14 11 19/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI (Dialogue)

En ce jeudi 14 novembre 2019, les journaux de Kinshasa commentent beaucoup les dissensions entre le Front commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le changement (CACH), les deux plateformes en cohabitation au pouvoir en RDC ainsi que les dissensions internes qui se font sentir à l’UDPS. De leur ĉoté, les grandes puissances internationales affichent leurs vœux, revendiquant leur présence dans les initiatives congolaises. : Washington exige le nettoyage de la chaine de commandement des FARDC et, parmi les acteurs financiers, la France entend aussi apporter sa pierre pour matérialiser le programme de gratuité de l’éducation de base, en témoignent les journaux parus ce matin à Kinshasa.

Cohabitation hostile

Forum des As : « Le gouvernement travaille, la majorité se chamaille »

Drôle de division de travail au sein du pouvoir CACH-FCC, constate l’éditorialiste de Forum des As. « Les deux chefs de file se parlent. Leurs acolytes se toisent et s’invectivent. Le chef de l’Etat appelle à l’apaisement, son plénipotentiaire dans les discussions avec le FC C et président ai de son parti hausse le ton. Le Gouvernement travaille. Sa propre majorité se chamaille à longueur de journée », indique le quotidien.

Tout se passe comme si les vieux démons d’un pays sui generis hantent à nouveau la classe politique congolaise. « Allons-nous revivre l’époque pas si lointaine où la RDC refusait de cesser d’être un pays entièrement à part pour devenir un pays à part entière ? Terrible question. Déjà, tel un signe avant-coureur de la rechute, des pans de la majorité se font tellement la guerre que l’opposition n’a plus grand-chose à faire », poursuit le journal.

Le Potentiel titre : « FCC-CACH : les faucons poussent leur chef à la rupture »

« Entre le CACH du chef de l’Etat Félix Tshisekedi et le FCC de Joseph Kabila, c’est déjà un affrontement sur la place publique. Les deux camps se lancent des flèches empoisonnées qui risquent de déstabiliser l’accord de coalition qui les lie. En réalité, derrière des déclarations incendiaires des uns et des autres, il y a les deux leaders, Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, qui agissent dans l’ombre. L’objectif serait d’amener la coalition à l’implosion pour anticiper sur une rupture dont personne ne sait prédire avec exactitude les conséquences sur l’équilibre des institutions.

On n’ignore peut-être ce qui aurait été à la base des tensions entre le CACH et le FCC, deux partenaires à la coalition gouvernementale. En réalité, au départ il y avait cette sortie intempestive du PPRD à Lubumbashi où son secrétaire permanent, Emmanuel Ramazani Shadary, n’a pas eu des mots tendres envers l’UDPS, parti phare du CACH. Puis sont venues les regrettables scènes de destruction des effigies aussi bien du chef de l’Etat Félix Tshisekedi que de Joseph Kabila, autorité morale du FCC. Ces actes anti-démocratiques ont donc fini par faire déborder le vase, obligeant les uns et les autres à rompre leur silence.

Touchée dans son amour propre, l’UDPS a engagé une contre-offensive musclée pour défendre non seulement sa position au pouvoir mais aussi se mobiliser derrière son chef qui est aussi le chef de l’Etat. C’est Jean-Marc Kabund, président a.i. de l’UDPS, également 1er vice-président de l’Assemblée nationale, qui s’est chargé de régler les comptes au FCC. Jour choisi : mercredi devant le siège de l’UDPS, dans la commune de Limete.

Face à des combattants à la fois surexcités et surrévoltés, Kabund s’est fondu dans la foule, en usant non pas d’un langage conciliant entre partenaires à la coalition mais en arborant plutôt un discours de combattant. Le moins que l’on puisse dire est que Jean-Marc Kabund n’a pas épargné le FCC, encore moins son autorité morale, Joseph Kabila. L’UDPS, promet-il, ne se laissera pas faire. Il est allé plus loin en faisant savoir que l’UDPS n’excluait pas la possibilité de sortir de l’accord de coalition qui la lie au FCC. Pour le président a.i de l’UDPS, c’était le dernier avertissement.

