26 03 20/ REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE JEUDI (Dialogue)

Sommaire

Les nouvelles du Congo, telles qu’elles ressortent de la presse parue à Kinshasa en ce jeudi 26 mars 2020, n’incitent pas vraiment à l’optimisme. Le gouvernement congolais a recommandé des mesures de confinement, en copié-collé des mesures de confinement sanitaire appliquées en Europe et partout dans le monde. L’épidémie en RDC en général et à Kinshasa en particulier sera fulgurante et meurtrière d’ici quelques semaines. Il n’y a aucune structure hospitalière à Kinshasa permettant de soigner les patients atteints du covid-19 et il n’y a encore aucun médicament disponible sur place permettant des soins palliatifs. Les patients atteints du coronavirus sont simplement isolés dans une chambre de l’Hôpital du Cinquantenaire à Kinshasa, sans recevoir le moindre soin, faute de moyens et de médicaments adéquats ainsi que pour éviter toute contagion avec le personnel hospitalier. Les experts sur place à Kinshasa s’accordent sur l’hypothèse probante d’un taux de contamination de 5% de la population, avec un taux de mortalité de 10%, ce qui laisse craindre 75.000 décès rien qu’à Kinshasa, avec tous les troubles sociaux et économiques et risques d’émeute et de pillages qui en découleraient.

Nouvelles du Covid19 en RDC

Forum des As constate une forte poussée de fièvre… du côté des prix, ce qui l’amène à titrer « SUITE A LA SUBITE HAUSSE GENERALISEE DES PRIX SUR LE MARCHE / Covid-19 : le Gouvernement appelé à stopper la surenchère »

« « * Le Premier ministre Ilunga Ilunkamba et son équipe sont conviés à «sauver les congolais» d’une double peine.

« L’irruption de la pandémie de Coronavirus en République démocratique du Congo entraine aujourd’hui la surchauffe sur le marché. Du moins en matière des produits de première nécessité. Les différentes mesures gouvernementales invitant à l’hygiène, de même que le confinement annoncé ou attendu ont fini par déclencher la psychose, au point de provoquer la surenchère. A la manœuvre, le Gouvernement de Sylvestre Ilunga Ilunkamba est tenu d’intervenir au plus vite pour éviter à la population une double peine.

A l’annonce du premier cas de coronavirus en RDC le mardi 10 mars dernier, l’opinion s’est ébranlée. Considérée jadis comme une maladie de l’Occident et de l’Orient, cette pandémie a poussé aussitôt les autorités congolaises à réagir pour éviter que le virus ne se répande vite et à large échelle.

C’est dans cette optique que le Président Félix Tshisekedi est monté au créneau le mercredi 18 mars pour annoncer un train de mesures, destinées à endiguer la propagation du Covid-19. Et parmi ces mesures, la fermeture des écoles, des universités, des restaurants, des lieux de culte… La population a parallèlement été conviée à respecter de strictes notions d’hygiène, notamment le lavage régulier des mains…

HAUSSE DES PRIX

Ces recommandations voire ces mesures n’ont pas tardé à déclencher de subites hausses des prix. Particulièrement en ce qui concerne les produits recommandés pour faciliter la désinfection ou le lavage des mains. En l’occurrence, le gel hydro alcoolique, les savons liquides, le lave-main…

A Kinshasa, la ruée vers le désinfectant des mains a été telle que ce gel hydro alcoolique est passé de 1.000 Fc à 5.000 Fc dans quelques échoppes en moins de deux semaines. Le kit de lave-mains a aussi grimpé, sautant de 15.000 Fc à 21.000 Fc sur l’avenue du commerce, au centre-ville de Kinshasa, avant de franchir le cap de 40.000 FC et se stabiliser momentanément à 45.000 Fc. Et comme de petits pains, les savons liquides, même les moins réclamés pour leur parfum moins alléchant, ont commencé à disparaître de certains rayons.

