Revue de la presse congolaise de ce jeudi (Dialogue)

Les quotidiens et journaux de la presse kinoise.

La presse congolaise s’intéresse encore à la situation sismique dans la ville de Goma au Nord-Kivu, où il y a un nouveau risque d’éruption du volcan Nyiragongo. Elle évoque aussi la manière dont la presse est au service des criminels en col blanc

Nyiragongo

7sur7.cd titre « Éruption de Nyiragongo : l’évacuation « obligatoire » décrétée dans certains quartiers de Goma »

Dans un message diffusé sur les antennes de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC) pendant la nuit du mercredi à ce jeudi 27 mai 2021, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le lieutenant-général Ndima Kongba Constant, a décrété l’évacuation « obligatoire » de 10 quartiers de la ville de Goma suite au risque d’une nouvelle éruption du volcan Nyiragongo, rapporte 7sur7.cd

Il s’agit des quartiers Majengo, Mabanga nord et sud, Bujovu, Virunga, Murara, Mapendo, Mikeno, Kahembe et les Volcans. Les autorités craignent une nouvelle éruption volcanique dans ces entités compte tenu des tremblements de terre qui se sont intensifiés ces dernières heures dans la ville de Goma.

Actualité.cd qui cite des scientifiques indique que Goma est encore sous menace persistante d’éruption et des secousses sismiques à répétition.

« Cela oblige le Gouvernement à activer à titre préventif un Plan d’évacuation progressive des habitants au plus tôt, avant que la menace soit totalement écartée », explique le ministère de la communication et des médias, sur des propos que rapporte le média en ligne.

Les scientifiques de l’Observatoire Volcanologique de Goma (OVG) expliquaient un peu plus tôt que l’inquiétude la plus persistante c’est le fait que l’intensité des secousses sismiques au lieu de baisser montent malheureusement en intensité. La crainte, c’est de voir s’ouvrir davantage une des fissures du Nyiragongo, ce qui pourrait provoquer une autre coulée de lave.

Conformément aux instructions du Président de la République, Félix Tshisekedi, le gouvernement dirigé par le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a pris toutes les dispositions pour apporter, en appui aux efforts de la province du Nord-Kivu, en faveur des victimes de cette catastrophe naturelle, écrit La Prospérité.

Par ailleurs, le Gouvernement de la République réitère sa recommandation ferme à la population de Goma, celle de faire preuve de vigilance et de rester à l’écoute des autorités locales.

Au sujet des aides, Forum des As annonce que les États-Unis viennent de voler au secours des populations de Goma, à la suite de l’éruption volcanique qui s’est produite près de cette ville le samedi 22 mai dernier.

En effet, l’Agence américaine pour le développement international (USAID) offre une aide d’urgence de 100. 000 dollars américains au profit des populations sinistrées.

Du côté de la presse de province, La Prunelle titre  « Éruption Nyiragongo : à Goma des habitants évacuent plusieurs quartiers à la demande des autorités »

Plusieurs habitants de différents quartiers de la ville de Goma évacuent avec matelas, valises, sur la tête en destination de Sake comme demandé par le Gouverneur militaire de la Province du Nord-Kivu.

En théorie, 10 quartiers de la ville de Goma sont concernés. Il s’agit de Majengo, Bujovu, Murara Mabanga Nord et Sud, Mikeno, les Volcans, Virunga Kahembe et Mapendo.

Nombreux de ces habitants prennent la disposition de Sake, Bweremana, Shasha et Minova

Nombreux habitants qui quittent les Quartiers susmentionnés craignent pour la suite des événements. Nombreux vivent au taux du jour et ils ne savent pas comment vont-ils vivre pendant le temps de leur déplacement.

« Nous sommes en train d’aller où nous avons été orientés mais nous demandons au gouvernement de nous garantir si nous trouverons de la place et à manger. Nous demandons également aux autorités de protéger nos maisons », dit Kabuo, 32 ans avec ses deux enfants.

D’autres par contre résistent toujours et disent ne pas être prêts à répondre à l’appel des autorités. Nombreux sont encore sceptiques quant aux données scientifiques fournies par les autorités.

Marc, retrouvé vers Katindo, estime qu’il ne sait pas se déplacer tant qu’il n’aura aucune garantie de la part des autorités par rapport à là où il va.

« Je ne sais pas partir. Je crois que le volcan risque de me rattraper. Où devrais-je aller, comment je devrai vivre ? », s’interroge-t-il.

