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11-02-19/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE LUNDI (CongoForum)

L’élection de président de la RDC, à la vice-présidence de l’Union africaine est le sujet le plus exploité dans les journaux parus ce lundi à Kinshasa, qui évoquent également la lettre de Martin Fayulu, un des candidats malheureux à l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, adressée aux chefs d’Etat africains réunis à ces assises.
Félix Tshisekedi à l’UA

 

Le Potentiel paraît avec ce titre jubilatoire « Félix Tshisekedi, la grande vedette du sommet d’Addis-Abeba »

« Poignées de mains par-ci, accolades par-là, tout le monde à Addis-Abeba s’empressait d’approcher le successeur de Joseph Kabila en RDC. Félix Tshisekedi  incarne désormais le renouveau de l’Afrique. A peine adopté dans le cercle fermé des chefs d’Etat de l’Union africaine, il a été porté à la 2ème vice-présidence de l’organisation panafricaine pour l’année 2019. Dans la capitale éthiopienne où se clôture ce lundi le 32ème sommet de l’Union africaine, le président Félix Tshisekedi a volé la vedette à tous ses homologues.  

Entre l’Union africaine et la République démocratique du Congo, la page sombre des élections est définitivement tournée. Les deux partenaires regardent désormais dans la même direction, celle qui mène au progrès et à la dignité de l’Afrique.

A Addis-Abeba où le chef de l’Etat Félix Tshisekedi a pris ses marques de président nouvellement élu de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi n’a pas raté son entrée dans le cercle très fermé des chefs d’Etat des pays membres de l’Union africaine (UA).

Comme César à son époque, dans la capitale éthiopienne, le chef de l’Etat peut dire : « Veni, vidi, vici (je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu) ». En réalité, Félix Tshisekedi a réussi son premier oral à l’Union africaine. Son élection au poste de 2ème vice-président de l’Union africaine est le signe de la confiance retrouvée envers la RDC. En réalité, la RDC est en train de reprendre sa place à l’échelle continentale. L’élection de son président dans le staff dirigeant de l’UA pour l’année 2019 en est une parfaite illustration.

A Addis-Abeba, Félix Tshisekedi est la grande vedette du 32ème sommet de l’Union africaine. Tout le monde s’est intéressé à lui, il fallait le rencontrer, non seulement pour le féliciter mais également pour échanger et prendre des rendez-vous. Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, actuel président en exercice de l’UA, a été le premier à conférer avec le nouveau président de la RDC. Une rencontre qui a servi une fois encore à confirmer les bons rapports entre Le Caire et Kinshasa. A sa suite, le président namibien, actuel président de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe), qui a également une longue séance de travail avec Félix Tshisekedi. L’Ivoirien Alassane Ouatarra n’a pas dérogé à la règle. Le président de la Côte d’Ivoire a également partagé son temps avec Félix Tshisekedi, convaincu d’inaugurer avec la RDC une nouvelle forme de coopération au regard de du changement de régime à Kinshasa. Le président de la Commission de l’UA et le secrétaire général des Nations ont aussi conféré avec le tout nouveau président de la RDC.

Autant dire qu’à l’UA, le président Félix Tshisekedi est passé réellement pour une star. Avec lui, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre au continent noir. Il est porteur d’un nouvel espoir pour l’Afrique, a d’ailleurs rappelé le secrétaire général de l’Afrique, le Portugais Antonio Guterres, visiblement ému par la grande leçon de démocratie qu’a offerte la RDC aussi bien à toute l’Afrique qu’au monde entier.

 

Grand oral réussi

Comme il est de coutume pour le nouvel arrivant dans le cercle des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA, le président Félix Tshisekedi a prononcé, le dimanche 10 février 2019, son premier discours à la tribune de l’Union africaine.  D’entrée de jeu, le chef de l’Etat a réaffirmé l’engagement de la RDC à accompagner l’UA dans « la dynamique qu’il entend poursuivre pour la bonne marche de notre Organisation continentale ».

Avec l’alternance démocratique que vient de connaitre la RDC, au terme de la présidentielle du 30 décembre 2018, Félix Tshisekedi a fait remarquer que tout va à l’honneur de toute l’Afrique.