Sans surprise, le FCC n’a pas tardé à réagir. Alors que Kabund faisait son show à Limete, la Conférence des présidents du FCC se réunissait en même temps. C’est par une déclaration au vitriol que le FCC a rendu sa position.

En effet, le FCC est prêt à sortir toutes ses griffes. Pour le moment, il se retient encore, pouvait-on lire dans cette déclaration. La plateforme politique de Joseph Kabila se veut méthodique. Pour l’instant, il préfère engager son combat sur le terrain institutionnel, avant sans doute d’envisager d’autres options.

« Le FCC demeure saisi de la question et promet d’y réserver des suites appropriées sur le plan institutionnel », clame la plateforme.

A qui profiterait la rupture ?

A voir de plus près, le FCC et le CACH jouent au cache-cache. Les deux camps s’observent en chiens de faïence. Le problème, personne, de part et d’autre, n’a encore le courage de franchir le Rubicon. Mais, tous les deux sont guidés par des mobiles diamétralement opposés.

D’un côté, le FCC cherche par tous les moyens à récupérer le pouvoir qu’il a perdu au terme des élections du 30 décembre 2018. De l’autre côté, le CACH, particulièrement l’UDPS, se tient prêt à mobiliser sa « Base » pour conserver par tous les moyens le pouvoir qu’il a conquis par la voie des urnes. C’est la veillée des armes.

A dire vrai, les deux leaders ne sont pas loin de tout ce qui envenime leur coalition. « Tout est question des rapports de forces », pensent nombre d’observateurs. En réalité, ce sont ces rapports de forces qui dictent le comportement des uns et des autres.

Le FCC, qui se trouve dans la position de challenger, digère mal le second rôle qui lui est confié, après avoir régné en maître absolu pendant 18 ans. En face, il est confronté à l’UDPS, qui, après 37 ans d’un combat politique acharné, est enfin parvenue au perchoir. L’UDPS tient à son parfait sésame. Il est prêt à le conserver – à tout prix.

Tout compte fait, on se retrouve face à deux partenaires qui, tout en étant à bord d’une même barque, se détestent en même temps. Il faut craindre que le navire FCC-CACH ne chavire en haute mer.

En tout cas, pour l’instant, des éléments du puzzle prédisant pareil scénario se mettent en place. Qui sauvera donc cette coalition ? Encore une fois, tous les regards sont tournés vers le chef de l’Etat Félix Tshisekedi et son partenaire, Joseph Kabila.

A en croire un tweet attribué à Kasongo Mwema Yamba Yamba, porte-parole de Félix Tshisekedi, il y a une bonne raison de croire à une désescalade. Selon lui, s’adressant aux décideurs politiques et économiques de l’OCDE, Félix Tshisekedi a tenté de jouer à l’apaisement en déclarant qu’« il n’y a pas de dualité à la tête du pays ». Et au chef de l’Etat de poursuivre : « Mon prédécesseur ne me gêne en rien. Mon ambition ? Faire de nouveau du Congo un pays compétitif, attrayant, rassurant ».

Si ces propos de Félix Tshisekedi peuvent bien apaiser les esprits, sur le terrain, par contre, ça sent le roussi ».

A la suite de ces tensions entre le FCC et CACH, renchérit Actualite.cd, l’ONG ACAJ propose à Tshisekedi de convoquer les élections législatives anticipées d’ici mars 2020.

« D’abord nous constatons que les membres de la coalition FCC-CACH passent tout leur temps à se chamailler autour des positionnements et intérêts personnels. Cela ne contribue pas à l’amélioration de la situation socio-économique de la population pour laquelle nous avons crue dans cette coalition. Pour ne pas bloquer le fonctionnement de l’Etat, puisqu’avec ces querelles récurrentes rien ne pourra marcher, nous recommandons déjà au Président de la République d’envisager, en tant que garant du bon fonctionnement des institutions de la République, la possibilité de convoquer des élections législatives nationales de manière anticipée. Ces élections peuvent être organisées au plus tard au mois de mars de l’année 2020 », a affirmé Georges Kapiamba, coordonnateur d’ACAJ, cité par le media en ligne.