Il faut rappeler que le volcan Nyiragongo est entré en éruption le samedi dernier. Alors que des habitants, majoritairement du territoire de Nyiragongo commençaient à revenir dans leurs entités, les autorités elles sont restées prudentes.

Depuis, la ville est confrontée à plusieurs mouvements sismiques. Plus de 200 tremblements de terre ont été ressentis depuis le jour de l’éruption. Des maisons se sont écroulées et plusieurs fissures sur le sol dans plusieurs endroits de la ville.

Les autorités qui suivent la situation de près ont décidé très tôt ce jeudi que les habitants de ces quartiers évacuent vers des milliers à faible risque.

Pour le Gouverneur militaire, les données actuelles de la sismicité et de la déformation du sol indiquent la présence de magma sous la zone urbaine de Goma avec une expansion sur le lac Kivu.

Ces zones, poursuit-il, seront exposées selon les points de sortie de coulée des laves; lesquelles ne sont pas prévisibles pour le moment.

Les autorités recommandent encore à la population de rester vigilante et à l’écoute des informations transmises par les autorités compétentes « étant donné que la situation peut changer rapidement ».

La presse au service des criminels en col blanc

Cas-info.ca fait savoir que Thierry Mbulamoko est nommé nouveau coordonnateur de l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC). Ghislain Kingala qui a été démis de ses fonctions, a ce mercredi 26 mai remercié le président Tshisekedi pour le temps passé à la tête de cet organe.

Jean-Marie Lelo Diakese, dans un article publié le 20 mai et intitulé « Sur la trace d’une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux en RDC » l’ONG Global Witness établit des liens entre une entreprise de relations publiques politiquement connectée et une campagne de dénigrement en ligne ciblant Global Witness et ses partenaires (https://www.globalwitness.)

Depuis 2 à 3 ans, on constate en effet que le phénomène du « coupage » dans la presse congolaise a pris une autre dimension. Il ne s’agit plus d’exiger de la menue monnaie pour publier des articles favorables aux payeurs mais de publier et signer des articles et enquêtes élaborés par des officines expertes en propagande et désinformation. Ces officines sont recrutées pour mener des campagnes de propagande et de désinformation en faveur de personnages fortement contestés pour leur gestion opaque et prédatrice des ressources minières et financières du pays. Le tout sous couvert de journalistes pour lesquels l’argent a complètement remplacé l’éthique professionnelle.

Un des exemples récents est l’illustration et la défense du projet Bukanga Lonzo et du responsable de l’échec de ce projet par quatre journalistes bien connus à Kinshasa. Il s’agit de: Éric Tshikuma (Zoom Eco), Rachelle Kitsita(Actu30.cd), Israël Mutala (7sur7.ce) et Bienvenu Bandala.

Malgré l’échec patent de la première récolte en 2015 et un audit dévastateur commandité immédiatement par l’ancien président qui avait rapidement compris l’échec, malgré toutes les preuves du manque de préparation, du choix calamiteux du partenaire, de violations multiples des lois régissant la gestion des finances publiques, des aspects environnementaux et sociaux, accumulées et publiées depuis plusieurs années par Reuters, Bloomberg et des ONG internationales, 4 journalistes ont cédé au chant des sirènes et ont signé et publié un rapport pompeusement intitulé « Enquête exclusive – La débâcle de Bukanga Lonzo Causes, responsabilités & perspectives ». Le but étant de défendre le responsable de la débâcle par des contrevérités et des omissions coupables et par le rejet de la responsabilité sur des subalternes et sur le gouvernement mis en place fin 2016. Rappelons que 200 millions de dollars ont été perdus. A raison de 50.000 $ l’unité, 4.000 écolés ou dispensaires auraient pu être construits!

Le contenu, le vocabulaire, la dialectique et la qualité de la présentation montrent que ce document, bien que signé par les 4 comparses a été réalisé par des professionnels de la propagande et du lobbying, grassement payés par leurs clients.

Le contenu de ce rapport a été rapidement démonté par les répliques du ministre de l’agriculture de l’époque, par le Premier ministre qui a suivi Matata et par les constats faits par l’IGF (Inspection Générale des Finances).

