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12.06.12 L'Observateur - La Suède s’engage à accompagner la RDC dans la promotion de la démocratie et la réduction de la pauvreté


Plusieurs personnalités du monde diplomatique, universitaire, politique, des parlementaires ont rehaussé de leur présence la cérémonie de la Fête nationale de la Suède organisée à l’Ambassade de Suède à Kinshasa le mardi5 juin 2012. Cérémonie riche en couleurs. Agrémentée par la chorale symphonique kimbaguiste. Dans son allocution prononcée pour la circonstance, l’Ambassadeur de la Suède en République démocratique, Mme Mette Sunnergren circonscrit le cadre de l’évènement.


« La Suède commémore aujourd’hui l’élection en 1523 du Roi Gustav Wasa comme premier chef d’Etat de la Suède indépendante, faisant ainsi le premier pas vers un Etat-Nation. », a déclaré l’ambassadeur de suède. Parlant des relations entre le Royaume de la Suède et la république démocratique du Congo, Mme l’Ambassadeur Mette Sunnergren a affirmé que la Suède est engagé à accompagner la République Démocratique du Congo dans la réduction de l’extrême pauvreté et la faim, dans la promotion de la démocratisation et l’instauration de la bonne gouvernance et de l’état de droit.

« Cet engagement s’inscrit aussi dans le cadre de la promotion de l’égalité de sexes et des droits humains, de la réduction de la mortalité infantile, l’amélioration de la santé maternelle ainsi que le combat contre le VIH/SIDA, le paludisme et autres pandémies. La route est certes longue, mais nous avons besoin de fournir conjointement de plus grands efforts afin d’atteindre ces objectifs le plutôt possible. », dixit l’Ambassadeur Mette Sunnergren.

Des défis importants

La diplomate suédoise a rappelé que nombres de défis importants concernent particulièrement les femmes. Plus de 500 000 femmes meurent chaque année dans le monde, des suites de complications liées à la grossesse et l’accouchement. Cela représente la mort d’une femme chaque minute. 99 pourcent de ces décès ont lieu dans des pays en développement.

« Dans les pays développés, une femme sur 4,000 risque de mourir à causes de complications imprévues. En République Démocratique du Congo par contre, les femmes sont encore plus vulnérables puisque une sur 24 meurent ainsi. La plus grande cause de maladies et de mortalité des femmes entre 15 et 44 ans dans des pays en développement est lié à la santé sexuelle et reproductive. Malgré des efforts politiques significatifs, la mortalité maternelle n’a pas diminué pendant des décennies. « , a expliqué l’Ambassadeur de suède

Il a souligné que l’accès aux services de santé concernant la sexualité et la reproduction pourrait permettre de diminuer ces chiffres. Un accès universel aux soins de santé primaires contribuerait à diminuer, d’une manière significative, la mortalité infantile.

« Les problèmes liés à la sexualité et la reproduction, surtout chez les femmes et filles pauvres, ainsi que l’incapacité à contrôler le nombre d’enfants posent un obstacle majeur à leur situation et développement. La santé reproductive est une condition pour qu’elles puissent participer pleinement à tous les aspects de la société. », a-t-elle indiqué

« Des personnes en bonne santé ont de meilleures conditions pour accéder à l’éducation, au travail et participer à la vie sociale. Assurer la santé sexuelle et reproductive des femmes, ainsi que leurs droits est donc décisif pour atteindre aussi touts les autres objectifs de développement. Les questions traitant des avortements sécurisés et préférences sexuelles restent controversées bien qu’elles soient fondamentales. La santé reproductive et sexuelle est un des domaines prioritaires de la Suède », a conclu l’Ambassadeur de Suède en RDC

La sexualité

L’Ambassadeur Mette Sunnergren a aussi indiqué que le droit de décision de sa propre sexualité et reproductivité est aussi fondamental pour tout être humain. Cela implique une égalité dans les opportunités, les droits et les conditions d’avoir une vie sexuelle saine et satisfaisante. Sans force, ni violence, ni discrimination. Cela implique aussi le droit de décider de son propre corps, un des fondements indivisibles des droits humains.

La Suède considère qu’il est crucial que les femmes et les filles puissent être vues et traitées comme des citoyens et individus égaux aux hommes et garçons. La Suède souhaite renforcer le pouvoir des femmes et filles à construire leur vie et la société dans laquelle elles vivent.

« Pour arriver à un vrai changement, avec des effets positifs chez les filles et femmes, il faudrait plus d’engagements financiers de la part du gouvernement, mais aussi une reconnaissance générale des problèmes liés au non-respect des droits de la femme, qu’ils soient légaux, civiles, sociaux et sexuels, ainsi qu’une véritable volonté de changer.

Pour terminer, il est aussi important de combattre toute forme de violence et discriminations liées au genre. Ces domaines restent une priorité pour l’engagement de la Suède en République Démocratique du Congo. », a conclu l’Ambassadeur Mette Sunnergren

Luc-Roger Mbala bemba

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