TENSIONS DANS LES ZONES FRONTALIERES

Bref, vue la forte demande et la rareté que cette sollicitation a occasionnée sur le marché, nombre de marchands n’ont pas hésité à doubler voire à tripler les prix. A Lubumbashi, la panique face à la fermeture des frontières avec la Zambie et un éventuel confinement a poussé les commerçants des denrées alimentaires à faire de même avec leurs marchandises. Selon certaines confidences, le prix du sac de maïs, qui se négociait à 33.000 Fc (environ 20 dollars Us), a été propulsé à 130.000 Fc (environ 79 dollars Us), avant d’être ramené à 80.000 Fc.

La même scène est observée dans les villes ou cités frontalières avec des pays limitrophes où s’activent les commerçants congolais. Le cas du marché de Lufu, à la lisière de l’Angola et de la RDC, où vont souvent s’approvisionner les marchands congolais.

QUAND LES TRANSPORTEURS IMPOSENT LE PRIX

Loin de se cantonner aux produits vivriers et aux articles destinés à l’hygiène, la surenchère a gagné le secteur du transport. Depuis que les autorités locales ont exigé la réduction d’effectifs des passagers dans les bus, minibus, voitures taxis, tricycle et taxi-motos, les conducteurs se sont résolus d’arrondir eux-mêmes les prix des courses. Pas plus tard que le week-end dernier, les conducteurs de motos se sont convenus de doubler le prix du trajet.

Ainsi, à Lemba Salongo, la course qui revenait jadis à 500 Fc est aujourd’hui taxée à 1.000 Fc, pour combler le vide du deuxième passager qui n’est plus autorisé. La course Salongo-Boulevard se négocie désormais à 2.500 Fc au lieu de 2.000 Fc.

LES GOUVERNANTS APPELES A INTERVENIR

Cette surenchère, qui est appliquée à la barbe, du Gouvernement central et de l’Hôtel de ville de Kinshasa, appelle à une interpellation des autorités, censées réguler les prix. Elles ne doivent pas, sous prétexte d’éviter le coronavirus, laisser la population à la merci de la surenchère.

Toutes proportions gardées, étant donné que ‘‘gouverner, c’est prévoir’’, les dirigeants doivent fournir les moyens nécessaires pour compenser les frais déduits auprès des commerçants et transporteurs, et pallier au déficit qui se pose, comme le font les Gouvernements certains pays tels que la Chine, les Etats-Unis, la France, le Maroc… confrontés aussi au Coronavirus ».

« Coronavirus : Déjà plus de 50 cas en RDC ! », nous dit Ouragan FM

« L’Institut national des recherches biomedicales (INRB) de Kinshasa, par l’entremise du Dr Jean Jacques Muyembe a annoncé, mercredi 25 mars dans la soirée, la confirmation de trois nouveaux cas de personnes testées positives au COVID-19 portant le nombre à 51.

Le secrétariat technique du comité multisectoriel de la riposte à la pandémie de COVID-19 vient de confirmer 3 nouveaux autres cas de malades à covid-19 cette nuit. Cela ramène le nombre total de personnes atteintes au coronavirus en RDC à 51. Parmi lesquelles, 4 décès et 2 guéris dont le dernier en la personne de Jean-Pierre Kambila, l’ancien dircab de Joseph Kabila.

Rééditer l’exploit contre Ebola face à la menace COVID-19

Selon la radio Top Congo, l’INRB annonce que le chiffre annoncé hier soir, pourrait encore bien s’allonger ce jeudi. Cependant, très rassurant, le Docteur Jean-Jacques Muyembe a indiqué que la République Démocratique du Congo dispose d’un plan de riposte à même de faire face à ce fléau, à condition que la communauté nationale respecte scrupuleusement les règles d’hygiène recommandées par les autorités sanitaires.

Évoquant le succès récolté par le pays dans la lutte contre la maladie à virus Ebola, le professeur Muyembe a lancé un appel à la conscience et la collaboration de tous afin de rééditer le même exploit face à la menace COVID-19. Pour cela, il a demandé de tout faire pour accompagner l’équipe de riposte qui mettra toutes les stratégies pour empêcher que le virus puisse circuler librement et massivement à partir de la commune de la Gombe.

S’agissant de l’information sur l’évolution de la pandémie, Jean Jacques Muyembe a demandé à la population de se méfier des fake news et attendre les nouvelles officielles qui seront désormais livrées par sa structure à la fin de chaque journée.

