13 02 20/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI (Dialogue)

Deux sujets ont retenu l’attention de la presse parue à Kinshasa en ce jeudi 13 février 2020. Il s’agit des poursuites judiciaires qui prennent de pus en plus des allures de « Grande Lessive », notamment de l’interpellation de l’ancien administrateur général de l’ANR et de l’accord de partenariat entre la RDC et les Etats-Unis, dans le cadre de l’investissement de General Electric. Les Etats-Unis ont poussé davantage leurs pions en RDC. Les secteurs de l’énergie et de la santé ayant constitué un des enjeux des plus vitaux cernés dans la définition des stratégies de partenariat avec la RDC. Ainsi qu’en témoignent les journaux, « M. Grands-Lacs » de Trump a pris langue, pendant plus d’une heure, avec Félix Tshisekedi en vue de partager la vision américaine sur le développement sectoriel de la RDC.

Grande Lessive ?

Le Potentiel titre « Des cadavres dans les placards/Tshisekedi-Kabila : qui va couler l’autre ? »

« Situation ubuesque, dirait-on, entre le FCC et le CACH, la locomotive qui conduit le train RDC depuis janvier 2019. Tout le monde épie tout le monde. On se surveille en permanence. Démonstration : un jour, le chef de l’État instruit l’Inspecteur des Finances de diligenter des audits sur la gestion des deniers publics en relation avec l’exécution du ’’Programme des travaux d’urgence de 100 jours’’. Le jour d’après, le gouvernement, en embuscade, ordonne au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Matete d’ouvrir des enquêtes auprès des ministères et des entreprises impliqués dans la gestion et l’exécution du projet présidentiel. Au total : deux missions pour une même cause. Peut-on parler de cohésion au sommet de l’État ? En tout cas, s’il faut cacher ou découvrir des cadavres dans les placards d’un allié de circonstance, ceux du FCC, par rapport au CACH, constitueraient une haute montagne après 18 ans de prédation. D’où la question : « entre Tshisekedi et Kabila, qui va couler l’autre » ?

Chaque jour qui passe, la polémique enfle autour du coût réel des travaux de construction entrepris dans le cadre du Programme des travaux d’urgence initié par président de la République. Génératrice de ce climat de suspicion est la lenteur observée dans la construction, principalement, des travaux des sauts-demouton à travers la ville de Kinshasa.

Le week-end qui a précédé le 33ème sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine à Addis Abeba (Éthiopie), un caucus de députés nationaux élus de Kinshasa, sous la bannière de la commission Infrastructures de l’Assemblée nationale, est descendu sur différents sites pour évaluer le niveau d’exécution des travaux de ces ouvrages. Cette « inspection » a été suivie par le coup de gueule de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti présidentiel, qui a évalué le niveau d’exécution de ces travaux à 30% à peine.

Le président de la République s’est offusqué de l’information reçue. Au cours du Conseil des ministres du vendredi 7 février 2020, la question a été inscrite à l’ordre du jour. Après débats et délibérations, le Conseil a décidé de diligenter des audits afin de faire toute la lumière autour de l’exécution du Programme d’urgence. C’est ainsi que, avant de se rendre à AddisAbeba, le chef de l’État a reçu l’inspecteur général des Finances.

Il l’a instruit de mener des audits sur ces travaux. En son absence, le gouvernement, à travers le vice-Premier ministre, ministre de la Justice et Garde des sceaux, a également instruit le Procureur du Parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete. Il lui a assigné la mission d’interpeller le VPM du Budget, celui des ITPR, le ministre des Finances et le gouverneur de la Banque centrale du Congo.

Chacun doit apporter des éléments devant permettre au Procureur de se faire une religion autour d’un dossier qui fait couler beaucoup d’encre et de salive.

