29 01 20/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE MERCREDI (Dialogue)

En ce mercredi 29 janvier 2020, les médias congolais commentent ujne fois de plus les tensions entre les cadres du FCC et ceux du CACH et l’incidence qu’elles peuvent avoir sur le fonctionnement des institutions. Les médias reviennent aussi sur la retraite politique organisée par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) mardi 28 janvier au Centre Nganda de Kinshasa.

Crise FCC-Cach

D’après Jeannot Kayuba, sur Adiac-Congo (d’en face) « L’ombre du remaniement plane sur le gouvernement »

« Un réaménagement technique de l’équipe gouvernementale serait envisagé comme l’une des solutions à la crise entre FCC et Cach.

La récente réaction du coordonnateur du Front commun pour le Congo (FCC), Néhémie Mwilanya, ne fait aucun doute sur le besoin d’un remaniement ministériel pour préserver la paix au sein de la coalition gouvernementale. Il a estimé que la controverse autour d’une possible dissolution de l’Assemblée nationale devait être résorbée par un dialogue constructif interne. A cette occasion, a-t-il précisé, des éventuels malentendus pourraient être levés.

Dans les quartiers généraux de certains partis politiques, l’on n’exclut pas un réaménagement technique de l’équipe gouvernementale comme solution à la crise FCC-Cach. Cela devrait permettre de remettre au beau fixe les relations entre le président de la République et le gouvernement dont certains ministres sont indexés. Par ailleurs, l’on note que de part et d’autres, le besoin des réglages s’était déjà fait ressentir à la suite des tâtonnements constatés notamment dans les secteurs hautement stratégique.

Notons que lors de l’intronisation du nouvel archevêque de Mbandaka-Bikoro, le dimanche 26 janvier, le coordonnateur du FCC a affirmé que les déclarations du chef de l’État à l’étranger et les répliques de la présidente de l’Assemblée nationale, tendant à l’éclatement de la coalition FCC- Cach, ne sont que le « fruit des malentendus ». Pour Néhémie Mwilanya, le FCC compte bientôt ouvrir des pourparlers constructifs et permanents avec ses partenaires en vue de la bonne marche des institutions et du bien-être du peuple congolais ».

Le Potentiel titre « Neutralisation de l’action de Fatshi : à défaut du stylo rouge, un remaniement s’impose »

Face à l’inertie du gouvernement, au sein duquel certains ministres brillent par l’incompétence et d’autres, particulièrement infiltrés pour torpiller les actions du chef de l’État, celui-ci dispose, à défaut du « stylo rouge », du levier du remaniement, analyse Le Potentiel.

Et ce, pour deux raisons majeures : d’une part, corriger le déséquilibre qui octroie au Front commun pour le Congo l’essentiel des ministères du secteur économico-financier, laissant au CACH la portion congrue. D’autre part, placer l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, explique le journal.

Aujourd’hui, conclut le quotidien à défaut du ‘’stylo rouge’’, la solution passe par un remaniement. Et dans ces conditions, personne ne contestera au chef de l’Etat la prérogative de revisiter la composition de l’équipe gouvernementale afin de mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Plus loin, Le Potentiel se fait historien et évoque « La saga de la dissolution des parlements et l’incurie des élites congolaises depuis 1960 »

« Depuis 1960, la République du Congo qui se voulait démocratique s’enlise par la simple volonté de ses dirigeants dans de pires pratiques dictatoriales et autocratiques, voire paroissiales, dont la seule vision politique reste celle de la jouissance du pouvoir ventral ou viscéral.

On attribuerait cette inconvenance politique à l’âge précoce de leur accès aux hautes responsabilités politiques : 30 ans pour Joseph Mobutu et 29 ans pour Joseph Kabila. Mais comment expliquerait-on à la cinquantaine révolue, que Joseph Kasavubu, Laurent Désiré Kabila et Félix Tshisekedi, après un bon moment passé à l’opposition radicale, ne se soient pas distingués de leurs collègues parvenus au pouvoir par l’accident de l’histoire ?

Il y a donc lieu de penser que la chose politique congolaise ne peut se résumer qu’à ce que le colon a inculqué aux Congolais : « un petit bol de lait journalier suffit pour donner droit à la bonne vie d’évolué et un petit certificat d’études primaires peut faire droit au mérite civique, et donner accès à la fonction de clerc subordonné, mais aussi faire bénéficier l’immatriculation aux aspirants à la civilisation européenne par rapport aux autres indigènes congolais ».