« Cette passation pacifique du pouvoir entre le Président sortant et le dirigeant du plus ancien parti d’opposition a démenti tous les pronostics du chaos annoncé à l’issue de ces élections. Elle est la preuve de la maturité politique de notre Peuple. A travers tout le pays, cette prouesse démocratique a été largement saluée par nos populations qui n’aspirent qu’à la paix. C’est donc avec un sens très élevé des responsabilités, et conscient de la portée historique de cet événement pour le peuple de mon pays, patrie de Patrice Emery Lumumba, que je me présente devant vous », a déclaré Félix Tshisekedi.

Avec cette stabilité politique désormais assurée, la RDC est prête à jouer son rôle de locomotive de l’Afrique. Ce qui rejoint cette vielle prophétie qui rappelle à chaque occasion que « quand La RDC s’éveillera, c’est toute l’Afrique qui va se relever ». A Addis-Abeba, le président Félix Tshisekedi s’est dit prêt à relever le défi.

« Dans le strict respect des attentes profondes de notre Peuple et des engagements internationaux de notre pays, je m’investirai au cours de mon mandat à amener la RDC à retrouver toute sa place au sein de l’Union Africaine, celle d’un Etat de droit, à vocation de plaque-tournante, un noyau intégrateur, un pays transversal à la jointure de toutes les Afriques, dans leur diversité culturelle, linguistique et religieuse. Nous sommes déterminés à promouvoir un développement intégré de la République Démocratique du Congo et, par voie de conséquence, celui de l’Afrique, notamment à travers l’accomplissement de la vision dont l’Agenda 2063 est porteur, et en mettant efficacement en valeur toutes les ressources de notre pays », a rappelé le chef de l’Etat.

En marge du 32ème sommet de l’Union africaine, la RDC a donc marqué son grand retour sur la scène africaine. Avec elle, c’est toute l’Afrique qui s’engage dans une nouvelle ère ; celle de l’éveil d’un continent grandement engagé vers l’émergence. Et en RDC, l’éveil d’un pays longtemps à l’agonie porte un nom : c’est Félix Tshisekedi.

 

Le Phare annonce « 32me Sommet de l’UA : Félix Tshisekedi dans la « Cour des Grands »

Le nouveau Chef de l’Etat congolais, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, très attendu au 32me Sommet de l’Union Africaine (UA), qui s’est ouvert hier dimanche 10 février 2019 à Addis-Abeba, y a effectué une entrée fort remarquée en se faisant élire, dès sa première participation, comme 2me vice-président du Bureau Exécutif, aux côtés de l’Egyptien Abdel Fattah Al-Sisi (Président), du Sud-Africain Cyril Ramaphosa (1er vice-président), du Nigérien Mahamadou Issoufou (3ème Vice-Président) et du Rwandais Paul Kagame (Rapporteur). On rappelle que ce dernier vient d’achever son mandat d’une année à la présidence tournante de l’organisation continentale. On signale aussi que la nouvelle équipe dirigeante de l’UA est là pour un mandat de 12 mois.

            Félix Tshisekedi a reçu, de ses pairs africains comme du numéro un de l’ONU, Antonio-Guterres, l’onction internationale consacrant sa victoire à la présidentielle du 30 décembre 2018. Contrairement aux gesticulations d’un groupuscule d’acteurs politiques nationaux qui se sont évertués à faire croire que le nouveau Président congolais courrait le risque de laisser ses plumes à Addis-Abeba, l’intéressé est sorti plus que jamais grandi de ce baptême de feu.

            L’autre temps fort de la journée d’ouverture, à laquelle a pris part le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, était constitué par le discours du nouveau venu dans la « Cour des Grands » d’Afrique. Le message de Félix Tshisekedi s’est articulé autour de quatre préoccupations majeures qui lui tiennent particulièrement à cœur, à savoir la passation civilisée du pouvoir entre lui et son prédécesseur, sans violence ni effusion de sang ; l’adhésion de la République Démocratique du Congo à toutes les initiatives allant dans le sens de la promotion de l’unité africaine et du développement du continent ;  la lutte contre le terrorisme en Afrique comme à l’Est du pays, avec en filigrane le rétablissement d’une paix durable ; et, enfin, la fin du pillage des ressources naturelles du Congo et le début d’une nouvelle ère de leur mise en valeur dans l’optique du partenariat gagnant-gagnant entre le Grand Congo et les détenteurs des capitaux.