Des poux sur la tête d’un chauve

À Kinshasa, on s’interroge. Dès lors que le président de la République avait déjà initié des audits autour de la gestion des travaux de son programme d’urgence, appartenait-il à un ministre, du reste haut cadre du Front commun pour le Congo, d’initier des enquêtes via le Parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete ? Et pourquoi avoir choisi le Parquet général près la Cour d’appel de Matete alors que les personnalités et les structures impliquées dans l’exécution du Programme des travaux d’urgence ont leurs quartiers généraux à Kinshasa/Gombe ?

Face à des questions qui demeurent sans réponse, les observateurs avertis de la scène politique congolaise sont d’avis que le FCC cher à Joseph Kabila cherche à couler le CACH de Félix Tshisekedi, son allié dans la coalition gouvernementale.

Pourquoi le FCC nourrirait-il de tels sentiments ? On estime que, indexé par la communauté internationale à travers ses nombreux membres aujourd’hui sous sanctions de l’Union européenne ou du Trésor américain, le FCC veut, par cette pirouette, démontrer qu’en douze mois de gestion, le CACH aligne déjà des cadavres dans ses placards. Une façon de remettre les compteurs à zéro en tentant de démontrer que les mauvais gestionnaires se recrutent également au sein de la plateforme chère à Félix Tshisekedi.

Pendant que le FCC pense accuser Félix Tshisekedi pour les douze mois de gestion de la chose publique, celui-ci tient le bon bout du cordeau. C’est-à dire de grands dossiers sales qui couvrent les 18 ans de règne de Joseph Kabila.

En somme, Félix Tshisekedi et Joseph Kabila tiennent, chacun, le deuxième fer au feu pour se venger. Cette attitude d’hypocrisie de part et d’autre risque d’entamer le peu de confiance qui sous-tend encore la coalition FCC-CACH. La vérité est que dans ce mariage dit « contre nature », on perd du temps et des énergies à s’épier comme chien et chat. Ce jeu est vraiment dangereux pour la bonne marche du pays.

La sagesse voudrait que chaque camp se détache de son* égoïsme pour privilégier l’intérêt général. À cet effet, il serait juste que, après les audits, chacun livre ses délinquants à la justice : ceux-ci serviront de fusibles à sacrifier pour sauver le pays. Voilà une recette propre pour nettoyer les écuries d’Augias ».

Dès hier, Le Potentiel avait estimé que « Justice: Bientôt des personnalités congolaises dans les filets de la CPI ?

« La Cour pénale Internationale (CPI) affiche depuis un certain temps ses intentions de voir certaines personnalités congolaises trempées dans toutes sortes de crime et viols, croupir à la Haye.

Pour s’en convaincre, il suffit de considérer moult missions discrètes des personnes de haut rang en Rdc par ce temps qui coure. La dernière en date est celle du Greffier de la CPI, Peter Lewis qui vient de boucler sa visite en Rdc. Très satisfait d’avoir accompli sa mission en toute discrétion, du lundi 3 au vendredi 7 février.

Pendant sa mission, l’émissaire de la CPI a rencontré loin des caméras quelques membres du Gouvernement et des Représentants des Nations-Unies. Aussi, a-t-il interagi directement avec les enquêteurs et les membres du personnel de la CPI qui travaillent et résident en RDC.

Pour des observateurs avertis, des têtes impliquées dans les massacres sur le territoire congolais vont certainement tomber.

Cette visite du Greffier de la CPI intervient près d’une semaine après celle du Haut-Commissaire aux Droits de l’homme des Nations Unies, Mme Michelle Bachelet. Celle-ci a séjourné en RDC du 23 au 28 janvier 2020. Une visite officielle de 5 jours. Michelle Bachelet et Peter Lewis ont débuté chacun leur mission par la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri.

Toutes ces personnalités ont été reçues notamment par des Responsables de différentes structures de droit de l’homme, un collectif des Hema, victimes présumées des atrocités pour lesquelles le Bureau Conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’homme (BCNUDH) travaille en collaboration avec la Cour pénale internationale (CPI), et plusieurs autres Congolais.

Michelle Bachelet, contrairement à Peter Lewis, a été officiellement reçue en audience par le Président de la République, Félix Tshisekedi, le vendredi 24 novembre dernier.