Ainsi comme hier, l’élite dirigeante congolaise jouit d’un pouvoir de mérite civique destiné à gérer l’indigénat congolais au service du capital international ; comme il en a toujours été le cas depuis l’Etat Indépendant du Congo jusqu’aujourd’hui. C’est donc sur ce point précis de la légitimité du pouvoir institutionnel au service du peuple congolais que se pose la vraie question de la stabilité des institutions politiques en RDC.

La part de l’administration coloniale

Le nœud gordien de la crédibilité reste celui de la légitimité au service du peuple. En mars 1960, l’administration coloniale belge organise les élections avec l’intention de faire gagner celles-ci aux partis politiques qui lui sont proches, au détriment des partis politiques du cartel nationaliste ayant milité pour l’indépendance immédiate.

Malheureusement, sur 137 sièges, les résultats des élections donnent 41 sièges au MNC et ses alliés (principalement le BALUBAKAT et Lulua Frères, 13 sièges au PSA/Gizenga, 10 sièges au CEREA/Kashamura, 8 sièges au MNC/Kalonji contre 15 sièges au PNP et Alliés, 12 sièges à l’ABAKO, 8 sièges à la CONAKO, 7 sièges au Cartel Katangais et 9 sièges pour les listés individuelles et locales (Chefs coutumiers).

Au Sénat, par les élections provinciales, les partis du cartel nationaliste gagnent 32 sièges contre 27 du cartel modéré, et 25 pour les listes individuelles et locales.

Avec le nombre relativement élevé des élus indépendants et locaux, il y a eu un flottement voulu par l’administration coloniale pour dégager une majorité en faveur du cartel nationaliste en vue de la formation d’un gouvernement juste avec 74 voix (69 voix étant la limite de la majorité absolue).

C’est dans ce contexte de précarité et d’attisement de haines tribales par l’administration coloniale que les sécessions apparaissent, d’abord au Katanga et plus tard au Sud Kasaï, ainsi que les actes de mutineries dans les principales garnisons militaires du Pays.

En moins de trois mois d’indépendance, le Pays fait face à l’ingouvernabilité politique dominée par les sécessions et troubles sociaux à l’issue de laquelle le Chef de l’Etat sorti d’une fragile cohabitation révoquera, le 5 septembre 1960, le Premier Ministre issu de la majorité parlementaire.

Kasavubu suspend le parlement

Les différentes tentatives pour la formation d’un gouvernement d’union nationale n’y parvinrent pas, même celle entamée à l’initiative des Forces des Nations Unies pour une session extraordinaire à Lovanium et réunissant, le 15 juillet 1961, 120 Députés et 84 Sénateurs.

À l’issue du conclave de Lovanium intervenue le 2 août 1961, le forcing du Président Joseph Kasavubu consistant à nommer discrétionnairement Monsieur Cyrille Adoula, Premier Ministre, alors qu’il n’était pas issu de la majorité, relance la crise avec les Députés du cartel nationaliste.

Et prenant prétexte de plusieurs malentendus sur la légitimité du gouvernement Adoula, le Président Joseph Kasavubu signe l’ordonnance n° 113 du 3 août 1962 mettant en congé les deux chambres jusqu’ à l’ouverture de la prochaine session parlementaire prévue pour novembre 1962, au motif qu’elles auraient refusé de se muer en une Constituante.

La crise va persister pour le malentendu entre le Gouvernement et le Parlement sur l’exigence faite par le premier au sujet de la cessation des activités législatives courantes de ce dernier pendant toute la durée de la Constituante. Il est en effet prêté l’intention à l’Exécutif de vouloir se donner des attributions spéciales à travers les ordonnances-lois.

Devant le refus du Parlement d’abandonner ses prérogatives législatives, le Président Joseph Kasavubu le suspend pour une durée de deux ans et signe l’ordonnance n°. 278 portant élaboration du projet de la Constitution et l’ordonnance n°.295 portant nomination de son ancien Premier Ministre Joseph Ileo comme Président de la Commission chargée de l’élaboration du projet de la Constitution.

La victoire électorale de Tshombe

À la suite du référendum constitutionnel tenu du 27 juin au 10 juillet 1964, la nouvelle Constitution dite de Luluabourg est promulguée le 1er août 1964 par le Président Joseph Kasavubu, mettant ainsi fin à la première législature, avec la dissolution du Parlement avant même la fin du mandat parlementaire et de son propre mandat.