En RDC, après avoir décrété l’état d’urgence sanitaire, à la demande de la FEC, le pays pourrait se tourner vers un appui financier international conséquent, particulièrement celui de la Chine, dans le cadre du programme sino-congolais ».

Radio Okapi annonce que « Face au Coronavirus, la BCC encourage l’utilisation de la monnaie électronique et scripturale »

« Dans un communiqué publié mardi 24 mars, la Banque centrale du Congo (BCC) compte sur l’utilisation de la monnaie électronique et scripturale, par les entreprises et services publics, en vue du règlement des factures ainsi que du paiement des taxes et impôts.

Selon la BCC, cette pratique permettrait d’atténuer l’impact négatif de la pandémie du COVID-19 sur l’économie congolaise.

La Banque annonce aussi poursuivre la fourniture de la liquidité aux banques de manière à leur permettre de réaliser aisément les services bancaires attendus d’elles, la baisse du taux directeur de 9,0% à 7,5% dans le souci de réduire le cout du crédit, note le communiqué.

Elle met également en place un guichet spécial de refinancement d’une maturité allant de 3 à 24 mois, à l’effet d’augmenter les ressources des banques et leur permettre d’accroitre le financement de l’économie, à des conditions financières assouplies.

Toutes les dispositions relatives au relèvement du niveau du capital minimum des banques, Coopératives et IMF sont ainsi reportées à janvier prochain, afin de réduire la contrainte sur ces institutions financières.

Par ailleurs, elle annonce que les règles de classification des prêts restent gelées pour permettre aux institutions financières de suspendre l’application des pénalités de retard sur les créances en souffrance pendant la période de crise.

Elle invite également la population à suivre toutes les mesures sanitaires décrétées par les autorités du pays et se réserve le droit de prendre d’autres mesures au regard de l’évolution de la situation ».

(C’est bien joli, mais … Pour dépenser de la monnaie, virtuelle ou non, il faut en avoir. Et pour rester confiné chez soi, il faut avoir pu auparavant y entasser quelques provisions. L’INRB estime que parallèlement aux dizaines de cas qui ont déjà été testés positivement, ce sont aujourd’hui plus d’un millier de porteurs du virus qui circulent en permanence à Kinshasa, entassés à 5 dans de minuscules taxis ou à 25 dans des petites camionnettes-taxi pour se rendre à leur travail. Les nombreux marchés locaux sont également bondés, au point qu’on ne peut y circuler sans se bousculer pour y trouver passage. Selon toutes les statistiques officielles publiées dans le monde, ce nombre de porteurs du virus va au minimum doubler environ tous les deux jours, et le professeur Muyembe estime que le taux de mortalité des patients atteints du covid-19 atteindra 10%, soit davantage que le taux de mortalité malheureusement constaté en Italie actuellement. Les solutions de confinement qui sont actuellement proposées en RDC ne fonctionneront malheureusement pas suffisamment. La majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté et a le réel besoin de circuler dans la ville durant la journée, ne fût-ce que pour rentrer le soir avec les quelques euros qui sont nécessaire pour nourrir sa famille au jour le jour. Aucun confinement ne pourra être appliqué économiquement, car cela reviendrait à condamner la plus grande partie de la population de Kinshasa à rester cloîtrée chez elle et mourir de faim, ce qui entraînerait des troubles que même l’armée congolaise n’arriverait pas à contrôler. Il en serait de même dans les autres villes importantes du Congo. NdlR)

Le Potentiel titre « COVID19 : le député Simon Mulamba sensibilise sa base au respect des mesures de prévention »

« Au lendemain de l’annonce des mesures prises par le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, pour contrer la propagation du Coronavirus en République démocratique du Congo RDC), c’est la mobilisation tous azimuths de certains leaders qui s’observe sur terrain pour relayer et sensibiliser la population au danger qui guette le monde et n’épargne personne.

C’est le cas du député national, Simon Mulamba, élu du territoire de Tshikapa-Kamonia, dans la province du Kasaï. Il félicite d’abord le président de la République pour son « courage » et sa « disponibilité » de contrer la propagation de ce virus mortel.