Des visites qui, selon certains analystes, précédent une série de mandats d’arrêts contre ces Congolais ayant utilisé leurs frères comme boucliers humains, qui ont tué, volé. Ces Congolais auteurs des fosses communes à travers le pays. Comme pour dire que l’heure de l’impunité est révolue ».

Kalev Mutond

Forum des As titre « Mystère sur le Cas Kalev – Donné pour avoir été interpellé par l’ANR, l’ancien patron de la Centrale de renseignements dément ».

« Folle journée pour Kalev Mutond hier mercredi 12 février ? Journée tranquille pour l’ancien patron de l’ANR? Deux questions contradictoires difficiles à élucider.

Peut-être que la réponse à la manière de la controverse sur le taux de participation ou le nombre de participants dans des marches est entre les deux.

Si de nombreuses sources rapportent que Kalev Mutond a été interpellé, pour une question de passeport, la réponse de l’ex-Administrateur général de la Centrale de Renseignements a été invariablement la même.

« Je suis à la maison et même un peu plus tard je suis à table ». Professionnel du Renseignement, Kalev Mutond a opté pour un service minimum côté communication. Pour quelle raison? Mystère.

Peut-être que les jours à venir apporteront leurs lots de confirmations ou d’infirmations du flot d’informations contradictoires qui ont circulé sur la toile hier mercredi 12 février.

Reste que cette « affaire » ou cette non affaire survient pratiquement deux semaines, soit le mercredi 29 janvier, après la réplique de l’ex-flic en Chef aux propos du SG de l’UDPS, Augustin Kabuya, de filer le président de la République dans ses déplacements.

Force argument en bandoulière, Kalev Mutond a démonté les accusations du SG du parti tshisekediste.  » Qu’est-ce qu’un citoyen congolais a à courir après le président de la République à l’étranger pour chercher à s’informer sur la quintessence de ses contacts ? »

Comment ne pouvait-il pas se donner à pareille saga, lui qui est interdit d’entrer dans l’espace UE et aux Etats-Unis ?

Ce n’est pas tout. L’ancien numéro un de l’ANR a même soutenu qu’il n’avait effectué aucun voyage à l’extérieur. « Les services spécialisés, dont la DGM, peuvent établir que sur la période allant de janvier à septembre 2019, nous n’avons effectué aucun déplacement à l’étranger », a-t-il souligné.

Avéré ou fictif, le bruit sur l’interpellation de Kalev Mutond, personnalité de premier plan dans la Kabilie, ne devrait pas concourir à faire baisser les tensions au sein de la coalition au pouvoir FCC-CACH. Bien au contraire, cette « affaire » ou non affaire Kalev est révélatrice du malaise rampant dans l’establishment rd congolais ».

Le Phare titre : « Ancien Administrateur général de l’ANR : Kalev Mutondo interpellé et relâché » !

Qui l’aurait cru il y a quelque temps ? s’interroge Le Phare, qui s’étonne que l’ancien Administrateur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR) sous le régime de Joseph Kabila, Kalev Mutondo, ait été interpellé mercredi 12 févier 2020 à l’aéroport international de N’djili et emmené au siège de l’ANR où il a subi un long interrogatoire avant d’être relâché.

Selon ce journal, son interpellation serait liée à la sûreté de l’Etat. Le concerné revenait d’un voyage dans un pays africain, où son séjour et différents mouvements auraient été jugés suspects par la sécurité extérieure de la République démocratique du Congo. Raison pour laquelle, il a été immédiatement interpellé à sa descente d’avion parce que la sûreté de l’Etat devrait s’assurer du but du déplacement extérieur qu’il venait d’effectuer ainsi que de différentes activités qu’il a menées.

Mais Congoprofond.net affirme que son interpellation est plutôt liée à la détention illégale d’un passeport diplomatique.

Après son interpellation et plusieurs heures d’audition dans les locaux des services des renseignements, Kalev Mutond, a quitté l’ANR, informe Actualité.cd, qui rappelle qu’il avait été interpellé mercredi 12 février 2020 en début d’après-midi par la Direction générale de migration (DGM) à l’aéroport de Nd’jili à Kinshasa.

