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09.03.19 Le 8 mars, Journée de la femme à Kinshasa et les femmes s'expriment (CongoForum)


KINSHASA - Le 8 mars de chaque année est une journée dédiée exclusivement à la Journée internationale de la femme. Cette journée est célébrée dans de nombreux pays à travers le monde entier et a pour but de valoriser la femme, de faire le point sur les luttes et sur les réalisations passées et surtout de préparer l'avenir et les opportunités de la femme. Ainsi, la République Démocratique du Congo ne reste pas derrière en ce qui concerne cette Journée.

Chaque matin du 8 mars, la capitale congolaise Kinshasa vibre au rythme de la femme kinoise ou congolaise qui s'habille en pagne afin de célébrer la journée qui lui est dédiée. Les femmes, pour marquer cette journée spéciale, s'organisent de plusieurs manières, notamment par des conférences et des ateliers autour de la femme ainsi que des séances de sensibilisation à la prise de conscience de cette journée. 

Première dame

C'est dans cet ordre d'idées que Denise Nyakeru, la première dame de la RDCongo prenant la parole pour la toute première fois (à l'Académie des Beaux arts),  a appelé à bannir les violences contre les femmes sous toutes leurs formes, particulièrement les violences sexuelles. « Je promets de m’engager personnellement dans la lutte contre toutes les formes des violences faites à la femme et particulièrement contre les violences sexuelles. Oui, bannissons le tabou et parlons encore plus fort qu’avant pour qu’aucune autre femme ne soit brisée par la violence sous toutes ses formes », a-t-elle dit après avoir fait observer une minute de silence en mémoire de toutes les femmes victimes des violences.

Certaines femmes ne prévoient pas grand chose en cette journée du 8 mars. Elle est vue par elles comme une journée ordinaire sauf que l'ambiance à l'extérieur de la maison est toute autrechose. Ces femmes fêtent elles-mêmes à domicile, souvent en méditant sur cette journée. 

Les femmes qui n'ont pas compris le sens de la lutte, réduisent la journée au port du pagne et aux rafraîchissements dans les débits de boisson.

Ensemble promouvoir la paix, la sécurité et le genre dans l'accès au service public de qualité, tel est le thème choisi en ce mois de la femme en République Démocratique du Congo: les femmes s'expriment. 

Sous-représentées

Pour Astrid Beleke Ndjemba, fondatrice d'une ONG de microfinance, les femmes sont sous-représentées dans plusieurs domaines, elles doivent réfléchir chacune dans son domaine et faire son métier dans les normes. C’est aussi une façon d’innover et elles doivent éliminer les barrières, accélérer le progrès en matière d’égalité des sexes. Et de renchérir que la majeure partie des femmes trouvent leurs recettes dans le secteur informel sans couverture sociale. La femme est donc Dtoujours dans une situation précaire. Astrid Beleke Ndjemba termine par demander aux gouvernants de revoir la situation de la femme congolaise et de mettre la femme là où il faut par rapport à ses capacités et ses compétences. En plus, la parité doit être respectée.

Pour Gertrude Baende du mouvement féminin ‘Femmes Congolaises pour le Nouveau Départ’ (FCND), les deux thèmes invitent toutes les femmes, sans exception, à réfléchir pour contribuer au développement. Cette contribution doit être faite par le travail et de manière à répondre aux vrais besoins. “Nous devons cesser d’être des spectatrices, nous devons cesser de subir les changements , nous devons plutôt être les actrices de notre changement. L'apport de toute femme est nécessaire parce que toute femme a quelque chose à donner selon ses atouts, pas d'auto exclusion”, a-t-elle dit. 

Absente au niveau des instances

Nous devons mettre la main dans la pâte et honorer la lutte des pionnières, celles qui ont commencé la lutte pour l’égalité des droits en nous mettant au travail, Muasi, muasi mosala”, a-t-elle renchéri . Gertrude Baende est économiste et agent de l'état à l'Institut National de la Statistique. 

Selon Angèle Makombo , présidente du parti politique Ligue des démocrates congolais (LIDEC), la femme congolaise est absolument absente au niveau des instances qui prennent les décisions du pays. Elle est citée par Radio Okapi. Malgré quelques avancées sur le plan éducatif (les filles congolaises vont de plus en plus à l'école), madame Makombo pense qu'il reste beaucoup à faire pour l'autonomisation, la participation politique et la promotion des femmes.

© CongoForum – Glodie Mungaba (SK), 09.03.19








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