Quelques contrevérités signées par les 4 journalistes:

  • Contrairement à leurs affirmations, il n’y a pas eu d’études préparatoires nécessaires, il n’y a eu aucune étude d’impact environnemental et social pourtant éléments importants des études de faisabilité. Il n’y a pas non plus eu des études de sols approfondies. La seule étude est celle faite par le bureau d’architecture « Creative Axis » dont le site internet a qualifié son travail de « pré étude de faisabilité ». Bien que le titre du rapport est « Feasibility of Agricultural Potential for Agricultural Business Park » seule une demi page (page 4) est consacrée à des généralités sur les sols. Par contre le rapport précise bien:« This report is intended to assess the potential of the business park model and does not constitute a business plan. Further investigations are required to get a better feel for the true soil type. This should include a detailed soil survey. An important recommendation of this investigation is that a detailed soil classification is done, as soon as possible. The Agricultural Business Park initiative is being implemented under the management of the Prime Minister of the Democratic Republic of the Congo ».
  • D’après les journalistes les études de sol auraient démontré que les terres sont adaptées à la culture du maïs et une grande société de la place aurait cultivé le maïs. Double mensonge. En réalité, cette partie du Kwango est parmi les moins densément peuplés du pays et aussi les plus pauvres du pays parce que les sols sont aussi parmi les plus pauvres. Le colonisateur, qui a développé l’agriculture dans les coins les plus reculés du pays n’ont jamais rien tenté dans cette zone. La société « Grands Moulins » a effectivement tenté de cultiver du maïs à grande échelle mais les résultats, tellement médiocres ont entrainé l’arrêt de la tentative.
  • Pour jeter la confusion et le doute sur le rapport dévastateur de Ernst Young sur la gestion des fonds du projet, les propagandistes citent un autre audit, qui concerne une société appelée PAIBL (Projet agro-industriel, Bukanga-Lonzo) créé en 2015, 2 ans après le lancement du projet.
  • Grand classique des officines de désinformation: blâmer d’autres officines. Les 4 journalistes ont affirmé – sans la moindre preuve – que les lobbies des importateurs se seraient activés pour saboter le projet Bukanga-Lonzo étant donné que la RDC dépense près de 2 milliards USD chaque année pour importer les produits vivriers.
  • Des professeurs américains auraient approuvé le projet. En réalité, au mois d’avril 2015, soit près d’une année après le lancement du projet, un collaborateur du Premier ministre a passé un séjour à Cambridge (Etats-Unis, Massachusetts) pour s’entretenir avec des professeurs et étudiants de l’université de Harvard et de MIT. Se référant à cette visite, Reuters a cité un professeur américain, prof Calisto qui, au contraire, a déclaré que des études approfondies devraient être menées avant de se lancer dans le projet.
  • Le ministère de l’agriculture aurait été associé à la préparation et à la gestion du projet. Le ministre de l’agriculture concerné, qui a déclaré n’avoir jamais été contacté par nos journalistes – qui auraient enquêté pendant 4 mois – a démontré que son ministère n’a été impliqué ni dans la préparation du projet, ni à la rédaction du partenariat, ni aux acquisitions, ce que tout le monde dans l’administration savait mais pas nos journalistes.
  •  

Quelques omissions volontaires:

1) Violation de plusieurs lois:

  • La loi n°11/022 du 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture.
  • La loi n°11/009 du 09 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement.
  • Loi n°10/010 du 27 avril 2010 sur la passation de marchés qui interdit les marchés de gré à gré pour de tels montants.
  • Lois sur les procédures de paiement par le gouvernement.
  • Lois sur les sociétés obligeant la tenue de la comptabilité en RDC.
  • Législation sociale vis-à-vis des travailleurs

2) Le choix désastreux du partenaire: un site sud-africain de renseignements économiques indique que le partenaire AFRICOM avait 3 (TROIS) employés et un chiffre d’affaires de 600.000 $.
Source : https://www.zoominfo.com/c/, un autre site indique 6 employés.

3) Implication de Matata dans plusieurs sociétés créés en partenariat avec Africom Commodities et notamment: Lonzo Natural Resources (LNR) SARL (2015).
Un rapport du Oakland Institute révèle la création en 2015, (publié par le Guichet Unique) sous couvert du Parc, d’une société minière: Lonzo Natural Resources (LNR) SARL, dirigée par Christo Grobler, directeur général d’Africom Commodities. Loin de l’objectif déclaré de promotion de la sécurité alimentaire, la nouvelle société a été créée pour « la prospection, la recherche, l’exploitation, le traitement et les opérations connexes dont la commercialisation de substances minérales valorisables. Les anciens travailleurs interrogés ont confirmé que le personnel sud-africain de la société Africom était impliqué dans la prospection minière et avait engagé des locaux pour ‘creuser des trous autour de la concession’ à la recherche de diamants ».
La société a été créée par un consortium rassemblant African Commodities DRC SARL, Groupe Jivento SARL, Feed Africa SARL et Agri-Kwango SARL.
Toute référence à LNR a été supprimée du site du guichet unique!