Au comble de la confusion, Moise Tshombe est nommé nouveau Premier Ministre du Gouvernement de la Transition, sans en fixer ni la mission ni la durée. Mais dans l’entendement de ce dernier, l’existence du Gouvernement de Transition est liée à celle du Président de la République, faisant que logiquement les deux mandats expireront au plus tard le 20 décembre 1965, délai prévu pour le dépôt de candidatures à la Présidence de la République.

En prévision des élections législatives prévues pour le 30 avril 1965, le nouveau Premier Ministre va créer la CONACO (Convention Nationale Congolaise) regroupant plusieurs confédérations politiques à travers le Pays pour faire face aux partis politiques proches du Président Joseph Kasavubu regroupés au sein du Front des Démocrates Congolais (FDC).

La victoire écrasante de la CONACO aux élections législatives lors de la proclamation des résultats définitifs du 1er au 20 août 1965 et la convocation de la session parlementaire extraordinaire en septembre 1965 va obliger le Président Kasavubu à reporter plus tard les élections présidentielles prévues pour le 20 décembre 1965.

C’est une nouvelle épreuve entre le Parlement et le Président Kasavubu qui s’ouvre, d’une part sur fond de contestation de la majorité parlementaire de la CONACO sous le leadership du Premier Ministre Moïse Tshombe non reconduit au poste de Premier Ministre au profit de Monsieur Evariste Kimba issu de l’opposition de FDC. Et d’autre part sur le report de l’élection présentielle repoussée en mars 1966.

Du coup d’État de Mobutu à la CNS

C’est dans cette ambiance projetant une nouvelle dissolution du Parlement en pleine session que le Général Joseph Mobutu fait son coup d’Etat le 24 novembre 1965, tout en s’octroyant par l’ordonnance n°7 du 30 novembre 1965 le pouvoir d’émettre des ordonnances-lois en dehors de toute délibération du Parlement.

Au cours d’une session extraordinaire du Parlement réuni en Congrès le 27 juin 1967, le nouveau Président de la République décide la dissolution de deux chambres. Il projette l’organisation des élections législatives du 14 au 15 novembre 1970, précédée de l’élection présidentielle du 31 octobre au 1er novembre 1970.

Il sera élu à 100 % et proclamé Président de la République par la Cour Suprême de Justice le 5 novembre 1970. Et la proclamation des résultats définitifs des élus de son nouveau parti le Mouvement Populaire de la Révolution fera gagner à 98 % les sièges de la nouvelle Assemblée Nationale devenue monocamérale.

Toutes les autres élections législatives et présidentielles en décembre 1977, en septembre 1982, en septembre 1987 seront gagnées avec le même score superlatif jusqu’à l’instauration du multipartisme après la promulgation de la révision constitutionnelle selon la loi n°.90-002 du 5 juillet 1990.

La longue transition décidée par la Conférence Nationale instituée d’abord comme Conférence constitutionnelle par l’ordonnance n° 91-097 du 11 avril 1991 puis reconvertie en Conférence Nationale Souveraine, dont le Bureau provisoire puis définitif sera conduit par Mgr Laurent Monsengo en septembre 1991, aura pour principale controverse la nomination du Premier Ministre élu, Etienne Tshisekedi, qui sera tour à tour nommé et révoquée à des intervalles rapprochées jusqu’à sa reconnaissance le 5 mai 1992.

La chute du Haut Conseil de la République

Mais cette Conférence Nationale Souveraine connaîtra les péripéties tumultueuses jusqu’à sa clôture chaotique sans accord entre le Pouvoir et l’Opposition. Sa seule marque d’existence institutionnelle fut la mise en place d’un Haut Conseil Parlement de la Transition avec des exécutifs parfois dédoublés jusqu’au renversement du régime Mobutu en mai 1997 par un mouvement insurrectionnel venu de l’Est et dénommé AFDL, sous le leadership de Laurent Désiré Kabila.

Dès son premier communiqué du 17 mai 1997 consacrant sa prise du pouvoir, le nouveau Président Laurent Désiré Kabila décide de la chute du Haut Conseil de la République-Parlement de la Transition. Suivra ensuite la suspension des activités des partis politiques le 28 août 1997.

Mais, le nouveau pouvoir se recherche une nouvelle légitimité face au retour en force de l’opposition politique, particulièrement de l’UDPS et la difficulté pour cette opposition d’adhérer à la Commission constitutionnelle présidée par Anicet Kashamura en vue d’élaborer l’avant-projet de la Constitution de la 3ème République, telle que prévue par le décret n°037 du 22 octobre 1997.