 

DISCOURS DE SON EXCELLENCE, MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO A L’OCCASION DE LA 32èmeSESSION DE LA CONFERENCE DES CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENTS, DE L’UNION AFRICAINE

Excellence Monsieur Abdel Fattah Al-Sissi, Président de la République Arabe d’Egypte, Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine,

Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,

Excellence Monsieur le  Secrétaire Général des Nations Unies,

Excellence Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine,

Mesdames et Messieurs,

            C’est pour moi un grand honneur d’être reçu par vous, en ma qualité de Président nouvellement élu de la République Démocratique du  Congo, et de prendre la parole pour la première fois dans le cadre du  32ème Sommet de l’Union Africaine.

            Avant toute chose, qu’il me soit permis de remercier le Gouvernement  et le peuple frère de la République Fédérale et Démocratique   d’Ethiopie pour l’accueil chaleureux et fraternel, ainsi que pour l’hospitalité qui ont été réservés à toute ma délégation et à moi-même depuis notre arrivée en terre abyssinienne. Je salue votre grand et beau pays, berceau d’une des plus vieilles civilisations du monde, symbole de l’indépendance africaine, qui a su se moderniser et devenir l’un des modèles africains dans des secteurs tels que les infrastructures, l’agriculture, les services et la bonne gouvernance.

            Je voudrais, également, féliciter Monsieur Abdel Fattah Al-Sissi pour sa brillante élection à la tête de cette Assemblée des chefs d’Etat et de Gouvernement.  Je suis convaincu que vos hautes qualités de leadership, l’attachement historique et avéré de votre pays, l’Egypte, aux idéaux panafricains, vous permettront de diriger efficacement notre organisation tout au long de votre mandat.

            Je salue également l’action de votre prédécesseur, Monsieur Paul KAGAME, Président de la République du Rwanda, et le féliciter pour le dévouement et la compétence avec lesquels il a rempli son mandat.

            A son actif, on peut notamment citer le pilotage de la Réforme de la Commission, ainsi que son initiative pour assurer l’autonomie financière de notre organisation.

            Permettez-Moi enfin de rendre un vibrant hommage à Monsieur  MOUSSA FAKI, Président de la Commission Africaine, pour les efforts louables et inlassables qu’il ne cesse d’entreprendre pour défendre et promouvoir les objectifs et principes  de l’Acte constitutif de l’Union Africaine. La République Démocratique du Congo tient à réaffirmer son engagement à l’accompagner dans la dynamique qu’il entend poursuivre pour la bonne marche de notre Organisation continentale.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

            Il est un fait que la République Démocratique du Congo se présente aujourd’hui devant vous dans un contexte particulier qui devrait, j’en suis persuadé, honorer toute l’Afrique. Ce contexte issu des élections qui ont eu lieu le 30 décembre 2018, consacre la toute première alternance démocratique et pacifique du pouvoir, depuis notre indépendance,  et ce dans le respect de la Constitution.

            Cette passation pacifique du pouvoir entre le Président sortant et le Dirigeant du plus ancien parti d’opposition a démenti tous les pronostics du chaos annoncé à l’issue de ces élections. Elle est la preuve de la maturité politique de notre Peuple. A travers tout le pays, cette prouesse démocratique a été largement saluée par nos populations qui n’aspirent qu’à la paix.

            C’est donc avec un sens très élevé des responsabilités, et conscient de la portée historique de cet événement pour le peuple de mon pays,  patrie de Patrice Emery Lumumba, que je me présente devant vous.

