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12 08 19/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI (CongoForum)

La série d’invalidations des députés qui se poursuit à la cour constitutionnelle a suscité des réactions dans les états-majors des partis politiques et la presse kinoise de ce mercredi 12 juin 2019 en fait des commentaires. Les incidents du 10.06.2019 continuent eux aussi à susciter une floraison de commentaires.

Invalidations

Le Phare titre « Lamuka laminé : 21 députés dont 8 du MLC et 7 du MS/G7 invalidés »
« La tension était à son paroxysme hier mardi 11 juin 2019 à la mi-journée, devant le siège du Mouvement de Libération du Congo (MLC), sur l’avenue du Port, dans la commune de la Gombe, après l’annonce la nouvelle faisant de l’invalidation, par la Cour Constitutionnelle, de 21 députés nationaux de la plate-forme « Lamuka », dont 8 du MLC et 7 de MS-G7 de Pierre Lumbi. Fous de colère, des militants du MLC ont brûlé des pneus sur la chaussée perturbant sérieusement la circulation.            
Redoutant des dérapages, les exploitants des magasins, grandes surfaces, restaurants et bureaux de change ont fermé momentanément boutique. Alertés, des éléments de la police ont lancé des gaz lacrymogènes en direction des manifestants, provoquant une débandade momentanément dans leurs rangs, avant qu’ils ne se remettent sur la voie publique, bloquant le passage des véhicules dans le périmètre – environ une centaine de mètres – compris entre l’avenue Mongala et le rond point Forescom.            
Après à peu près deux heures de flottement, la situation est redenue normale. Selon la direction du MLC, un sit-in est programmé pour ce samedi 15 juin 2019 devant la Cour Constitutionnelle, pour protester contre le non- respect, par cette haute juridiction, des résultats des urnes.            
On rappelle que les députés nationaux invalidés sont Mba Daniel et Claude Kibuka du Mont-Amba à Kinshasa, Alakani de Lisala, Ngobe de Basankusu, Akim de Kungu, Godamoto de Bosobolo, Mekata de Yahuma et Dongo Mobutu de Gbadolite.  Tout compte fait le MLC, qui avait aligné 22 députés nationaux, se voit vidé pour ne rester qu’avec 14 élus. Sur la liste de MS-G7, figurent Tania Mokolo, Lilie Masikini, JC Kibala, Kasereka Vayikerya Jules, Bedhi, Bakatshuraki Semey et Meenga Mwana.  Dans la foulée, l’on apprend que la Cour a invalidé 23 députés nationaux, à travers tout le pays, au profit du Front Commun pour le Congo(FCC). Ces noms qui circulent,  arrosent abondamment la toile, et alimentent les conversations dans les coins de rues, dans les marchés et salons huppés de la capitale. »

Au nombre des députés invalidés, Forum des As cite par exemple Jean Goubald, Chérubin Okende, Daniel Safu et Jean-Claude Kibala. Ce dernier dont Actualité.cd a recueilli la réaction a déclaré dans une conférence de presse tenue mardi à Bukavu que "Nous sommes dans un non État et la Réponse, à cela l’article 64 nous donne la solution, c'est ça la réponse”, a-t-il déclaré en faisant allusion à l'article de la constitution qui ordonne au peuple de faire échec à tout individu ou groupe d'individus qui cherchent à accaparer le pouvoir ou à l'exercer en violation de la constitution.

Une autre réaction vient du président de l’ONG Action Congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) qui a dénoncé ces invalidations en « cascade », rapporte Cas-info.ca.  « Nous avons constaté que depuis que les traitements des contentieux électoraux ont commencé, c’est toujours le FCC (Front Commun pour le Congo, Ndlr) qui est bénéficiaire des décisions de la Cour », a réagi Georges Kapiamba.

7sur7.cd liste les députés déjà invalidés :
Mont Amba: Daniel Safu  remplacé par Doudou Otete; le vice-gouverneur de Kinshasa Néron Mbungu remplacé par Louis d'or Balekelayi; Raphaël Kibuka remplacé par Mme Ingele.
Kanyama: le ministre de l'industrie Ilunga Leu remplace Kazadi Kabongo;
Kindu: Kachelewa remplace Bukanga
Beni Territoire: Baivhura remplace Kaseraka Vayikera
Basankusu: Abasaku remplace Ngobe Yoto
Lisala: Maluku Lombo remplace Basalakani
Tshopo: Constant Lomata remplace Bilili Lola
Mwenga: Charlie Wenga Palu remplace Jean-Claude Kibala
Kongolo: Meenga Mwana du MS remplacé par Mbayo Yaenga du PPRD
Lubero: Bakaturasi MS remplacé par MujiloChipa Adrp.

