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10 08 18 Réactions des partenaires du Nord face à la renonciation de Kabila à briguer un troisième mandat (CongoForum)

A la tête de la RDC depuis 17 ans, Joseph Kabila, président hors mandat, depuis le 19 décembre 2016, a décidé, après moulte tentatives de conserver le pouvoir à tout prix, de ne pas briguer un troisième mandat, conformément à la constitution congolaise. Un acte salué positivement par l'ensemble des protagonistes du Nord qui coopèrent avec la RDC.





Nations Unies
Dans une déclaration du chef de l’ONU publiée, jeudi 9 août soir, par la voix de son porte-parole adjoint, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a salué la décision du président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, de respecter la constitution de son pays, comme qu’il s’y était engagé.

« Le Secrétaire général se félicite également des progrès enregistrés dans la préparation des élections présidentielle et législatives prévues le 23 décembre 2018 en République démocratique du Congo. »,
Le chef de l’ONU a réitéré l’engagement des Nations Unies à continuer à travailler avec le gouvernement et le peuple de la RDC « en vue de la tenue d’élections libres et crédibles conduisant à un transfert de pouvoir pacifique ».

Etats-Unis
Washington salue les « progrès vers les élections en RDC ».
L’annonce de la part de la coalition au pouvoir en République démocratique du Congo d’un candidat autre que le Président Kabila « représente un pas en avant important pour la démocratie congolaise », indique un communiqué publié jeudi 9 août par l’Ambassade des Etats-Unis à Kinshasa.

« Nous sommes encouragés par le signe selon lequel le Président Kabila entend respecter ses engagements conformément à la constitution congolaise et à l’Accord de la Saint-Sylvestre de décembre 2016 en ne briguant pas un troisième mandat », souligne l’Ambassade américaine.

Elle appelle par ailleurs le président sortant, le gouvernement, l’opposition, la société civile ainsi que les chefs des forces de l’ordre à assurer le plein respect des normes démocratiques. « Le peuple congolais doit pouvoir exprimer ouvertement ses opinions et choisir ses candidats sans craindre les violences, les menaces ou l’intimidation », selon le même document.

Les Etats-Unis attendent de la Commission électorale nationale indépendante et des autorités congolaises qu’elles prennent les mesures qui s’imposent pour garantir la tenue d’élections crédibles le 23 décembre 2018, « en permettant notamment l’accès du public au nouveau fichier électoral et en ayant recours à une méthode de vote qui bénéficie de la confiance de l’électorat congolais. » Les Américains seront donc prêts à appuyer ce processus selon les normes du calendrier électoral établi.  

La Belgique
Suite à la désignation d’un candidat présidentiel pour le Front Commun pour le Congo (FCC), la Belgique se félicite que le président actuel, Joseph Kabila Kabange, renonce ainsi à un troisième mandat, comme le stipulent la Constitution et l’Accord de la Saint-Sylvestre de décembre 2016.

A l'instar de l'UE et de ses partenaires internationaux, la Belgique souligne l'importance d'un processus électoral réellement crédible et inclusif, conformément à la Constitution et à l’Accord de la Saint-Sylvestre de décembre 2016. Ceci devrait permettre à tous les congolais d'y participer et d'élire librement le candidat de leur choix.

La Belgique soutient ainsi pleinement les appels du Président de la Commission de l’Union Africaine et de la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères, au respect des droits et libertés de tous les Congolais qui est nécessaire pour des élections paisibles à la date prévue, le 23 décembre 2018.

La France

Le président français Emmanuel Macron a "salué" la décision du président Kabila de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle, "conformément à son engagement de respecter les termes de la Constitution congolaise", a annoncé l'Élysée jeudi."Aux côtés de ses partenaires et en particulier de l’Union africaine, des organisations régionales et des pays voisins, la France se tient prête à accompagner les efforts des autorités congolaises en vue de la tenue, le 23 décembre prochain, d’un scrutin libre, transparent et inclusif" et "rend hommage à l’action du Président Kabila pour l’unité et l’intégrité de la RDC", ajoute la présidence française dans un communiqué.
Déjà mercredi, la diplomatie française s'était félicitée de cette "décision historique en Afrique centrale, même si elle ne règle pas tout" et avait appelé au "respect des jalons qui doivent mener à ce que les élections du 23 décembre se passent le mieux possible".

La MONUSCO, le Canada, les USA, l’EU, l’UA et la Suisse saluent le retrait de Kabila.
Dans un communiqué conjoint publié jeudi 9 août, la cheffe de la MONUSCO, les ambassadeurs ou chefs de mission du Canada, des Etats-Unis, de la Suisse, de l’Union africaine ainsi que de l’Union européenne à Kinshasa félicitent le président Joseph Kabila d’avoir tenu son engagement de respecter la constitution.
D’après les signataires de cette déclaration, « la conclusion du dépôt des candidatures pour les élections présidentielle et législatives en RDC, conformément au calendrier électoral de la CENI, constitue une étape clé sur la voie devant mener à la première alternance politique pacifique en RDC, grâce à des élections crédibles le 23 décembre 2018 ».
« Nous réitérons notre appel à toutes les parties à veiller à ce que le processus électoral et le transfert du pouvoir soient menés de manière transparente, pacifique et inclusive, conformément à la Constitution et à l’Accord de la saint-Sylvestre de décembre 2016 », écrivent-ils. 
D’après eux, « l’engagement de tous les acteurs congolais en faveur d’élections crédibles, pacifiques et inclusives avant la fin de l’année renforcera la stabilité et la prospérité de la RDC et de toute la région ».

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