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02.03.12 L'Observateur - Avec l'appui de la Coopération technique belge


Les OSC formées pour plus de capacités techniques et organisationnelles
Pour appuyer la dynamique communautaire, un pilier du DSCRP II, le gouvernement entend renforcer les capacités des organisations de la Société Civile congolaise. Il est question de combler le déficit de professionnalisme et de gouvernance constaté parfois dans le chef de certaines organisations de la société civile. Ainsi, dans le cadre du projet d'appui institutionnel au ministère du Plan appuyé par la Coopération technique belge (CTB), les organisations de la société civile participent à un atelier pour le renforcement de leurs capacités techniques et organisationnelles. Pendant trois jours, du 1er au 3 mars au Lycée Mgr Shaumba à Kinshasa, les participants venus des OSC suivent cette formation.


Il est prévu la remise des kits pédagogiques aux participants et l'exploitation de trois sous thèmes par les animateurs. Le coup d'envoi solennel des travaux a été donné ce jeudi 1er mars par un représentant du ministre du Plan, Yvon Mombong, coordonnateur de la Plate-forme de gestion de l'aide et des investissements (PGAI) au ministère du Plan. L'on a noté, entre autres, la présence du directeur Théo Kanene de la direction des ressources extérieures et de plusieurs cadres du ministère du Plan.

D'entrée de jeu, Yvon Mombong a expliqué aux participants à l'atelier, environ une soixantaine, les objectifs du projet d'appui institutionnel au ministère du Plan. L'ambition de ce projet est, dira-t-il, d'améliorer la crédibilité du ministère du Plan afin de devenir un acteur clef contribuant à la réduction de la pauvreté et à la croissance en RDC par l'harmonisation de la planification des politiques de développement. L'occasion était trouvée pour interpeller la société civile comme partenaire du gouvernement dans la lutte pour la réduction de la pauvreté et la mise en œuvre des projets de développement. " Point n'est besoin de rappeler que les ONG et autres Organisations de la société Civile (OSC) sont devenues des partenaires privilégiées du gouvernement pour l'élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l'évaluation des projets et programmes de développement tant au niveau local, provincial que central ".

Le représentant du ministre Olivier Kamitatu a souligné que cet atelier s'inscrit dans la ligne droite de l'appui à la dynamique communautaire à laquelle le gouvernement a déjà souscrit dans le cadre de sa stratégie de développement. Les objectifs spécifiques visés ici sont connus. Il s'agit de renforcer les capacités des OSC dans la bonne gouvernance administrative et financière au sein de leurs organisations pour une participation efficace et efficiente aux programmes de développement. Sans oublier initier des OSC bénéficiaires au pilotage et à la mise en œuvre d'un système de suivi-évaluation axé sur les résultats ; identifier les principes de base des méthodes d'évaluations participatives et de préparation des termes de référence qui mettent l'accent sur le mesure des impacts et des effets et permettent l'apprentissage et le développement institutionnels. Au-delà, il faut renforcer les capacités des OSC en matière de gestion axée sur les résultats (GAR).

Pour le représentant du ministre du Plan, l'Etat et les partenaires extérieurs sont déterminés à renforcer les capacités des cadres à tous les niveaux pour les rendre plus aptes à conduire le train du développement en tenant compte de nos réalités et des approchés adaptées. Il faut une société civile efficace et efficiente au niveau local, provincial et central. Pour ce faire, la société civile doit être animée et tenue par des personnes consciencieuses, compétentes et motivées. Ainsi s'explique la tenue de cet atelier pour renforcer leurs capacités. Il a émis le vœu de voir les participants maîtriser les règles de gestion devant favoriser la gouvernance centrée sur la participation citoyenne, la transparence et la culture de la redevabilité dans la mise en œuvre de leurs activités respectives avec comme corollaire le développement à la base. En d'autres termes, la population encadrée par la société civile doit apprendre à exiger des comptes à ceux qui exercent un mandat public et à exercer la sanction positive ou négative à leur endroit. Naturellement, Yvon Mombong a remercié la CTB pour son appui financier qui a rendu cet atelier possible. La Coopération belge est l'un des partenaires techniques et financiers importants de la RDC par le volume et la diversification de ses interventions.

Au cours de la journée d'hier, les participants ont été conviés à suivre un sous-thème autour " du renforcement de la culture de gestion démocratique et de la transparence au sein des organisations de la société civile ". Ce sous-thème a été abordé par le professeur Mupinganayi de la faculté des sciences économiques de l'Université de Kinshasa. Entre autres, avant de débuter un questionnaire a été remis aux participants pour avoir leurs attentes et disposer de certaines indications sur eux. Entre autres, il a été demandé : avez-vous un agrément du ministère du Plan ? Avez-vous un siège ? Ce siège est connu du public ? Quelle est la vocation de votre ONG ? Avez-vous une description des tâches pour savoir qui fait quoi ? Obtenez-vous régulièrement un financement ? A partir des réponses, l'animateur pouvait bien cibler son auditoire et adapter son exposé. En ce qui concerne la journée de ce vendredi 2 mars, elle sera consacrée au sous-thème : " Initiation à la planification stratégique et à la gestion axée sur les résultats ". La troisième et dernière journée le samedi 3 mars sera consacrée au " Processus DSCRP en RDC ".

Didier Munsala Buakasa

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