Excellence,

Mesdames et Messieurs,

            Ce passage de témoin augure également une nouvelle ère où, sur la base de cet acquis démocratique, il nous faut, sans relâche ni répit, consolider davantage la paix et la sécurité, combattre les antivaleurs, construire un Etat de droit, renforcer la politique de bon voisinage et le règlement pacifique des différends, neutraliser la nébuleuse des groupes armés qui massacrent et sèment mort et désolation dans certaines contrées du pays, tout particulièrement à Beni et à Butembo, dans le Nord-Est.

            Il y a lieu ici de rappeler le fait que l’Afrique est aujourd’hui confrontée à l’expansion du terrorisme qui menace sérieusement la RDC notamment  dans sa partie orientale, avec le risque d’exacerber les déplacements de la population. C’est pourquoi je lance un appel à toute l’Afrique afin de s’unir pour mettre un terme à ce fléau.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

            Notre pays, le Congo, a tant souffert depuis qu’il est Congo.

            Les  guerres meurtrières que nous avons vécues devraient interpeller toute l’Afrique et la Conscience internationale, afin de ne point favoriser, ni sponsoriser toute tentative susceptible de faire revivre au peuple congolais les mêmes atrocités que nous ne cessons de décrier depuis plus de vingt ans.

            Il n’est donc plus acceptable que mon pays, le Congo, continue d’être indéfiniment victime de la convoitise de ses immenses ressources naturelles. Cependant, à travers des partenariats gagnants-gagnants, la RDC s’engage à apporter sa contribution à toute action visant la  mise en valeur de ses ressources naturelles, pour le bien-être de l’Afrique  et du reste du monde.

Excellences,

Mesdames et messieurs,

            Je saisis cette opportunité pour saluer l’implication de l’Union Africaine, de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale (CEEAC), de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs (CIRGL), et particulièrement de la Communauté du Développement de l’Afrique Australe (SADC), qui ont assuré l’observation des élections en République Démocratique du Congo, et dont le soutien au processus politique a abouti à cette alternance apaisée dans notre pays. Cette coopération avec l’Union Africaine, la CEEAC, la SADC, d’autres organisations sous régionales Africaines, les Etats Africains frères ainsi que la communauté internationale, a été et reste précieuse pour incruster durablement les acquis de notre démocratie, renforcer l’Etat de droit et contribuer au développement économique et social du pays.

            Permettez-moi de réserver une mention  particulière, au nom de mon peuple et au mien propre, pour la République Arabe d’Egypte, le Kenya et la République Sud Africaine pour leur engagement exceptionnel en faveur de la paix et de la stabilité durable au Congo.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

            Dans le strict respect des attentes profondes de notre Peuple et des engagements internationaux de notre pays, je m’investirai au cours de mon mandat à amener la RDC à retrouver toute sa place au sein de l’Union Africaine, celle d’un Etat de droit, à vocation de plaque-tournante, un noyau intégrateur, un pays transversal à la jointure de toutes les Afriques, dans leur diversité culturelle, linguistique et religieuse.

            Nous sommes déterminés à promouvoir un développement intégré de la République Démocratique du Congo et, par voie de conséquence, celui de l’Afrique, notamment à travers l’accomplissement de la vision dont l’Agenda 2063 est porteur, et en mettant efficacement en valeur toutes les ressources de notre pays.

            Permettez – moi donc ici, de réaffirmer notre adhésion totale aux idéaux sacrosaints prônés par les pères fondateurs de notre unité continentale et transcrits dans l’Acte Constitutif de notre Union, consacrant le respect de l’indépendance, la souveraineté, et l’intégrité territoriale de chacun de nos Etats.

 Excellences,

Mesdames et Messieurs,

            S’agissant particulièrement du thème de ce 32ème Sommet, à savoir « Année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées : vers des solutions durables aux déplacements forcés en Afrique », je tiens à souligner que celui-ci touche à l’une des préoccupations majeures de la République Démocratique du Congo et qui se justifie en partie par le fait que notre pays partage ses frontières avec neuf pays voisins. Chacun de ses voisins a connu soit des crises politiques, communautaires ou humanitaires, soit des guerres civiles, des insurrections et des attaques armées, voire des épidémies ou des catastrophes naturelles, ayant entrainé des vagues de déplacés forcés et de réfugiés de façon récurrentes, posant à chaque fois l’épineuse problématique du rapatriement desdites populations.