La résurgence de mouvements insurrectionnels, particulièrement celui de RCD constitué d’anciens alliés de l’AFDL en août 1998 oblige le nouveau régime à mettre en place une Commission des Reformes Institutionnelles par décret-loi n°123 du 21 septembre 1998 pour examiner l’avant-projet de la Constitution présentée par la Commission constitutionnelle. Celui-ci sera adopté à l’unanimité le 20 octobre 1998 et transmis à la Présidence de la République.

L’Assemblée constituante et législative

Parallèlement aux négociations avec les mouvements insurrectionnels, il est signé le décret-loi n°194 portant organisation et fonctionnement des partis politiques mais exigeant à ceux-ci le dépôt des rapports de leurs réunions au Ministère de l’Intérieur. Mais, cette décrispation politique sera accueillie avec réserve par l’opposition politique et le sera davantage avec la mise en place d’un Directoire des Comités du Pouvoir Populaire (CPP) et surtout avec la publication du décret-loi n°196 du 29 février 1999 portant réglementation des manifestations et de réunions publiques.

À l’issue de nombreuses consultations politiques, il sera mis en place par décret-loi n°097/2000 du 1er juillet 2000 l’Assemblée Constituante et Législative-Parlement de la Transition, dont 60 Députés seront nommés par le Président Laurent Désiré Kabila.

Mais, à la suite du très regretté assassinat du Président Kabila en janvier 2001, cette même Assemblée Constituante et Législative-Parlement de la Transition va consacrer la prise de pouvoir par le Président Joseph Kabila en remplacement de son défunt père avant sa dissolution intervenue après les accords de Sun City en 2002. Elle sera remplacée par une nouvelle Assemblée Constituante composée de 500 Députés et 120 Sénateurs répartis suivant les quotités prévues par l’Accord Global et Inclusif de la Transition du 16 décembre 2002.

Depuis lors, l’organe législatif institué par la Constitution de 2006 ne souffre plus seulement du spectre de dissolution, mais aussi et surtout de la perte de son utilité fonctionnelle aussi bien celle de la fonction législative que celle du contrôle parlementaire.

Les débats parlementaires ne tournent plus désormais autour de questions d’intérêt national ou des pratiques de gestions ou de comportements dans l’exercice de fonction, mais sur le jeu de passe-passe entre la motion de défiance contre tel ou tel ministre et la motion incidentielle pour le sauver du gouffre de la flagrance pour mauvaise gestion ou pour indignité manifeste.

Aussi peut-on, dès lors, se poser la question de savoir si l’incurie de la classe politique congolaise tient à son immaturité congénitale ou à son infantilisation entretenue par les forces du mal, et dont le foyer de reproduction se retrouve dans l’enceinte parlementaire ».

Pour Forum des As, la polémique permanente entre les acteurs politiques au pouvoir risque de finir par accréditer la thèse d’une crise de régime.

Plutôt qu’à gérer l’Etat congolais, constate le tabloïd, les deux principaux partenaires passent le plus clair de leur temps à se faire la guerre.

Tout se passe comme si dans l’un et l’autre camp, on attendait que le  » go  » soit donné pour, finalement, déclencher les hostilités. Cette fois-là, à visage découvert, commente ce journal.

« PASSANT PLUS DE TEMPS A SE CHAMAILLER QU’A GERER L’ETAT La coalition Fcc-Cach donne-t-elle raison à Lamuka ? »

«  La polémique permanente entre les acteurs politiques au pouvoir risque de finir par accréditer la thèse d’une crise de régime.

Question directe aux gestionnaires de la coalition au pouvoir en RD Congo : quel est leur adversaire politique commun ? En attendant que chaque Congolais y réponde à sa manière, des esprits alertes ont l’impression que le Front commun pour le Congo (FCC), a pour principal rival son partenaire Cap pour le changement (CACH). Et, inversement.

Un constat : il y a très peu de critiques contre la plateforme politique «Lamuka» qui, par essence, est la contradictrice de la coalition FCC-CACH au pouvoir. Hélas que le jeu soit joué d’une autre façon. En tout cas, de la manière la plus étonnante. Plutôt qu’à gérer l’Etat congolais, les deux principaux partenaires passent le plus clair de leur temps à se faire la guerre. Tout se passe comme si dans l’un et l’autre camp, on attend que le  » go  » soit donné pour, finalement, déclencher les hostilités. Cette fois-là, à visage découvert.

