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08.09.07 Mobutu Nzanga : « Le Maréchal Mobutu demeure le symbole de l’unité du Congo » (Pot)

Par RICH NGAPI
7 septembre 1997 – 7 septembre 2007. Il y a dix ans, jour pour jour, mourait le maréchal Mobutu Sese Seko. Ce vendredi 7 septembre 2007, ses familles biologique et politique ont organisé des cérémonies commémoratives. Le deuxième président du Congo indépendant laisse derrière lui un héritage authentique de courage, de paix, d’unité nationale et de défense de l’intégrité territoriale. Mais, dix ans après la mort du Maréchal Mobutu Sese Seko, sa dépouille mortelle reste toujours au Maroc. Qu’est-ce qui bloque son rapatriement ?


A l’occasion de la célébration du dixième anniversaire de la mort du Maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa za Banga, ancien président du Zaïre, l’Union des démocrates mobutistes (Udemo) et sa famille biologique ont organisé, hier vendredi 7 septembre, des messes de suffrage sur l’ensemble du territoire national.

A Kinshasa, une messe d’actions de grâces a été célébrée en la cathédrale Notre-Dame du Congo de Lingwala, où tous ceux qui l’ont connu comme militaire, homme politique, homme d’Etat étaient venus témoigner de l’œuvre de cet homme qui aura marqué de sa vie la destinée du Zaïre aujourd’hui République démocratique du Congo. En effet, pour plusieurs observateurs, Mobutu reste celui qui incarne encore le symbole irréfutable de l’unité nationale et qui laisse derrière lui un peuple uni, un pays unifié et pacifié.

Dans son homélie, l’officiant principal, Mgr Dominique Bulamatari, a saisi l’occasion pour rappeler aux hommes politiques congolais que « si tout pouvoir vient de Dieu, il est un moyen et non une fin en soi ».

Au cours de cette journée du 7 septembre, plusieurs témoignages ont été faits autour de celui qui fut le deuxième président de la RDC, ex-Zaïre, après Joseph Kasa-Vubu.

Le président de l’UDEMO, Mobutu Giala, a parlé du Maréchal non en tant que président, mais en tant que père de famille. « Notre père était un homme exigeant pour lui-même autant qu’il l’était pour ses concitoyens ». Il a également demandé pardon au peuple congolais, au nom de son défunt père, pour tout ce qui n’a pas marché.

MOBUTU, SYMBOLE DE L’UNITE

Le ministre d’Etat à l’Agriculture, François-Joseph Mobutu Nzanga, n’est pas étonné de la participation active d’une grande foule à cet événement, depuis la cathédrale, passant par la résidence familiale de Bandalungwa, où sont exposées des photos souvenirs du Maréchal, jusqu’au dîner d’amitié au Cercle de Kinshasa de la Gombe.

Pour lui, le Maréchal Mobutu a forgé l’unité du Congo. « Je crois que le population a voulu marquer cet attachement à l’unité nationale mais également à cette personne qui lui aura permis de vivre en paix et en toute quiétude et de pouvoir circuler à travers le pays sans pouvoir s’inquiéter de l’ethnie d’origine de chacun d’entre nous ».

Mais, dix ans après, au-delà d’un simple anniversaire, que reste-t-il de la doctrine du Maréchal Mobutu ? Mobutu Nzanga est précis. « Il faut savoir qu’il y a eu une coexistence pacifique entre les différentes ethnies dont regorge notre pays, durant toute sa présidence. Nous à l’Udemo, nous voulons défendre ces acquis de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale. C’est un exemple dont nous devons nous servir ».

DESTIN D’UN HOMME COURAGEUX

Né à Lisala, le 14 octobre 1930, Mobutu accède à la magistrature suprême le 24 novembre 1965. Le 20 mai 1967, il devient Président-Fondateur du Mouvement populaire de la révolution, parti unique. Le 24 avril 1990, il autorise le multipartisme, abandonnant ainsi la présidence du parti unique, le MPR. Le 18 mai 1997, il quitte son pays contre son gré suite à la prise de pouvoir par l’AFDL. Le 7 septembre 1997, il meurt au Maroc où son corps repose désormais dans le cimetière chrétien de Rabat.

Juste avant sa mort, il dira qu’il a « pardonné à tous » et qu’il souhaite également « recevoir le pardon de tous ». Il exprimera également son souhait que l’on se souvienne de lui comme d’« un homme courageux ». Et, c’est bien là ce que les Congolais n’oublieront jamais du Maréchal Mobutu.

Seulement, des participants aux festivités commémoratives s’étonnent du fait que, dix ans après, le corps du Maréchal Mobutu ne soit toujours pas rapatrié au pays. Le président Joseph Kabila s’était déjà dit favorable à accueillir les restes du Maréchal. Mais d’où vient le blocage ?

« Il n’y a rien qui bloque. On est en train d’étudier des modalités pratiques pour mettre en place le cadre où sa dépouille sera déposée, en l’occurrence ce sera dans la ville de Gbadolite. Comme vous le savez, c’est une ville qui a été quasiment sinistrée. Je n’ai pas de date à ce stade, mais le principe est déjà acquis. A moyen ou à long terme, on pourra donc procéder à ce rapatriement », a précisé Mobutu Nzanga.

Le Potentiel

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