            Mon pays a adhéré à plusieurs instruments juridiques internationaux qui réglementent cette matière. Il entend les respecter. Il s’agit notamment de la Convention de 1951 et son Protocole de 1967, relatif au Statut des refugiés,  ainsi que la Convention de 1965 régissant les aspects propres aux problèmes des refugiés en Afrique, signée le 14 juillet 1973.

            Tout en réaffirmant notre vocation africaine et notre hospitalité légendaire, nous invitons les Etats de notre Région à mutualiser leurs efforts pour trouver une solution idoine à la question des déplacés forcés ainsi que celle des groupes armés qui sévissent le long de nos frontières respectives. La paix dans la Région des Grands Lacs est à ce prix.

            S’agissant plus particulièrement de la question des personnes déplacées à l’intérieur de nos frontières, mon Gouvernement va s’employer à rétablir la concorde nationale et la stabilité du pays, mettre fin aux conflits ethniques et aux activités des groupes armés nationaux et étrangers sur l’ensemble du territoire.

Par ailleurs, mon pays vient récemment de rapatrier des ex-combattants vers leurs pays d’origine, conformément à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, et sollicite une mutualisation des efforts des Etats de la région pour en finir avec la question du rapatriement des groupes armés extérieurs.  

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

            Les mutations profondes et rapides auxquelles nous assistons ces dernières années font incontestablement de l’Afrique le continent du présent et de l’avenir. A l’horizon 2050, un habitant de la planète sur quatre sera africain.

            On ne peut comprendre que jusqu’à ce jour, les discussions devant conduire à la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies, n’aient pas encore permis de corriger l’évidence selon laquelle la représentation de l’Afrique au sein de cet organisme mondial est déséquilibrée.

            J’en appelle donc à une action renouvelée des leaders Africains que nous sommes, dans un esprit d’unité et de solidarité, afin que l’Afrique puisse rapidement bénéficier de deux sièges permanents au sein du Conseil de Sécurité.

            Excellence Monsieur le Président Abdel Fattah Al-Sissi, Président de la République Arabe d’Egypte et Président en exercice de l’Union Africaine, Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement, Monsieur le Président de la Commission de l’Union Africaine, Mesdames et messieurs,

            Le défi des refugiés et des déplacés internes nous interpellent sur la lenteur de nos efforts visant à éradiquer la pauvreté sur le continent Africain, la persistance des  risques environnementaux qui affectent nos populations et  la nécessité de renforcer nos efforts en faveur de la bonne gouvernance et la prévention des conflits.

            Je demeure convaincu que les présentes assises aboutiront à des résultats positifs, qui nous permettront de renforcer la stabilité de nos Etats et ainsi contribuer à résoudre cette épineuse question qui menace particulièrement notre jeunesse, qui malheureusement est un vivier pour le recrutement des bandes armées et des groupes terroristes de tout genre.

            Au nom du peuple congolais, je souhaite plein succès aux délibérations de la 32e Session Ordinaire de la Conférence de l’Union Africaine.

Que Dieu bénisse notre Union,

Matondo mingi

Asante Sana

Je vous remercie

I thank you

Shukraan

Gracias

Obrigado

 

« À peine arrivé, et déjà sur les toits du continent », écrit pour sa part Cas-info.ca, qui indique que la fonction tournante de deuxième vice-président reste symbolique mais que le choix porté sur le chef de l’Etat congolais est un succès de plus pour la diplomatie congolaise.

 

Alors que Félix Tshisekedi est toujours contesté par son « frère » et opposant Martin Fayulu, qui continue à réclamer la « vérité des urnes », le nouveau président congolais reçoit par cette désignation un nouveau soutien de taille de la part de l’organisation panafricaine, décrypte le média en ligne.