Simon Mulamba lance un vibrant appel à toute la population du Kasaï et, particulièrement celle de Tshikapa, à prendre au sérieux le Covid-19. L’élu de Tshikapa-Kamonia invite sa base au strict respect et à l’observance de toutes les mesures sanitaires édictées par le Gouvernement congolais et l’Organisation mondiale de la Santé « OMS ».

Il s’agit, entre autres mesures, de se laver les mains régulièrement avec du savon; éviter de se saluer avec les mains, les embrassades ou accolades; respecter la distance d’un mettre; jetter les mouchoirs après usage; se soumettre à un confinement pour stopper la propagation. En cas de fièvre, ryhme ou toux sèche, poursuit le député Mulamba, « contacter rapidement le centre le plus proche et signaler tout cas suspect ».

D’après cet élu du peuple, le Gouverneur de province doit renforcer le contrôle au niveau de toutes les frontières avec l’Angola. « Et au besoin, suggère-t-il, suspendre tout mouvement de circulation des personnes surtout que l’Angola est classé parmi les pays a risque ».

Par ailleurs, Simon Mulamba suggère au Président de la République de prendre une ordonnance portant l’état d’urgence conformément aux articles 85, 144 et 145 de la Constitution afin de formaliser sa décision, tout en fixant des mesures d’encadrement pour éviter tout dérapage des services de l’ordre. S’agissant des mesures d’accompagnement des décisions du président de la République, Simon Mulamba en appelle à la responsabilité des services et Ministères et services sectoriels concernés.

Pendant cette période de confinement, ce cadre du parti politique « Envol » recommande au Gouvernement congolais d’assurer la desserte régulière en eau potable et de l’électricité. Mais aussi, la prise en charge efficace et rapide des malades tout en évitant la stigmatisation des personnes infectees. Il appelle aussi à la sensibilisation efficace de la population sur les mesures de préventions et une « communication responsable » pour éviter les spéculations sur les réseaux sociaux .

Dans la foulée, il sied de rappeler qu’une pétition visant à soutenir la proposition de révision de la constitution, initiée par le député Simon Mulamba et Docteur Jean Marc sera déposée, d’ici avril, sera déposée au Bureau de l’Assemblee nationale. Plus de 100.000 signatures ont été recoltees dans toutes les couches de la population et cela, à travers toute l’étendue de la République ».

Grevisse Tekilazaya titre, sur 4° Pouvoir « L’ACAJ promet de veiller pour que la loi de mise en œuvre de l’État d’urgence ne déroge aux droits et principes fondamentaux prévus par l’article 61 »

« L’association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) salue la proclamation de l’État d’urgence par le Président de la République. Cette organisation de défense des droits de l’homme dit par ailleurs de veiller pour que la loi de mise en œuvre l’Etat d’urgence ne déroge aux droits et principes fondamentaux prévus par l’article 61 de la Constitution.

Kinshasa enregistre au total 48 cas testés positifs dont deux guéris et quatre morts. Le Dr Muyembe Tamfum a confirmé dans son point de presse tenu mardi dans la capitale congolaise que la chloroquine sera bien utilisée dans le traitement contre le Covid-19. Aussi, le Chef de l’État a souligné dans son adresse diffusé le même mardi dans la soirée que le gouvernement congolais est favorable pour l’utilisation de ce produit. Devant les professionnels de la presse, Dr Muyembe, coordonnateur des activités de la riposte, a indiqué que la commune de la Gombe est très touchée par cette pandémie. Celle-ci est suivie de la commune de Kintambo et de Kinshasa.

Le chef de l’état a finalement décrété l’état d’urgence. Cette mesure prendra 30 jours. Félix Tshisekedi a annoncé l’isolement de Kinshasa. Seuls les moyens de déplacement transportant de fret seront autorisés, mais sous contrôle. Il a également obligé le gouverneur de Kinshasa d’instruire les bourgmestres des communes de veiller au respect strict des mesures annoncées autres fois.

Nouvelles du Covid19 par Provinces

(La presse congolaise est essentiellement kinoise.

Mais nous savons que, parmi nos lecteurs, beaucoup sont anxieux de savoir comment les choses vont à travers le pays, partout où ils ont des parents, amis ou connaissances.

