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13.03.08 Pourquoi la CPI n’arrête pas les criminels du Nord-Kivu ? (BLO)

Lors de l’atelier animé à Beni du 28 au 29/02/2008 sur le fonctionnement de la CPI et les droits des victimes de guerre et des crimes contre l’humanité, les Associations de la Société Civile du Territoire de Beni ont sans ambages sommé les membres du bureau de la CPI de dire pourquoi la CPI ne se préoccupait pas des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis au Nord Kivu.
Cette
préoccupation est largement partagée par les congolais qui ne cessent
de dénoncer un complot de la communauté internationale contre le
Nord-Kivu où, sans remords, une politique de deux poids, deux mesures
est pratiquées. La même communauté internationale qui avait financée et
soutenue les élections comme voie royale de la résolution de la crise
congolaise, caresse aujourd’hui le rebelle Nkunda dans le sens de ses
poils, en ouvrant des consulats dans son fief. Cette attitude arrogante
de la communauté internationale discrédite aux yeux des congolais, non
seulement l’ONU mais aussi la CPI qui ne peut dire clairement pourquoi
jusqu’aujourd’hui elle n’a fait aucune arrestation au Nord-Kivu ?

 

La
délégation de la CPI conduite par Paul MADIDI chargé de l’information
publique du bureau de la CPI Kinshasa était accompagnée d’autres
membres de ce Bureau à savoir Mme Fatou et Anna et de Mr Marc. Le but
de cet atelier était d’informer les participants qui sont des
partenaires de la CPI sur son fonctionnement et les droits des
victimes.  La CPI est une juridiction indépendante, permanente, et
universelle ayant des organes propres dont la mission consiste à
poursuivre les auteurs des crimes internationaux, à savoir les crimes
de guerre, de génocide, les crimes contres l’humanité, etc.

 

Jusqu’aujourd’hui,
la CPI poursuit certains congolais tels  Thomas LUBANGA, KATANGA ET
NGUDJOLE. Mais pourquoi la CPI s'est-il arreté en si bon chemin?

 

Parmi
les innovation de la CPI, Mme Fatou, a parlé des droits des victimes,
tels que, participer à toutes les phases de la procédure, protection,
réparation, etc. Mais comment cela se concrétise-t-il sur terrain ? Les
participants à l’atelier de Beni sont restés sur leur soif car les
hôtes de Beni n’ont pas donné des réponses satisfaisantes sur les
questions posees. 

 

Comme
réponse, la délégation du bureau de la CPI, bureau de Kinshasa,  a
promis d’ouvrir une troisième enquête pour les crimes qui seraient
commis dans les deux Kivu par les hommes de KUNDA, les Interahamwe, les
FDLR,  sans oublier les FARDC.


Cette
énumération qui met les Fardc au même niveau que les milices étrangères
 traduit bien l’attitude des certaines grandes puissances sur le Kivu
en particulier, et le Congo en général. Tous, rebelles et gouvernants
élus, sont fautifs et donc condamnables. Cette attitude se traduit
aussi par l’embargo sur les armes que l’ONU maintient sur le régime de
Kinshasa dans son action au Kivu.  Comment un pays agressé peut-il être
mis sous embargo d’armes sur une partie de son territoire si ce n’est
un moyen d’hypothéquer sa souveraineté nationale?

 

L’atelier
de Beni a démontré combien même la CPI est embourbée au Nord-Kivu.
C’est toute la communauté internationale qui a failli au Nord-Kivu. Les
congolais et leurs dirigeants doivent chercher la solution à la crise
congolaise ailleurs qu’à l’ONU et qu’à la CPI. Cette issue peut
paraitre étrange pour certains. Mais tous les pays souverains résolvent
leurs crises sans l’ONU et sans la CPI…   

 

Correspondance Particulière de Beni

Beni-Lubero Online

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