Faux, rétorque Kalev Mutond, qui dément son interpellation à l’ANR. « Je suis chez moi, en train de préparer les obsèques de mon propre beau-frère, je n’ai pas été interpellé », a dit à la presse l’ancien chef de l’ANR. Des propos que reprend Cas-info.ca

Grêve des Magistrats

Dans le volet social, Forum des As écrit que le gouvernement se penche sur les revendications des magistrats afin de désamorcer la grève déclenchée le lundi dernier.

Des grévistes interrogés à l’issue de la réunion, se disent satisfaits de l’évolution des discussions avec le Vice-premier ministre de la Justice Tunda. Ils ont émis le vœu de voir ces discussions aboutir le plus rapidement possible, afin de permettre aux parquets et juridictions du pays de continuer à fonctionner normalement.

Accord RDC-USA

La première pierre du come-back des grands investissements américains en RD Congo vient d’être posée, mercredi 12 février 2020. Un Mémorandum of understanding a été signé par General Electric d’abord avec le ministère des Ressources hydrauliques et électricité, ensuite avec le ministère de la Santé, renseigne Zoom-eco.net

En effet, la signature de ce protocole d’accord s’inscrit dans le cadre du Partenariat privilégié pour la paix et la prospérité (PP4PP) lancé en avril 2019 entre la RDC et les États-Unis d’Amérique, explique le média en ligne.

Concrètement, cet accord ouvre la voie à des discussions pour identifier des besoins et les secteurs clés dans lesquels General Electric peut intervenir et investir plusieurs millions de dollars, précise Politico.cd

« Nous espérons que ce partenariat pourra ouvrir une nouvelle ère où nous pouvons aider les populations congolaises en améliorant les infrastructures dans le domaine de santé, mais également dans l’énergie », ajoute le représentant de General Electric.

Pour ce qui est du protocole d’accord signé entre la RDC et cette firme américaine, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands lacs, Peter Pham a laissé entendre qu’il couvre plusieurs secteurs dont ceux de la santé, l’énergie, l’éducation et autres commerciaux, renchérit La Prospérité.

Selon ce quotidien qui cite le diplomate américain, le gouvernement et le peuple américain sont les plus contributeurs en RDC dans les domaines de la santé, de lutte contre Ebola. Et dans le domaine de l’éducation, plus de mille écoles en RDC sont soutenues par des subventions américaines.

Et La Prospérité d’enchaîner sur la même lancée de coopération RDC-USA en titrant que Tshisekedi récolte les premiers fruits. Pour le quotidien du Mont-Fleury, l’envoyé spécial des Etats-Unis pour la région des Grands-Lacs, Peter Pham, conduisait la haute hiérarchie de GENERAL ELECTRIC, une multinationale américaine venue investir en République Démocratique du Congo dans les secteurs de l’énergie et de la santé.

Un protocole d’accord de plus d’un milliard USD a été signé au cours de cette cérémonie. Selon Mike Hammer, l’ambassadeur des USA en RDC qui faisait partie de la délégation, il s’agit de l’investissement américain le plus important en RD. Congo.

Peter Pham affirme que son pays continue de considérer, comme défis à relever par le Président congolais pour concrétiser le changement de gouvernance, la lutte contre la corruption et l’impunité, l’amélioration du climat des affaires et le retour d’une paix durable à l’Est du pays, complète Le Phare.

Le quotidien fait remarquer que le document a été signé, pour la partie congolaise, par les ministres Eteni Longondo de la Santé publique et son collègue des Ressources Hydrauliques et Electricité, Eustache Muhanzi Mubembe, tandis que General Electric était représentée par George Njenga. La cérémonie de signature avait pour témoins le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, l’Envoyé spécial des USA dans les Grands Lacs, Peter Pham, ainsi que l’ambassadeur américain en RDC, Mike Hammer.