Au regard de ces invalidations, Cas-info.ca indique que le MLC a publié un communiqué qui appelle à une marche pacifique ce samedi 15 juin.
« Le MLC demande à ses militants ainsi qu’à toute la population congolaise, une réaction à la hauteur de cette provocation conformément à la constitution en son article 64 pour n'exiger rien que la vérité des urnes ».

Forum des As, évoque les réactions du MLC et d’Ensemble après les arrêts de la Cour constitutionnelle et titre à sa Une : « Réagissant à l’invalidation en cascade des députés de l’opposition par la haute Cour : Ensemble interpelle FATSHI, le MLC appelle à la marche ». Dans un communiqué signé par Pierre Lumbi, renseigne ce journal, la plateforme Katumbiste appelle le chef de l'Etat à corriger l'arbitraire. « Pour sa part, le parti de Jean-Pierre Bemba appelle la population à une marche ce samedi 15 juin. », fait remarquer ce quotidien. « A l'occasion, le vice-président de Ensemble voudrait voir le chef de l'Etat, fournir également des explications à ses compatriotes, sur les restrictions des mouvements dont est victime Moïse Katumbi. », peut-on lire.

Le Potentiel titre à la Une : « Le FCC recherche les 2/3 de l’Assemblée nationale ».
« La Cour constitutionnelle est en voie de boucler les examens de recours en contestation des législatives nationales du 30 décembre 2018. Selon les premiers arrêts rendus par celle-ci, c’est l’opposition qui en paie le plus lourd tribut. En réalité, derrière les arrêts en invalidation de la Cour constitutionnelle, c’est le FCC qui consolide ses rangs en recherchant les 2/3 à la chambre basse du Parlement avec objectif entendu de modifier la Constitution.
Les premiers arrêts de la Cour constitutionnelle dans les examens en contestation des résultats des législatives nationales du 30 décembre 2018 commencent à tomber.
À la haute Cour, c’est déjà la dernière ligne droite. Pour l’instant, c’est l’opposition, particulièrement les députés de Lamuka, qui sont les plus visés.
Au regard des premiers arrêts de la Cour constitutionnelle, Lamuka a déjà perdu une trentaine de députés, remplacés on ne sait par quelle magie par ceux du FCC.
Dans l’opinion, on soupçonne derrière les arrêts de la Cour constitutionnelle, la main politique du FCC qui tient à s’assurer le contrôle total de l’Assemblée nationale.
En attendant la proclamation des résultats définitifs, la Cour entame déjà le dernier virage de ces examens de recours qui auront exceptionnellement pris plus de quatre (4) mois, alors que la loi les limite à 60 jours à compter de la proclamation des résultats provisoires par la Céni.
Interrogé par Top Congo FM, radio émettant depuis Kinshasa, Me Willy Wenga, avocat au barreau de Kinshasa/Gombe, confirme la poursuite des examens de derniers recours : « La Cour n’a pas terminé tous les contentieux. Ce n’est qu’à l’issue de tous ces arrêts qu’interviendra l’arrêt définitif proclamant les 500 élus députés nationaux ». Me Willy Wenga espère que ces arrêts, qui ne sont susceptibles d’aucun recours, seront rendus le plus tôt possible « parce qu’on est déjà au-delà du temps prévu».
Pour l’instant, c’est Lamuka, la principale plateforme de l’opposition qui a soutenu la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle, qui se trouve fondamentalement sectionné. Avec les premiers arrêts de la Haute Cour, Lamuka a déjà perdu environ 33 députés.
Un exemple frappant : 2ème meilleur élu de la circonscription électorale de Mont-Amba, à Kinshasa, soit le 4ème meilleur score dans la ville, l’élu du MLC, Raphaël Kibuka, a été invalidé à la surprise générale au profit de Mme Ingele du FCC.
L’infortuné s’en est étonné au micro de Top Congo : « J’ai été invalidé en faveur d’une dame qui n’a obtenu que 469 voix. J’ai obtenu 26.200 voix ». Il pense que « le scénario que nous vivons s’apparente à un règlement des comptes pour sanctionner une catégorie de députés faisant partie d’une famille bien connue, l’Opposition ». Il en trouve d’ailleurs une raison : « Sur les 113 députés qu’avait Lamuka, 33 ont déjà été invalidés. C’est une décision qui ne fait que réduire le nombre d’opposants à l’Assemblée nationale pour que le débat soit orienté dans un seul sens ».