LAMUKA RECONFORTE ?

L’environnement politique actuel en RD Congo dépeint un tableau sans la moindre mosaïque. Emprunté du jargon footballistique, on dirait simplement que les joueurs et le terrain sont connus. Y compris le système de jeu. Dans cette métaphore, la coalition FCC-CACH est justement ce terrain sur lequel se joue la gestion de l’Etat. Les différents plénipotentiaires des deux plateformes politiques en sont les acteurs majeurs. Le système de jeu est la vision du quinquennat, telle que conçue par le Président Félix Tshisekedi coulée dans le programme du Gouvernement.

Alors qu’ils sont supposés avoir des défis communs à relever, les deux partenaires en coalition, se rentrent plutôt dedans, chaque fois qu’ils en ont l’occasion. Pourtant, le FCC et le CACH devaient, le plus naturellement, s’opposer au camp Lamuka. Ce qui, malheureusement, semble ne pas être le cas à ce jour. Bien au contraire. De l’avis de nombreux observateurs, ces querelles de clocher parfois intentionnellement provoquées par des doctrinaires des deux camps, risquent in fine, de donner raison à Lamuka.

Secret de polichinelle. Dans leurs tournées effectuées soit en provinces, soit dans des pays Outre-Méditerrané ou Outre-Atlantique, les plénipotentiaires de cette ancienne plateforme électorale de soutien à la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle du 30 décembre 2018, ont toujours fait prévaloir la thèse d’une crise politique en RD Congo. Et, partout où ils passent, ils ne se sont jamais montrés indécis sur la résolution qu’ils préconisent comme voie de sortie de crise. Entre autres, l’organisation des élections anticipées.

Par rapport à cette assertion de Lamuka, les Congolais ne perçoivent aucun effort du côté de la coalition, pour démentir. En lieu et place, on s’offre à souhait, des occasions de fabriquer des bouc-émissaires, à défaut de les avoir trouvés véritablement. Lors que le Président de la République, dans son adresse à la communauté congolaise basée à Londres, n’exclut pas l’éventualité de liquider l’Assemblée nationale, dès l’instant aussi qu’il brandit le  » stylo rouge  » à tout membre du Gouvernement qui entraverait la matérialisation de sa vision, d’aucuns estiment que c’est Lamuka qui en sort plutôt ragaillardi.

Tout bien considéré, l’ennemi de l’intérieur est parfois plus redoutable qu’un adversaire connu. Une année après la passation civilisée de pouvoir en RD Congo, le 24 janvier 2019, l’heure ne doit plus être ni à la «guerre des berceaux» ni à la «guerre des tranchées» au sein de la coalition Fcc-Cach. En tout cas, les Congolais n’en ont que faire, eux qui attendent impatiemment des réponses concrètes aux problèmes de leur survie. Car, l’amélioration des conditions de vie de la population ne passe pas par des guéguerres, des débats sans importance. A force de noyer le poisson, c’est finalement la coalition qui part en couilles »

Par contre, Francis Tshibalabala, député provincial de Kinshasa et cadre de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) n’est pas d’avis que Joseph Kabila bloquerait les actions de Félix Tshisekedi qui lui a succédé à la tête du pays, rapporte Actualite.cd.

M. Tshibalabala, également vice-président de l’assemblée provinciale de Kinshasa estime que ce sont quelques lieutenants de l’ancien président de la république qui veulent que Félix Tshisekedi échoue, ajoute le site web.

La Prospérité titre « FCC-CACH : Néhémie Mwilanya met fin à la récréation ! »

« De Mbandaka où il assistait à l’intronisation du nouvel archevêque du diocèse de Mbandaka-Bikoro (Equateur), Néhémie Mwilanya, Coordonnateur du Front commun pour le Congo (FCC) a tempéré les ardeurs des alliés de la coalition FCC-CACH embarqués dans une vive polémique née de la déclaration du Chef de l’Etat sur une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale, et les réactions que celle-ci a entraîné. Ainsi, met-il fin à la réaction, tout en appelant les ténors de la coalition à travailler ensemble pour la population. Donc, quelles que soient les divergences, l’accent devrait être mis sur l’essentiel.