De son côté, Félix Tshisekedi s’est dit optimiste sur l’avenir de cette coalition au pouvoir, indique 7sur7.cd, citant une interview que le chef de l’Etat a accordée à la presse mercredi 13 novembre à Paris en marge du Forum économique international des Amériques.

« Nous sommes en alliance, en coalition comme on dit. Ça se passe bien, évidemment il y a des hauts et des bas parce qu’il ne faut pas l’oublier nous étions il y a encore très peu de temps des belligérants. Aujourd’hui, le peuple Congolais a décidé de nous mettre ensemble par les résultats des élections, nous sommes obligés de composer pour la République Démocratique du Congo et sereinement, dans l’intérêt de notre peuple. Donc, moi je reste très optimiste quant à l’avenir de notre coalition, mais en même temps ces soubresauts ne peuvent qu’arriver, ils sont inhérents à toute organisation c’est normal », a déclaré le président de la République.

Washington veut nettoyer

Le Phare titre « FARDC : Washington exige le nettoyage de la chaine de commandement » Les Etats-Unis sont en « partenariat stratégique » avec la République démocratique du Congo depuis avril 2019, après la première visite officielle du président congolais, Félix Antoine Tshisekedi à Washington, où il avait pris langue avec plusieurs décideurs politiques américains, dont le Secrétaire d’Etat…, informe le tabloid. Dans ce cadre, l’administration Trump est prête à combattre toute action de nature à mettre à mal la politique étrangère de Washington. Entre autres domaines de cette forme de coopération, il y a celui de la défense.

En effet, « en dépit de la passation pacifique et civilisée du pouvoir au sommet de l’Etat, les pressions américaines sont maintenues contre tous les dignitaires civils et militaires de l’ancien régime qui donnent l’impression de nourrir des velléités de remise en question du nouvel ordre politique piloté par Félix Antoine Tshisekedi », conclut Le Phare

Dissensions internes à l’UDPS

La Tempête des Tropiques titre « Face aux querelles qui menacent la survie du parti, UDPS : Alexis Mutanda appelle au respect des statuts »

« Rompant le silence, le Secrétaire Général honoraire exhorte les principaux animateurs actuels du parti à faire montre de leadership et à s’inspirer de l’exemple de l’ANC qui est resté fort malgré la disparition de Nelson Mandela

Après plusieurs mois de silence passés à observer la situation politique et sociale que traverse la République Démocratique du Congo, le Secrétaire Général honoraire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, l’honorable Alexis Mutanda Ngoy-Muana rompt le silence.

Dans une interview accordée à deux journaux paraissant à Kinshasa parmi lesquels le Quotidien La Tempête des Tropiques dont il est le fondateur, ce député national honoraire (élu en 2011 sur la liste UDPS dans la circonscription de la ville de Mbuji-Mayi) donne les raisons de son long silence et évoque quelques sujets brûlants de l’heure sur le plan politique, sans manquer de donner son avis sur les tiraillements qui secouent actuellement l’UDPS depuis le décès du Lider maximo Etienne Tshisekedi wa Mulumba d’heureuse mémoire.

Ancien Secrétaire Général de l’UDPS (de 2008 à 2011), l’ingénieur Alexis Mutanda fut aussi Secrétaire National aux Relations extérieures (de 1997 à 2008). Actuellement PDG du groupe de presse « La Tempête des Tropiques – CNTV – Trinitas FM » et Président de l’Association ADAM (Association des Amis d’Alexis Mutanda), l’ingénieur Mutanda a eu à assumer par le passé la fonction de Directeur de l’Equipement en charge de la réalisation des projets à la Société Nationale d’Electricité (SNEL).