« RIOMF PHOSPHATES AND MINERALS SA » en sigle « TPM SA » 2016

Le site du guichet unique nous apprend la création, le 8 mars 2016, d’une nouvelle société « TRIOMF PHOSPHATES AND MINERALS SA » en sigle « TPM SA » dont les actionnaires sont:

  • La société ALLAMANDA TRADING LIMITED, société de droit des Iles vierges Britanniques, représentée par Monsieur Alain WAN, Administrateur et la société TRIOMF RDC SA, société de droit d’économie mixte et de droit.
  • La société TRIOMF RDC SA, société de droit d’économie mixte et de droit Congolais et créée à l’instigation de Matata en 2012.

Article 3: Objet

La société a pour objet: – La prospection; – La recherche; – L’extraction; – Le traitement; – La transformation et la commercialisation du phosphate et des divers métaux, ressources et substances minérales ainsi que toutes activités minières qui en découlent; – Les activités industrielles diverses ayant trait à l’essor de la protection, de la recherche, du traitement et de la commercialisation des substances minérales.

Parmi les premiers administrateurs on trouve:

  • Monsieur Alain Wan de nationalité congolaise et résidant à Kinshasa;
  • Monsieur Marc Piedboeuf de nationalité belge et résidant à Kinshasa;
  • Monsieur Felix Mayanga de nationalité Congolaise et résidant à Kinshasa;
    Source (http://www.guichetunique.cd/)

Lien entre TPM SA et La société Ferme Espoir Sprl,
MM. Mayanga et Piedboeuf sont officiellement impliquées dans la « Société des grands élevages du Bas Congo ». En effet, le journal officiel du 1er octobre 2015 a publié à la page 177 le procès-verbal de l’assemblée générale ordinaire du 22 mars 2014 de la « Société des Grands Elevages du Bas-Congo Sa » en abrégé « GEL S.a », Société anonyme unipersonnelle. On apprend que M. Félix Mayanga est administrateur-général et président de l’assemblée générale. L’assemblée générale est composée de « La société Ferme Espoir Sprl », (actionnaire unique) et (propriété de Joseph Kabila) immatriculée au NRC de Lubumbashi au n° 2381, dont le siège social se situe au n°15 de l’avenue Hewa Bora dans la Commune de Kampemba dans la Ville de Lubumbashi, agissant par son gérant monsieur Marc Piedboeuf.

Il n’est pas inutile de rappeler que Matata a couvert d’autres contrats de gré à gré, abondamment cités par la presse, pour des centaines de millions de dollars et notamment: la réfection de l’immeuble de la primature, le pavillon présidentiel à Ndjili, l’immeuble « intelligent », les avions Congo Airways, les bus Tranco, le contrat des passeports etc.

Rappelons aussi:

  • le refus de ses services de collaborer à l’audit de Bukanga Lonzo et la rétention d’information, dénoncés par le rapport d’audit.
  • Le refus des services du PM de collaborer à l’audit des marchés publics réalisé par le cabinet d’audit Grant Thornton et acté dans le rapport d’audit.
  • L’interdiction, par Matata de publier le rapport d’évaluation de la gestion des finances publiques réalisé dans le cadre de l’initiative PEFA pour la période 2008/2012 et son refus d’un nouvel audit en 2016.

En conclusion, malgré toutes les informations dont on dispose maintenant, Israel Mutala persiste et signe dans un article publié il y a quelques jours par 7sur7.CD – dont il est le DG – intitulé: « RDC: Les enquêteurs de l’IGF connaissent le vrai auteur de la débâcle de Bukanga Lonzo mais ne l’ont nullement cité dans leur rapport ». Le responsable ne serait pas Matata mais ses successeurs.