Nous nous efforcerons donc, dans la mesure du possible, de suivre l’actualité de la pandémie aussi en province. Ce sera évidemment fonction de la présence de ces lieux sur Internet, soit par la presse locale, soit par les correspondants locaux de la presse nationale. Pas d’alarmisme, cependant ! S’il n’est pas question d’un village dans la RP, cela ne signifie pas que tous ses habitants sont morts ! NdlR)

Radio Okapi titre « Coronavirus : Fin de la quarantaine des personnes contacts du premier cas confirmé et guéri à Kinshasa » 
« C’est depuis le mardi 24 mars que les personnes ayant été en contact avec le premier malade confirmé et guéri de coronavirus sont sorties de leur isolement.

Ces personnes affirment avoir respecté les consignes de la quarantaine mais se plaignent tout de même des conditions de cet isolement.

D’après eux, les autorités n’ont rien respecté de tout ce qu’elles ont promis. Aucun kit durant les 14 jours, et pas de document attestant qu’ils étaient soumis à la quarantaine.

Jerly Bukolo, procureur général près la cour d’appel de Tanganyika à Kalemie figure parmi ces personnes.

« Aucun de médecins n’est passé, ce sont des agents de la commune de Bandalungwa qui passaient pour prélever la température, et ils n’ont jamais constaté quoi que ce soit pendant les quatorze jours », affirme-t-il.

Pour lui, la fin de la quarantaine correspond à la reprise normale des activités parce que ‘’depuis la quarantaine, on n’est jamais monté sur une moto, prendre un autre véhicule automoteur’’.

Durant cet isolement, ‘’ils n’ont jamais rien fait, pas de kit, rien du tout’’, a déclaré Jerly Bukolo.

« En principe il nous faut un document attestant que nous étions en quarantaine, mais je crois que ce sont des choses que ceux qui avaient décidé de la quarantaine n’avaient pas prévu. C’est maintenant qu’ils réfléchissent sur la sortie. On voit que on tâtonne », a-t-il déploré ».

Ouragan FM annonce «Lomami : Aucun cas suspect du Covid-19 à l’HGR Kabinda (Dr Konko du BDOM) »

« Dr Maurice Konko Mukonkole, le Directeur du Bureau diocésain des œuvres médicales BDOM/Kabinda, a rassuré qu’il n’y a jusqu’ici aucun cas testé positif au coronavirus à l’Hhôpital Général de Référence de Kabinda.

Il a tenu à couper court aux folles rumeurs qui ont inondé les réseaux sociaux au sujet d’un décès enregistré, il y a peu, dans cette grande structure médicale du centre de la RDC.

Le Bureau Diocésain des Œuvres Médicales a lancé mardi la campagne de sensibilisation des populations aux mesures de prévention contre le Covid-19.

En rappel, la panique était généralisée à Mwene-Ditu, 2 ème ville de la province de Lomami, où un prêtre a été suspecté positif au coronavirus ( Covid-19 ), après avoir séjourné dans un couvent des sœurs religieuses du diocèse de Luiza la semaine dernière.

D’autres sources citant la maire de la ville de Kananga, Mamie Kakubi affirment que le prêtre mis en cause serait depuis dimanche soir à Kananga au Kasaï central ».

Forum des As titre «Réconforté par les réactions positives des kinois, Gentiny Ngobila maintient définitivement la mesure sur les funérailles »

« La décision du Président Félix-Tshisekedi de ne plus organiser les funérailles dans les salles et les domiciles dans la ville de Kinshasa, prise le mercredi 18 mars dans le cadre des mesures préventives contre la propagation rapide du Covid-19 dans la capitale, aura effet même après la période de confinement. C’est ce qui ressort de la rencontre le mardi 24 mars, entre le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila et les médecins directeurs et administrateurs gestionnaires des hôpitaux publics de la capitale.

Ainsi pour une meilleure application de cette mesure, l’autorité urbaine a, au cours de ces échanges, demandé à ses interlocuteurs de s’organiser pour aménager des funérariums dignes de ce nom. Ce, pour permettre aux familles éprouvées de se recueillir quelques heures avant l’enterrement de leurs proches sans s’exposer à des risques de contamination par la dépouille.