Parmi les projets qu’il a dirigés au sein de cette importante entreprise publique figurent les centrales d’Inga et les lignes de transmission de courant HT (haute tension) comme Inga – Shaba en THTCC (1970/1986). C’est donc un homme qui maîtrise très bien la notion de leadership qui répond aux questions ci-dessous.

Question : Honorable, peut-on savoir les raisons de votre long silence, donnant même l’impression d’être effacé de la scène politique ?

Alexis Mutanda :Mon long silence était dû à beaucoup de choses. Car, le pays traverse une période de turbulence, étant donné que hier il y avait deux groupes politiques, l’un au pouvoir et l’autre dans l’opposition. Mais, aujourd’hui, ces deux groupes se retrouvent ensemble, notamment le Front Commun pour le Congo (FCC) et Cap pour le Changement (CACH), coalition qui est aujourd’hui au pouvoir. Evidemment un mariage amené par la force des choses, étant donné les résultats des élections du 30 décembre 2018. Ce qui veut dire que la situation est complètement différente à celle d’hier.

Dans cette nouvelle configuration, il est tout à fait raisonnable qu’on puisse se donner un temps de réflexion et d’observation, pour bien comprendre la direction que prend le pays. Il est évident que la grande majorité de la population et même beaucoup de politiciens ne savent pas où nous allons. Seule une minorité des personnes très avisé sait où l’on s’achemine. Ce sont ces gens-là qui organisent et planifient les choses, de manière à nous amener vers un point bien déterminé.

Il faut aussi savoir que ces planificateurs ne sont pas en contact avec la grande masse, ni avec la population, ni avec les politiciens.

Je sais que certains ne sont pas du même avis que moi, mais c’est ma façon de voir les choses. Je peux vous donner cet exemple : le FCC dirige aujourd’hui presque toutes les provinces du pays et dispose de la majorité de sièges tant au Sénat qu’à l’Assemblée Nationale. Qui peut dire avec exactitude où nous allons avec une telle situation ?

Dans un tel environnement politique, quelles peuvent être les chances de réussite d’un programme aussi important comme celui de la gratuité de l’enseignement de base, telle que décidé par le président de la république ?

Aujourd’hui, Zoé Kabila est Gouverneur d’une province stratégique comme le Tanganyika, et sa sœur Jeannette Kabila est présidente de l’importante Commission Défense et Sécurité de l’Assemblée Nationale. Croyez-vous que tout cela a été fait au hasard? Est-ce que du temps où Joseph Kabila dirigeait le pays, les Congolais pouvaient accepter facilement que les frères biologiques de ce dernier accèdent aux fonctions qu’ils occupent aujourd’hui ? Tout cela devrait faire réfléchir les Congolais que nous sommes.

Question : En tant qu’ancien Secrétaire Général de l’UDPS, que pensez-vous des tiraillements et querelles autour de l’intérim à la tête du parti ?

Alexis Mutanda : On a vu comment la CENI a publié les résultats des dernières élections dans notre pays. La situation est très complexe sur le plan politique ? Certes, l’UDPS est la fille ainée de l’opposition, mais n’oubliez pas dans quelles conditions d’autres partis tels que le MLC et le PALU avaient rejoint le pouvoir et comment cela s’est terminé. Et l’UDPS, bien sûr, avait commencé avec ses amis de l’Ensemble, les amis du Rassemblement ? Tout cela a conduit au dialogue au niveau de la CENCO. Devant tout cela, qui peut dire qu’une telle situation est claire »

Si l’on y ajoute les réunions qui se sont tenues à Genève et à Naïrobi, la situation politique en RDC devient encore plus complexe. Et il n’y a que ceux qui ont planifié ce schéma qui savent pour quel objectif ils ont fait cela.

Question : Quel conseil pouvez-vous alors donner à ceux qui dirigent aujourd’hui l’UDPS ?

