Les victimes de l’ancien chef de l’ANR Kalev Mutondo passent à l’offensive judiciaire (Radio France Internationale)

KINSHASA – Plus d’une trentaine d’anciens opposants et activistes des droits de l’homme, constitués en comités, ont saisi l’Acaj (Association congolaise pour l’accès à la justice). Jean-Claude Muyambo, Jean-Bertrand Ewanga, Gecoco Mulumba et les autres estiment que leurs droits ont été violés par l’ANR du temps de Kalev Mutondo.

« Arrestations, détentions arbitraires, traitements inhumains et dégradants ». Par ces mots, Jean-Claude Muyambo a, d’entrée de jeu, défini les raisons de la démarche du collectif.

La plainte s’ajoutera à celle introduite en 2016 contre Kalev Mutondo. Les deux groupes se rejoignent sur les mêmes motifs, a déclaré le président du parti SCODE. Et le bâtonnier Muyambo de rappeler à l’intention du public : « Vous avez vu comment on a déshabillé Ewanga en public ? comment Gecoco pissait même le sang ? Vous avez vu comment on a écrasé mon pied ? » Le collectif insiste sur les tortures dont ils affirment avoir été l’objet dans les cachots des services de renseignements.

Jean-Bertrand Ewanga, lui, a illustré l’arbitraire de sa propre incarcération après avoir été arrêté violemment par les services de l’ANR. « Le bureau de l’Assemblée de l’époque a considéré que j’étais innocent. Jusqu’à passé douze mois… Le préjudice causé…»

Selon Me David Tshimanga, avocat de Gecoco Mulumba, Kalev Mutondo a une responsabilité pénale et civile. « M. Kalev est un préposé de l’État congolais qui sera tenu pénalement responsable des faits infractionnels. »

Ils affirment avoir des preuves et ne pas avoir de haine. L’objectif de la démarche est d’en finir avec ce genre d’actes.

© Radio France Internationale, 18.02.20

Image : Jean-Bertrand Ewanga
Source : Congo Mikili

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