Il sied de signaler que l’annonce par le Chef de l’Etat la semaine dernière, de l’interdiction d’organiser des cérémonies funéraires dans les salles et les domiciles a été saluée par les kinois. Ceux-ci ont vu en cette mesure un moyen de limiter la propagation des maladies contagieuses ainsi que les dépenses qu’occasionnent l’organisation des deuils, transformées depuis quelques années, en «fête» ou en défilé de mode où certains exhibent bijoux et vêtements «griffés» à Kinshasa.

IMPLICATION DES AUTORITES POLITICO ADMINISTRATIVES

« C’est une initiative que nous attendions depuis longtemps. Cela va soulager énormément la population, vu les dépenses énormes qu’occasionne l’organisation d’un deuil. Les familles qui ont perdu un être cher engagent beaucoup de dépenses et cela passe par la location des salles funéraires qui, ces derniers temps coutent de plus en plus cher. La location d’un orchestre ou d’un matériel de musique pour animer la veillée mortuaire et j’en passe. Cette mesure a un impact sur le plan financier et celui de santé publique » a déclaré un participant.

Toutefois, les hôtes du chef de l’Exécutif provincial de Kinshasa, ont sollicité l’implication de ce dernier auprès des autorités politico administratives dans l’effectivité de cette mesure, étant entendu que certains centres hospitaliers ne disposent pas d’assez d’espaces pour ériger un funérarium. A cette requête de ses interlocuteurs, Gentiny Ngobila a, pour ce faire promis d’impliquer les différentes municipalités.

L’autorité urbaine a également rappelé aux participants à cette rencontre de veiller aux respects sans faille des règles d’hygiène qui constituent des gestes barrières dans leurs établissements hospitaliers. Dans la grande salle de l’Hôtel de ville où la réunion a eu lieu, la distanciation sociale a pu être respectée ».

Mediacongo.net annonce « Ituri: hausse des prix au marché, les commerçants encourent jusqu’à 60.000 dollars d’amendes »

La division provinciale de l’économie nationale en Ituri menace d’imposer jusqu’à 60.000 dollars d’amendes aux commerçants qui ne vont pas se conformer à la structure des prix du carburant et d’autres produits et services de première nécessité convenue ce mardi 24 mars 2020 entre la Fédération des entreprises du Congo, FEC et le gouverneur de province Jean Bamanisa Saidi.

Selon cette convention, le litre d’essence et de Mazout à la pompe revient à 1.600 FC, tandis que celui du pétrole se vendra à 1.500FC.

Concernant les prix des denrées alimentaires importées comme celle produites localement ainsi que ceux du transport en véhicule ou par moto sont à revoir à la baisse comme c’était le cas avant la date du 20 mars 2020, indique un communiqué de ce service public dont Bunia Actualité a reçu une copie.

« Les inspecteurs du service de l’économie nationale sont sur terrain pour vérifier et faire le suivi de la praticabilité des mesures arrêtées par Son Excellence Monsieur le gouverneur de province, sachant que les récalcitrants ne s’en prendront qu’à eux-mêmes » peut-on lire dans le document.

Depuis le week-end, suite aux mesures de restriction annoncées par le président Tshisekedi visant à limiter la propagation du Coronavirus et la fermeture par l’Ouganda voisin de sa frontière, une hausse généralisée des prix sur le marché s’est observée à Bunia et dans plusieurs autres agglomérations de la province de l’Ituri.

Pour preuve, 1 litre d’essence est passé de 1.500 à 2.000FC, tandis qu’un sac de riz a quitté son prix normal de 22 à 30 dollars américains. »

Mediacongo.net titre aussi « Sud-Ubangi/Covid-19 : le bureau de l’Assemblée provinciale suspend toutes ses activités »

« Le bureau de l’Assemblée provinciale de la province du Sud Ubangi vient de suspendre toutes les activités au sein de cette organe délibérant pour prévenir la propagation de Covid-19.

C’est ce qui ressort d’un communiqué de cette institution parvenu ce mercredi 25 mars à Media Congo Presse (MCP).

Ce document invite les agents et cadres de l’Assemblée provinciale du Sud Ubangi de rester à la maison jusqu’à nouvel ordre et à la même occasion un service minimum a été mis en place pendant cette période qui est composé du directeur de cabinet, du protocole et d’un cleaner.