En déclarant que « la coalition FCC-CACH est condamnée à travailler ensemble pour le bien de la population », le Coordonnateur du FCC devait avoir présent à l’esprit les défis, immenses, qui se profilent à l’horizon politique congolais. Il ne semble pas que Néhémie Mwilanya ait voulu répondre par des circonlocutions à l’accusation émise par Augustin Kabuya, le truculent Secrétaire Général de l’UDPS qui, au cours de la matinée politique du parti présidentiel en fin de semaine, affirmait que le FCC, dans sa « gourmandise », complotait pour accaparer l’ensemble des postes de direction dans les entreprises étatiques.

A demi-mot, l’ancien Directeur de cabinet du président Kabila rappelait le travail abattu par la coalition au cours des douze derniers mois courant depuis l’investiture de Félix Tshisekedi à la magistrature suprême.

De la désignation d’un premier ministre issu de la majorité parlementaire en mai, à l’adoption du Budget 2020 en décembre 2019, en passant par la conclusion d’un accord de gouvernance le 29 juillet et l’investiture sans anicroches du gouvernement par l’Assemblée nationale en aout.

Pour faire face aux défis à venir, la conjugaison des forces s’impose d’elle-même.

Voyez plutôt : la CENI est à refondre. Et quand on sait la lenteur de la classe politique quand il s’agit de nommer ses animateurs au sein des institutions d’appui à la démocratie, il n’est pas exagéré d’estimer l’installation du successeur de Corneille Nangaa et son équipe avant…2021.

Le temps de « s’installer » et d’installer… Tant et si bien que personne ne peut porter un pronostic sensé sur la date de l’organisation des élections locales et urbaines.

Sans préjuger des joutes autour des entreprises publiques et les régies financières, la diplomatie et la petite territoriale ou l’organisation du recensement de la population, il vaut mieux être à deux pour porter le formidable fardeau des réformes et éventuellement assumer de concert le glissement qui en découlerait à l’horizon 2024 ».

L’UDPS en retraite

Le Bulletin de l’ACP rapporte que les efforts faits par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo en matière des droits de l’homme au cours de sa première année à la tête de la RDC ont été évalués en marge de la visite de la Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme.

Selon l’agence qui cite un document de la Présidence de la République leur parvenu le mardi, cette démarche a consisté à jauger ce qui a été réalisé et amélioré de même que ce qui reste à faire, en vue de répondre positivement aux recommandations faites par les instances internationales qui militent pour la promotion et la protection des Droits de l’homme.

Du 28 au 30 janvier 2020 : « L’UDPS évalue l’an 1 de la coalition FCC-CASH », titre L’Avenir. Dans le but de réfléchir sur l’action du Gouvernement de la République, la coalition FCC-CASH, l’alliance avec l’Union pour la Nation congolaise (UNC) de Vital Kamerhe, mais aussi l’avenir du Parti, l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) est en retraite depuis hier mardi 28, jusqu’au 30 janvier 2020 au centre Nganda à Kinshasa.

Lancée par le président ad intérim de l’UDPS, l’honorable vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund-A-Kabund, cette retraite politique qui intervient en pleine période de tension entre le FCC et le CASH, sera marquée par plusieurs ateliers, jusqu’à aboutir à un rapport final qui sera comme une ligne de conduite à suivre dans le futur, indique ce quotidien de l’avenue Bas-Congo.

La Prospérité titre à la Une « Retraite politique de l’UDPS | « Jean-Marc Kabund s’insurge contre la confiscation de l’Etat par un individu ou un groupe d’individus ».

Lors de ces assises, écrit le journal, le président ad. intérim de cette formation politique, Jean-Marc Kabund a Kabund, a insisté sur la vigilance et sur le bon fonctionnement des institutions du pays. « Notre vision s’oppose à celle d’une République confisquée par un individu ou un groupe d’individus », a-t-il déclaré.

Le parti au pouvoir a, lors de l’ouverture de ces assises, réaffirmé sa volonté de travailler pour le « bonheur du peuple », indique Actu-30.info.

A en croire son président intérimaire de ce parti politique, Jean-Marc Kabund, les défis auxquels fait face la RDC sont énormes mais pas insurmontables, note ce site web.

Jean-Marc Kabund a, dans son discours d’ouverture, rappelé aux participants qu’aucune excuse, aucune alliance, aucun arrangement politique ne pourra remplacer le bonheur du peuple congolais, tout en soutenant que l’UDPS a l’obligation de réussir ce mandat, coûte-que-coûte, note Le Phare.

Il a demandé aux différentes commissions, selon le tabloïd, d’évaluer, sans complaisance, l’exercice du pouvoir d’Etat au regard des attentes du peuple congolais, d’identifier correctement les défis liés à l’exercice du pouvoir, de révéler toutes les contraintes rencontrées ou observées, de partager toutes les expériences vécues à ce jour, d’envisager et anticiper les probables comportements que pourraient afficher à l’avenir leurs partenaires politiques.

