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22.08.18 Le belge Bart De Koning crée une « entreprise agro » avec deux partenaires congolais


MOORSLEDE - Bart De Koning, adjoint au maire et président du CPAS à Moorslede et conseiller économique par monsieur Joseph Sita Nsoni Zeno, Président Fondateur de la Fondation SITA NSONI ZENO, une ONG et Dieu-Merci Kisonga (neveu du gouverneur de Kongo-Central) vont créer au Kongo Central une société qui s'occupera de la production et de la transformation agricoles locales. Ils seront actifs dans la région des Cataractes dans la commune de Luozi, au Kongo Central (avant Bas Congo). La société s'appelle Dekosita Entreprises RDC.

Ce nom de la société est une référence aux quatre premières lettres de notre nom de famille. Les Congolais attachent une grande importance à la reconnaissance et sont très informels. Les contacts personnels et les relations sont un must.

Nous avons l'ambition d'activer plus de 6 000 ha de terres agricoles à long terme. C'est une zone qui couvre presque deux fois le territoire de ma commune à Moorslede. C'est un projet important que nous ne pouvions pas remettre à plus tard pour nous. Je suis content que nous ayons finalement pris la décision.
Comme dit précédemment, ce projet ne nous prendra pas du jour au lendemain. Il y a quelques mois, j'ai été nommé conseiller socio-économique de Joseph Sita.
Il y a plus de 3 ans, j'ai déjà reçu l'offre de concession de 2 500 ha avec les familles qui possèdent la terre.

À ce moment-là, je savais déjà dans quelle direction aller, mais alors le projet n'était pas encore assez mature.

Aujourd'hui, c'est complètement différent. Les esprits ont évolué. Il y a plus que jamais la conviction que cela devrait être différent. J'ai été capable de convaincre les partenaires congolais d'apporter les terrains dans l'entreprise. C'est une base beaucoup plus large et solide pour commencer.
Je peux seulement applaudir que Joseph Sita a suivi mon conseil.

Joseph et Dieu-Merci peuvent, grâce à leurs relations étendues, signifier beaucoup pour stimuler le tissu social et économique dans la province du Congo-Central.
J'espère donc que le climat sera plus propice aux affaires. Après tout, les entrepreneurs prennent des risques calculés, mais finalement, ils veulent savoir où ils se situent. A ma demande, une cellule sera certainement mise en place pour guider les futurs entrepreneurs dans leur start-up.

Avec la fondation de cette entreprise, nous pouvons enfin mettre la théorie en pratique.

Au départ, nous cultivons principalement du manioc, du maïs, de l'ananas et des arachides. La récolte sera destinée au marché local. Après tout, il y a beaucoup de sociétés étrangères actives dans le secteur agricole qui envoient la récolte directement dans les pays d'origine, comme la Chine. Nous voulons aborder cela différemment.

Nous voulons ensuite faire des efforts substantiels sur l'agriculture forestière. C'est un système où les arbres «à feuilles légères» protègent les plantes en croissance contre la trop grande lumière du soleil. Pour cela nous choisirons l'acacia comme arbre.

Avec cette approche, nous répondons spécifiquement aux problèmes environnementaux et nous luttons contre la déforestation. Un autre objectif est de devenir un employeur important dans la région de Luozi. Surtout les jeunes ont besoin de travail pour être en mesure de construire un avenir sûr. S'ils ont de bonnes perspectives, ils peuvent construire une vie locale et ne devraient pas émigrer en Europe. Ils ne deviennent pas des "réfugiés.

Enfin, nous voulons également répondre activement et exposer les partis qui abusent du débat sur la migration de manière populiste. D'innombrables milliards d'euros sont gaspillés dans des tentatives futiles pour empêcher les migrants d’entrer le territoire européen.

Il vaudrait beaucoup mieux utiliser ces ressources pour stimuler le développement économique dans les pays d'où viennent les réfugiés économiques.
Nous sommes ici contre la tendance des critiques qui prétendent que le développement économique ne fait qu'accroître les flux migratoires. Combien cynique peut-on devenir?

Le développement d'une zone agricole aussi vaste nécessitera une mécanisation régulière.

L'intention est de faire appel à d'autres sociétés qui ont déjà acquis un certain savoir-faire dans ce domaine. Une machine adaptée devra être développée pour la récolte du manioc. Nous nous rendons compte qu'il est difficile pour nous de convaincre les entreprises de faire le pas si nous ne donnons pas l'exemple nous-mêmes. Avec l'établissement de notre ferme, au moins cette critique a été satisfaite.

Enfin, c'est mon rêve de mettre Moorslede sur la carte internationale.

Auparavant, il y avait des liens étroits avec le Congo, en particulier à travers les nombreuses congrégations. En dehors de l'ancienne régurgitation coloniale, je pense qu'il est logique de cartographier les vieux liens et de les resserrer et, si possible, de les renforcer. Cela peut être un rôle pour nos « histoires locales » de Moorslede et Dadizele. Aujourd'hui, certaines entreprises de Moorslede peuvent jouer un rôle dans le développement économique, notamment dans le Congo Central, la province où nous opérons.

Je pense principalement aux entreprises liées à l'agriculture, mais d'autres activités liées à la terre et à la construction sont également importantes.
Je pense qu'il est important de donner à nos entreprises locales la chance de sauter d'abord sur le chariot. Après tout, les entreprises fortes sont bonnes pour la municipalité et peuvent également renforcer le tissu social.

Espérons que cette approche puisse être contagieuse pour les autres provinces de l'immense Congo, près de 80 fois la Belgique.

Tout comme les agriculteurs de notre communauté doivent fournir un logement à leurs travailleurs saisonniers, nous devrons nous aussi nous acquitter de cette tâche. Cela offre des perspectives pour les projets de construction et l'exploitation des matières premières nécessaires, telles que les matières premières de sable et de gravier dans la construction.

J'espère pouvoir prendre un mandat lors de la prochaine législature pour pouvoir mettre en pratique les liens économiques, sociaux et d'amitié et placer définitivement Moorslede sur la carte du monde. Cela ne fera certainement pas de mal à notre communauté. Nous sommes autorisés à faire évoluer nos ambitions un peu plus haut que ce n'était le cas jusqu'à présent.

Bart De Koning
Président du CPAS à Moorslede
Adjoint au maire à Moorslede
Oostnieuwkerksestraat 12
8890 Moorslede
0476/90 92 19

E-mail: voorzitter@ocmwmoorslede.be

Source: communiqué de presse Bart De Koning, 22.08.18

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