RDC/Rwanda

Dans un autre genre, Mediapart titre, au sujet du Sommet de la dette, à Paris, « La noyade définitive du Congo est imminente, il faut stopper Tshilombo pour l’éviter », par Lwakale Mubengay BAFWA

‘ Il est plus que temps d’exécuter le testament politique d’honoré Ngbanda. Sans ambages, il a appelé à stopper et à neutraliser Tshilombo pour l’empêcher de réaliser les trois missions qui lui ont été imparties par ses commanditaires : Kagame et Museveni en prime ! Sinon, les Congolais, à l’instar des Palestiniens, courent le risque de tomber définitivement sous l’esclavage des Tutsis… »

Voilà Terminator gratifié du titre de Prophète, même si c’est un titre posthume…

Dans un récent MOT DU WEEKEND, le 8 MAI 2021, repris aujourd’hui par Academia.edu sous le titre « DE LA GUERRE DES CLASSES A LA GUERRE DES RACES: L’ERREUR AMERICAINE », Patience Kabamba écrivait

« 1. Le MDW d’aujourd’hui est écrit à partir de la ville de York, en Pennsylvanie, une ville rurale ou l’éducation des enfants est très bien organisée. Il fait déjà une semaine depuis que je suis rentré en Amérique pour visiter la famille. La littérature que je lis dans les journaux et les émissions de télévisions se concentrent sur la différence entre une Amérique raciste et l’existence d’un racisme systémique en Amérique.

2. Mon impression est que ce débat est le type de débats que le capital adore. C’est le débat sur les questions sociétales telles que le LGDTQ, le Racisme ou le Féminisme. Les conflits sociétaux ont pour but d’enterrer la véritable question sociale qui est celle de la lutte des classes. Celle-ci est la déconstruction radicale contre les mensonges du capital.

3. Le véritable problème de l’Amérique n’est pas racial, ni sexiste ou sur le LGBT. Ce sont là des questions des minorités dont il faut s’en doute s’occuper. Mais, le problème majeur est celui de la lutte des classes dans la société américaine où le un pourcent des personnes les plus riches possèdent près de 86% des richesses du pays. Il y a près de 4000 millionnaires américains qui côtoient plusieurs millions d’autres Américains qui doivent travailler deux jobs pour pouvoir nouer les deux bouts du mois et payer leurs loyers ou leur mortgages.

4. Le socialisme de Démocrates Américains est dévoyé dans ce sens qu’il est dominé par des donateurs capitalistes pour qui le marché a le dernier mot. De ce point de vu des Républicains américains veulent gérer le capital en conservant l’antériorité du capital. Les Démocrates américains veulent gérer le capital en abolissant son antériorité.

5. Mais, aujourd’hui qu’il n’y a plus d’antériorité du capital, les Démocrates et les Républicains s’entendent sur le rôle de premier plan du marché, mais ils veulent nous distraire et affaiblir la lutte des classes en mettant sur la place publique la lutte des races. Le « Black Lives Matter » est un mouvement circonstanciel qui a ses raisons d’être, mais il est la conséquence d’un rapport de production aliénatoire.

6. L’essentiel est de poser des actes qui nous ramènent vers un rapport a l’histoire qui passe par l’universel. Du logos Grec au corona virus, nous, comme prolétaires, voulons établir un rapport de production désaliénant. Mais avec la lutte des races, nous sommes devenus des consommateurs du présent perpétuel. Le Mouvement « Black Lives Matter » se bat-il vraiment pour l’émancipation des noires ou pour une vie d’aliénation dans la capitalisation? Pour un monde sans états, sans argent? Veut-il réorganiser les positions dans le nouvel arrangement de la capitalisation?

5. Ou se trouve le BLM ? Est-ce parmi des gens qui veulent perpétuer la marchandise, ou sont -ils parmi les prolétaires ?

6. Le procès de Derrick Chauvin se situe-t-il dans la vérité mythologique du progressisme du capital ? Sommes-nous des privilégié dans la mythologie du capital pour avoir soutenu la campagne de Biden?

7. Ferons-nous partie des prolétaires de demain qui se battront pour l’émancipation de l’homme, ou serons- nous de ceux qui se battront pour la tune et le dernier gadget de Apple?

Serons-nous des empêcheurs de l’avènement du communisme? Servirons-nous des agents d’indistinction et de renversement du capitalisme? Notre combat pour l’émancipation des noirs ne devrait pas encaserner le prolétariat universel. Nous devrions faire partie du surgissement de la lutte des classes.

8 Le capital veut noyer la contestation radicale en nous enfermant dans les races, le sexe, et le LGBTisme. Ce sont là des pièges contre la lutte des classes. Le devenir du capital compte sur ce passage de la lutte des classes a la luttes des races.

Un piège dont il faut vite sortir ! »

© Dialogue, le 27 mai 2021

Image – source : Radio Okapi

Laissez un commentaire

Vous devez être connectés afin de publier un commentaire.