Le FCC consolide ses rangs
Avec ces arrêts de la Cour constitutionnelle, c’est le FCC qui se trouve réconforté dans sa majorité à l’Assemblée nationale. Désormais, le FCC règne en maître à la chambre basse du Parlement
où il est pour le moment capable d’actionner tous les mécanismes, jusqu’à bloquer la marche de l’État.
« En réalité, derrière les arrêts de la Cour constitutionnelle, il y a cette main invisible du FCC. Ce n’est pas pour rien que ce sont juste les députés nationaux de l’opposition, en l’occurrence Lamuka, qui ont été visés. C’est un montage grossier mis en
place pour donner au FCC l’occasion d’avoir le contrôle parfait de l’Assemblée nationale. Les arrêts de la Cour sont véritablement une négation de la démocratie pour laquelle le peuple congolais s’est battu. C’est le retour à la case départ », a indiqué au Potentiel un haut cadre de Lamuka.
Avec cette majorité confortable à l’Assemblée nationale, le FCC a donc le champ libre pour mettre en œuvre son plan politique qui, à terme, vise la révision de la Constitution pour non seulement assouplir les conditions d’élection du président de la République, mais aussi baliser la voie pour le retour à la magistrature suprême de son autorité morale, Joseph Kabila. Les 2/3 des membres recherchés depuis le démarrage de nouvelles institutions de la République par le FCC devient une réalité. Gare aux étincelles! ‘ »

Incidents du 10.06.2019

L’éditorial de Forum des As constate « FCC-CACH, Lamuka, difficile d’y voir clair ! »
Qui est qui et qui joue quel rôle correspondant à quel statut ? Ce n'est pas une thèse de doctorat, bien que nous soyons dans la république des professeurs- docteurs. Ce n'est pas non plus une devinette. C'est tout simplement une interrogation qu'inspire le paysage politique rd congolais.
En apparence, la recomposition post- elections donne un Président de la république issu de l'UDPS qui partage le leadership de la coalition au pouvoir avec son prédécesseur. Cet attelage à forte odeur d'un compromis historique FCC-CACH est censé incarner le Pouvoir. En face de ce nouveau pouvoir composé pour partie de l'ancien ...pouvoir se dresse une opposition estampillée Lamuka.
Tel que présenté, le nouveau visage du landerneau politique obéit aux fondamentaux d'un espace démocratique avec un pouvoir et une opposition.
Seulement voilà, la réalité n'a rien d'un schéma classique. Côté majorité, la coalition FCC-CACH est plus en mode "je t'aime moi non plus" qu'aux abonnés "unis pour le meilleur et le pire".
La controverse en cours sur les ordonnances présidentielles n'est qu'un des avatars de cette coalition qui, faute de service après vente, semble davantage une affaire du sommet que de la base. Un deal entre initiés plutôt qu'une paix des braves entre rivaux "d'hier".
Lire l'opposition n'est pas non plus une sinécure. La confusion le dispute aux postures. A Lamuka, chacun voit l'heure du réveil devant sa porte. Coordonnateur de la plateforme, Moïse Katumbi s'est résolu à reconnaître Félix Tshisekedi comme Président de la république. Avec ses lieutenants et sa base , le leader de Ensemble prêche et entend pratiquer l'opposition républicaine.
Une chanson que n'entonnent pas les autres chefs de la chorale née à Genève. Fayulu, Bemba, Muzito...en sont encore et toujours au refrain "vérité des urnes". En clair, ils ne sont pas solubles dans ...l'opposition. Qui sont-ils alors? Aux politologues et/ ou politistes de répondre.
Peut-être qu'avec la venue programmée de Moïse Katumbi et le retour annoncé de Jean-Pierre Bemba à Kinshasa, on verra un peu plus clair dans l'alchimie Lamuka. De même qu'il y a quelques raisons d'espérer que la publication du Gouvernement rendra un peu plus visible le melting pot FCC-CACH. Voeu...pieux? »