Le même communiqué appelle le député provincial Penzé Pelendo, président de l’Assemblée provinciale Ad intérim, à procéder, dans les jours qui suivent, à la remise et reprise avec le député provincial John Debalase qui a été réhabilité de ses fonctions de président de l’Assemblée provinciale du Sud Ubangi par la cour constitutionnelle ».

Mediacongo.net titre « Lusambo : une équipe d’hygiène de la zone de santé de Lusambo contrôle les entrées et les sorties de la ville

« Dans le but de faire face à la propagation et contamination de la maladie à Coronavirus dans la ville de Lusambo dans la province du Sankuru, le bureau central de la zone de santé urbaino-rurale de Lusambo a placé dans les différents points de sortis et entrées une équipe d’hygiène qui travaille en prélevant la température avec le thermomètre à laser sur chaque passager qui voyage par bateau, avion ou véhicule. L’information est confirmée à la presse le mardi 24 mars courant par le médecin chef de zone urbaino-rurale de Lusambo, Dr François Kalala.

« Nous avons disponibilisé au niveau de différents points d’entrées et de sorties de la ville de Lusambo (aéroport, au niveau de différents beachs) quelques lavabos et savons antiseptiques pour que les passagers qui entrent et sortent puissent se laver les mains en plus de cela nous prélevons la température avec le thermomètre à laser à chaque passager grâce à une équipe d’hygiène du bureau central que nous avons placée dans les différents points », a déclaré Dr François Kalala.

Cependant, il demande à la population de rester à la maison tout en observant les mesures d’hygiène pour éviter la contamination et la propagation du Covid-19 en s’abstenant des contacts manuels de temps en temps, en évitant de rester dans les conditions de promiscuité surtout en famille et dans les endroits où il y a une foule de gens, a-t-il conclu ».

Même source, même province, mais autre maladie « Sankuru : trois aires de santé à Lusambo touchées par la rougeole

L’épidémie de la rougeole fait surface dans la ville de Lusambo dans la province du Sankuru ou trois aires de santé de la zone de santé urbaino-rurale de Lusambo sont plus touchées.

L’information a été révélée à la presse mardi 24 mars par le médecin chef de zone de Lusambo, Dr François Kalala qui précise que c’est dans chaque semaine épidémiologique que la zone de santé enregistre des cas venant précisément de l’aire de santé d’Embangombango dans le village d’Anatshike, dans l’aire de santé d’Inkongo dans le village de Inatra et quelques cas ont été rapportés à la 10ème semaine épidémiologique dans l’aire de santé de Mukwasa dans le village qui porte le même nom.

Médecin chef de zone, Dr François Kalala dit attendre la campagne contre la rougeole mais toutefois, il dit avoir déployé une équipe dans les aires touchées pour assurer la prise en charge thérapeutique avec les médicaments venant du gouvernement provincial.

Il demande, par la même occasion, aux parents dont les enfants présentent les symptômes de la maladie comme les éruptions cutanées, rougeurs dans la bouche, la fièvre…de les amener au centre de santé ou à l’hôpital qui est proche pour la prise en charge ».

Top Congo FM se fait l’écho des angoisses du patronat qui voit ses intérêts menacés « Isolement de Kinshasa, il faut recourir à l’Armée (FEC) »

La FEC appelle à plus d’implication de l’armée dans le contrôle du flux des marchandises de et vers Kinshasa pendant la période de fermeture des accès et sorties de la capitale, à l’exception des marchandises.

« Il faut faire intervenir l’Armée parce que nous savons tous que la Police, dans notre pays, n’est pas à mesure de faire respecter les mesures » décrétées par le Chef de l’Etat pour lutter contre le Coronavirus.

Sur Top Congo FM, Kimona Bononge administrateur délégué à la Fédération des entreprises du Congo (FEC) « se souvient, pour exemple, du régime Kabila Laurent Désiré Kabila en 1997 où la discipline était de mise. Le congolais a besoin de plus de discipline. Si le contrôle est bienfait par l’armée sans tracasseries tout sera respecté ».