En tant que deuxième vice-président, Félix Antoine Tshisekedi composera le bureau de l’Union africaine avec notamment le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le président sud-africain Matamela Cyril Ramaphosa et le président nigérien Mahamadou Issoufou, complète Dépêche.cd

 

Comme ses pairs, le président de la RDC a également plaidé en faveur de la paix en ces termes : « Notre pays a tant souffert depuis qu’il est devenu Congo. Les guerres meurtrières que nous avons vécues devraient interpeller l’Afrique et la conscience africaine afin de ne pas sponsoriser toutes tentatives susceptibles de faire revivre au peuple congolais les mêmes atrocités que nous ne cessons de décrier, depuis plus de 20 ans », renchérit Actualité.cd

 

Il n’est donc plus acceptable que le Congo puisse être indéfiniment victime de la convoitise des étrangers à cause de ses immenses ressources naturelles, poursuit 7sur7.cd, qui cite le président Tshisekedi.

 

Dans son élan, le Chef de l’Etat congolais a insisté sur la consolidation de la paix et la sécurité dans son pays, la RDC,souligne de son côté La Prospérité.

« Consolider davantage la paix et la sécurité, combattre les antivaleurs, construire un Etat de droit, renforcer la politique de bon voisinage et le règlement pacifique des différends, neutraliser la nébuleuse des groupes armés qui massacrent et sèment mort et désolation dans certaines contrées du pays, tout particulièrement à Beni et à Butembo, dans le Nord Est », sont autant des défis que s’est lancé le président Félix Tshisekedi, que cite ce journal.

 

Contentieux électoral

 

L’élection de Felix Tshisekedi à l’UA coupe court aux spéculations sur sa légitimité, selon l’UDPS/Kibassa. Un titre à lire dans les colonnes de Congoprofond.net

« C’est un message fort que l’Afrique vient de lancer au monde. Une consécration que l’Afrique vient de faire à la République démocratique du Congo, en l’occurrence à son président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Nous pouvons dire que son élection comme deuxième vice-président de l’Union Africaine (UA), vient de couper court aux spéculations tant nationale qu’internationale sur son élection, sur sa légitimité, et sur sa force de faire quelque chose pour l’Afrique”, a déclaré Jimmy Mukendi, secrétaire général chargé de la Communication de l’UDPS aile Kibassa.

 

Ce qui n’est pas l’avis de Martin Fayulu. Le candidat malheureux à la présidentielle de décembre dernier a proposé aux Chefs d’Etat réunis au 32e sommet de l’Union africaine, à Addis-Abeba, la création d’un comité spécial de vérification de la vérité des urnes en RDC « afin de lever le voile sur le vrai président de la République ainsi que les vrais députés élus », écrit Actualité.cd

« L’alternative à cette solution serait de refaire les élections dans un délai de six mois (présidentielle, législatives nationales et provinciales). Autrement, les Congolais ne croiront plus aux élections et ce sera une défaite pour la démocratie qui aura des répercussions au-delà de la RDC », écrit-il dans une lettre envoyée aux dirigeants africains.

 

Dans une correspondance datée du 8 février, Martin Fayulu explique avoir remporté le scrutin à un tour, alors que la CENI a proclamé la victoire de Félix Antoine Tshisekedi, cite Forum des As en guise de titre.

Une démarche, selon lui, qui a peu de chances d’aboutir, nombre de ces dirigeants africains ayant entériné l’élection de Félix Tshisekedi.

 

« Fayulu a perdu la 2ème manche ». titre AfricaNews. « Au lendemain du duel de la Cour institutionnelle, où il a été débouté, faute de preuve pour prouver sa prétendue victoire, le candidat LAMUKA a essuyé une nouvelle défaite à l’UA à la suite de l’élection du président Félix en qualité de 2ème Vice-président, synonyme, pour ce journal, de l’adoption du nouveau président de la RDC par ses homologues.

AfricaNews, rappelle que « L’autre mauvaise nouvelle pour Martin Fayulu est tombée vendredi 9 février 2019, lorsqu’à travers une correspondance adressée au président Félix-Antoine Tshisekedi, l’UA a salué son élection ».