Polémiques et violences autours des ordonnances, L’Avenir titre en manchette : « Le chef de l’Etat doit fixer l’opinion ».
Ce journal note que si les combattants de l’UDPS ont pris d’assaut le Palais du peuple, lundi 10 juin 2019 pour fustiger, en les en croire, les propos outrageants proférés par un cadre du FCC à l’endroit du président de la République, Félix Tshisekedi, sans compter tous les dégâts qu’ils ont pu causer, hier, mardi, c’est la ville de Lubumbashi qui a emboité les pas. « Devant une sorte de justice populaire qui a tendance à s’installer, les Congolais ne peuvent que tourner du côté du Commandant suprême et garant du bon fonctionnement des institutions, d’où viendront des paroles rassurantes. »

« La « base » pousse Fatshi à divorcer d’avec Kabila », peut-on lire dans Congo Nouveau.
Ce journal se pose des questions sur l’avenir de l’alliance entre le chef de l’Etat et son prédécesseur. « Comment va réagir le chef de l’Etat par rapport à la crise politique née au Palais du peuple et pour laquelle les membres de son parti lui demandent de rompre avec son allié Joseph Kabila ? », s’interroge ce trihebdomadaire. Ce tabloïd ajoute également que le député élu de la plateforme Ensemble de Moïse Katumbi, Christian Mwando demande aussi à Félix Tshisekedi de mettre fin à l’alliance avec Joseph Kabila. « Ce que nous avons là, c’est une alliance contre-nature qui nous dirige, tranche ce député. », dans les colonnes du journal.

Zoom Eco, se hasardant  hors de son habituel terrain économique pour se hasarder en politique où ses  opinions sont plutôt réactionnaires, titre «  Coalition FCC-CACH : à qui profiterait la paralysie ? »
« On peut se réjouir de la fronde des combattants. On peut même la brandir en avertissement pour la bonne gouvernance. Mais, a-t-on conscience du gâchis qui rejaillit sur l’image du Président Félix Tshisekedi et du pays auprès, par exemple, des partenaires extérieurs ?
C’est étrange qu’on ne puisse appréhender les risques de diminuer le Chef de l’Etat devant ses pairs lorsque son propre parti se livre à des actes de violence comme s’il ne se sait pas détenteur du pouvoir d’Etat.
A son article 6, le règlement intérieur de l’Assemblée nationale décrète le siège de cette institution en « zone neutre » et « inviolable ». Cette inviolabilité couvre, en plus des bâtiments abritant la chambre basse, « la cour, les jardins et les voies publiques qui ceinturent son enclos ».
En remettant en cause l’inviolabilité de l’Assemblée nationale, on assisterait sous peu, impuissant, à celle du Palais de la Nation, de l’Hôtel du Gouvernement et des Cours et tribunaux, avant l’inviolabilité des états-majors généraux de l’armée et de la police.
Le libertinage confortablement établi, on assisterait, tout aussi impuissant, à l’occupation anarchique des installations des investisseurs que le Président Félix Tshisekedi est en train de convaincre de venir en RDC pour réaliser son programme de gouvernement.

A qui profite le crime visant la paralysie de la coalition FCC-CACH ?
Avant toute réponse, il sied de noter que trois fois déjà au cours de ces trois derniers mois la base de l’UDPS s’en prend gratuitement aux cadres FCC dont le 2 mars lors du lancement du programme des 100 jours à l’échangeur de Limete.
Les trois fois, aucun cadre de l’UDPS n’a été en mesure de calmer les ardeurs des combattants. C’est d’ailleurs surprenant que les cadres de ce parti se révèlent incapables de le faire alors que tous les regards sont tournés vers le Chef de l’Etat, pourtant présent et fort gêné à la tribune.
En mission plutôt commanditée que commandée, Kasongo Mwema, André Mbata et Jean-Marc Kabund devraient obéir à un agenda ne faisant nullement cas du Président Félix Tshisekedi.
Au profit de qui roulent-ils ? Réponse facile : le parcours de chacun est édifiant. Aucun n’a véritablement une histoire personnelle avec l’Udps, ni avec Etienne Tshisekedi, encore moins avec Fatshi ».