A. Mutanda : Que puis-je leur conseiller si ce n’est qu’ils acceptent la liberté d’opinions et de pensées prônée par le parti cher à feu Etienne Tshisekedi wa Mulumba, afin de ne pas tomber dans le piège de la pensée unique que le Lider maximo a eu à combattre sous les régimes Mobutu et Kabila.

Dans un parti, on ne doit pas interdire la différence d’opinions ; et pour préserver l’unité du parti, il faut toujours se référer aux documents de base, notamment les statuts du parti (à ce que je sache ces statuts n’ont jamais été modifiés), ainsi que les trois structures du parti, la centrale électorale, la Convention démocratique, et le Secrétariat général. Bien sûr, au dessus il y a la présidence du parti. Chaque cadre ou militant de l’UDPS est appelé à accepter ces organes et à interpréter correctement les statuts du parti.

Il est aussi important de savoir que lorsqu’on est responsable au sein d’une organisation, ce n’est pas tout le monde qui vous souhaitera du bien. Il appartient donc aux responsables actuels du parti d’identifier les éventuels infiltrés, s’il y en a.

Question : A propos justement de l’intérim à la tête du parti, entant qu’ancien Secrétaire Général de l’UDPS, qu’auriez-vous fait à ce sujet, et que disent les textes du parti ?

A.Mutanda : Les animateurs principaux du parti doivent établir un leadership à la tête de celui-ci, afin que les objectifs visés soient atteints. Voyez l’exemple du Congrès National Africain (ANC), en Afrique du Sud. L’ANC est un parti qui a eu aussi ses problèmes internes. Malgré cela, Mandela a été une grande lumière pour ce parti. Ce leader est décédé, il est parti, mais l’ANC est toujours politiquement fort. Mandela a fait un mandat.

Après lui, Mbeki en a fait deux, Zuma a fait aussi deux mandats. Cela fait combien de mandats déjà ! Et maintenant c’est Ramaphosa qui est à la tête du pays. Cela veut dire que ce parti dispose d’une direction politique tellement solide, que malgré tous les aléas qui peuvent surgir, ils arrivent toujours à les surmonter.

Si l’UDPS veut survivre, voilà un bel exemple qu’il faut suivre. Il faut une direction politique qui puisse prendre les choses en mains.

Question : quels sont les objectifs poursuivis par l’UDPS ?

A.Mutanda : Le parti laissé par le regretté Président Etienne Tshisekedi wa Mulumba est censé axer son combat politique sur l’instauration d’une vraie démocratie au pays. Cet objectif noble devrait être consolidé, afin d’amener le Congo à devenir véritablement un Etat de droit où le bien-être social sera à la portée de tous les Congolais.

Il faut donc savoir que les combattants ou membres d’un parti politique sont réunis par les documents de base qui ne sont autres que les statuts et le règlement d’ordre intérieur. Si tout le monde revient à ce dénominateur commun qui s’appellent les statuts, et si l’on s’organise pour mettre en place une convention démocratique correcte, une commission électorale correcte, et un secrétariat général, ce sont ces organes qui seront à la tête de la gestion du parti. Lorsque des gens refusent de reconnaître ces organes, c’est qu’ils ont un agenda à eux et leurs propres objectifs. Alors, à ce moment-là ça devient très difficile.

Question : Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est à la tête du pays pour un mandat de cinq ans. Et 5 ans ça passe très vite. Ne pensez-vous pas qu’avec les tiraillements actuels à l’UDPS, cela risque d’affaiblir ce parti pendant que d’autres se préparent déjà pour les élections à venir ?

A.Mutanda :En République Démocratique du Congo, on a eu des leaders comme Patrice Emery Lumumba, Etienne Tshisekedi wa Mulumba, et d’autres encore. Ces leaders avaient une vision pour le Congo.

Aujourd’hui, malheureusement, beaucoup adhèrent à un parti pour l’intérêt personnel, c’est-à-dire devenir ministres ou mandataires d’entreprises publiques. Ca, ce n’est pas l’idéal prôné par l’UDPS.