Le Bulletin de l’Agence congolaise de presse indique qu’il s’agit de l’investissement américain le plus important en RDC pour un montant de plus d’un milliard de dollars américains, a déclaré à la presse Peter Pham, envoyé spécial des États-Unis d’Amérique pour les Grands lacs, qui a assisté à cette cérémonie, accompagné de l’ambassadeur américain en RDC, Mike Hammer.

Il rapporte que l’envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands-Lacs est reçu à la Présidence de la République. Selon cet agencier officiel, l’envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands-Lacs, Peter Pham, a été reçu mercredi, au Palais de la Nation, par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Il conduisait la haute hiérarchie de General Electric, une multinationale américaine qui a décidé d’investir en RDC dans les secteurs de l’énergie et de la santé.

L’ambassadeur américain en RDC, Mike Hammer, ainsi que des ministres congolais de la Santé et des Ressources hydrauliques faisaient également partie de cette importante délégation.

L’Avenir titre en grosse manchette que les USA s’engagent derrière Fatshi. A en croire le quotidien de l’avenue Bas-Congo, les USA sont déterminés à aider le pouvoir du président Félix Tshisekedi pour qu’il améliore les conditions de vie des Congolais.

Ils viennent de signer pour plus d’1 milliard de dollars Us. Il s’agit d’un investissement américain le plus important et jamais réalisé en Rdc, qui sera piloté par General Electric, écrit L’Avenir.

Forum des As titre « FELIX TSHISEKEDI OBTIENT SON PREMIER INVESTISSEMENT PRIVE AMERICAIN – Le Gouvernement signe un protocolel d’accord de plus de 1 million USD avec la firme General electric »

« La compagnie américaine General Electric Company (G.E.) a signé hier mercredi 12 février, un protocole d’accord avec la République démocratique du Congo pour développer plusieurs projets d’énergie et de santé dans le pays d’Afrique centrale.

Les deux parties ont signé un protocole d’accord sur les projets dans la capitale congolaise. Les transactions pourraient valoir environ 1,8 milliard de dollars, selon des sources fiables ayant une connaissance directe des pourparlers.

«GE South Africa Ltd. et le Congo discutent d’environ un milliard de dollars de projets hydroélectriques qui ajouteraient quelque 1000 mégawatts d’électricité au réseau électrique local du Congo au cours des trois prochaines années», ont déclaré deux sources ayant requis l’anonymat. Car ces informations ne sont pas encore rendues publiques. Des discussions sont également en cours sur environ 800 millions de dollars d’investissements dans les infrastructures dans le domaine de la santé, ont renseigné les mêmes sources.

L’accord pourrait inclure la réhabilitation de turbines sur les barrages d’Inga I et II qui rendraient environ 650 mégawatts d’électricité au réseau national, a déclaré aux journalistes Eric Amoussouga, directeur général de GE pour l’Afrique francophone. Par ailleurs, GE envisage également la possibilité de produire de l’énergie grâce à des projets de gaz naturel liquéfié, a-t-il déclaré.

General Electric est un conglomérat américain fondé en 1892 par la fusion d’une partie de Thomson-Houston Electric Company et de Edison General Electric Company.

Le Partenariat privilégié américano-congolais pour la paix et la prospérité a été établi en avril 2019 lors de la première visite du président Tshisekedi aux États-Unis. Il est censé renforcer les liens entre les deux nations en mettant l’accent sur l’amélioration de la gouvernance, la promotion de la paix et de la sécurité, la lutte contre la corruption, la promotion des droits de l’homme et la création des conditions permettant des investissements américains plus accrus et la prospérité du peuple congolais.

PETER PHAM ET LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

L’envoyé spécial de Donald Trump pour la région des Grands Lacs d’Afrique, J. Peter Pham a été mardi 11 février, l’hôte du le Premier ministre Ilunga Ilunkamba. Les échanges ont tourné autour de l’engagement du gouvernement des Etats-Unis envers le Partenariat privilégié pour la paix et la prospérité conclu par les Etats-Unis et la RDC.