Le parti présidentiel, croit savoir Actualite.cd, va évaluer sa gestion du pouvoir depuis l’arrivée au sommet de l’Etat de Félix Tshisekedi.

En plus de l’action de l’exécutif, fait remarquer le portail, il y a également l’évaluation des partenariats dont avec le Front commun pour le Congo (FCC) et avec l’Union pour la Nation congolaise (UNC).

Jacquemin Shabani, indique 7sur7.cd, président de la Commission électorale permanente (CEP) a constaté que dans le cahier des charges des activités de cette retraite de 3 jours, la vie et l’organisation de l’UDPS ne sont pas identifiées.

Non invité à ces travaux de la capitale, révèle Cas-Info.ca, Victor Wankwenda, président de la convention démocratique de l’UDPS estime qu’il s’agit plutôt d’un atelier de l’aile tenue par Jean Marc Kabund, président ad intérim de cette formation politique.

Il dit ne pas reconnaître ces travaux, car organisés selon lui, par des personnes sans qualité, conclut ce site web.

Sous le titre « Retraite de l’UDPS au Centre Nganda : ce qu’ils ont dit… »La Prospérité compose une petite anthologie.

« Jean-Marc Kabund a Kabund, Président intérimaire de l’UDPS

« Notre vision s’oppose à celle d’une république confisquée par un individu ou un groupe d’individus[…]. L’exercice du pouvoir en toute responsabilité et au service du peuple n’est ni facile, ni aisé. Et sa conservation l’est encore moins si aucun effort d’évaluation n’est fourni objectivement et sans complaisance. Nous allons non seulement évaluer notre parcours dans les institutions jusqu’à ce jour, je veux notre vigilance en ce qui concerne le fonctionnement de toutes les institutions et nous projeter dans l’avenir (…).

Ainsi, notre vision, laquelle a aussi été celle de nos pères fondateurs prône une société démocratique apaisée à travers un Etat de droit stable, sûr et prospère. Notre vision s’oppose donc à celle d’une république confisquée par un individu ou un groupe d’individus au détriment de la majorité de la population ».

«En conséquence, lors de nos discussions, il nous faudrait identifier correctement les défis liés à cet exercice du pouvoir ; relever toutes les contraintes rencontrés ou observées ; partager toutes les expériences vécues à ce jour ; envisager et anticiper les probables comportements que pourraient afficher à l’avenir nos partenaires ; analyser le pourquoi de leur attitude actuelle ; préconiser des solutions à appliquer dans chaque domaine de la vie afin de contourner d’éventuels obstacles ; et proposer des stratégies et des plans tactiques pouvant permettre de trouver des solutions à court, moyen et long terme. ».

« Au sortir de cette retraite, plus rien ne sera comme avant ».

Paul Tshilumbu, porte-parole et cadre de l’UDPS

« C’est d’abord une remise en question. Nous voulons évaluer objectivement notre première année au pouvoir. Nous voulons en toute objectivité essayer d’élaborer un bilan pour savoir ce qui a marché, ce qui n’a pas marché et pourquoi cela n’a pas marché. Et qu’est-ce qu’il faut faire pour que ça puisse marcher. C’est dans ce sens que nous nous sommes réunis ici. C’est non seulement pour établir un bilan, mais faire des projections et des propositions pour l’avenir (…) Il n’y a pas des sujets tabous. Nous allons parler de notre alliance non seulement avec le FCC, mais aussi avec l’UNC. Nous sommes des partenaires, un moment il faut s’arrêter pour savoir qu’est-ce qui va et qu’est-ce qui ne va pas. Est-ce qu’il faut continuer ou il faut arrêter. L’évaluation est une bonne chose et nous la prenons dans un sens positif ».

Laurent Batumona, Président du Regroupement des Alliés de l’UDPS

« L’UDPS est en coalition avec le FCC, c’est une question à laquelle tous les leaders et acteurs de toutes les commissions doivent réfléchir pour évaluer ce mariage et voir comment se comporte-t-il ».

« UDPS a longtemps combattu pour le pouvoir et l’a conquis d’une manière démocratique. Il est normal qu’une année après que l’UDPS puisse s’assoir pour évaluer de quelle manière la bonne gouvernance a été appliquée, quelles sont les stratégies qu’il faut désormais mettre en œuvre dans les domaines où il n’y a pas eu grande visibilité».