Les choses telles qu’elles se passent indiquent qu’on est loin d’être sorti du tunnel. Et ceux qu’il faut le plus plaindre aujourd’hui, ce sont les jeunes. Voyez dans quelles conditions sociales vivent les jeunes à Kinshasa. Ils sont, pour la plupart, versés dans la consommation de l’alcool frelaté que vous appelez « aguéné » ou que sais-je encore ! Tout cela c’est très inquiétant pour l’avenir de notre pays ».

La France et l’éducation

Le Bulletin de l’ACP annonce en page de couverture les 15 millions d’euros de la France pour accompagner la gratuité de l’enseignement en RDC. Pour le média public de l’avenue des Marais, la France va investir 15 millions d’euros en vue d’accompagner le projet de la gratuité de l’enseignement de base en République démocratique du Congo.

A ce sujet, l’ACP indique que la France tient beaucoup à l’éducation qui est un défi démocratique.

Le Potentiel qui titre sur la gratuité de l’enseignement de base, fait savoir que des aides étrangères se multiplient en faveur de la RDC. Selon LE POTENTIEL, après la Banque mondiale, le président de la République, Félix Tshisekedi, continue de bénéficier des soutiens de part et d’autres. A son tour, la France a annoncé qu’elle apportera son appui au projet de la gratuité de l’enseignement primaire en RDC.

Ce quotidien indique que pour aider Félix Tshisekedi à réaliser sa promesse sur la gratuité de l’enseignement de primaire sur toute l’étendue du territoire national.

Emmanuel Macron, chef de l’État français a annoncé qu’elle apportera son appui au projet de la gratuité de l’enseignement primaire en RDC. Il a évoqué un financement de 15 millions d’euro, indique Le Potentiel .

Retombées du forum de Paris rapporte L’Avenir qui titre que Félix Tshisekedi ramène 65 millions d’Euros d’aide et un appui militaire. Le quotidien de l’avenue Bas-Congo note que pour la 2ème fois consécutive en l’espace de 48 heures, le Président Félix Antoine Tshisekedi a été reçu à l’Elysée par son homologue Emmanuel Macron.

Pour ce mardi, écrit le tabloïd, il s’est agi d’une rencontre pour évoquer des questions bilatérales. A l’issue de ce tête-à-tête, le président Macron a annoncé une aide à hauteur de 16 millions d’euros et s’est engagé à accompagner le travail de modernisation et de transformation entrepris par son homologue Félix Tshisekedi.

De même, Forum des As titre que la France rassure Tshisekedi de son appui aux opérations offensives contre les rebelles à l’Est du pays. Lors de son entretien mardi au Palais de l’Elysée avec son homologue congolais Félix Tshisekedi, indique le quotidien de Limete, le président français Emmanuel Macron a annoncé que la France va apporter son appui à la lutte contre les groupes armés dans l’Est.

FdA précise qu’il s’agit pour le président français d’une action déterminée et action diplomatique aussi pour sanctionner les leaders de ces groupes dans le cadre des Nations Unies. Pour une paix totale et durable, Emmanuel Macron en a appelé aussi à l’implication de la région.

7 / 7.cd écrit que la France va investir 15 millions d’euros pour accompagner la gratuité de l’enseignement et procéder à la formation des enseignants. Selon ce média, le président français Emmanuel Macron a annoncé que son pays va appuyer financièrement la gratuité de l’enseignement de base prônée par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Zoom-Eco revient sur les 15 millions d’euros de la France pour appuyer l’éducation de base . Il note qu’après la promesse de la Banque mondiale d’apporter son soutien avec un milliard de dollars, la France vient d’annoncer son engagement d’appuyer la Rd Congo avec un montant de 15 millions d’euros.

Objectif : former les enseignants pour améliorer la qualité de la formation. Le président français, Emmanuel Macron l’a dit, ce mardi 12 novembre 2019, à son homologue Félix Antoine Tshisekedi, écrit ce média.

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