 » Je viens dans le cadre de notre partenariat privilégié pour la paix et la prospérité que les USA ont commencé l’année dernière avec les nouvelles autorités congolaises. C’est la troisième dans ce cadre. Le président Tshisekedi est venu aux USA à trois reprises. Nous continuons à venir dans ce pays parce que cet engagement est important. Nous tenons à ce partenariat et dans ce cadre il faut écouter le partenaire. Je suis venu écouter le partenaire, le 1er ministre mais aussi de discuter de nos priorités. Ce sont des priorités tracées par le président. Il y a aussi la lutte contre la corruption qui est nécessaire pour l’amélioration du climat des affaires afin d’attirer les investisseurs », a conclu Peter Pham. L’officiel américain et le Premier ministre congolais se sont appesantis aussi sur la lutte contre la corruption.

« Nous soutenons les efforts des autorités du pays notamment dans l’Est. Il y a aussi la paix sociale. Nous sommes toujours disponibles et nous et nos partenaires internationaux et régionaux. Le Gouvernement s’est déjà exprimé sur le fait que la lutte contre la corruption est une priorité. La corruption empêche la croissance de ce pays. Nous saluons les efforts et nous sommes prêts à accompagner dans la formation du personnel spécialisé dans la lutte contre la corruption, y compris les sanctions si nécessaires « , a t-il ajouté.Selon INTERVIEW.CD, Félix Tshisekedi et Peter Pham ont échangé notamment sur les différents projets d’appui prévus par les USA. En toile des fonds, discuté sur les voies et moyens pouvant faciliter la coopération entre la RDC et les USA comme se sont engagés les deux gouvernements aux projets en rapport avec la lutte contre la corruption, l’impunité et la sécurité.

Ainsi par la même occasion, un protocole d’accord a été paraphé à travers le ministre des ressources hydrauliques et énergétiques de la République démocratique du Congo avec la firme Américaine Général Électric ».

Il en est de même de Deskeco.com qui signale que MM. Vital Kamerhe et Alain Atundu Liongo, respectivement Directeur de cabinet du Chef de l’État, et président du Conseil d’administration de la SNEL, ont assisté à la cérémonie de signature de ce protocole d’accord.

Avant la signature du protocole d’accord, Peter Pham a eu des entretiens de plus d’une heure avec le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Affaire Jacques Matand

Le Phare titre «  la presse sénégalaise contre BBC/Afrique »

« La presse sénégalaise vient d’élever une vive protestation contre le licenciement abusif du journaliste congolais Jacques Matand, jusque-là en poste à Dakar, par son employeur, BBC/Afrique. Dans une lettre adressée à sa rédactrice en chef, la confrérie s’étonne que ce média de renommée internationale ait pris pareille décision après avoir diffusé sur ses antennes, à quatre reprises, l’interview réalisée par le concerné avec l’écrivain Charles Onana, qui a sorti récemment un nouvel ouvrage sur le génocide rwandais. Elle se dit également intriguée par le fait que ladite interview continue d’être affichée sur le site internet de BBC/Afrique.

La presse sénégalaise estime que Jacques Matand ne peut pas être tenu pour responsable d’une prétendue violation de l’éthique et de la déontologie journaliste, dès lors que l’interview incriminée avait reçu le feu vert de la rédactrice en chef signataire de la lettre de licenciement de l’intéressé. Il est également signalé, dans la même correspondance, que le gouvernement rwandais nie avoir protesté contre la publication de ladite interview ni menacé de suspendre la diffusion des programmes de BBC/Afrique à travers son territoire.

Bref, Jacques Matand est considéré comme victime d’un règlement de comptes et d’un agenda caché d’assainissement des effectifs par BBC/Afrique. D’où, les journalistes sénégalais exigent sa réintégration sans condition, faute de quoi la justice serait saisie pour la réparation du préjudice moral et financier causé au confrère précité.