 

 

 « Fatshi, un premier succès international », titre Forum des As. Au 32ème sommet de l’Union (UA). Hier, les Chefs d’Etat ont tout oublié et reconnu l’élection du nouveau président de la RDCongo, note ce journal qui considère par ailleurs : « Peut être une bonne nouvelle pour Kinshasa ». Le poste de 1èr Vice-président qui revenait de droit à l’Afrique australe, a été confié Félix Tshisekedi ».

 

Toujours à ce sujet, « À peine arrivé, et déjà sur les toits du continent », écrit pour sa part Cas-info.ca, qui indique que la fonction tournante de deuxième vice-président reste symbolique mais que le choix porté sur le chef de l’Etat congolais est un succès de plus pour la diplomatie congolaise.

 

Alors que Félix Tshisekedi est toujours contesté par son « frère » et opposant Martin Fayulu, qui continue à réclamer la « vérité des urnes », le nouveau président congolais reçoit par cette désignation un nouveau soutien de taille de la part de l’organisation panafricaine, décrypte le média en ligne.

En tant que deuxième vice-président, Félix Antoine Tshisekedi composera le bureau de l’Union africaine avec notamment le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, le président sud-africain Matamela Cyril Ramaphosa et le président nigérien Mahamadou Issoufou, complète Dépêche.cd

 

Comme ses pairs, le président de la RDC a également plaidé en faveur de la paix en ces termes : « Notre pays a tant souffert depuis qu’il est devenu Congo. Les guerres meurtrières que nous avons vécues devraient interpeller l’Afrique et la conscience africaine afin de ne pas sponsoriser toutes tentatives susceptibles de faire revivre au peuple congolais les mêmes atrocités que nous ne cessons de décrier, depuis plus de 20 ans », renchérit Actualité.cd

 

Il n’est donc plus acceptable que le Congo puisse être indéfiniment victime de la convoitise des étrangers à cause de ses immenses ressources naturelles, poursuit 7sur7.cd, qui cite le président Tshisekedi.

 

Dans son élan, le Chef de l’Etat congolais a insisté sur la consolidation de la paix et la sécurité dans son pays, la RDC,souligne de son côté La Prospérité.

« Consolider davantage la paix et la sécurité, combattre les antivaleurs, construire un Etat de droit, renforcer la politique de bon voisinage et le règlement pacifique des différends, neutraliser la nébuleuse des groupes armés qui massacrent et sèment mort et désolation dans certaines contrées du pays, tout particulièrement à Beni et à Butembo, dans le Nord Est », sont autant des défis que s’est lancé le président Félix Tshisekedi, que cite ce journal.

 

L’Avenir titre : « Tshisekedi élu deuxième vice-président de l’UA ». Mieux d’une reconnaissance internationale du président de la République dont l’élection aura suscité quelques réactions au niveau de la communauté internationale, commente ce confrère.

Ce dernier poursuit : « Cinquième président de la RDC, Félix Tshisekedi était l’attraction de tout le monde. Tout le monde voulait ainsi voir celui qui a succédé dans la paix à Joseph Kabila et lors d’une passation civilisée entre un chef d’Etat entrant et sortant ».

En plus, explique L’Avenir, il était aussi attendu sur le plan discours, pour savoir ce qu’il dira, surtout au sujet de ceux de ses homologues de l’UA qui ont voulu contester son élection.

 

Parlement

 

Christophe RIGAUD, sur Afrikarabia, écrit « RDC : bataille pour la majorité à l’Assemblée nationale »

« Le visage de la nouvelle Assemblée nationale doit déterminer la configuration du prochain gouvernement. Au petit jeu des rapports de force, la balance penche toujours vers la coalition pro-Kabila du Front commun pour le Congo (FCC), même si le président Félix Tshisekedi tente d’élargir sa base.

