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30.01.07 Selon la Cpi : D’autres mandats d’arrêt bientôt lancés en Rdc (L'Avenir)

L’audience d’hier à la Haye, en cause Thomas Lubanga, a été révélatrice à plus d’un titre. A part la confirmation des charges retenues contre l’accusé, des sources proches de cette cour affirment que d’autres mandats d’arrêt seront incessamment lancés à l’endroit de quelques Congolais. Dans le district d’origine de Thomas Lubanga, l’Ituri, d’autres justiciables seront inquiétés au cours du premier semestre de cette année, poursuivent ces sources.

 Elles enchaînent en indiquant que les autres parties de la République démocratique du Congo seront également touchées. Ce travail projeté par la Cour pénale internationale a déjà démarré au regard des enquêtes menées dans ce pays.

Quoique les sources ne précisent pas encore l’identité des personnes qui seront poursuivies, force est de reconnaître que celles-ci se recrutent en grande partie parmi les acteurs du conflit armé dans l’Est de la Rdc. Toutes les zones affectées par la dernière guerre dans ce pays sont également les endroits qui ont enregistré beaucoup de crimes contre l’humanité.

Des viols, vols, assassinats, incorporation d’enfants de moins de 15 ans dans l’armée, cannibalisme, inhumation des personnes en vie dans des fosses communes... sont autant des traitements inhumains auxquels les populations de cette partie de la Rdc ont été soumises. Et leurs auteurs sont, d’une façon ou d’une autre, connus. Des belligérants engagés dans cette guerre qui a duré officiellement 5 ans, mais qui s’est poursuivie dans des formes non conventionnelles, se sont livrés à ces crimes contre des populations civiles. Et le fait de l’internationalisation de ce conflit pousse la Cpi d’indexer d’autres personnes sur lesquelles pèsent ces accusations au-delà des frontières de la Rdc. Le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda particulièrement engagés dans cette guerre ne manqueront pas d’être impliqués dans ces crimes commis sur le sol congolais. Des soldats de ces pays voisins au Congo avaient envahi celui-ci et se sont comportés comme des conquérants pendant cette période. A son temps, le Panel de l’Onu avait dénoncé cette situation doublée d’un pillage éhonté des ressources de la Rdc.

En fait, lancer un mandat d’arrêt est une chose, une autre est d’en assurer le suivi jusqu’à l’ouverture du procès, comme c’est aujourd’hui le cas avec le congolais Thomas Lubanga. Espérons que ce procès connaîtra son dénouement autant que les autres mandats d’arrêt brandis comme une menace par la Cpi.

P.M

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