On apprend qu’en République Démocratique du Congo, le président de l’UNPC (Union Nationale de la Presse du Congo), Boucar Kasonga Tshilunde, anime ce jeudi matin, à 11 heures, au siège de la corporation, un point de presse en rapport avec le dossier de Jacques Matand. Une menace d’embargo est brandie contre BBC/Afrique, sur le territoire congolais, dans l’hypothèse du maintien de la sanction injuste prononcée contre ce journaliste congolais.

Dakar, le 10 février 2020

A Madame Anne-Look THIAM

Rédactrice en Chef de BBC

Objet : Abus d’autorité

Madame la Rédactrice en Chef,

Le Bureau Exécutif National du Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS) a été informé ce week-end du licenciement sans préavis du Camarade Jacques Matand, Secrétaire Général de la section syndicale de la BBC Dakar.

Vous lui reprochez d’avoir fait une interview qui a déplu au Gouvernement Rwandais. Si tant est que c’est vrai, puisque Kigali dément toute plainte auprès de la BBC, je vous demande de tout de suite reconsidérer votre jugement.

Sachez Madame Thiam que Dakar n’a rien à faire des récriminations de Kigali.

Si tant est d’ailleurs que la BBC veut plaire au régime politique de Kigali, sachez bien que le Sénégal et sa législation ne sauraient servir de serpillère à qui que ce soit.

Retenez une bonne fois pour toute que le Sénégal qui abrite votre bureau est un pays, de LIBERTE avec une constitution qui protège la Libre Expression et la Libre Opinion.

Au Sénégal donc, il est IMPOSSIBLE de virer un journaliste pour avoir donné l’opportunité à un écrivain connu de s’expliquer sur les controverses intellectuelles soulevées par un ouvrage publié, et donc connu de tous.

Vous devez vous tromper de pays Mme Thiam !

Syndicat libre défendant les intérêts moraux et financiers des journalistes travaillant au Sénégal, le SYNPICS sera à l’avant-garde pour alerter toutes les instances de la défense de la « Liberté de penser et d’opinion » pour que votre action, loin de ces vertus soient connues de tous.

La BBC est connue comme Indépendante et Impartiale, ne se soumettant à aucune pression politique. Vous, par votre décision, venez d’affirmer tout le contraire de ces valeurs. Nous vous aiderons à faire savoir que la BBC n’a plus de valeurs qu’elle prétendait avoir.

Si fautes éditoriales il y a pour une interview, diffusée et rediffusée quatre fois, ces faits incombent à la rédaction en chef que vous êtes, à moins que vous ne comprenez pas vous-même votre rôle.

Par ailleurs, comment pouvez-vous parler de fautes, d’une interview qui viole votre politique éditoriale et que ce document sonore soit toujours en ligne dans vos supports jusqu’au moment où je vous saisis de cette correspondance ? Notre huissier a constaté que l’article en question est toujours en ligne. Alors où est la faute lourde si ledit article est toujours consultable ?

Mme Thiam, nous sommes au courant du plan social que la BBC va entamer et des coupes de personnel prévues. Sachez que cela ne pourra se faire qu’en strict respect des dispositions sénégalaises en la matière et qu’il est inacceptable de masquer votre plan social par des licenciements abusifs sur fond de menaces d’un Etat tiers.

Veuillez recevoir, Madame la Rédactrice en Chef, mes cordiales salutations.

Le secrétaire Général

M. Ahmadou Bamba KASSE »

Sport

Mauvaise nouvelle pour les férus du ballon rond ! Le président de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), Constant Omari Selemani annonce la fermeture imminente du stade des martyrs avant les éliminatoires du mondial Qatar 2020, écrit 7sur7.cd.

« Le stade des martyrs est parmi les 3 stades africains à fermer. Il ne répond à aucune norme d’un stade moderne (…) Aujourd’hui, la FIFA exige la surface de jeu hybride ou naturelle. La dernière coupe du monde en Russie s’est jouée sur un terrain hybride. Et toutes ces informations ont été mises à la disposition du premier ministre. Malheureusement, les finances n’ont toujours pas été débloquées », a-t-il rappelé.

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