Assez comiquement, La Tempête des Tropiques, quotidien généraliste, entreprend la d »marche inverse et titre « Gécamines : les dessous de l’agitation du FCC »
« La nomination de nouveaux mandataires à la tête de cette entreprise publique a provoqué une controverse jusqu’à l’Assemblée nationale
Depuis le déclenchement du processus de réforme des entreprises publiques pour les transformer en sociétés commerciales, en établissements publics et en services publics par l’État congolais à travers le Comité de Pilotage de la  Réforme des entreprises Publiques(COPIREP) que dirigeait l’actuel Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba,  certaines de ces compagnies qui faisaient la fierté de la RDC sont devenues des « canards boiteux » à cause de la mauvaise gestion des hommes mis à la tête de ces entreprises.
C’est le  cas de la Générale des Carrières et des Mines (GECAMINES) qui suscite aujourd’hui des débats houleux suite à l’ordonnance présidentielle nommant de nouveaux membres du Conseil d’administration et du comité de gestion de ce géant minier. L’acte juridique du lundi 3 juin 2019 de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a reconduit au poste de président du conseil d’administration de la Gécamines Albert Yuma.
Sama Lukonde, proche de Moise Katumbi, ancien ministre des Sports et Loisirs sous Matata et membre de la puissante association socio culturelle Sympia assure désormais les fonctions de Directeur général de cette entreprise commerciale que d’aucuns considèrent comme vache à lait du PPRD.
En effet, plusieurs rapports des organisations de la société civile militant  pour la transparence dans l’exploitation des ressources naturelles de la RDC comme le Centre Carter, Global Witness, ASADHO, COGEP, Enough Projet, la coalition Publiez ce que Vous payez/RDC , Licoco… ont fait état de la mauvaise gestion de la Gécamines sous Albert Yuma. Ce dernier est  accusé de brader les actions de l’entreprise au profit des  intérêts de certaines épaules galonnées de l’ancien régime.

La vérité de Tharcisse  Kasongo Mwema
Coupant court à l’agitation des sociétaires du Front Commun pour le Congo (FCC) après la publication des ordonnances du chef de l’Etat nommant les membres des conseils d’administration et des comités de gestion de la Gécamines et de la SNCC, Tharcisse Kasongo Mwema Yamba Yamba, porte-parole du chef de l’État, a éclairé l’opinion sur les motivations qui ont poussé le président Félix Tshisekedi à nommer de nouvelles personnes à la tête de ces deux entreprises commerciales, surtout à la Gécamines.
« La Gécamines ne paie que 20 millions de dollars américains d’impôts chaque année. La même Gécamines reçoit la redevance des contrats d’une vingtaine de multinationale. Où va cet argent ? On comprend pourquoi l’ordonnance dépouillant Yuma de ses pouvoirs exorbitant dérange », a fait savoir le porte-parole du chef de l’Etat sur son compte Twitter.

COGEP jette le pavé dans la marre
Dans un rapport publié le vendredi dernier à Kinshasa, la Coalition pour la gouvernance des entreprises publiques du secteur extractif (COGEP), une plateforme des organisations de la société civile, des journalistes , des experts congolais travaillant sur la gouvernance des ressources naturelles de la RDC a dénoncé  le manque de transparence et de vérité dans les déclarations de la Gécamines concernant divers chiffres contradictoires sur les contrats avec les partenaires, notamment les cas de Metalkol et des ventes de scorie.  La COGEP qui met en cause la gestion d’Albert Yuma fait état du rapport de la Gécamines rendu public en novembre 2018 à Kinshasa contenant plusieurs questions, notamment la contradiction des chiffres déclarés à l’ITIE et ceux contenus dans ses propres rapports.
« Le fait qu’une même entreprise déclare à la même période des chiffres contradictoires nous inquiète en tant que citoyens congolais, mais plus comme acteurs de la société civile engagés dans le processus ITIE », s’indigne Me Daudet Kitwa, coordonnateur de la COGEP.
La COGEP note que plusieurs dossiers manquent de transparence, comme les cas de la sous-traitance Scorpion, de la vente des parts dans Metalkol et des recettes de vente des scories. Face à cette situation calamiteuse, la COGEP invite l’équipe dirigeante de la Gécamines à rendre publics les états financiers, à organiser les élections syndicales et à assurer la sécurité sociale des travailleurs. S’agissant des élections syndicales, la COGEP note que depuis 2013 jusqu’à ce jour, la Gécamines n’a pas organisé les élections syndicales conformément aux dispositions réglementaires (33).
Albert Yuma a rejeté en bloc les accusations de la COGEP. Mais le souhait de tout le monde est de voir le gouvernement congolais à travers le ministère du Portefeuille ordonner une mission d’audit à la Gécamines afin d’éclairer la population sur la gestion de Yuma.
Toute chose restant égale par ailleurs, pourquoi les nouvelles nominations à la Gécamines et à la SNCC doivent-elles déranger le FCC quand on sait que les mandataires de l’Etat nommés dans ces deux entreprises sont tous des originaires du grand Katanga ? »