Minoritaire à l’Assemblée nationale, le nouveau président Tshisekedi devrait avoir peu de marges de manœuvre pour la constitution de son futur gouvernement. Le nom du Premier ministre et les postes clés de l’exécutif congolais risquent d’être très majoritairement occupés par des pro-Kabila. Sur les 500 députés de l’Assemblée nationale, 485 ont été élus pour le moment. 15 sièges restent encore à pourvoir : ceux de Beni, Butembo et Yumbi, où les élections ont été reportées pour des raisons sanitaires et sécuritaires. Le FCC, la plateforme de l’ancien président Joseph Kabila rafle la mise avec 350 députés. La coalition Lamuka de Martin Fayulu, qui conteste toujours la victoire de Félix Tshisekedi, possède une centaine d’élus, alors que le nouveau président et sa coalition Cach, annonce une petite cinquantaine de députés.

 

Aucun parti majoritaire

Pour nommer le nouveau Premier ministre, le président de la République doit le choisir au sein de la majorité parlementaire. Mais attention, les trois plateformes électorales (FCC, Lamuka et Cach) ne constituent pas des partis politiques, les seuls reconnus à l’Assemblée. Au sein du FCC, composé de 15 partis différents, aucun ne peut obtenir seul la majorité. Le parti le plus puissant, le PPRD de Joseph Kabila, compte seulement 80 députés, suivi de l’AFCD de Modeste Bahati, 50 députés.

C’est à partir de ces dizaines de mouvements politiques qu’une majorité se dégagera à l’Assemblée nationale. Idem pour la coalition Lamuka, composée sept partis politiques et la coalition Cach de Tshisekedi, composée de l’UDPS et le l’UNC de Vital Kamerhe. Sachant les politiciens congolais plutôt versatiles, le FCC et Cach tentent de renforcer les rangs en débauchant des députés dans le camp adverse. Et les tractations vont bon train en coulisse.

 

Grande coalition en vue

Pour le camp pro-Kabila, il ne fait aucun doute que la majorité ne leur échappera pas, ainsi que la Primature. Mais pour consolider leur socle, la plateforme de l’ancien président Kabila essaie d’imposer l’idée d’une grande coalition majoritaire, à dominante FCC, dans laquelle on retrouverait à la fois des députés pro-Kabila, mais aussi des députés venant de Cach. Dans ce subtil jeu de tractations, plusieurs postes ministériels sont sur la table, avec une place plus grande laissée à l’UDPS et à l’UNC qui accepteraient ainsi de rejoindre une majorité présidentielle à larges bords.

Mais pour l’instant, l’idée ne fait pas vraiment recette. Car du côté de Cash, on tente également de débaucher des députés du FCC et de Lamuka pour créer une plateforme majoritaire qui pencherait davantage vers Félix Tshisekedi. Dans l’entourage présidentielle, on espère convaincre plusieurs députés de Lamuka, mais aussi obtenir quelques sièges supplémentaires à la suite des nombreux recours déposés devant la Cour constitutionnelle.

 

La fausse alerte Bahati

Dans ce combat très inégal, l’espoir d’un possible rapprochement de l’AFCD de Modeste Bahati (membre du FCC) avec Cach, avait un temps circulé sur les réseaux sociaux. Une belle prise pour Tshisekedi, mais la rumeur a été très rapidement démenti, Bahati tentant déjà de négocier sa propre place dans le futur gouvernement au couleur du FCC. Ce petit jeu de poker menteur risque de durer plusieurs semaines avant la nomination du nouveau gouvernement. L’Assemblée nationale doit adopter son règlement intérieur, installer les membres définitifs de son bureau, mais surtout, attendre les centaines de recours qui embouteillent la Cour constitutionnelle. On parle de plus d’un milliers de litiges.

En attendant, le FCC fait bloc, et essaie de masquer ses propres divisions internes et de faire taire les mécontents. L’ancien président Kabila suit avec le plus grand intérêt les tractations en cours, nous confie un cadre du FCC, qui laisse entendre que l’accord de gouvernement a déjà été négocié avec Félix Tshisekedi et qu’il a peu de doute sur la future composition de l’exécutif, dont les postes stratégiques devraient revenir à la coalition pro-Kabila. Pourtant, dans le camp Tshisekedi, on indique que les discussions sont toujours en cours, et que certains ministères clés devraient revenir à la coalition Cach ».

 

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© CongoForum, le lundi 11 février 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

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