Il appelle donc le Chef de l’Etat, « qui a pris certes des mesures sanitaires pour le pays, à amener les autorités qui sont censées faire exécuter les différentes décisions à le faire réellement ».

Pour lui, « on ne peut empêcher des avions Cargo de partir de Kinshasa pour l’intérieur et vice versa. De même pour les bateaux et les camions. Ce qu’il faut faire c’est simplement soumettre l’équipage au test. On ne peut interdire l’entrée des marchandises, car Kinshasa qui dépend beaucoup plus des importations que les autres provinces »

Diplomatie

ACP, Ouragan FM, Radio Okapi et MEDIA CONGO PRESS annoncent « la RDC et la Zambie aplanissent leurs divergences au sujet du Village Kibanwa »

«  Le conflit qui oppose la République Démocratique du Congo à la République de Zambie, sur la délimitation des bornes frontières entre les deux pays a été au centre de l’audience que le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a accordée, mercredi à la cité de l’Union africaine, à une délégation zambienne, conduite par M. Joseph Malanji, ministre zambien des Affaires étrangères.

La RDC et la Zambie ont décidé mercredi 25 mars de résoudre de façon pacifique, le conflit qui les oppose au niveau de leur frontière. Cette résolution a été au centre de l’audience que le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a accordée à la cité de l’Union africaine à une délégation de la Zambie conduite par son ministre des Affaires étrangères, Joseph Malanji, rapporte la presse présidentielle.

Le ministre congolais de la Défense et anciens combattants, Aimé Ngoy Mukena, a fait savoir que cette question date de 1894, soit depuis 126 ans et c’est depuis 31 ans que le Maréchal Mobutu et Kenneth Kaunda s’y étaient penchés.

Il a ajouté que lui et son collègue zambien avaient été instruits par leurs Chefs d’État respectifs, afin de charger leurs chefs d’état- major à tout mettre en œuvre pour que règne la paix au niveau de la frontière entre les deux pays. « Nous sommes deux pays frères, des frères jumeaux, comme n’ont cessé de soutenir les Présidents Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et Edgard Lungu », a conclu le ministre Aimé Ngoy Mukena.

Les deux officiers supérieurs devront, à leur tour, charger leurs commandements sur le terrain de sorte que la population vive désormais dans la quiétude et que chacun puisse vaquer librement à ses occupations.

Il n’a pas exclu la possibilité de placer de bornes frontalières pour permettre aux uns et aux autres de connaître leurs limites et éviter que pareille situation ne revienne.

« Il sera important que l’on puisse mettre des bornes à la frontière entre la RDC et la Zambie comme cela a été fait ailleurs. Cette façon de faire permettra d’éviter des pareils incidents dans le futur, car chacun saura en ce moment là où se trouve ses limites», a-t-il indiqué.

Le chef de la diplomatie zambienne, qui était porteur d’un message de son Président, Edgard Lungu, à son homologue, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo en rapport avec cette question, a fait savoir que chaque fois qu’il se pose un problème entre les deux pays et leurs deux peuples, il est indispensable que les deux Chefs d’Etat se mettent ensemble pour envisager des solutions idoines.

Aussi, a-t-il affirmé qu’outre les discussions que lui et sa délégation avaient eues avec les officiels congolais sur cette question, les deux Chefs d’État vont échanger mercredi par téléphone, en vue d’arrêter les voies et moyens qui puissent conduire à un compromis à ce différend frontalier.

Cette réunion s’est tenue en présence de la ministre d’État congolaise aux Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, du chef d’état-major général des FARDC, général Célestin Mbala, et du chef de la maison militaire du chef de l’État, Augustin Mamba.

Pour rappel, la RDC et la Zambie se disputent à la frontière, le village de Kibanwa, non loin de la localité de Moliro, située à 350 Kilomètres au sud-est de Moba, dans la province du Tanganyika, s’est vidée de ses habitants depuis le 13 mars. Des témoins affirmaient que cette situation était due à l’invasion de l’armée zambienne après des incidents survenus à la frontière de deux pays au village de Kibanwa.

Les forces navales de ces deux pays s’étaient affrontées à cause des pêcheurs qui recourent aux filets à mailles prohibées ».

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© Dialogue, le jeudi 26 mars 2020

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