Le correspondant au Sud-Kivu Prunelle RDC relaye le point de vue  de « Ensemble » sur ces incidents : « La fameuse coalition FCC-CACH étale ses scènes de ménage sur la place publique et son incapacité à gouverner (Ensemble) »
« Le regroupement « Ensemble pour le Changement » de Moïse Katumbi a fortement critiqué la gouvernance de la coalition Front Commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (Cach).
C’est Pierre Lumbi, le vice-président de la formation politique d’opposition qui s’en est chargée au cours d’une conférence de presse à Bukavu ce mardi 11 juin 2019.
Au moment, dit Pierre Lumbi, où des paisibles congolais au Nord-Kivu et en Ituri se font massacrer par des bandes armées sous la barbe de ceux qui sont sensés les protéger, et qui se font décimer par le virus Ebola, et que la crise sociale bat son plein, «la fameuse coalition FCC/CACH étale ses scènes de ménage sur la place publique ainsi que son incapacité à gouverner ».
«Ensemble pour le Changement » suspecte par ailleurs, des manœuvres de l’ancien régime pour tenter un retour en force au pouvoir.
«Pour un mandat de cinq ans, six mois sont gaspillés à tourner en rond, juste parce que le pouvoir Kabila tient à démontrer d’une part, qu’un mandat de cinq ans serait peu de choses et qu’il faudrait le rallonger ; et d’autre part, qu’il n’y aurait que Kabila pour tenir un tant soit peu les rênes de ce pays et justifier son ambition de demeurer le tireur de ficelles avant de reprendre le flambeau. Nous sommes parfaitement vigilants et avertis à ce sujet » dit-il.
Les négociations n’ont toujours pas abouti entre le Front Commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (Cach) pour le formation du nouveau gouvernement. La méfiance s’est accentuée entre les deux parties avec les dernières nominations à la SNCC et à la Gecamines. Des nominations faites par le chef de l’État et fortement décriées par ses partenaires du Front Commun pour le Congo ».

Divers

Le Bulletin de l’ACP titre : « Le Président Félix Tshisekedi à la conférence annuelle des banques africaines à Malabo ».
Selon l’agence, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a quitté Kinshasa mardi pour Malabo, en Guinée équatoriale, où il prendra part à la conférence annuelle des banques africaines, indique le service de communication de la Présidence de la République.

Députés bruxellois d’origine congolaise

L’Info en Ligne des Congolais de Belgique annonce fièrement « Parlement bruxellois : Quatre députés d'origine congolaise prêtent serment »
« Le mardi 11 juin 2019 a eu lieu au parlement bruxellois, la prestation de serment des 89 députés élus lors des élections du dimanche 26 mai 2019.
La cérémonie était présidée par le doyen d'âge : Mr Pierre Kompany, bourgmestre de Ganshoren et père de Vincent Kompany, star du football belge.
Il y avait parmi les 89 nouveaux députés cinq d'origine subsaharienne dont quatre d'origine congolaise, multiculturalité de Bruxelles oblige.
Ces cinq nouveaux députés sont :
Nicole Bomele du parti DEFI, Gladys Kazadi, Pierre Kompany, Bertin Mampaka du CDH et Kalvin Soiresse Njall d'origine togolaise, qui est lui du parti ECOLO ».


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 © CongoForum, le  merecrredi 12 avril 2019

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