président Joseph Kabila en séjour de travail à Kalemie »

« Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange est arrivé jeudi dans l’après-midi à Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika en provenance de Lubumbashi où il a séjourné pendant quelques jours.

Il a été accueilli à l’aéroport de Kahinda par le gouverneur du Tanganyika, Richard Ngoy Kitangala. Après la traditionnelle cérémonie d’accueil, le cortège présidentiel s’est dirigé au chapiteau Amani au gouvernorat du Tanganyika. Le programme de son séjour à Kalemie prévoit un entretien avec les notabilités de la province du Tanganyika et les candidats à la députation tant nationale que provinciale pour vendredi.

 

Visite du Président de la République à l’Etat-major de la 2ème zone de défense

Le Chef de l’Etat Joseph Kabila Kabange a effectué lundi, une visite de travail à l’Etat-Major de la 2ème zone de défense à Lubumbashi où il a inspecté les travaux de réhabilitation du bâtiment devant abriter les différents services de cet Etat-major sous les explications du commandant de la 2ème zone de défense, le général Philémon Yav, annonce les sources officielles.

Le Président de la République a profité de l’occasion pour présider une réunion de coordination à laquelle ont pris part le commandant de la 2ème zone de défense, le général major Philémon Yav, celui de la 22ème région militaire, le général Major Urbain Tambuka, le commissaire provincial de la Police Nationale Congolaise, le commissaire divisionnaire adjoint  Paulin Kyungu, le directeur de cabinet du ministre de la Défense nationale, le général Ilunga ainsi que les membres de l’Etat-major. A cette occasion, le commandant de la 2ème zone de défense a fait un bref aperçu de la situation de cet Etat-major tout en faisant le bilan des activités réalisées ».

 

Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une élection sera NULLE.

 

L’élection est un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable.

Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:

 

1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections .

2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.

3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.

4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.

5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).

6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales  et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin  de parcours.

7 – Là où, comme en  RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.

 

Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.

L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes.

 

 

© CongoForum, le vendredi 7 décembre 2018

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