(Avec d’excellentes intentions – éviter que l’alternance se fasse dans le sang et la violence – on s’efforce d’agir comme si les élections de 2018 avaient été normales. Mais les élections congolaises ne se sont pas déroulées dans des conditions normales !!!

Rappel : Les 7 conditions à défaut desquelles une élection sera NULLE.

L’élection est un processus complexe, une machine aux multiples rouages, et il faut que chacun de ceux-ci fonctionne impeccablement pour que l’élection puisse être valable. Si un seul de ces rouages est défectueux ou grippé, cela met à néant la validité de tout le processus et les élections sont nulles. Schématiquement, ces conditions sont au nombre de sept:

1 – Le corps électoral doit être correctement connu et identifié. Là où, comme en RDC, le dernier recensement remonte au Déluge, ce recensement doit avoir lieu avant que l’on n’envisage d’organiser des élections

2 – L’organisation pratique et matérielle des élections doit être confiée à une institution neutre et apolitique. C’est actuellement un point d’achoppement en RDC.

3 – Lorsque l’obstination d’un Président, jamais élu comme en RDC, ou simplement arrivé en fin de mandat, rend une Transition indispensable, celle-ci ne peut être présidée que par une personne consensuelle et qui s’engage à ne pas être candidate.

4 – La certification des résultats doit être confiée à un pouvoir judiciaire parfaitement indépendant.

5 – Toutes les opérations, depuis les bureaux de vote jusqu’à la proclamation finale, doivent être parfaitement transparentes, soumises à l’observation, tant des témoins désignés par les candidats que des observateurs nationaux ou internationaux. En particulier, les opérations électroniques doivent être, soit évitées, soit soumises à une surveillance particulièrement scrupuleuse. (Même si elles ne concernent que la transmission des résultats des bureaux locaux au bureau central. Le souci affiché de « gagner du temps »peut cacher une intention de gagner l’élection… en trichant).

6 – Les élections doivent être organisées par ordre d’importance croissante : régionales  et locales, d’abord, provinciales et législatives ensuite, présidentielle en fin  de parcours.

7 – Là où, comme en  RDC depuis les élections de 2011, l’on vit sous un régime illégitime, il ne saurait être question d’impunité. Il faut des enquêtes sérieuses pour déterminer les causes et origines des irrégularités, qu’on punisse les responsables, qu’on les écarte définitivement de toute responsabilité électorale et qu’on en tire les conséquences quant aux futures élections. Il aurait dû y avoir  une protestation générale des démocrates de tous les partis, car un démocrate ne saurait accepter que son candidat gagne par la fraude, la corruption et le mensonge.

Il est indispensable que TOUTES ces conditions soient réalisées EN MEME TEMPS. Sans quoi l’on s’expose aux pires aventures telles celles dont la RDC donne, pour son malheur, le triste exemple à l’Univers entier. Dans ce pays, en effet, aucune de ces sept conditions n’a jusqu’ici été respectée.

L’on pourrait ajouter une huitième condition aux sept énumérées ici : le soutien ferme et sélectif de la «communauté internationale » aux démocraties en construction. Mais cela ne dépend pas des pays africains eux-mêmes.

NdlR)

Divers

Le Phare titre « Corruption, fraude, coulage des recettes Vaste opération « mains propres » à Kinshasa ! ».

Selon ce quotidien, le Parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe vient de déclencher une grande enquête auprès des entreprises et services publics, des régies financières de l’Etat ainsi que des sociétés privées en rapport avec des cas de corruption, de fraude, de coulage des recettes publiques, de détournements des deniers publics et de trafic d’influence.

Cette « vaste opération mains propres », indique ce journal, vise à savoir si les normes légales sont respectées dans le recouvrement des taxes douanières, accisiennes, fiscales, administratives, domaniales et autres.

« Complot contre Emmanuel Ramazani Shadary », c’est le titre du Grognon. Selon le journal satirique paraissant à l’improviste, décidemment, le secrétaire permanent du Pprd, Emmanuel Ramazani sera toujours la cible des anti-kabilistes. Quand bien même, il ferait peu de cas d’eux. Ces derniers lui cherchent toujours des poux. Pour le fragiliser, s’ils ne le trouvent, ils s’attaquant sans gêne, à son entourage immédiat, peut-on lire dans les colonnes de ce média.

Laissez un commentaire

Vous devez être connectés afin de publier un commentaire.